Mali : Le corps de l’otage français retrouvé (Màj : Philippe Verdon est mort « assassiné d’une balle dans la tête »)

Addendum : L’otage Philippe Verdon est mort « assassiné d’une balle dans la tête »

Philippe Verdon, l’otage français d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), dont le corps a été rapatrié mercredi à Paris, est mort assassiné d’une balle dans la tête, a annoncé jeudi 18 juillet le parquet de Paris. [...]

Le Monde
(Merci à Chantecler/Truc14/JCoeur)

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La radio RFI annonce dimanche soir sur son site internet que le corps de l’otage français Philippe Verdon a été retrouvé et identifié dans le nord du Mali. Enlevé par Aqmi en novembre 2011, il avait été déclaré mort par l’organisation islamiste en mars dernier.

Le corps de l’otage défunt serait à Gao dans un hôpital militaire français et pourrait être rapatrié dans les jours à venir. C’est une analyse ADN qui aurait permis d’authentifier la dépouille. Le ministère français des Affaires étrangères n’a pour le moment pas confirmé ces informations.

(…) Le Figaro

La CEDH demande à la France de ne pas extrader vers le Maroc un jihadiste présumé

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a demandé jeudi à la France de ne pas extrader vers son pays un Marocain de 37 ans, car elle estime que cet homme, accusé par Rabat d’être lié au réseau Aqmi, risque d’être torturé en prison.

L’intéressé, Rachid Rafaa, un informaticien établi à Metz, fait l’objet depuis fin 2009 d’un mandat d’arrêt international émis par Rabat, pour «constitution de bande criminelle en vue de commettre des actes terroristes».

(…) Libération

(Merci  à Joyeux luron)

Aqmi appelle à attaquer les intérêts français dans le monde

Un chef d’al-Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi) a appelé à attaquer les intérêts français « partout dans le monde », dans une vidéo mise en ligne aujourd’hui.

Dénonçant « la croisade menée par la France contre les musulmans » au Mali, Abou Obeida Youssef Al-Annabi exhorte « les musulmans dans le monde entier » à « attaquer les intérêts français partout, car ce sont des cibles légitimes ».

Le Figaro

Aqmi affirme avoir exécuté un otage français

Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) affirme avoir exécuté l’otage français Philippe Verdon en représailles à l’intervention française au Mali, annonce l’agence de presse mauritanienne ANI (Agence Nouakchott d’Information). A Paris, le ministère des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire.

L’agence, qui a des contacts étroits avec des activistes islamistes, explique avoir eu un appel téléphonique d’un porte-parole d’Aqmi. Celui-ci a précisé à l’agence que le Français avait été décapité le 10 mars dernier.

Philippe Verdon avait été enlevé dans la nuit du 24 novembre 2011 à Hombori dans le nord du Mali en même temps qu’un autre Français, Serge Lazarevic.

Le Figaro (Merci à Camulogenos, Joe Arpaio, Flamand et Macc)

AQMI : l’émir algérien Abou Zeïd aurait été neutralisé par les forces françaises

L’émir algérien, Abdelhamid Abu Zeid, un des chefs radicaux d’al-Qaeda au Maghreb islamique, aurait été neutralisé par les forces militaires françaises au nord du Mali, a-t-on appris jeudi. Ennahar TV, la chaîne de télévision algérienne, a rapporté sur son site internet que son cadavre a été découvert parmi 40 autres dépouilles enterrées dans une fosse commune.

Selon nos sources, cette information serait confirmée et des photos montrant le corps de ce puissant dirigeant d’AQMI ont été récupérées et seront prochainement diffusées. De leur côté, les autorités algériennes n’ont pas encore réagi à cette information, qui est un nouveau rebondissement dans la lutte menée par les cellules terroristes d’AQMI.

Pour sa part, le colonel Thierry Burkhard, porte-parole des armées françaises a indiqué dans une déclaration à l’AFO que « nous n’avons aucune information spécifique sur cette personne ». Toutefois, il a confirmé qu’un raid aérien français dans la zone d’In Sensa avait détruit six véhicules identifiés comme étant des objectifs militaires. [...]

Algérie Focus

(merci à Ranelagh)

Mali : l’armée française pour repousser les groupes islamistes … et défendre les intérêts de Total ?

