Le ministre de la Justice canadien, Rob Nicholson, a donné hier son feu vert pour l’extradition vers la France d’Hassan Diab, Canadien d’origine libanaise et auteur présumé de l’attentat visant la synagogue de la rue Copernic, le 3 octobre 1980 à Paris.
La procédure, ouverte à l’automne 2008 par l’interpellation d’Hassan Diab, devenu professeur de sociologie à Ottawa, et par la demande française d’extradition, promet toutefois d’être encore longue. L’avocat de Diab a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision ce qui devrait prolonger les débats d’au moins un an. [...]
à partir de 12’22 intervention impromptue de Danielle Michel-Chich
___________________________________
La rencontre entre Zohra Drif, la poseuse de bombes du Milk Bar, et Danielle Michel-Chich, une de ses victimes, était attendue. Mais la confrontation n’a pas tenu ses promesses, Zohra Drif se contentant d’expliquer que c’est l’Etat français qu’elle visait…
A peine entrée sur scène, Zohra Drif s’attire déjà les foudres du public :
« Vous êtes une criminelle de guerre ! Vous avez tué des enfants ! ».
Face à ces accusations, elle reste de marbre, sans doute habituée. Pour ne pas trahir sa pensée, l’ancienne militante pour l’indépendance choisit de lire son texte comme un discours bien rôdé. La salle plonge alors dans le silence, dans l’attente d’excuses qui ne viendront jamais : « Nous avons pris les armes pour combattre un système. Ce genre de système ne vous laisse d’autre choix que de mourir pour vivre dans votre pays. »
Zohra Drif est née en 1938 dans une Algérie alors considérée comme française. Pendant ses études, elle découvre les grands philosophes qui l’amènent à s’interroger sur la condition de son propre pays. Convaincue que « les Algériens méritent plus qu’un simple statut de sujet », elle s’engage dans la lutte pour l’indépendance et rejoint le « Réseau des bombes », en cheville avec le Front de Libération Nationale (FLN).
Pour une cause qu’elle considère encore aujourd’hui comme juste, elle va jusqu’à poser une bombe dans un bar fréquenté par les pieds-Noirs. Pourtant Zohra Drif persiste et signe.
Et même minimise : « J’ai posé une petite bombinette » ! (…)
Et même lorsque Danielle Michel-Chich, une de ses victimes de l’attentat du Milk Bar, l’interroge sur la légitimité de son geste, Zohra Drif se contente de répondre : « Ce n’est pas à moi qu’il faut vous adresser, c’est à l’Etat français qui est venu asservir mon pays. » A la sortie de la conférence, les deux femmes se sont croisées.
Zohra Drif a détourné la tête pour ne pas avoir à croiser son regard…
Un acte d’une rare inconscience s’est produit samedi soir, dans un bus de la ligne 89. Il est environ 21 h 30 lorsque le bus, qui circule rue Balmont, s’arrête au niveau de la station Duchère-Capucine.
Un individu, le visage en partie dissimulé sous un capuchon, fait alors mine de monter lorsqu’un second, visiblement surgi d’un fourré, lance à l’intérieur du [bus] un engin explosif artisanal. Le chauffeur redémarre vite alors que les deux individus prennent la fuite.
Dans cette bouteille en plastique, deux substances que l’on peut se procurer dans n’importe quelle grande surface, voire dans le placard de n’importe quelle ménagère. Mises en contact dans une bouteille, ces deux substances dégagent un gaz susceptible de la faire exploser, en provoquant d’inquiétantes fumées.
Si le risque d’embrasement est nul, celui de disperser un acide très dangereux est en revanche bien réel. Et c’est ce qui s’est passé samedi soir dans ce bus. La victime, une jeune femme âgée de 19 ans, a été brûlée aux yeux par des projections [...]
Jeudi matin 15 mars, la police a arrêté à Brescia ( Italie ) pour complot, un terroriste présumé qui préparait une attaque contre la synagogue de Milan.
Agé d’une vingtaine d’années, cet homme d’origine marocaine qui vivait en Italie depuis l’âge de 6 ans ,
est aussi soupçonné d’avoir utilisé sa page Facebook pour publier une formation sur la fabrication de bombes et utilisation d’armes pour les terroristes débutants.
Sur son ordinateur que la police a récupéré, apparaissent les preuves qu’il avait procédé à une inspection approfondie de la synagogue de Milan et collecté des messages interceptés par les enquêteurs , messages dans lesquels il serait question d’une mission de djihad.
C’est d’ailleurs en surveillant des sites sur le web présentant des forums et des documents sur le djihad, que cet homme a été identifié comme terroriste présumé. (…)
Un kamikaze a pénétré en voiture aujourd’hui dans une église de Jos, dans le centre du Nigeria, tuant trois personnes, a déclaré un fidèle.
Addendum 27 02 : De violente manifestation ont éclaté après l’attaque meurtrière d’une église. Au moins six personnes ont été tuées dimanche 26 février, dans de nouvelles violences entre chrétiens et musulmans à Jos, dans le centre du Nigeria. Dans l’après-midi, des jeunes chrétiens en colère ont manifesté violemment, quelques heures après un attentat suicide contre une église. Un journaliste de l’AFP a vu trois cadavres dans une rue proche de l’église et dans un quartier où des magasins tenus par des musulmans ont été incendiés. Le Monde
«C’était un attentat suicide. L’auteur a pénétré en voiture dans l’église, il s’est approché de la chaire et ça a explosé. Trois fidèles sont morts et dix ont été blessés», a rapporté Mark Lipdo, de l’Eglise du Christ du Nigeria.
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré ce dimanche soir sur RFI que la Syrie était probablement derrière l’attentat qui a blessé cinq Casques bleus vendredi au Liban. La France a « de fortes raisons de penser » que l’attentat a été commandité par la Syrie, a déclaré Alain Juppé. « Nous avons des doutes forts », a-t-il ajouté, en précisant toutefois ne pas en avoir la preuve.
Quatre jeunes Français de confession musulmane, soupçonnés d’avoir fomenté un projet d’attentat contre la France, comparaissaient jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris.
Rany Arnaud, Nadir Badache, Adrien Guihal et Youssef Laabar ont été interpellés en décembre 2008 à Paris et en banlieue. Les trois premiers sont poursuivis pour association de malfaiteurs à visée terroriste et le quatrième pour des faits connexes. L’accusation leur prête un projet d’attentat sur le territoire français qui aurait visé un bâtiment public des renseignements généraux, situé près de la Tour Eiffel. Ils auraient prévu de placer une bombe artisanale dans un camion qui aurait explosé au pied de la cible. Ces faits sont vigoureusement contestés par la défense. (…)
De la Syrie où il était parti s’installer durant un an en 2006-07, Rany Arnaud aurait posté sur ce site une centaine de messages appelant au jihad ou critiquant la France, «ennemie d’Allah», puisqu’elle elle combattait alors en Afghanistan au côté des Etats-Unis.
Le procès doit s’achever le 8 décembre.