Lutte anticorruption en Grèce : un ex-maire condamné à perpétuité

L’ancien maire de Thessalonique, deuxième ville de Grèce, a été condamné à la réclusion à vie pour détournement d’argent public. Ce genre de verdict très rare en Grèce doit servir de « message » pour la lutte anticorruption a annoncée jeudi une source judiciaire. La condamnation de Vassilis Papageorgopoulos, 65 ans, officiellement prononcée mercredi, a suscité une vive émotion, la photo de l’ancien élu de la Nouvelle-Démocratie appartenant au même parti que l’actuel Premier ministre Antonis Samaras, sortant menotté du palais de justice, faisant la une de la presse grecque jeudi. Outre l’ancien maire de Thessalonique, deux autres responsables municipaux ont été condamnés à des peines de prison à vie, l’ancien secrétaire général de la mairie, Michalis Lemoussias, et l’ancien Trésorier Panayotis Saxonis.

Au total, les détournements, via le non-versement de cotisations sociales, portent sur près de 18 millions d’euros en une décennie, entre 1999 et 2008.

Le Point

Sevran: Gatignon a attiré l’attention… sur sa mauvaise gestion

Un homme qui en vient à de telles extrémités pour défendre sa commune, c’est émouvant! Mais si Gatignon s’est attiré la sympathie des médias, il a aussi attiré l’attention sur la gestion de sa ville et elle n’est pas sans reproches. Dans un rapport publié le 28 mars 2012 (avec la réponse du maire), la cour régionale des comptes Ile-de-France jugeait très sévèrement l’ensemble des activités de la commune.

Les têtes de chapitre de ce rapport (portant sur les exercice 2004 et suivants) en sont un implacable résumé: « Des charges de fonctionnement importantes et non maîtrisées », « Le non respect des dispositions législatives dans la création de postes de développeurs territoriaux« , « Le volet social de la politique de la ville: un projet trop vaste, sans réel pilotage et sans évaluation pertinente », etc.

L’Express

Sciences Po: la Cour des comptes éreinte la gestion de l’ère Descoings

La Cour des comptes veut mettre fin à une époque. Les 210 pages du rapport établi entre septembre et juin 2012 sont un long réquisitoire qui appelle à réformer Sciences Po Paris sans délai. Selon nos informations, la juridiction financière envisagerait de saisir la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, du cas Sciences Po dès cette semaine. Cette dernière avait demandé, le 3 septembre, aux dirigeants de la prestigieuse école parisienne de geler la procédure de désignation du successeur de Richard Descoings, l’ex-directeur, mort à New York le 3 avril, jusqu’à la publication du rapport définitif de la Cour, attendue en novembre.

Ce rapport que Le Monde s’est procuré in extenso, et dont il avait donné la substance le 9 juillet, condamne les années Descoings, en estimant que

« la politique de développement de Sciences Po n’a pu être mise en œuvre qu’au prix d’une fuite en avant financière et d’une gestion peu scrupuleuse des deniers publics »

.Mais il remet aussi en cause l’absence totale de contrôle interne et externe.

Les primes des dirigeants

C’est par là que le scandale a débuté. Mediapart avait révélé les très grosses primes que s’octroyaient les dirigeants de Sciences Po. La Cour a décrypté ces petits arrangements entre amis à partir des bulletins de paye.

Entre 2005 et 2011, la rémunération annuelle brute du patron de l’Institut d’études politiques (IEP) a crû de 60,4 %.

Elle a culminé à 537 246,75 euros en 2010, « tombant » à 505 806,29 l’année suivante. « A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d’un autre grand établissement universitaire était de 160095,61 euros en 2011″

, fustige la Cour. Celle-ci déplore l’irrégularité de certaines primes: « L’indemnité mensuelle de [Richard Descoings] ne repose sur aucun contrat formel et n’a pas été votée en conseil d’administration. »

Jean-Claude Casanova, le président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP, qui gère l’IEP) a vu sa prime passer de 16500 euros en 2007 à 36000 en 2010 et 2011 (contre 9375,72 pour son prédécesseur).

Elle a même été de 69000 euros en 2009, année où il a été décidé de porter, avec effet rétroactif, cette indemnité mensuelle de 1500 euros à 3000 euros.

Non seulement la Cour déplore que le conseil d’administration n’ait pas été consulté mais elle rappelle aussi que

« les modalités de rémunération du président et de l’administrateur ne respectent pas les règles fixées par le code général des impôts »

. Pas plus, d’ailleurs, que « le cadre fixé pour les établissements publics [ou] celui des organismes à but non lucratif ».

Le Monde

Le scandale des subventions d’État – Comment le gouvernement gaspille votre argent

« Minute » s’est procuré un document devenu très difficile d’accès : le « Jaune des associations », document budgétaire où sont récapitulées toutes les subventions accordées par les ministères aux associations – y compris les plus fantaisistes. Le constat est accablant, les gaspillages invraisemblables, et les économies à réaliser, mirobolantes. Etat des lieux.

SOS racisme : 534.000 euros… LICRA : 306.500 euros… Act Up : 125.000 euros… France terre d’asile : 602.000 euros… Alliance israélite universelle : 280.000 euros… Haut conseil des Maliens de France (sic): 25.000 euros… Et le jackpot pour l’AFTAM (association pour les foyers d’immigrés, créée par l’indigné Stéphane Hessel) : 2,7 millions d’euros ! C’est la crise, mais, de toute évidence, pas pour tout le monde, au vu de ces quelques exemples tirés de l’immense liste des associations subventionnées par l’Etat pour l’année 2010.

