Les rebelles syriens auraient utilisé du gaz sarin

La commission d’enquête de l’ONU sur les violences en Syrie a des «suspicions fortes et concrètes» de l’utilisation d’armes chimiques de la part des insurgés, mais doit encore «approfondir» ses recherches.

Les rebelles syriens auraient utilisé du gaz sarin, un agent neurotoxique extrêmement puissant et interdit par le droit international. L’information provient non pas du régime de Bachar el-Assad, mais de Clara Del Ponte, membre de la commission d’enquête indépendante de l’ONU sur les violences en Syrie.

(…) Le Figaro

Syrie : L’irrésistible ascension des islamistes du front Al-Nosra

Article du Monde sur l’influence grandissante des islamistes dans l’opposition au régime de Bachar el-Assad, en particulier du front Al-Nosra inscrit par le Département d’Etat américain sur la liste des organisations terroristes.

La bonne réputation des combattants du Front Al-Nosra commence à s’effriter, en partie à cause du zèle religieux de certaines recrues, notamment les étrangers.

Mercredi 13 mars, le docteur Osman Al-Haj Osman a été arrêté sur ordre du tribunal islamique, mis en place par les groupes armés rebelles à Alep. Son crime ? Avoir voulu décrocher le drapeau noir installé par des salafistes sur le toit de son nouveau local, l’hôpital Daqqaq, pour le remplacer par celui de la révolution, vert blanc et noir frappé de trois étoiles. […]

A la différence de leurs homologues irakiens, les djihadistes syriens ont veillé à ne pas se mettre à dos la population. Par contraste, l’Armée syrienne libre (ASL), un regroupement hétéroclite de brigades fondées et commandées par des chefs locaux, a mauvaise réputation à cause des exactions commises par certains commandants […].

Le Monde

Des militants de Sharia4Belgium combattent en Syrie

Plusieurs anciens membres et sympathisants de Sharia4Belgium combattent en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad, rapporte De Standaard lundi, sur base d’informations des services de renseignements belges.

 

Une septantaine de jeunes Belges est partis pour la Syrie. La plupart d’entre eux proviendrait de l’entourage de l’organisation démantelée Sharia4Belgium, selon les informations d’une enquête judiciaire en cours pour terrorisme ouverte en 2012 contre l’organisation. L’enquête avait démarré lorsqu’il est apparu que des sympathisants du mouvement étaient actifs au Yémen et en Tchétchénie.

Selon les services de renseignement, ces jeunes ne combattent pas aux côtés de l’ASL (Armée Syrienne Libre) mais avec les islamistes radicaux et les rebelles salafistes. La majorité d’entre eux serait originaire d’Anvers, Vilvorde, Bruxelles et Malines. Les services de renseignement craignent le retour au pays de ces jeunes après un entraînement militaire.

Atlas Info

Syrie : «La peur des islamistes est démesurée»

De retour du nord d’Alep, sous le contrôle principal des insurgés, Koert Debeuf, représentant au Moyen-Orient du groupe libéral du Parlement européen, juge urgent de faire parvenir des aides à la fois humanitaires et militaires aux anti-Assad.

Comment vivent les populations civiles que vous avez rencontrées ?

Les conditions de vie sont catastrophiques, y compris dans le camp de déplacés d’Azzaz, près de la frontière turque. […]

Comment leur venir en aide ?

Il faut revoir l’acheminement de l’aide humanitaire internationale. L’ONU a récemment annoncé l’attribution d’une aide de 519 millions de dollars à la Syrie. Or, elle passe par le gouvernement syrien et le Croissant rouge. Autant dire que les populations civiles qui vivent dans les provinces sous contrôle de l’Armée syrienne libre n’en verront pas la couleur. À l’inverse, j’ai été positivement surpris par la façon dont les zones contrôlées par l’opposition s’autogèrent: elles ont leurs conseils ­locaux, leurs tribunaux, leur police. […]

Quant à l’aide militaire aux rebelles, elle est cruciale pour faire cesser le massacre. Il y a un besoin urgent en matière de défense antiaérienne pour faire face aux attaques par missiles. C’est le seul moyen de faire plier Assad.

Mais les Occidentaux craignent que de telles armes ne tombent dans les mains des islamistes…

Cette peur est démesurée. Parmi les combattants anti-Assad, les djihadistes existent mais restent minoritaires. En revanche, sans aide et sans soutien, l’ASL se fragilise jour après jour au profit de groupes islamistes mieux organisés, et mieux entraînés. Plus nous attendrons pour offrir une aide adéquate aux opposants, plus la guerre se prolongera, et plus nous renforcerons les djihadistes.

Le Figaro