Calais : une manifestation anti-clandestins interdite

Le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, a annoncé aujourd’hui l’interdiction d’une manifestation contre les migrants prévue dimanche à Calais par le collectif « Sauvons Calais » en raison d’un fort risque de « heurts ».

Hebergeur d'image« J’ai décidé hier soir d’interdire la manifestation. C’est une décision rare, lourde à prendre. (…) C’est la première fois qu’en tant que préfet je dois prendre une telle décision », a déclaré Denis Robin à la capitainerie du port de Calais.

« Sauvons Calais » avait appelé à une manifestation anti-migrants dimanche après-midi, entraînant « une forte mobilisation de personnes extérieures au département » parmi lesquelles « des responsables de la mouvance ultra-droite » et des personnes connues pour des « faits de violences lors d’attroupements » et des propos incitant à la « haine raciale », détaille l’arrêté d’interdiction.

En face, deux autres contre-manifestations ont été organisées, d’une part par les collectifs « Antifa » et « No borders », d’autre part par le collectif de Calaisiens baptisé « Calais: ouverture et humanité ». [...]

« L’objet même de la manifestation peut être perçu comme une provocation et peut dégénérer en heurts violents entre les manifestants » et les migrants, précise encore l’arrêté.  »L’expression de la violence et de la haine n’est pas une solution pour Calais », a insisté le préfet. [...]

Le Figaro

Rennes. Des militants d’extrême gauche sabotent le meeting de la liste de gauche (MàJ vidéo)

En principe tout devait se passer tranquillement. Point d’orgue de la campagne électorale de la gauche rennaise, le meeting organisé salle de la Cité réunissait, autour de l’establishment de la gauche rennaise, Nathalie Appéré, candidate socialiste aux municipales à Rennes, et Matthieu Theurier (EELV, Ensemble, Parti de gauche), dont les listes ont fusionné.

C’était sans compter avec l’arrivée inopinée dans la salle d’une cinquantaine d’étudiants d’extrême gauche venus demander la régularisation d’un clandestin d’origine guinéenne, inscrit à l’université Rennes. Criant des slogans du type « solidarité avec les sans-papiers ! » ou « Valls, Le Pen, c’est du pareil au même ! », les militants pro-immigrés ont occupé la salle, empêchant le meeting de se tenir, au grand désespoir des organisateurs.

L’un d’entre eux tenta bien d’amadouer les perturbateurs en leur affirmant, la main sur le cœur, « les combats que vous menez sont légitimes ». Peine perdue. Les manifestant crieront de plus belle « libérez Ali, libérez Ali ! ». Il ne restait plus à la gauche unie rennaise qu’à plier bagage. Ce qu’elle fit, bien fâchée.


Le meeting du PS à Rennes salle de la Cité… par OuestFranceFR

Dans un communiqué publié peu après, Nathalie Appéré a tenu à réagir en affirmant que « Si chacun doit être libre dans la République d’exprimer son opinion, empêcher le débat démocratique n’a jamais fait avancer une cause quelle qu’elle soit. ».

Breizh Infos
(Merci à Elzear pour la vidéo)

Marianne vs Fdesouche : le «Carnaval des deux rives» de Bordeaux à travers les lunettes antifas

Image retenue pour illustrer l’article de Marianne :

L’image mise en ligne début mars sur fdesouche.com (le site «français de souche») a fait le tour du Web identitaire. On y voit une foule immense se presser sur un pont de Bordeaux à l’occasion du «Carnaval des deux rives», événement local très couru chaque année. L’objet du scandale : aucune peau blanche, ou si peu, sur ce pont où se bousculent toutes sortes de jeunes Noirs et autres métis à capuche. Il ne fallait pas davantage que cette image non sourcée, pour que la théorie du «Grand Remplacement» de l’écrivain Renaud Camus trouve à nouveau son carburant. On sait que depuis quelques années désormais celui-ci prêche depuis son château du Gers contre «le choc le plus grave qu’ait connu notre patrie depuis le début de son histoire», un «changement de peuple» à ses yeux en train de bousiller la souche française et de détruire sa civilisation.

Ainsi qu’on l’apprendra quelques jours plus tard, grâce à l’enquête du site Bordeaux Bordel, la photo ciblait en réalité un vaste groupe d’Antillais venu assister à une fête devenue un rendez-vous national au sein de cette population. Que l’on compte une forte proportion de Noirs et de métis chez les anciens descendants d’esclaves de Fort-de-France, voilà au bout du compte le scoop renversant que contenait la photo renaud-camusienne du pont. (…).

l’article de Marianne

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 [on notera que Marianne, qui s'appuie sur une enquête dépêchée par les antifas bordelais, s'est bien gardé de montrer à ses lecteurs la fameuse photo publiée par fdesouche. Sa puissance évocatrice et symbolique aurait-elle pu semer un quelconque trouble dans le lectorat de Marianne ? A moins que cette photo, dont la composition n'est pas sans évoquer un épisode biblique d'exode, ou celui d'une calamité climatique, ne rende l'article complétement inopérant par sa puissance suggestive; il n'est pas interdit de se poser la question]

Marine Le Pen demande la dissolution de « groupes d’extrême-gauche fascisants »

La patronne du FN a accusé des « antifas » d’être responsables d’agressions contre des candidats de son parti aux municipales.

