Daniel Cohn Bendit dénonce le racisme anti-allemand de Jean Luc Mélenchon

Critique du modèle allemand et d’Angela Merkel, Jean-Luc Mélenchon a jugé, le 10 juin que « personne n’a envie d’être allemand ».

Une sortie qui n’a ni plu ni échappé au plus célèbre politique franco-allemand: l’écologiste Daniel Cohn-Bendit. Pour l’eurodéputé vert, qui avait déjà accusé Jean-Luc Mélenchon, comme Marine Le Pen, d’occuper des emplois fictifs au Parlement européen, le codirigeant du Front de gauche est raciste.

C’est ce qu’il explique au Point du 27 juin, comparant l’ancien candidat à la présidentielle à Jean-François Copé et « Le Pen » :

Sa sortie m’a attristé. (…) Quand Copé parle des immigrés, c’est du racisme ; quand Le Pen parle des immigrés, c’est du racisme ; quand Mélenchon parle des Allemands, c’est du racisme.

Depuis la présidentielle, les relations entre Jean-Luc Mélenchon et les écologistes sont des plus tendues. Sauf avec Eva Joly.

Source: LeLabEurope1
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Rappel : Daniel Cohn-Bendit embauché comme chroniqueur sur Europe 1 à la rentrée

27 juillet 1214 : la bataille de Bouvines


La bataille de Bouvines par Horace Vernet.

Extrait de la Vie de Philippe Auguste de Guillaume le Breton (v. 1165-1226), prêtre biographe du roi, auteur de la Philippide et continuateur de la Gesta Philippi Augusti (Vie de Philippe Auguste) de Pierre Rigord.

L’an de l’Incarnation du Seigneur 1214, pendant que le roi Jean exerçait ses fureurs dans le pays de l’Anjou, ainsi qu’il a été rapporté plus haut, l’empereur Othon, gagné par argent au parti du roi Jean, rassembla une armée dans le comté de Hainaut, dans un village appelé Valenciennes, dans le territoire du comte Ferrand. Le roi Jean envoya avec lui, à ses frais, le comte de Boulogne, le comte de Salisbury, Ferrand lui-même, le duc de Limbourg, le duc de Brabant, dont ledit Othon avait épousé la fille, et beaucoup d’autres grands et comtes d’Allemagne, de Hainaut, de Brabant et de Flandre. [...]

Les ennemis étant arrivés à un ruisseau qu’on ne pouvait facilement traverser, le passèrent peu à peu, et feignirent, ainsi que le crurent quelques-uns des nôtres, de vouloir marcher vers Tournai. Le bruit courut donc parmi nos chevaliers que les ennemis se détournaient vers Tournai. L’évêque était d’un avis contraire, proclamant et affirmant qu’il fallait nécessairement combattre ou se retirer avec honte et dommage. Cependant les cris et les assertions du plus grand nombre prévalurent. Nous nous avançâmes vers un pont appelé Bovines, placé entre un endroit appelé Sanghin et la ville de Cisoing. [...]

Pendant que le roi, un peu fatigué des armes et du chemin, prenait un léger repos sous l’ombre d’un frêne, près d’une église fondée en l’honneur de saint Pierre, voilà que des messagers envoyés par ceux qui étaient aux derniers rangs, et se hâtant d’accourir promptement vers lui, annoncèrent avec de grands cris que les ennemis arrivaient, et que déjà le combat était presque engagé aux derniers rangs ; que le vicomte et les archers, les cavaliers et hommes de pied armés à la légère, ne soutenaient leur attaque qu’avec la plus grande difficulté et de grands dangers, et qu’ils pouvaient à peine plus long-temps arrêter leur fureur et leur impétuosité. A cette nouvelle, le roi entra dans l’église, et adressant au Seigneur une courte prière, il sortit pour revêtir de nouveau ses armes, et le visage animé, et avec une joie aussi vive que si on l’eût appelé à une noce, il saute sur son cheval. Le cri de Aux armes ! hommes de guerre, aux armes ! retentit partout dans les champs, et les trompettes résonnent ; les cohortes qui avaient déjà passé le pont reviennent sur leurs pas. On rappelle l’étendard de Saint-Denis, qui devait dans les combats marcher à la tête de tous, et, comme il ne revient pas assez vite, on ne l’attend pas. Le roi, d’une course rapide, se précipite vers les derniers rangs, et se place sur le premier front de la bataille, où personne ne s’élance entre lui et les ennemis.

