Antifas et LDH : « des personnes qui invoquent les grands principes démocratiques et qui sont les premières à s’asseoir dessus » (procureur de Tours)

Peine légère pour Fanny P. 31 ans, la militante antifasciste qui avait refusé de se soumettre à un test ADN après avoir été condamnée pour rébellion.

Accusée d’avoir donné un coup de tête à un policier – en civil – lors de la Gay Pride de mai 2011 à Tours, Fanny P., 31 ans, militante antifasciste engagée dans la défense des sans-abri et des sans-papiers, avait écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis et de 1.300 euros d’amende.

Six mois plus tard, elle était convoquée au commissariat de police de Tours pour s’y soumettre à un test ADN (par la salive), en vue de l’enregistrement de son empreinte génétique dans le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Soutenue par une vingtaine de militants, dont la présidente de la Ligue des droits de l’homme, Catherine Lison-Croze, et le porte-parole de Chrétiens migrants, Louis Barrot, qui ont témoigné à la barre, la jeune femme s’est longuement justifiée sur ce choix politique, confirmant son opposition au fichage génétique, évoquant une atteinte à sa vie privée et à son intimité : « Une fois qu’on est fiché, c’est à vie, ça n’est pas un acte banal, on devient suspect privilégié. »

Des arguments balayés par le procureur de la République, Joël Patard, qui parlait de « digressions philosophiques et doctrinaires de personnes qui invoquent les grands principes démocratiques et qui sont les premières à s’asseoir dessus. »

Le procureur, qui a requis cent jours-amende à 10 €, a été suivi par le tribunal.

La Nouvelle République

AFP : « A Limoges, les redskins s’opposent à la montée du néo-nazisme » (sic)

Jérémy, Jérôme et Théo, membres des Redskins de Limoges, posent le 17 juin 2013 à Limoges

Jérôme et Jérémy ont 24 ans. Théo un de moins. Ils ont en commun de vivre à Limoges, d’être issus de familles ancrées à gauche et surtout d’avoir fait revivre dans cette ville la mouvance redskins pour s’opposer à la montée du néo-nazisme.

[...] «Notre action vise dans un premier temps à tout mettre en oeuvre pour réduire la visibilité de l’extrême droite dans l’espace public, casser son développement et son influence en montrant une présence. Cela passe concrètement par des actions comme le décollage systématique, ou le recouvrement de toute propagande fasciste», détaille Jérôme. [...]

Et «si ces groupes devaient accéder au pouvoir, nous sommes préparés à entrer dans la lutte physique», prévient Jérôme.

Libération

Revoir : Jospin : « L’anti-fascisme n’était que du théâtre »

Le Syndicat de la Magistrature appelle à défiler avec les antifas

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le ! (appel à manifester le 23 juin)

 

(…)
Premiers signataires (au 13 juin) : AC !, Act Up Paris, Action antifasciste Paris Banlieue, Alternative Libertaire, APEIS, ATTAC France, CADAC, CEDETIM/IPAM, CGT Educ’action Versailles, CGT Educ’action Créteil, CNDF, CNT, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Collectif CIVG Tenon, CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite), Collectif de Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Confédération paysanne, Convergence et Alternative, DAL, DIDF, EELV, FA, FASE, FASTI , Fédération Anarchiste, FIDL, FSU, Fondation Copernic, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Les Debunkers, Marche Mondiale des femmes, Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Ras l’Front Marne-la-Vallée, Ras l’Front 38, République et Socialisme, Réseau pour un avenir sans fascisme, SGEN-CFDT Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, Solidaires Etudiant-Es, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UNEF, Union syndicale Solidaires, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…

L’Humanité

Opération Antifas = non violence : Canal+ donne la parole aux militants masqués

Canal+ Le Supplément – 16/06/2013

Complément :

Extrait d’un documentaire hagiographique de 2008 (« ANTIFA – Chasseurs De Skins ») :

« La grande différence entre l’extrême droite et nous, c’est que nous on chassait l’extrême droite ; eux, ils attendaient : si on se trouvait, on se tapait. Nous, on cherchait du faf’ ! »

En savoir plus ici

L’affiche antifa du jour : pour un monde sans patries ni frontières

Merci à Cephas pour la photo, prise hier à Paris.