S’exprimant de manière officielle, à l’Élysée, le président de la République française, François Hollande a confirmé vendredi l’engagement des forces armées françaises au Mali. Dans une déclaration, le chef de l’État a par ailleurs affirmé vendredi que l’opération de lutte contre des « terroristes » durerait « le temps nécessaire » , sans plus de précision.

But affiché : repousser les combattants islamistes qui contrôlent le nord du Mali, assurer la sécurité de la population malienne et celle des 6.000 ressortissants français présents dans le pays.

Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué vendredi que cette opération avait notamment pris la forme d’une « intervention aérienne » , sans confirmer la présence de forces africaines. Le ministre avait auparavant précisé que la France avait été saisie « d’une demande d’appui aérien et militaire » par le Mali.

L’Élysée a précisé que la décision du président Hollande avait été prise vendredi « matin en accord avec le président malien Dioncounda Traoré ». Ajoutant que le Parlement serait « saisi dès lundi  » de sa décision d’intervention. La France intervient « en liaison avec les Nations unies, car nous intervenons dans le cadre de la légalité internationale » , a par ailleurs tenu à préciser François Hollande.

Un responsable de l’armée malienne a par ailleurs indiqué que des troupes nigérianes étaient également engagées. Le Sénégal - pays voisin – n’a « pas de troupes combattantes » au Mali, a pour sa part démenti vendredi soir un responsable de l’armée sénégalaise. Le président de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a indiqué quant à lui dans un communiqué avoir autorisé vendredi l’envoi immédiat de troupes au Mali.

Mais au final, l’intervention de la France pourrait être également due à d’importants enjeux économiques et financiers, encore une fois sur fond de forte odeur de pétrole et de gaz. Pure coïncidence ou remake d’un scénario proche de celui prévalant en Afghanistan ? … Voire mise à exécution d’une stratégie du chaos menée par les lobbies pétroliers et militaires américains en échange de soutiens financiers de campagnes électorales US pour éviter une avancée trop importante de majors pétrolières étrangères concurrentes ? Allez savoir ….

Suite et commentaires sur Fortune

Réaction favorable des Maliens de Picardie après l’intervention de l’armée française

Vendredi dernier, la France est intervenue militairement au Mali contre les groupes armés islamistes. Ces opérations militaires sur le sol malien sont accueillis plutôt favorablement par la communauté malienne en France.

Le collectif des sans-papiers de Creil, qui compte beaucoup de Maliens. salue l’initiative de la France. Mais ils sont, également inquiets, pour leurs proches, restés là bas.

France 3 Picardie

Mali : soit nous intervenons, soit nous n’intervenons pas. Mais si nous intervenons, alors faisons le vraiment…

Dans sa conférence de presse du mardi 13 novembre, François Hollande a marché sur des œufs quand il a parlé de la question du Mali.

Il sait en effet très bien que si nous intervenons, nos malheureux otages seront assassinés mais que, si nous n’intervenons pas, nous perdrons le peu d’influence qui nous reste encore sur le continent…

Face à ce dilemme, son choix peut ainsi être résumé: nous n’intervenons pas mais nous allons former ceux qui vont intervenir…en espérant que cette argutie permettra d’éviter de froisser les Algériens qui ne veulent pas entendre parler d’une action française…

Or, ce que le président de la République ne semble pas avoir compris c’est qu’une opération militaire ne se construit pas comme une synthèse entre divers courants, à l’image de ce qui se fait lors des congrès du parti socialiste. En la matière, alors qu’il faut des objectifs clairs et des moyens adaptés, nous sommes au contraire dans le flou.

(…) Bernard Lugan

Oumar Ould Hamaha (AQMI) : « J’ai prêché à la mosquée de Saint-Denis, à Meaux, à Melun… »

Combattant salafiste venu des rangs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Oumar Ould Hamaha, qui s’autoproclame « chargé de sécurité pour le djihad au Nord-Mali » a accordé, par téléphone, une interview exclusive à L’Express.

[...] Ce que nous voulons, c’est instaurer la charia. Pas plus. Nous ne nous référons à aucun autre modèle que celui de l’islam, qui existe depuis plus de 1400 ans. Nous suivons le message du Prophète. Je suis né en 1963. Cela fait plus de vingt ans que je prêche. J’ai visité plus de vingt pays.