Hebergeur d'image

Marine Le Pen a affirmé lundi matin sur LCI que « Manuel Valls était un homme dangereux ». Pour la présidente du FN, le ministre de l’Intérieur porterait une responsabilité indirecte dans les agressions que subissent, selon elle, « quotidiennement » certains candidats de son parti.

En effet, elle demande à Manuel Valls de dissoudre certains mouvements d’extrême-gauche qu’elle a qualifié sur LCI de « fascisants ». [...]

TF1 News

Châteaubriant. un bar antifa fermé pendant un mois suite à l’agression d’un Turc (MàJ)

25/02/14

Lundi 24 février, le sous-préfet de Châteaubriant a signé un arrêté de fermeture administrative d’un mois à l’encontre du bar La Charrue.

D’après l’arrêté pris ce lundi 24 février 2014 par le sous-préfet de l’arrondissement de Châteaubriant, le bar « La Charrue », situé rue de Couëré, sera fermé pendant un mois, du 25 février au 25 mars.

Cette décision découle d’une soirée extrêmement tendue, samedi 1er février 2014, au cours de laquelle un Castelbriantais de 20 ans d’origine turque avait été blessé par un automobiliste qui lui avait jeté une chope de bière au visage.

Le sous-préfet, Pascal Zingraff, avait aussitôt jugé l’incident « sérieux » et envisagé une fermeture administrative de l’établissement.

Ouest France (Merci à Plax)

06/02/14

Samedi 1er février au soir, une trentaine d’individus appartenant à l’importante communauté turque de Châteaubriant s’en sont pris à des clients ainsi qu’au tenancier du bar « La Charrue », situé dans le centre-ville historique de la commune.


À l’origine de ce violent incident, un membre de la communauté turque aurait emprunté à une vitesse excessive la petite rue de Couere. Il n’aurait pas apprécié qu’un client du bar, attablé en terrasse, retourne son rétroviseur afin de lui signifier son mécontentement et la dangerosité de rouler à vitesse excessive dans une rue très fréquentée par les piétons.
Après des échanges de coups entre ce dernier aidé d’un ami et les passagers de la voiture (l’un d’entre eux prendra un verre sur la tête), les Turcs repartent… avant de revenir une heure plus tard accompagnés d’une trentaine de leurs amis, afin de « retrouver » le client…qui entre temps avait quitté les lieux.

S’en suivent alors intimidations et menaces. Le tenancier de l’établissement, qui cherchait pourtant à calmer la situation – il avait à gérer dans le même temps la bonne tenue d’une soirée « électro » -, recevra également un coup. Les gendarmes devront intervenir à plusieurs reprises dans la soirée pour tenter de rétablir le calme,sans pour autant procéder à la moindre interpellation.

Une enquête est actuellement en cours. Une plainte a été déposée par le propriétaire de l’établissement à la gendarmerie de Châteaubriant. « Nous ne laisserons pas ces actes se passer en toute impunité, même si nous savons que, vu le nombre de personnes présentes sur les lieux, l’enquête sera difficile » affirme le capitaine de gendarmerie. Il tient à préciser qu’il n’y a aucun passe-droit dans la commune vis-à-vis d’une communauté particulière – en l’occurrence, la communauté turque – comme le laissent entendre certains témoins que nous avons pu contacter.

Ouvert depuis le mois d’octobre 2013, l’établissement « la Charrue », situé au 28 rue de Couéré à Châteaubriant, a pour objectif de « proposer une offre socioculturelle intergénérationnelle et interculturelle dans le centre de Châteaubriant en organisant des concerts, des débats, des projections et d’autres activités ». Militant politique breton, proche du mouvement de gauche indépendantiste Breizhistance, le gérant du bar, Jonathan Guillaume, n’a jamais caché son engagement contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Breizhistance est connu par ailleurs pour son combat « antiraciste » et « antifasciste » radical. Il soutient également la lutte de libération des Kurdes de Turquie.

Breizh Info

Défilé à Lyon contre l’extrême-droite (Maj)

Addendum: Tag de vitrine par le service d’ordre de la manifestation

Sur son perron, une commerçante regarde éberluée le cortège. « J’y comprends rien. Ils veulent quoi, ceux-là ? ». Plus loin, un autre tague avec de grands gestes une devanture d’une boutique chic. Une mamie attrape un manifestant en blouson noir, brassard rouge au bras : « Vous réclamez quoi jeune homme ? » L’anar aux lunettes fumées s’est fendu d’une explication vite fait sur le trottoir. Le message doit passer mais il ne pouvait pas trop s’attarder. La place des Terreaux était si proche.

Le Progrès.

