Les plus belles planques de la République

Malgré la crise et les déficits publics, les favoris du pouvoir continuent à décrocher des jobs tranquilles et bien payés dans de multiples organismes et institutions : Conseil économique, social et environnemental (Cese), Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Inspection générale de l’éducation nationale …

Faut-il toujours être un chouchou du pouvoir ou un petit soldat méritant des cabinets ministériels pour bénéficier de placards dorés ? Même pas. Ceux qui agacent et font des bourdes parviennent, eux aussi, à décrocher des avantages, pourvu qu’ils débarrassent le plancher. Ainsi l’ancien ministre de la Santé, Jean-François Mattéi, coupable d’avoir mal géré la canicule de l’été 2003. Pour le consoler de l’avoir congédié comme un laquais du gouvernement, Jacques Chirac l’a expédié au Conseil d’Etat, en service extraordinaire. Il y pointe toujours.[...]

Conseil supérieur de l’audiovisuel : 10.000 euros net par mois
Christine Kelly : Auteur de l’hagiographie «François Fillon, le secret et l’ambition», l’ex-journaliste de LCI est devenue en 2009 membre du CSA pour une durée de six ans.
Francine Mariani : Epouse du patron de Dexia, proche de Sarkozy, cette énarque, nommée conseillère d’Etat au tour extérieur, a été choisie par le président pour siéger au CSA.

Conseil d’Etat : 7.500 euros net par mois
Arno Klarsfeld : L’ex-avocat et conseiller à Matignon n’a jamais été un bourreau de travail. Nommé au Conseil d’Etat en octobre 2010, il n’y vient que par intermittence.
Inspection générale des affaires sociales : 6.500 euros net par mois

Fadela Amara : Non reconduite au gouvernement, l’ex-présidente de Ni putes ni soumises a été nommée par décret en janvier dans l’un des grands corps d’inspection de l’Etat.
Inspection générale de l’éducation nationale : 4.500 euros net par mois. […]

Capital (Merci à derville)

«Pour de nombreux musulmans, Nicolas Sarkozy reste aussi celui qui aura mis Rachida Dati, Fadela Amara au pouvoir»

Parcours de Marwan Muhammad, né en 1978 d’un père commerçant égyptien et d’une mère sage-femme algérienne. Il a cru à la gauche, puis s’est «recentré» sur l’islam». Aujourd’hui, il estime que la création d’une «force de pression» musulmane pourrait faire aboutir certaines revendications.

Aujourd’hui, Marwan qui renâcle à se définir comme «électeur musulman» cite pourtant, comme premiers critères de choix la Palestine ou «le respect des identités complexes».

Son père ne vote pas parce qu’il n’est pas Français mais pas dépolitisé pour autant, imprégné du non-alignement dans le sillage de Nasser ; sa mère marquée par la guerre d’Algérie durant laquelle elle fabriquait la poudre pour les Moudjahidins. Marwan est «cœur de cible» du PS qui tente de fédérer dans les quartiers populaires éclairés.

Pourtant, lui – qui choisit la finance après un échec en médecine «pour la simple raison que ce serait le secteur professionnel le moins discriminant pour quelqu’un de fort en maths» – en a justement nourri une amertume un peu féroce pour le PS. C’est cette amertume-là qui l’a tenu longtemps éloigné des bureaux de vote, même s’il confie plutôt une sensibilité de gauche : «Le racisme de droite ; il est identifiable et il a de gros sabots. Le racisme de gauche est plus diffus et il se positionne sur des thèmes progressistes qu’on n’a pas envie de démolir a priori.» […]

Est-il plus impliqué aujourd’hui dans le jeu électoral parce qu’il se sentirait davantage discriminé ? «Peut-être», même si Marwan souligne aussi que «pour de nombreux musulmans, Nicolas Sarkozy reste aussi celui qui aura mis Rachida Dati, Fadela Amara au pouvoir».[…]

«On ne voulait pas d’électorat musulman et voilà qu’une génération de musulmans arrive en âge de voter. Imaginez qu’on construise un lobby, une force de pression sur des entreprises ou des hommes politiques au niveau local, qui se structure autour de certaines questions de société.»

Rue 89

Le dîner du CFCM, un évènement officiel ?

À l’image du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le dîner du Conseil français du culte musulman (CFCM) est en passe de devenir le rendez-vous officiel entre le gouvernement et les responsables de l’islam de France.

Pour la deuxième année consécutive, les représentants de l’État et de la société civile sont conviés demain pour une rupture du jeûne du Ramadan inhabituelle : non pas à la mosquée mais dans le prestigieux pavillon Dauphine, situé dans le 16e arrondissement de Paris.

L’an dernier déjà, il avait rassemblé près de 200 personnes (élus, préfets, représentants des grandes religions et ambassadeurs de pays arabo-musulmans), parmi lesquelles Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur et des cultes, et Fadela Amara, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville. Son président, Mohammed Moussaoui, en avait profité pour interpeller le gouvernement sur la question des carrés musulmans dans les cimetières et pour l’alerter sur le risque qu’une loi sur le voile intégral – «un phénomène très marginal au sein de la communauté musulmane» – «par sa dimension disproportionnée (…) ne vienne alimenter les amalgames».