J’ai passé 40 jours en France, à la fin de l’année 2000, avec un visa Schengen. J’ai prêché à la mosquée de Saint-Denis, à Meaux, à Melun…

J’ai voyagé au Pakistan, en Inde, en Tunisie, au Maroc, en Algérie, en Libye, en Ethiopie, au Tchad, au Nigéria, au Ghana, au Togo, au Bénin, en Côté d’Ivoire, au Sénégal, au Niger, au Burkina Faso, en Guinée Conakry, en Gambie, en Mauritanie! Depuis plus de 12 ans, je suis engagé dans le djihad. Le djihad, c’est une obligation divine. Toute personne est tenue de s’y soumettre, les invalides et les malades mis à part. [...]

L’Express

AQMI : une intervention militaire dans le nord du Mali signera «l’arrêt de mort des otages français»

L’un des chefs d’Al Qaeda au Maghreb islamique prévient qu’une intervention militaire, dont le principe est acquis, signera «l’arrêt de mort des otages français».

Yahya Abou El Hamame, nouveau chef d’Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) pour le Sahel et le Sahara, a affirmé à un média mauritanien qu’une intervention militaire dans le nord du Mali, dont le principe est acquis, signera «l’arrêt de mort des otages français» aux mains d’Aqmi.

Dans cet entretien en arabe diffusé samedi par l’Agence Nouakchott Information (ANI, privée), il fustige le soutien de François Hollande à une force africaine en préparation pour aider les militaires maliens à récupérer le nord du Mali, occupé depuis près de sept mois par divers groupes islamistes armés dont Aqmi.

La branche maghrébine d’Al Qaeda détient neuf Européens dont six Français. [...]

Libération

Deux Français identifiés au sein d’AQMI au Nord-Mali

C’est une simple photo, mais elle illustre, pour la première fois, des craintes qui, à ce jour, n’avaient jamais pu être démontrées : la présence de nationaux français au sein des katibas (brigade combattante) d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), opérant essentiellement au nord du Mali, l’Azawad, une région aujourd’hui sous le contrôle de groupes djihadistes et de rebelles touareg.

Récupéré, fin août, par les services secrets français, ce cliché permet de voir, notamment, deux hommes d’une trentaine d’années. Si leur nationalité semble avérée, à en croire les experts qui ont étudié cette photo, les détails de leur parcours restent encore à établir.

Il ne s’agirait pas de profil ressemblant à celui de Mohamed Merah. Ils sont plus âgés et plus aguerris et n’effectuent pas d’allers-retours avec la France. Avant d’intégrer ces structures, ils auraient œuvré dans d’autres groupes armés radicaux. L’un d’eux aurait participé à la révolution libyenne avant de rejoindre cette katiba dont le nom n’a pas été fourni au Monde pour des raisons de sécurité.

A ce jour, ni la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ni la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) n’avaient eu d’informations signalant l’intégration de Français au sein d’une katiba d’AQMI. Selon un membre de l’OTAN, à Kaboul, les seuls djihadistes français avaient été identifiés dans les zones tribales pakistanaises, soit une dizaine d’individus. Cette photo confirme le rôle de séduction joué désormais par cette région de l’Azawad auprès des djihadistes et de l’expansion d’AQMI.

L’identification de ces deux Français donne enfin du corps à des soupçons apparus après plusieurs prises d’otages de francophones dans cette région sahélienne. Certains d’entre eux, après avoir recouvré la liberté, longuement entendus par des agents de renseignement sur leur détention, avaient permis de déduire que des « binationaux » selon un diplomate français, figuraient dans ces cellules combattantes islamistes. « On les suspectait, ajoute ce diplomate, de jouer le rôle de traducteur. »

Pour prévenir le nombre d’adhésions de Français aux cellules d’AQMI, le Quai d’Orsay ne cache pas, en privé, son souhait de voir l’Algérie faire preuve « d’une plus grande transparence. » Au ministère des affaires étrangères, on rappelle que l’essentiel des chefs d’AQMI sont algériens et plusieurs figures de la rébellion touareg ont vécu en Algérie. « Même si Alger est désormais visé par des groupes dissidents d’AQMI, comme le Mujao, explique un diplomate, les Algériens veillent avant tout à leurs intérêts en contenant la menace à l’extérieur de leur frontière et on peut se demander jusqu’à quel point ils ne privilégient pas plus une sorte de pacte de non-agression avec AQMI que son éradication. » Ainsi, la chasse aux Franco-Algériens ou aux Français au sein d’AQMI ne serait pas le premier souci du département du renseignement et de la sécurité algérien, qui ne serait guère pressé de transmettre ses informations aux autorités françaises.

Le monde