Martine Aubry demande à l’Etat de reloger les Roms de la métropole lilloise

La maire socialiste de Lille Martine Aubry a appelé le gouvernement à reloger dans des conditions décentes ailleurs en France une bonne moitié des quelque 3.300 Roms qui vivent dans l’insalubrité dans la métropole nordiste, ainsi qu’à renforcer les effectifs de police face à l’insécurité qu’ils engendrent.

« Il y a des trafics, des vols, du proxénétisme, ce qui rend la situation insupportable à beaucoup de Lillois »

« Nous souhaitons que ces personnes soient installées dans des campements aménagés.Et en même temps, il y a des trafics, des vols, du proxénétisme, ce qui rend la situation insupportable à beaucoup de Lillois. Il faut plus de policiers, des effectifs supplémentaires, pour y faire face », a déclaré Mme Aubry (…)

Mme Aubry a jugé difficile à accepter que « la France ne soit pas capable d’accueillir 15.000 personnes tant que les problèmes ne sont pas réglés avec la Bulgarie et la Roumanie ».

« Par ailleurs, je l’ai dit à Manuel Valls, nous n’avons pas le nombre de policiers qu’il faudrait pour faire le travail correctement. »

 » Il y a des gens qui n’en peuvent plus et je les comprends », a-t-elle souligné, en parlant des habitants, notamment à Lille-sud, exaspérés par l’insécurité et les larcins qu’ils subissent au voisinage des camps de Roms.

Source
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Rappel 2006 : « On s’emmerde dans les villes où on est tous pareils »

http://www.dailymotion.com/video/xc0yj

Aubry et les sans-papiers

Des sans-papiers lillois seront reçus en préfecture mercredi et beaucoup espèrent que leur grève de la faim se terminera alors. Engagée depuis deux mois, elle devient un emblème pour une partie de l’extrême-gauche. Et un risque pour le gouvernement,qui se montre très ferme. Si Martine Aubry comme de nombreuses associations soutiennent la « cause juste » des sans-papiers intégrés sur le sol français qui veulent être régularisés, elles condamnent la méthode. Silencieuse depuis plusieurs mois, la maire de Lille ne cache pas qu’elle trouve la circulaire de Manuel Valls sur les critères de régularisation « trop restrictive » pour ceux qui travaillent ou sur la durée de scolarisation désormais exigée.

Le JDD

Merci à Joyeux Luron

Sondage : les Français ne regretteront pas Aubry

Selon un sondage pour Le Nouvel Observateur, 51 % des Français ne souhaite pas qu’elle revienne sur la scène nationale.

Une majorité de 51% des personnes interrogées ne souhaite pas que Martine Aubry joue un rôle important dans la majorité présidentielle après son départ de la direction du PS, selon un sondage de LH2 pour Le Nouvel Observateur. [...]

D’autre part, chez les mêmes sondés, les avis négatifs l’emportent légèrement sur les avis positifs (38% contre 35%) concernant Harlem Désir, successeur désigné – mais non encore élu par les adhérents du PS – de Mme Aubry à la tête de cette formation.
12% disent ne pas le connaître, 15% n’ont pas d’opinion. Toutefois, 62% des sympathisants socialistes (55% de ceux de la gauche) disent apprécier l’euro-député et ex-animateur de SOS Racisme.

France3

Succession d’Aubry : la contestation grandit

En proposant aux militants de trancher par un vote entre lui et Jean-Christophe Cambadélis, Harlem Désir a ravivé la polémique sur les conditions de la succession de Martine Aubry à la tête du PS. Rue de Solférino, la contestation agace.

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« Jusque-là tout va bien », s’amusait Jean-Christophe Cambadélis fin août lors de l’université d’été du PS à La Rochelle. Mais depuis, la situation s’est corsée. Ils sont de plus en plus nombreux à critiquer ouvertement le mode de désignation du premier signataire de la motion Aubry/Ayrault. Le match se joue entre Jean-Christophe Cambadélis et Harlem Désir. L’un d’eux sera choisi par la première secrétaire, en concertation avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Sans quasiment aucun suspense, il devrait donc être élu par les militants les 11 et 18 octobre. Jusque-là tout va bien.

