L’armée belge ne peut pas licencier les extrémistes

Les personnes adhérant à des mouvements extrémistes peuvent facilement servir l’armée belge. Le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) n’a en effet aucune base juridique pour expulser des soldats pour leurs convictions salafistes, indique jeudi le quotidien De Morgen.

Il y a plusieurs semaines pourtant, le ministre avait promis que les extrémistes seraient mis à la porte. « Tout salafisme au sein de la Défense ne sera pas toléré et conduira irrévocablement au licenciement », avait-il indiqué à la commission Défense après l’annonce de la présence d’une dizaine de militaires aux convictions islamistes radicales au sein du service de renseignement militaire.

Mais selon un rapport interne, les moyens juridiques manquent pour ce faire. Tant qu’il s’agit de groupuscules ou organisations qui ne sont pas interdits par la loi, les militaires peuvent en faire partie.

7sur7.be

L’armée belge craint d’être infiltrée par des islamistes et des candidats au jihad

L’armée redoute les infiltrations

BRUXELLES – L’armée belge a mis sous surveillance une dizaine de soldats pour leurs convictions salafistes et pour s’assurer de leur loyauté au pays, révèle mercredi « La Libre Belgique ». La surveillance est menée par le renseignement militaire, le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS), et la Sûreté de l’Etat. Dans certains cas, les contrôles ont été efficaces, mais dans d’autres, les candidats pourtant bien connus dans les milieux islamistes, ont échappé à la vigilance des recruteurs.

L’armée redoute des infiltrations et craint de former des islamistes qui ont ensuite pour objectif de mener le djihad à l’étranger. Ces derniers pourraient par exemple, au pire, se retourner contre des soldats belges dans des terrains comme l’Afghanistan, écrit La Libre. [...]

DHnet.be

(merci à Dagor)

L’armée belge veut éviter de recruter des « extrémistes »…

Un projet de loi a été déposé par le ministre belge de la Défense. Il prévoit que pour devenir militaire, un postulant ne doit pas avoir été « reconnu comme appartenant à un mouvement extrémiste ».

En 2006, 17 personnes étaient arrêtées en Belgique, soupçonnées d’appartenir à un groupuscule néo-nazi préparant des actions terroristes. Des militaires figuraient parmi les suspects.

Les Inrocks