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Charleville-Mézières (08) : La première pierre de la mosquée est posée

Moment symbolique fort samedi après-midi dans le quartier de Mohon : fidèles du culte musulman, représentants de l’État et élus locaux ont posé ensemble la première pierre de la future mosquée de Charleville-Mézières [...]

Le chiffrage global du projet reste une somme élevée (4,2 millions d’euros) et l’AMCCA reconnaît qu’elle ne dispose pas du montant total. « Grâce aux dons des fidèles, nous en avons une partie », nous a dit Lahcen Zouitane sans préciser davantage, « nous construirons au fur et à mesure des rentrées d’argent » [...]

Si l’AMCCA ne l’a pas encore fait jusqu’à présent, elle ira « toquer à toutes les portes », selon l’expression du secrétaire général Redane Basri. Reste à savoir si des subventions d’argent public peuvent venir abonder le projet, dans la mesure où au lieu strictement cultuel (la salle de prière et un patio d’accès pour les femmes), seront accolés des locaux de réunion, d’enseignement scolaire, des bureaux, une bibliothèque, un espace de réception etc., constituant ainsi la partie « centre culturel » du projet.

Rappelons en effet que la loi de 1905 de « séparation des églises et de l’Etat » n’autorise le subventionnement public d’aucun culte.

L’Union

(Merci à Jean Mouloud)

17 790 associations subventionnées par l’Etat en 2010

L’Etat a versé, au cours de l’année 2010, des subventions à 17 790 associations, via les différents ministères. La liste de ces associations est consultable dans un document annexe à loi de finances 2012 (593 pages), intitulé «Effort financier de l’Etat en faveur des associations».

Sont uniquement mentionnées dans ce document les subventions directes des ministères. On estime à 60 milliards d’euros le chiffre d’affaire du monde associatif en France, dont 30 milliards d’euros provenant de l’argent public.

Quelques exemples :

UEJF – Union des étudiants juifs de france – 75 PARIS : 295 000 euros
LICRA – Ligue internationale contre le racisme et antisémitisme – 75 Paris : 412 500 euros
SOS Racisme – Touche pas à mon pote – 75 Paris : 534 000 euros
Association de mise en place de la fédération nationale laïque des français et des françaises d’origine arabe ou de sensibilité musulmane – 06 NICE : 100 000 euros
AFAVO – Association des femmes africaines du Val d’Oise – 95 Cergy Saint-Christophe : 130 000 euros
AFMD – Association française des managers de la diversité – 75 Paris 17 : 50 000 euros
ADRIC – Agence de développement des relations interculturelles pour la citoyenneté – 75 Paris13 : 36 000 euros
ASFAD – Association de solidarité avec les femmes algériennes démocrates – 75 Paris 13 : 10 000 euros

La liste des associations

Le cri du contribuable via Le Salon beige

Haute-Garonne : la démographie « explose »

Département d’accueil, la démographie de la Haute-Garonne explose. Industrialisé, il attire les familles et donc les enfants. « Forcément, ces personnes ont un problème avec le mode de garde », note le directeur de la Caisse allocations familiales (CAF) de Haute-Garonne, Jean-Charles Piteau.En dix ans, 4 000 nouvelles places ont été créées en structure d’accueil collectif. Désormais, 10 324 places seraient disponibles. En 2010, entre l’aide au fonctionnement, au développement et à l’investissement, la CAF a versé 68 M€ d’aides.

Un montant énorme selon ses représentants qui ne devrait pas stagner dans les années qui arrivent. Rien que sur l’agglomération toulousaine 1 000 places en établissement d’accueil collectifs ont été planifiés par la mairie.[...]

Pour garder un enfant en crèche, il faut compter 12 000 € par an. Nous finançons donc une partie du coût de fonctionnement des établissements [...]

Versées par la CAF. La Caisse verse tous les ans, plus de 30 sortes de prestations différentes. Les employés de la Caf doivent également jongler avec les 20 000 règles de droit auxquelles ils sont soumis.

La Dépêche

Nîmes : Jugés pour 50 000 € de fraude aux allocations familiales

En tout, la fraude aux organismes sociaux s’élève à 50 000 €. La caisse d’allocations familiales (Caf) est la principale victime de ces prestations frauduleuses. La méthode de l’embrouille ? Un enfant faussement reconnu par un ressortissant français d’origine marocaine. Ce qui a permis à cette femme de nationalité marocaine de toucher les allocs’et accessoirement d’obtenir un titre de séjour.

Un complice se trouvait avec elle, hier, à la barre du tribunal correctionnel de Nîmes, poursuivi également pour « perceptions frauduleuse de prestations au titre de l’aide sociale ». Confrontés au feu nourri des questions du président Bruno Lavielle, les prévenus ont indiqué qu’ils regrettaient leur attitude. Parfois des larmes (de crocodile ?) ont ponctué les débats et souvent la présentation des faits (2007 à 2010) paraissait désagréable. Le représentant de la Caf a pris aussi la parole. Il n’a pas caché son irritation face à ce genre de comportement qui nuit fortement à la collectivité. Le remboursement des sommes a été réclamé.[...]

L’avocat a tracé – schématiquement – la typologie des immigrés venant s’installer dans le Gard.

Pour lui, quelques Algériens, quelques Tunisiens et principalement des migrants Marocains. Selon lui, cette immigration est répartie à Nîmes « avec une partie à la Zup nord, une partie à la Zup sud, le reste à la maison d’arrêt [...]

Le Midi Libre

(merci à Eisbär)