« Modernisation » de l’État : rupture ou révolution culturelle à la chinoise ?

La réforme de l’État constitue l’un des axes de la présidence de Nicolas Sarkozy. Elle est activement conduite par l’Élysée sous le nom de code RGPP : Révision générale des politiques publiques. La méthode est simple : on change tout, on lance tous les chantiers en même temps. C’est la rupture, pilotée par les grands corps de l’État, qui se placent par la même occasion hors de portée du séisme qu’ils provoquent chez les autres.

Le bouleversement est en effet considérable : fusion progressive des grands corps techniques et des services déconcentrés de l’État, fusion des services d’assiette et de recouvrement de l’impôt, modifications statutaires tous azimuts, externalisations, réforme des concours administratifs « pour plus de diversité, » suppressions d’emplois, recrutements de contractuels à tous les niveaux etc.…

Certaines réformes, prises isolément, sont parfois bienvenues. Mais leurs bénéfices sont dilapidés par la dynamique d’ensemble de « la réforme de l’État » : car le parti pris de tout changer en même temps, crée le chaos. La RGPP ne débouche pas sur l’efficience mais sur une gabegie contagieuse.

Le tout, conduit à un rythme d’enfer : les audits, les réformes, les réorganisations se succèdent. De quoi faire apparaître la révolution culturelle chinoise comme une paisible transformation.

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Besson demande une étude sur le coût de l’immigration irrégulière

Le ministre souhaite révéler «le coût du maintien sur le territoire des étrangers en situation irrégulière pour les collectivités publiques»…

Eric Besson, le ministre de l’Immigration, a annoncé qu’il allait demander à un cabinet indépendant de préparer un rapport sur le coût de l’immigration irrégulière. Cette décision intervient alors qu’une quinzaine d’élus a lancé un audit sur la politique d’immigration, mardi.

Le ministre s’est agacé du fait qu’ «un certain nombre de parlementaires parlent du coût supposé de l’immigration irrégulière.»

Sur cette question, «il y a deux rapports qui existent et qui l’ont chiffrée à (environ) 230 millions d’euros,» a-t-il rappelé.

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