Paris : Des braquages pour financer Al-Quaïda

Huit hommes comparaissent à partir de lundi devant la cour d’assises de Paris. Ils sont suspectés d’être engagés dans des actions permettant de financer le terrorisme islamiste, mêlant jihad, banditisme, fanatiques et caïds de banlieue.

L’un des accusés, Ouassini Cherifi, un Franco-Algérien de 36 ans, a déjà été condamné en 2002 à cinq ans de prison pour un trafic de faux passeports en lien avec des réseaux islamistes.

Aux côtés de Cherifi seront jugés trois autres accusés détenus, Mourad Feridhi, un Tunisien de 39 ans déjà condamné trois fois, notamment pour vol avec arme, Manoubi Ben Hadj Brahim, Tunisien de 34 ans, et Hichem Ezzikouri, Français de 31 ans. Les quatre autres accusés comparaissent libres, sous contrôle judiciaire.

20 Minutes

(Merci à filaphil)

La Marseillaise : «un refrain digne d’Al-Qaida»

Dans la brassée quotidienne de textes sur l’identité nationale, la concurrence est rude entre les auteurs en matière d’amalgames historiques, de provocations outrancières ou d’affirmations péremptoires. Le texte de Jean Rouaud, écrivain, lauréat du prix Goncourt, restera un modèle du genre.

(…) C’est toujours suspect quand un concept se mêle des liens familiaux. Quand le Parti invente le camarade, la patrie ses enfants, la nation ses pupilles, la République le citoyen. Ce qui s’apparente à un dépouillage identitaire. Abandonne tout ce qui t’a fait, et rejoins-nous. Petite contrainte toutefois imposée à l’homme nouveau, rebaptisé de frais : Un Français doit vivre pour elle/Pour elle un Français doit mourir. Vraiment ? Brrr.

C’est précisément, cette dépossession de soi, cette aliénation de la volonté, ce que demande toute secte à ses adeptes. Faut-il inscrire la nation sur la liste noire des sectes ? Son bilan se mêle largement aux «désastres» terrifiants du XXe siècle. Et on voudrait qu’elle en ressortît indemne ? Qu’on ne lui fît pas les procès intentés aux idéologies meurtrières ? (…)
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