Le baby-boom provoqué par l’immigration met en péril les maternités britanniques

Merci à Louise Chantilly pour la traduction de l’article du Daily Mail

Les femmes sur le point d’accoucher sont détournées des maternités proches de chez elles car les sages-femmes sont submergées par un nombre record de naissances.

Avec des taux de natalité record dus à l’immigration qui ont poussé vers leur plus haut niveau le taux des naissances en Angleterre depuis 40 ans, plus de la moitié des maternités admettent devoir fermer leurs portes environ sept fois par an lorsque la pression exercée sur les sages-femmes devient trop grande.

Les femmes enceintes qui se présentent sont renvoyées vers d’autres hôpitaux.

Les recherches menées par le Collège royal des sages-femmes révèlent que des milliers de nouvelles sages-femmes sont nécessaires si l’on veut combler le «fossé énorme» entre leur nombre actuel et la «montée inexorable du nombre de naissances« et et pour donner des soins de qualité aux mères et aux bébés.

Hier, Cathy Warwick, directrice générale de la MRC, a averti que les services des sages-femmes sont « usés jusqu’à la corde » et que les sages-femmes sont « lessivées ». Les maternités sont mises à rude épreuve, les sages-femmes sont vraiment au bout du rouleau. Nous arrivons à un point hautement critique pour les services de maternité.

Le rapport du RCM’s State Of Maternity Services, qui sera lu lors d’une manifestation demain au Parlement, reconnaît que bien qu’il y ait eu des tentatives pour augmenter le nombre de sages-femmes, la seule Angleterre en a encore besoin de 5.000 autres – soit une augmentation de près d’un quart de son niveau actuel.

Le Bureau des chiffres nationaux de la statistique montre que 688.120 bébés sont nés en Angleterre en 2011, du jamais vu depuis 1971.

Daily Mail

L’argumentaire immigrationniste : « Les Français ont besoin d’immigrés pour financer leurs retraites »

Tribune libre de Paysan Savoyard

Selon les immigrationnistes, la France aurait besoin de l’immigration afin de financer son système de retraites. Nous voulons ici montrer que cette thèse est sans valeur.

Les difficultés du système de retraites

Il se trouve qu’en effet le système de retraites français va être confronté à d’importantes difficultés résultant de deux phénomènes :

Le premier est l’allongement de la durée de vie. La durée de vie moyenne s’accroît en effet depuis soixante ans de façon continue et rapide (d’environ un trimestre chaque année) : un homme vit en moyenne aujourd’hui 78 ans contre 63 ans en 1950, une femme 84 ans au lieu de 69. Dans ces conditions, la durée pendant laquelle la sécurité sociale doit verser des pensions aux bénéficiaires ne cesse d’augmenter (sachant que la date à laquelle les personnes prennent leur retraite est jusqu’ici restée à peu près la même, aux alentours de 60 ans) : les dépenses de la branche retraite de la sécurité sociale ne cessent donc de s’accroître.

Le second phénomène est lié à l’évolution démographique depuis le milieu du 20e siècle. Le phénomène de « baby boom » (naissances nombreuses) qu’a connu la France à compter de 1946 s’est en effet interrompu en 1974. Il s’ensuit qu’à partir de 2005, les premières classes d’âge nombreuses issues du baby boom (celles nées en 1946) ont commencé à partir en retraite (1946 + 60 ans), en étant remplacées sur le marché du travail par des classes d’âge moins nombreuses puisque nées après 1974. La sécurité sociale est donc confrontée à la fois à une augmentation de ses dépenses et à une baisse de ses ressources puisqu’elle doit verser des pensions à un nombre de retraités en augmentation tandis que le nombre des personnes d’âge actif susceptibles de cotiser baisse.

Ce double phénomène se traduit par une dégradation du ratio actif-retraité. Alors que le ratio était de 3 en 1950 (c’est-à-dire qu’il y avait 3 actifs pour chaque inactif de plus de 60 ans), il n’est plus en 2009 que de 2,1 (l’INSEE prévoit que, toutes choses égales par ailleurs, il ne sera plus que de 1,4 en 1950).

Cette situation débouche nécessairement sur le déficit du système de retraites. C’est ainsi que la branche retraites du régime général est en déficit depuis 2005, déficit qui ne cesse de croître (pour 2009, il devrait atteindre 8 milliards).

Les pouvoirs publics s’interrogent depuis déjà plusieurs décennies sur les solutions qu’il conviendrait d’apporter pour traiter la difficulté : hausse des cotisations ; baisse des pensions ; report de l’âge de la retraite ; introduction d’un système de capitalisation.

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