L’extrême-gauche française « antifa » vue par une journaliste grecque (Rediffusion) :

• Relire en complément :

Affaire de pédophilie et de viols dans le milieu antifa parisien

Quand le milieu antifa parisien tente de protéger de la police et de la justice un de ses militants, violeur pédophile. Depuis « plusieurs années », le milieu antifa parisien couvre un de ses militants (notamment connu pour son combat en faveur des clandestins), pédophile et violeur avéré. Au nom de la lutte contre les valeurs bourgeoises et autoritaires (prison, justice, police), les jeunes victimes de viols et d’abus sexuels ont été encouragées à ne pas porter plainte contre « Paco »… (suite)

 

Antifas, chasseurs de skins : Julien Terzics* expose leurs collusions avec Julien Dray, Harlem Désir, SOS racisme, le PS (vidéo 2008) (MàJ)

Addendum : Réponse de la personne que Kim le Red Warrior aurait « défoncée » et frappée avec une batte de base-ball…


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Extrait d’un documentaire hagiographique de 2008 (« ANTIFA – Chasseurs De Skins ») :

« La grande différence entre l’extrême droite et nous, c’est que nous on chassait l’extrême droite ; eux, ils attendaient : si on se trouvait, on se tapait. Nous, on cherchait du faf’ ! » Blackskin

*Julien Terzics est le patron du bar le Saint Sauveur, QG des Antifas à Paris. Il est considéré comme le chef historique des redskins parisiens (les « Red Warriors »). Après avoir été recalé par les Bandidos, il vient de créer son propre MC antifa, le « Black Block MC ».

Interview de Julien Terzics dans son bar (Canal +, novembre 2012)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Un militant « antifa » : « On est un peu comme une armée de réserve »

Manifestation antifa en hommage à Clément Méric

Baptiste, 21 ans, s’est engagé comme « antifa » il y a trois ans. Peu après, « grâce à un autocollant dans les chiottes d’un bar », il découvre l’Action antifasciste Paris-Banlieue. Il en est aujourd’hui membre.

Samedi 8 juin, lors de la marche en hommage à Clément Méric, – le jeune tué par des militants d’extrême droite –, Baptiste (un pseudo) reprenait, discret, les slogans antifas. Il observait avec satisfaction ses « camarades » qui collaient aux murs des portraits du militant agressé le 5 juin. « Je ne m’attendais pas à un tel rassemblement, ça fait plaisir. »
Les modes d’action de l’AAPB

L’Action antifasciste n’est ni un parti, ni une organisation politiquement constituée, ni une association. Elle vit grâce à un noyau d’une trentaine de personnes – dont Clément Méric faisait partie, selon Baptiste – ainsi qu’aux actions de groupe de deux ou trois amis qui se constituent en « comités » et qui agissent par différents moyens :

manifestations ;
actions plus violentes ; [...]

Baptiste a participé à des rassemblements de soutien à Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle et se décrit comme militant d’extrême gauche avec des idées marxistes. [...]

Les antifas ont un point de rassemblement au Saint-Sauveur, un bar du XXe arrondissement de Paris. Les sympathisants d’extrême droite, de Troisième Voie notamment, se retrouvent eux au Local, dans le XVe. [...]

Rue89

Du rififi chez les antifas parisiens : attaques de bar, blessés graves et menaces par téléphone (rediff.) MàJ : Méric impliqué ?

Clément Méric, du groupuscule violent « Paris Antifa », mixant au bar Saint-Sauveur

Communiqué du Sharp Paris et plus généralement des skinheads anti racistes canal historique Paris

2 février 2013 – Faisant suite au communiqué fait par une entité sans visage qui s’identifie « Paris Antifa »**, nous déclarons ceci : Parce que nous combattons le fascisme, la haine extrémiste et toutes formes de positions haineuses et discriminatoires, que nous le faisons à visage découvert, que nous l’affichons sur nous et que nous représentons une contre culture issue d’une pensée sans équivoque, clairement antiraciste, nous dénonçons ce communiqué digne des heures sombres de la collaboration.

Les attaques en règles subies par les skinheads du Sharp et les skinheads dits traditionnels ne sont pas une nouveauté, nous sommes en 1ère ligne, visibles et identifiables. Que ces attaques se fassent sur des concerts, dans la rue ou tout autres lieux dit « neutres », correspond a l’esprit de la rue tel qu’il s’inscrit pour un mouvement dont nous sommes issus. Que ces attaques soient perpétrées par des néo-nazis ou des racistes, c’est d’une logique imparable, nous n’aimons ces gens et leurs idées.