Sauf que lundi, Harlem Désir a émis l’idée de changer les règles du jeu en proposant que le duel entre les deux hommes soit tranché par le vote des militants. Un appel qui a trouvé écho dans les rangs socialistes. Certains, parmi lesquels le sénateur Gaëtan Gorce – lui-même candidat au poste de premier secrétaire – veulent croire à un tel scénario.

D’autres – comme Marie-Noëlle Lienemann ou Julien Dray – dénoncent un verrouillage du parti. (…)

Le JDD

La colère de Martine Aubry contre Manuel Valls

La maire de Lille n’a pas du tout apprécié d’avoir été mise devant le fait accompli avec le démantèlement d’un camp de Roms. Au point de devoir écourter ses vacances.

Martine Aubry ne décolère pas. La première secrétaire du PS a appris par la presse le démantèlement d’un camp de Roms situé dans la métropole lilloise, qu’elle dirige. Visiblement, le préfet avait oublié de l’en avertir, en tout cas personnellement. Conséquences : les familles expulsées se sont éparpillées dans toute la métropole et à Lille même, s’ajoutant aux 3000 Roms de la zone.

Aubry a abrégé ses vacances pour regagner, jeudi, sa mairie. La première secrétaire du PS est d’autant plus remontée qu’elle estime que sa ville est « absolument exemplaire » par les efforts qu’elle a déjà accomplis pour accueillir les gens du voyage. Trois villages d’insertion ont été créés et trois autres sont en cours d’installation. Des terrains, aussi, ont été aménagés pour plus de confort et d’hygiène.

C’est que les Roms, Martine Aubry connaît. Pour avoir qualifié de « dérive antirépublicaine » le discours de Grenoble à l’été 2010 de Nicolas Sarkozy, elle avait vu affluer vers sa métropole des milliers de Roms obligeamment poussés par… le précédent gouvernement.

« Je suis d’autant plus désagréablement surprise de la manière dont ça s’est passé cette fois », peste la maire de Lille, qui a prévu de donner la semaine prochaine une conférence de presse pour mettre les choses au clair. « Je peux comprendre le mécontentement de Martine car elle a créé chez elle un vrai laboratoire pour accueillir les Roms dont on pourrait s’inspirer », juge Fodé Sylla, l’ancien président de SOS Racisme. La première secrétaire du PS a sans doute eu une explication musclée avec le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Mais elle n’ouvrira pas un front contre le gouvernement. Elle souligne d’ailleurs que la politique de Valls n’a « rien à voir » avec celle de Sarkozy. Elle-même n’est pas opposée par principe aux démantèlements de camps sauvages et insalubres, mais dans la « dignité ».

« Il y a de la place en France pour accueillir dignement ceux qui sont là », martèle Aubry.

Reste que sa colère n’est pas de nature à apaiser le climat sur la question avant la table ronde que Jean-Marc Ayrault présidera mercredi à Matignon avec les ministres et les associations concernés. Si, à la gauche du PS, on proteste contre la fermeté de la gestion du dossier rom par Manuel Valls, les critiques se font désormais entendre au sein même du gouvernement. Cécile Duflot, la ministre écologiste de l’Egalité des territoires et du Logement, estime ainsi qu’« une politique humaine, efficace et exemplaire reste à construire », tout en rappelant la promesse de François Hollande : « Pas de démantèlements sans solutions alternatives. »

Le Parisien

Martine Aubry : Falorni « n’est plus socialiste »

Le président des sénateurs socialistes, François Rebsamen, avait dit qu’il appartiendrait au groupe socialiste de l’Assemblée nationale de décider.

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Olivier Falorni, le dissident PS qui a battu dimanche Ségolène Royal à la Rochelle, ne figurera pas dans le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a indiqué lundi la patronne du Parti socialiste, Martine Aubry.

Olivier « Falorni n’est plus socialiste et il ne sera pas dans le groupe socialiste », a-t-elle dit sur France Info.

« On ne peut pas être élu avec les voix de la droite sans avoir respecté les règles minimales de son parti et ensuite se réclamer de ce même parti », a-t-elle ajouté.

