Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE : «Quand l’immigration va, tout va»

Pour Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, le constat ne fait aucun doute : les flux migratoires constituent un excellent indice de la conjoncture économique sur le marché du travail. Car quand la crise est là, les immigrés ne viennent plus selon lui ou «tellement moins !».

Angel Gurria n’a pas peur de l’affirmer : l’immigration est indispensable aux économies occidentales !

Quand la crise est là, les immigrés ne viennent plus. Ou tellement moins! Mais à l’inverse, si l’OCDE vieillissante entend continuer à croître, elle doit d’urgence mettre sur pied une politique volontariste d’immigration. Tel est le message que l’organisation internationale entendait faire passer dans son rapport «Perspectives sur les migrations internationales 2012» présenté récemment à Bruxelles.

Dans l’OCDE, les flux migratoires ont baissé pendant la crise. L’immigration permanente à destination des pays membres a diminué de 2,5% en 2010, avec 4.1 millions de personnes concernées: -8% aux Etats Unis, -3% pour les pays européens —sans tenir compte des mouvements intra-européens. […]

Sur les dix dernières années, les nouveaux migrants ont contribué à hauteur de 70% à l’augmentation de la population active en Europe et à 47% aux Etats Unis. «Mais les flux migratoires actuels ne suffiront pas pour maintenir à son niveau actuel la population en âge de travailler dans de nombreux pays, particulièrement en Europe», prévient l’OCDE. […]

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Après la Grèce, l’Espagne inquiète les marchés financiers

Les craintes sur l’Espagne font chuter les Bourses internationales et l’euro. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,64%, son plus bas niveau depuis 2 mois. Les rumeurs de dégradation de la note de l’Espagne continuent d’inquiéter les marchés. Mais, outre une crise économique, l’Espagne vit aussi une crise morale.

L’UE et le FMI viennent tout juste de débloquer une aide financière à la Grèce et voilà que les marchés s’affolent à nouveau. L’Espagne est cette fois-ci dans leur collimateur.

Des rumeurs selon lesquelles d’autres agences de notation allaient dégrader la note de l’Espagne et selon lesquelles Madrid pourrait demander une aide financière colossale au FMI continuent de faire tanguer les marchés financiers. Moody’s et Fitch ont pourtant assuré mardi que cette dernière restait pour l’instant la plus élevée possible, le fameux triple AAA.

La semaine dernière, l’agence de notation Standard and Poor’s, a dégradé la note de la dette à long terme de l’Espagne. Leurs spécialistes estiment que la croissance morose du pays risque d’empêcher le gouvernement de réduire des déficits qui ont explosé à 11,2% du PIB en 2009.

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La crise va toucher tout le monde développé

Le trou noir financier s’élargit. Après la Grèce et le Portugal, l’Espagne a vu sa note abaissée par l’agence Standard & Poor’s, le 28 avril. La dynamique négative semble de moins en moins contrôlable.

La Grèce poursuit son vol en spirale vers une sorte de trou noir. Et elle entraîne à sa suite d’autres pays. “La contagion a commencé,” assurait le Secrétaire général de l’OCDE, Ángel Gurria, et la baisse de la note de l’Espagne par l’agence Standard & Poor’s ne fait qu’ajouter aux incertitudes. La dégradation de la dette souveraine d’un pays comme l’Espagne a notamment pour conséquence une hausse permanente du coût des capitaux. Il en résulte un enchérissement de la dette, qu’elle soit publique ou privée. “Dans un pays aussi endetté que l’Espagne, c’est une très mauvaise nouvelle,” résume Carmen Reinhart, économiste à l’université du Maryland. Mais cette fois la donne a changé.

Je crains que le Portugal n’aie déjà les plus grandes difficultés à sortir de cette spirale que constitue une attaque spéculative,” explique Charles Wyplosz, de l’Institut universitaire de hautes études internationales à l’université de Genève. « L’Espagne a encore quelques semaines pour agir. Le plan d’austérité budgétaire n’est déjà plus suffisant (…). Il faut des accords rapides, des mesures d’urgence, profondes, peut-être suivre l’exemple de l’Allemagne et interdire les déficits publics par la loi ; quelque chose de radical.”

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