Depuis le weekend dernier, une étape à été franchie. Sous couvert d’une lutte radicale contre les extrêmes, ces Antifa (et nous ne savons pas à cette heure qui sont ces anonymes) s’octroient désormais le droit de nous menacer au téléphone , de penser pouvoir nous bannir ou nous interdire de lieu ou quartier, et qu’ils pensent avoir la possibilité de nous attaquer chez nous, dans nos foyers, à notre travail, avec armes et en bande cagoulée. Une pression psychologique est faite sur les plus jeunes avec des menaces graves au téléphone. Nous entendons que ces méthodes gestapistes cessent immédiatement.

Nous déplorons les blessés graves de l’incident de samedi soir à la Cantada. Par ailleurs le blessé venant du côté Antifa, propre arme qui s’est retournée contre lui ; c’est ce qu’on appelle le retour de bâton. Cette personne faisait partie d’une bande lourdement armée** qui a pris d’assaut la Cantada après une mini rixe opposant des personnes bien identifiées. Le démarrage de cette mini rixe a peut être des torts partagés ; les personnes concernées en assument la partie qui leur incombe. Quand bien même, c’est un échange de coup minime, et l’assaut mené armes a la main qui s’en est suivi, était disproportionné tout autant que les agressions cagoulées qui s’en sont suivies.

Nous disons donc que si ces attaques continuent, que si les menaces perdurent et que la violence ne cesse pas, chacun devra prendre ses responsabilités et les conséquences de ses actes. D’autre part, les accusations sur des personnes précises qui ressurgissent sur l’ensemble, s’apparentent à de la diffamation et seront bien sûr traitées par les intéressés. Le Sharp Paris a en son sein toute une série de composantes idéologiques réunies autour de la culture skinhead et de l’antiracisme. Le panel de ces personnes est différent et cette diversité nous correspond. Nous pensons que la différence nourrit l’intelligence, l’exclusion augmente l’enfermement et que le droit à l’erreur sonne comme un facteur humain tolérable à nos yeux, dans une certaine mesure.

La rue n’appartient à personne et personne n’a à y imposer sa loi. Nous prenons le parti par ce communiqué de répondre à la fable en rappelant factuellement à tout le monde que la politique du plus violent, du plus dominant et de la pensée unique, c’est du fascisme à l’état pur.

Contre cela nous nous battons et nous nous battrons encore.

http://skinhead.fr/cantada/la_verite.pdf

** Il s’agit en réalité de l’Action antifasciste Paris-Banlieue et de hools du virage Auteuil (NDLR).

Lire aussi :
- Baston à la Cantada entre reds et skins (antifa) – Arakforum
- La version de « Paris Antifa »

«Mort en pleine représentation d’un intermittent du spectacle antifasciste»

[Très court extrait - Se rendre sur le site source pour lire l'article intégral.]

(…) Au théâtre hier soir, un figurant est mort pour que les habituels premiers rôles puissent aujourd’hui venir jouir de toute la lumière, onctueusement fardés. «The show must go on »… Ce n’est pas tant qu’il doive impérativement continuer, il va surtout pouvoir reprendre enfin ! Et il s’annonce grandiose.

Ils pensaient le tenir dès l’an dernier, au moment de la tuerie de Toulouse, mais la joie fut de courte durée : le meurtrier se révélait islamiste. « Putain, je suis dégoûté que ce soit pas un nazi » tweetait du fond du cœur un journaliste du Nouvel Observateur.

Cette fois, il n’y aura pas d’erreur, ils le tiennent leur nazi, la bête au ventre toujours fécond, le retour aux heures les plus sombres et sa victime expiatoire. Ils vont se déchaîner, tout le monde en veut sa part.

En tête de file, Le Nouvel Obs qui en moins de 24 heures s’est déjà fendu de plusieurs dizaines d’articles sur le sujet. Libé, l’Express, Le Point…

« Le théâtre antifasciste entretenu depuis des décennies a une finalité : il assoit le magistère moral de la gauche dans la société et sert à vitrifier tout un pan du débat public (identité, immigration, nation, sécurité). »

-> Lire l’article sur CGB

« Pas d’amalgames entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche »

La violence politique est condamnable si elle peut être attribuée à la droite, mais n’existe pas si on en accuse la gauche :

Petit rappel: Affrontement police vs Black-Block (extrême-gauche) au sommet de l’OTAN – Strasbourg 2009

Pierre de Cossette, journaliste à Europe 1, évoquait ce matin la violence de l’extrême-gauche :