Luxembourg : problèmes de voisinage pour la mosquée

La mosquée de Bonnevoie semble déranger une partie du voisinage.

Chaque semaine, la prière du vendredi rassemble entre 400 et 500 musulmans, répartis sur deux services, entre midi et 14h à la mosquée de Bonnevoie, au rez-de-chaussée du 32, Dernier Sol, à Luxembourg. Une situation que la copropriété a du mal à accepter, en témoignent les deux assignations en référé à l’encontre du centre islamique, Le Juste Milieu.

«Ils nous reprochent des multitudes de nuisances allant du bruit à la discrimination envers les femmes. En réalité, la copropriété ne veut pas d’une mosquée à cet endroit», regrette Jean-Luc Karleskind, porte-parole de l’ASBL. [...]

«Ces problèmes de voisinage sont partout les mêmes. Je crois que les gens ne veulent pas intégrer les musulmans…», déplore Hamza.

L’essentiel Online

Merci à antibarbare

Polémique autour d’une ASBL** musulmane parlant «d’écoles des mécréants» à propos de notre enseignement public

Belgique : La députée régionale Marion Lemesre (MR) a dénoncé lundi des propos «tenus et revendiqués» par l’ASBL**  «Les petits savants», qui fait la promotion de l’instruction des enfants musulmans en famille, plutôt que de les envoyer dans des écoles publiques, qualifiées d’ »écoles de mécréants».

«Par le biais d’articles, d’interviews et de références à l’interprétation du Coran, les rédacteurs du site (des «petits savants», ndlr) incitent les parents à ne pas mettre les enfants musulmans dans des écoles publiques, a souligné Mme Lemesre dans un communiqué.

«Car nos écoles sont tenues par des institutrices mécréantes qui font faire aux enfants des activités +qu’Allah n’agrée pas+ (…) comme le chant, la danse ou l’art plastique», a-t-elle ajouté, citant des passages trouvés sur le site de cette ASBL**.

Et de fait, à la question «Est-il permis que les musulmans mettent leurs enfants dans les écoles des mécréants, sachant les nombreuses contradictions avec la Législation islamique qu’il y a dans leurs écoles et les effets qu’elles ont sur nos enfants? «, un certain Cheikh Mouhammad Omar Bâzmoul répond:

«il ne lui est pas permis de les inscrire dans les écoles des mécréants, car on craint qu’ils ne soient tentés et qu’on nuise à leur croyance et à leurs moeurs».

«Ce qui m’apparaît, et Allah est plus savant, est qu’il n’est permis, sous aucune circonstance, aux musulmans de mettre leurs enfants dans les écoles des non-musulmans», ajoute Cheikh Mouhammad Omar Bâzmoul, que certains sites présentent comme un «docteur en science religieuse» (…)

Sudinfo

** association sans but lucratif

« Touche pas à ma pote » : 50 femmes rassemblées à Bruxelles contre le harcèlement de rue (vidéo)

A l’initiative de l’asbl en constitution Touche pas ma pote, une cinquantaine de femmes se sont rassemblées devant la Bourse, à Bruxelles, samedi, à 11 heures. Ce débat de rue vise à continuer de faire parler du harcèlement de rue et du sexisme au quotidien après le film « Femme de la rue » de Sophie Peeters. [...]

RTL.be

Sensibilisation sur les mutilations génitales féminines: ‘’La Traversée du Fleuve’’ en débat à l’UT de Charleroi

Une journée d’information et de sensibilisation sur les mutilations génitales féminines a été organisée, le samedi 25février 2012 à l’Université de Travail de Charleroi, sur le thème : ‘’La Traversée du Fleuve’’. Organisée par l’ASBL ‘’Femmes Africaine’’, cette journée, outre la participation des ASBL Afronam et le réseau Globe Starter, a connu la présence d’un public divers et varié.

 

(…) Comme l’indique le titre, ‘La Traversée »  du Fleuve’’, c’est toute une  vie qui bascule, à écouter Djenabou KONE, suite à l’ablation partielle ou totale de ses organes  génitaux externes.

D’après elle, c’est à partir de ses 9 ans que son histoire a commencé lorsqu’elle est partie chez l’une de ses tantes en vacances.  Cette dernière, comme dans la plupart des cas, a sauté sur l’occasion pour l’exciser.

 »La Traversée du Fleuve’’, d’après la fondatrice de l’ASBL ‘’Femmes Africaine’’, « est une façon d’amadouer les jeunes filles, en leur promettant qu’elles vont découvrir d’autres villages où il y aura des cadeaux, des bonbons… Mais une fois de l’autre côté de la rive, c’est le couteau, non stérilisé, les ciseaux, ou tout autre objet tranchant qui attendent d’innocentes filles. »

Dans le cas précis de Djenabou, une fois chez sa tante, il y avait  quatre femmes qui l’attendaient. Celles-ci ont pris ses membres inférieurs et supérieurs pour la mutiler. Presque larmes aux yeux, Djenabou KONE a souligné qu’en Afrique, dans certaines sociétés, si une femme n’est pas excisée, elle n’aura pas d’époux, et elle sera rejetée par la communauté.

Après avoir subi cette douloureuse épreuve, enchaîne l’oratrice, « Pour rendre ma tante malheureuse, chaque fois que je la voyait, je pleurais… »

Djenabou a en suite expliqué qu’il est scrupuleusement interdit à une jeune fille excisée d’en parler. « Même à l’école, on ne doit pas en parler. Si tu en parles, nous disait-on, tu vas mourir ou être maudite… »

C’est pourquoi, a-t-elle affirmé : « J’avais peur pour les jeunes filles qui n’étaient pas excisée. Car les prochaines vacances, ce sera leur tour. Mais malheureusement, je ne pouvais pas les prévenir… »

(…) « Quand on est excisée en Afrique, pour nous, il n’y a rien d’anormal. Une fois en Europe, c’est lorsqu’on rencontre des filles qui n’ont pas été excisées qu’on se rend compte du danger de ce fléau… » (…)

A noter que, selon les organisateurs de la journée, les mutilations génitales touchent entre 130 et 140 millions de personnes dans le monde, et chaque 5 secondes il y a une nouvelle victime. D’où la nécessité d’encourager des initiatives allant dans le sens de lutter contre ce fléau, en multipliant les campagnes d’information et de sensibilisation sur les méfaits des mutilations génitales.

Radio Kankan