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Entre 700 et un millier de personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé cet après-midi à Lyon contre l’extrême droite. « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos », « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève », scandaient les manifestants venus notamment à l’appel du collectif 69 de vigilance contre l’extrême droite.

Dans le cortège, encadré par un important déploiement de gendarmes mobiles et de CRS, les drapeaux de la CGT, du Front de Gauche, du PCF, de Solidaires et de la FSU voisinaient avec les militants anarchistes, visage parfois masqué d’un foulard. Des slogans comme « Violence fasciste, Collomb (Gérard Collomb, le maire de Lyon, ndlr) complice » , ou « Fascistes assassins, Etat complice » fusaient.

Malgré un face à face un peu tendu entre les manifestants et les forces de l’ordre dans une rue huppée du centre-ville, à mi-parcours, aucun incident n’a perturbé la manifestation. Les organisateurs s’étaient aussi dotés d’un dissuasif service d’ordre, armé de manches de pioche.

Le Figaro

Les antifas ukrainiens dénoncent la mainmise de l’extrême droite sur la révolution de Kiev

Sascha, Andrei et Mira sont membres de l’Union antifasciste Ukraine, un groupe qui surveille et lutte contre le fascisme en Ukraine. Nous nous mîmes à parler de l’influence du fascisme en EuroMaidan, c’est ce qu’ils m’ont dit:

Il ya beaucoup de nationalistes ici, y compris les nazis. Ils sont venus de toute l’Ukraine, et ils représentent environ 30% des manifestants.

(…) TIM EASTMAN

Les antifas manifestent contre le FN à Nantes et taguent son local (MàJ + vidéo)

Addendum :

 

 

 


Le climat risque d’être tendu, vendredi soir, dans les rues de Nantes. En effet, alors que le candidat FN Christian Bouchet organise une réunion politique, le collectif Nantes Action Antifasciste appelle à un rassemblement.

Le « grand meeting de campagne » du leader nantais du FN rassemblera les militants et les membres de la liste de campagne. Sont aussi invités Alain Avello, secrétaire général du collectif Racine, qui regroupe les « enseignants patriotes » et Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du Front national. La réunion publique, à laquelle « tous les Nantais sont invités », est prévue à 20 heures à la Manu, boulevard de Stalingrad, l’ancienne Manufacture des Tabacs.

« Il nous semble que c’est une véritable provocation que de le faire dans ce lieu chargé de la mémoire du mouvement ouvrier », estime dans un communiqué Nantes Action antifasciste.

« Au-delà de ce fait, nous sommes face à une offensive généralisée de tous les mouvements et groupuscules d’extrême droite », indique le collectif.

« Ici comme ailleurs, nous avons connu ces derniers temps les Manifs pour tous, les veilleurs, les rassemblements SOS tous petits mais aussi des agressions qui furent d’une violence à laquelle nous n’étions pas habitués à Nantes. »

Nantes action antifasciste entend ainsi « reprendre l’offensive face cette poussée des extrêmes réactionnaires ». Il appelle à un rassemblement vendredi à 18 h 30 place du Bouffay à Nantes. Le 8 février dernier, à Rennes, 600 manifestants s’étaient rassemblés contre la tenue d’une réunion du FN. Des affrontements avaient eu lieu avec les forces de l’ordre, quatre militants avaient été interpellés.

Métro

Wallerand de St Just (FN) à Sciences-po : incidents avec les antifas. «Un parti ennemi de la République» (MàJ)

Addendum :

La candidate PS à la mairie de Paris Anne Hidalgo a accusé aujourd’hui le Front national de «joue(r) contre la République », demandant à son candidat parisien Wallerand de Saint-Just d’ »arrêter de (se) cacher derrière un masque de respectabilité ». La candidate du Parti de gauche Dominique Simonnet, qui a «salué» la trentaine de manifestants qui protestaient dans le hall de l’école contre la venue du candidat FN à Sciences-Po.

«Le FN n’est pas un parti comme les autres. C’est un parti ennemi de la République» (Dominique Simonnet , PdG)

Anne Hidalgo s’exprimait dans le cadre d’un débat à Sciences-Po, au cours duquel se sont succédé à la tribune cet après-midi les candidats à la mairie de Paris, chacun posant une question à celui qui le suit. Invitée à poser une question à W. de Saint-Just, Anne Hidalgo a refusé.

Interrogé pour savoir si le FN était un «parti comme les autres», W.de Saint-Just lui a répondu à distance en affirmant que le FN n’était «pas un parti comme les autres pour des questions de corruption et de pourriture».

«Le PS est un des partis les plus corrompus», a-t-il affirmé. Invité à son tour à poser une question au candidat EELV Christophe Najdovski, W. de Saint-Just lui a demandé pourquoi il avait «refusé de (lui) serrer la main». «Pourquoi me considérez-vous comme un être humain de catégorie inférieure ?», a-t-il complété. «La République ce n’est pas le FN, et le FN ce n’est pas la République», a répondu Najdovski.

Le Figaro


Nanterre : des étudiants attaqués par SUD et traités de « Sales blancs » ?