Martine Aubry avait déclaré dès dimanche soir que Olivier Falorni ne serait pas, « bien sûr », réintégré au PS.

Mais le président des sénateurs socialistes, François Rebsamen, avait dit qu’il appartiendrait au groupe socialiste de l’Assemblée nationale de décider si Olivier Falorni pourrait siéger dans les rangs du PS. (…)

Le nouvel Observateur

Minute est le « journal officiel de l’UMP » pour Martine Aubry (MàJ Video)

La patronne du PS a dénoncé ce mardi l’attitude de l’UMP et « les passerelles » tendues vers le Front national. Elle cible notamment Nadine Morano et Christian Estrosi.

Martine Aubry a dénoncé ce mardi, à propos du « ni-ni » de l’UMP (ni PS, ni FN), les « passerelles » mises par ce parti de façon « de plus en plus claire » avec le FN.

Elle estime par ailleurs que l’hebdomadaire d’extrême-droite Minute devenait « le journal officiel de l’UMP » après l’entretien accordé par Nadine Morano cette semaine. Ces derniers mois, plusieurs figures de l’UMP dont Thierry Mariani et Gérard Longuet ont accordé comme elle une interview à Minute.

[...]

« La semaine dernière M. Chassain (candidat UMP dans les Bouches-du-Rhône, ndlr) s’exprimait dans Minute, il a retiré sa candidature hier pour soutenir le Front national contre Michel Vauzelle. Aujourd’hui c’est Mme Morano qui s’exprime aussi dans Minute pour en appeler aux voix du Front national comme elle l’a fait dès dimanche soir », a énuméré la patronne du PS.

« Puis c’est M. Estrosi qui dit qu’il n’y a aucune valeur commune avec le Parti socialiste.

Donc finalement nous sommes seuls aujourd’hui à défendre la République », a-t-elle ajouté. « C’est la raison pour laquelle il faut un rassemblement de toute la gauche, des Républicains, autour des candidats dimanche prochain de la majorité présidentielle, autour de François Hollande », selon elle. « La formule de l’UMP est ‘ni Front national, ni Front républicain’, ils auront et la défaite et le déshonneur », a-t-elle conclu.

L’Express

La candidate PS se maintient face au FN à Carpentras (màj)

Addendum

La candidate socialiste de la 3e circonscription du Vaucluse, Catherine Arkilovitch, a décidé, après une valse-hésitation, de se maintenir pour le second tour des élections législatives.

« Je ne veux ni du Front national ni de la droite populaire, il n’y a pas de front républicain », a-t-elle dit à des journalistes à l’issue d’une rencontre avec ses militants lundi.

La première secrétaire du PS Martine Aubry avait annoncé dans la matinée que le parti avait demandé à la candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse de « retirer sa candidature » pour « faire barrage au Front national ». [...]

Le Point

Merci à L’infiltré

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La première secrétaire du PS Martine Aubry a annoncé lundi que le parti avait demandé à la candidate socialiste dans la 3ème circonscription du Vaucluse de « retirer sa candidature » pour « faire barrage au Front national », représenté par Marion Maréchal-Le Pen.

« Dans la 3ème circonscription du Vaucluse, où Marion Maréchal-Le Pen est arrivée en tête (34,63%, ndlr) et où notre candidate Catherine Arkilovitch est troisième (21.98%, Ndlr), et devant le risque d’élection du Front national, nous avons demandé à notre candidate de retirer sa candidature et nous appelons à faire barrage au Front national en espérant que le candidat UMP (Jean-Michel Ferrand 30,03%, Ndlr) se montre digne de ce choix« , a-t-elle dit lors d’un point presse au siège du PS rue de Solférino.

« Quelques déclarations de sa part sont évidemment inquiétantes mais nous faisons ce choix car pour nous c’est important », a-t-elle ajouté.

Martine Aubry a mis l’accent sur d’autres cas où le désistement républicain devrait s’appliquer. « Notre position est d’une clarté totale, et avant que l’UMP se réunisse cet après-midi dans un bureau politique, je leur demande d’avoir la même clarté républicaine que nous avons dans ces élections », a affirmé la première secrétaire.

RTL