Les ennemis voyant le roi, contre leur espérance, revenu sur ses pas, frappés, je crois, comme de stupeur et d’épouvante, se détournèrent vers le côté droit du chemin par lequel ils venaient, et, s’étendant vers l’occident, s’emparèrent de la partie la plus élevée de la plaine, et se tinrent du côté du nord, ayant devant les yeux le soleil plus ardent ce jour-là qu’à l’ordinaire. Le roi déploya ses ailes du côté contraire, et se tint du côté du midi avec son armée qui s’étendait sur une ligne dans l’espace immense de la plaine, en sorte qu’ils avaient le soleil à dos. Les deux armées se tinrent ainsi occupant à peu près une même étendue, et séparées l’une de l’autre par un espace peu considérable. Au milieu de cette disposition, au premier rang était le roi Philippe, aux côtés duquel se tenaient Guillaume des Barres, la fleur des chevaliers ; Barthélemy de Roye, homme sage et d’un âge avancé ; Gautier le jeune, homme prudent et valeureux, et sage conseiller ; Pierre de Mauvoisin, Gérard Scropha, Etienne de Longchamp, Guillaume de Mortemar, Jean de Rouvrai, Guillaume de Garlande, Henri, comte de Bar, jeune d’âge, vieux d’esprit, distingué par son courage et sa beauté, qui avait succédé en la dignité et en la charge de comte à son père, cousin-germain du roi récemment mort, et un grand nombre d’autres, dont il serait trop long de rapporter les noms, tous hommes remarquables par leur courage, depuis longtemps exercés à la guerre, et qui, pour ces raisons, avaient été spécialement placés pour la garde du roi dans ce combat. Du côté opposé se tenait Othon au milieu des rangs épais de son armée, qui portait pour bannière un aigle doré au dessus d’un dragon attaché à une très-longue perche dressée sur un char. Le roi, avant d’en venir aux mains, adressa à ses chevaliers cette courte et modeste harangue : « Tout notre espoir, toute notre confiance sont placés en Dieu. Le roi Othon et son armée, qui sont les ennemis et les destructeurs des biens de la sainte Eglise, ont été excommuniés par le seigneur Pape : l’argent qu’ils emploient pour leur solde est le produit des larmes des pauvres et du pillage des églises de Dieu et des clercs. Mais nous, nous sommes chrétiens ; nous jouissons de la communion et de la paix de la sainte Eglise ; et quoique pécheurs, nous sommes réunis à l’Eglise de Dieu, et nous défendons, selon notre pouvoir, les libertés du clergé. Nous devons donc avec confiance nous attendre à la miséricorde de Dieu, qui, malgré nos péchés, nous accordera la victoire sur ses ennemis et les nôtres. » A ces mots, les chevaliers demandèrent au roi sa bénédiction ; ayant élevé la main, il invoqua pour eux la bénédiction du Seigneur ; aussitôt les trompettes sonnèrent ; et ils fondirent avec ardeur sur les ennemis, et combattirent avec un courage et une impétuosité extrêmes. [...]

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Guillaume le Breton, Vie de Philippe Auguste (XIIIe siècle), publié par François Guizot dans la Collection des mémoires relatifs à l’Histoire de France, Paris, J.-L.-J. Brière, 1825, pp. 274-279.

« L’avenir de l’Allemagne passe par l’immigration », selon La Croix

Le gouvernement allemand vient de lancer une campagne baptisée « Make it in Germany ». Il invite les jeunes étrangers à venir faire carrière dans une Allemagne en manque de bras et de matière grise.

Coiffure afro, peau brune, blouse blanche et stéthoscope, la photo d’une jeune Africaine souriante alterne avec celle d’une jeune Asiatique consultant sur son ordinateur le nouveau site Web des ministères du travail, de l’économie et de l’office de l’emploi : « Make it in Germany ».

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Allemagne : Les fédérations de médecins réticentes à pratiquer la circoncision pour motifs religieux

Dans son édition du 1er juillet, le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung rapporte que la Fédération des chirurgiens pour enfants a recommandé dans un courrier à ses membres de ne pas réaliser de circoncisions pour motifs religieux après le jugement d’un tribunal allemand déclarant cette pratique illégale.

Le président de la Chambre des médecins allemands, Frank Ulrich Montgomery, a, quant à lui, fait part de son intention «d’alerter dorénavant (ses) membres des risques qu’ils encourent» si ceux-ci décident de braver la loi. Et la Société allemande de chirurgie a recommandé aux parents juifs et musulmans d’attendre que leur enfant soit en âge de décider.

La communauté juive recourt tôt après la naissance et auprès de rabbins habilités à cette opération qui consiste en une ablation du prépuce chez les garçons. Les musulmans, eux, la prévoient bien plus tard, autour des six ans de l’enfant, à l’hôpital ou chez un médecin.

L’affaire a suscité un tollé au sein des communautés juives et musulmanes. Pour le président du Conseil central des juifs, Dieter Graumann, la circoncision, qui doit intervenir selon la religion juive dans les huit jours suivant la naissance, est «non négociable». Pour la reporter plus tard, «il faudrait pouvoir négocier avec le bon Dieu», a-t-il commenté, doutant que ce jugement fasse école en Allemagne. […]

La Croix

Relations algéro-françaises : «Nous devrons réclamer des indemnisations à la France»

Lors de sa visite effectuée, ce dimanche 01 juillet, dans la wilaya de Bouira, le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidines, Said Abadou, se dit optimiste quant à «l’amélioration» des relations algéro-françaises avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en France.

Nous aussi, nous devrons réclamer des indemnisations à la France, puisque eux-mêmes ont eu ce droit auprès des allemands. Même les chefs nazis ont été jugés.

«Les dernières déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay du nouveau gouvernement français sont encourageantes, selon ce responsable, la France et l’Algérie doivent se traiter de la même manière, comme cela s’est fait entre la France et l’Allemagne», a-t-il déclaré. Said Abadou estime aussi que le moment est propice pour réclamer des indemnisations et aussi de juger les tortionnaires, surtout avec la nouvelle équipe qui siège actuellement à l’Elysée. [...]

M.Abadou a inauguré un centre ayant servi pour la torture lors de l’époque coloniale, à Thilioua, commune d’Ath Lakseur. Selon les témoignages des villageois, beaucoup de personnes y ont laissé leurs vies sous la torture.[...]

El Watan