Le ministre de l’immigration Éric Besson a d’ailleurs annoncé sa participation cette année, de même que Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

Suite sur La Croix

Immigration : le robinet des subventions va-t-il se tarir ?

L’association Elele- Migrations et Cultures de Turquie, créée en 1984 dans le but de favoriser «l’intégration des populations turques en France», est en liquidation judiciaire. Les subventions (315 000 euros) qui lui étaient versées ont été supprimées. D’autres associations pourraient subir le même sort. Libération s’en offusque.

L’association était financée par la Direction de l’accueil et de l’intégration (Daic) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acès). En 25 ans, Elele avait acquis une incontestable légitimité. (…)

Principaux champs d’action d’Elele : l’accueil et le suivi des femmes turques victimes de violences. 120 femmes battues ont été accueillies en 2009, et 100 victimes de mariages forcés. Mais Elele c’est aussi des cours de français, du soutien scolaire, des activités culturelles.

«Depuis 25 ans, nous défendons une vision globale de l’intégration, une culture du respect de l’autre, de l’échange qui sont aujourd’hui détruites par la vision négative et misérabiliste de l’immigration comme un “problème” que le gouvernement entretient, en encourageant ainsi la xénophobie», assure Gaye Petek.

Suite (Merci à Marbot)

Présidence de la Halde : Malek Boutih ne dit pas non

D’après le Figaro, Malek Boutih serait «pressenti à la présidence de la Halde», fonction que Louis Schweitzer doit quitter le 8 mars prochain. L’ancien président de SOS-Racisme et ancien secrétaire national du PS, interrogé par Marianne, a répondu sans détour : « Oui je suis candidat.»

«(…)Cette candidature est liée à une réflexion politique. Je crois que sur le terrain des discriminations, je peux apporter des choses. Je ne suis pas le meilleur en France, mais je peux dire que je suis quand même parmi les meilleurs.»

Il salue la politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy : «Dans l’ouverture, je vois un progrès démocratique et pas seulement un bon coup politique. Je ne vois pas pourquoi il faudrait se passer des services de quelqu’un de compétent sous prétexte qu’il fait partie d’un autre camp politique. (…)»
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Amara : la délinquance menace la «réussite éducative»

La délinquance est une «menace» pour les efforts de réussite éducative en banlieue, a affirmé mercredi la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville Fadela Amara en soulignant que la prévention de la délinquance ne se résume pas à la vidéo-protection.


Mme Amara, qui s’exprimait lors d’une réunion des délégués de l’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances (ACSE), évoquait les 11 internats d’excellence qui doivent ouvrir à la rentrée 2010 pour accueillir les élèves de milieux défavorisés.

«Il ne faut pas se méprendre car tous ces dispositifs de réussite éducative risquent d’être minés, si l’on n’y prend pas garde, par les actes de délinquance et la violence qui gangrènent nos quartiers, et que l’on retrouve parfois jusque devant la porte des établissements scolaires», a averti la secrétaire d’Etat.

«Il faut du sur-mesure : c’est-à-dire que là où c’est nécessaire, nous ferons de la vidéo-protection, là où il faut accentuer la prévention, nous ferons de la prévention de la délinquance, et là où il faut les deux, nous ferons les deux», a-t-elle dit.

Source :Dépêches de l’Education

La CFDT milite pour la «diversité»

La confédération CFDT organisait, le 2 février, à Paris, une journée de «débat» sur la politique de la Ville et l’emploi en banlieue. Parmi les invités,  le Medef et Fadela Amara, Secrétaire d’Etat à la ville, d’accord avec la centrale syndicale pour «combattre les discriminations» et «favoriser la diversité».

Entourée de syndicalistes, chercheurs et politiques, Fadela Amara, tente de dresser le bilan de 30 ans de politique de la ville. Un «échec peu contestable» selon les intervenants : saupoudrage de moyens financiers, ghettoïsation, démission de l’Etat… Chacun y va de son analyse.

Fadela Amara, elle, ne voit pas cela sous cet angle. Pour la secrétaire d’Etat, le constat d’échec est discutable : «sans politique de la ville, la situation serait plus difficile». (…)

Deuxième table ronde : Comment mettre en œuvre la diversité en entreprise ? Quelles sont les actions menées sur le terrain ?
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Plan banlieue : Sabeg et l’échec « patent » d’Amara

Yazid Sabeg, le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, a affirmé mardi matin sur Europe 1 qu’il considérait que le plan banlieue mis en oeuvre par Fadela Amara était un échec. « C’est patent. Quels que soient les critères », a-t-il lancé, tout en dédouanant la secrétaire d’Etat à la Ville. « Tout plan ponctuel conduit par Fadela Amara ou d’autres, ne peut pas être efficace. Il faut des mesures globales, coordonnées, cohérentes pour combattre les inégalités dans les quartiers », a aussi poursuivi Yazid Sabeg.

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