Grèce : l’Union Européenne finance le retour des clandestins dans leur pays (vidéo)

Reportage d’une chaîne de TV allemande sur la Grèce où l’UE et le gouvernement grec forcent les immigrants illégaux à rentrer chez eux n’ayant plus rien à y faire. [...]

« La Grèce garde les emplois pour les Grecs et devient vraiment raciste. Ils veulent que l’on parte. »

France : Fin de l’aide au retour pour les Roms

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé vendredi qu’il avait «décidé de mettre fin à l’aide au retour» offerte aux Roms qui acceptent de rentrer dans leur pays d’origine.

Selon les associations, la population rom en France –15 à 20.000 personnes– reste constante car les expulsés reviennent systématiquement.

«Les ONG comme les associations, ici ou là-bas, considèrent qu’elle a des effets pervers. Nous allons changer un dispositif inopérant», a-t-il déclaré sans donner de calendrier précis, lors d’un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Cette aide «créé un circuit entre la Roumanie et notre pays», a ajouté M. Valls, qui avait déjà dénoncé en septembre les «effets pervers» du dispositif, jugé coûteux et inopérant par de nombreux acteurs.

Cette aide financière au retour volontaire dans leur pays d’origine (300 euros par adulte et 100 euros par enfant mineur) est versée aux étrangers ayant la nationalité d’un Etat membre de l’Union européenne, comme les Roms, présents en France depuis plus de 3 mois et en situation de dénuement ou de grande précarité, qu’ils soient en situation irrégulière ou non.

L’an dernier, plus de 10.600 personnes en ont bénéficié, dont 2.000 enfants, selon l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Le Figaro (Merci à SaintJores50)

Un avion a ramené 179 Roms en Roumanie pour un coût de 40 000 €, sans compter les frais d’avion

Un avion qui avait quitté l’aéroport de Lille – Lesquin en milieu de journée et qui transportait 179 Roms roumains dont cinquante enfants a atterri jeudi en fin de journée à l’aéroport de Timisoara dans le cadre du programme français dit de «retours volontaires». Conformément à ce programme, très critiqué par les ONG travaillant pour l’intégration des Roms, l’Etat français verse à chaque adulte la somme de 300 euros et 100 euros par enfant.

Le coût de ce rapatriement s’élèverait à plus de 40.000 euros, sans compter les frais d’avion. « Nous sommes heureux car nous sommes rentrés à la maison sur le compte des Français », a déclaré l’un des Roms à son arrivée à Timisoara. Plusieurs ont exprimé leur volonté de retourner rapidement en France. (…)

Nord Eclair

Angers : une famille kosovare expulsée refuse l’aide au retour de 7.500 euros

Sept Kosovars, les deux parents et leurs cinq enfants, ont été expulsés vendredi matin d’Angers. Les policiers les ont arrêtés là où ils résidaient et conduit à l’aéroport d’Angers-Marcé où les attendait un bimoteur dépêché par la Police aux frontières.

« En situation irrégulière, ils faisaient l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français, explique Anne Fouché, la directrice de l’immigration et de l’identité nationale de la préfecture de Maine-et-Loire. Ils avaient épuisé tous les recours. »

« Une aide au retour volontaire, d’un montant de 7 500 € leur a été proposée. Ils l’ont refusée. »

Ce qui est rare, si l’on en croit la directrice : « La majeure partie des personnes en situation irrégulière accepte cette aide. »

Ouest-France

« L’argent de l’immigration aide à développer les pays d’origine »

Tribune libre de Paysan Savoyard

Parmi les arguments mis en avant par les partisans de l’immigration, il y a celui-ci, auquel les bonnes âmes sont spécialement sensibles : « l’argent envoyé par les immigrés dans leurs pays d’origine sert leur développement, lequel est une condition de l’arrêt futur de l’immigration ». Cette idée sympathique en apparence nous paraît tout à fait fausse : l’argent des immigrés, et de façon plus générale l’immigration elle-même, sont au contraire préjudiciables au développement des pays « pauvres ».

Le montant des transferts d’argent dans les pays d’origine est désormais considérable (l’augmentation de ces transferts découlant logiquement du fait que les volumes d’immigration ne cessent de croître à l’échelle planétaire).»

Selon la Banque mondiale, les envois de fonds des migrants vers leur pays d’origine se sont élevés en 2010 à 325 milliards de dollars. Ces sommes constituent désormais le triple de l’aide publique au développement. Elles représentent  2 % du PIB pour l’ensemble des pays en développement, 6 % du PIB des « pays à faible revenu » et jusqu’à 20 % du PIB dans certains d’entre eux. Ces transferts sont pour les pays bénéficiaires la principale source de devises et la Banque mondiale considère qu’ils constituent « une ressource vitale pour les populations pauvres ».
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127 Roms roumains renvoyés de France : « pour les fêtes d’hiver on repart en France »

Ces 127 personnes dont 11 bébés venues de la région de Lille ont déclaré avoir accepté « une aide volontaire au retour » de la part des autorités françaises de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant. De Timisoara [...]

Certains ont témoigné de leur intention de retourner en France « où la vie est plus facile », comme l’a affirmé une femme. « On trouve de tout dans les poubelles. Que des bonnes choses », a-t-elle expliqué.

« J’ai gagné en France plus que ce que j’ai gagné ici dans toute ma vie. Je reste ici encore quelques semaines et puis pour les fêtes d’hiver on repart en France » [...]

La Roumanie compte entre 530.000 et 2,5 millions de Roms.

Le Figaro

La France investit 40 millions d’euros en Tunisie pour les Tunisiens revenus de Libye

Mohamed Ennaceur, ministre des Affaires sociales, et Boris Boillon, ambassadeur de France en Tunisie ont signé vendredi 23 septembre 2011 un arrangement administratif relatif à la réinsertion socio-économique des Tunisiens revenus de Libye, par le moyen du microcrédit.

[...] Ce programme, doté de 40 millions d’euros sur trois ans, a pour objectif de soutenir la formation professionnelle et le développement régional, notamment à travers des initiatives économiques dans toute la Tunisie. [...]

En effet, suite aux événements survenus en Libye, de nombreux travailleurs tunisiens se sont vus contraints de rentrer précipitamment dans leur pays et se trouvent confrontés au chômage. Environ 450 projets individuels pourront bénéficier d’un appui dans un premier temps. [...]

BusinessNews.com

Tunisiens : aide au retour votée par la mairie de Paris

La Ville de Paris va accorder une aide d’insertion de 700 euros aux migrants tunisiens qui repartent chez eux au titre du retour volontaire, destinée à compléter les 300 euros d’aide versée par l’OFII, a annoncé Pascale Boistard, adjointe chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires.

[...] L’aide au retour volontaire des Tunisiens versée par l’OFII (Office français d’immigration et d’intégration), a-t-elle expliqué, a été limitée à 300 euros (montant habituel de l’aide au retour humanitaire), au lieu de 2.000 euros (montant maximum de l’aide au départ volontaire). La Ville de Paris a donc décidé de compléter l’aide au retour par une aide à l’insertion.

Actuellement, il y a en France entre 600 et 900 migrants Tunisiens, jeunes pour la plupart. 330 d’entre eux bénéficient des hébergements financés par la mairie de Paris. Selon Mme Boistard, environ un tiers de ces derniers voudraient actuellement repartir chez eux, voire la moitié. Dans ce cas, le montant global de l’aide d’insertion (700 euros par personne) serait comprise entre 77.000 et 100.000 euros. A ce jour, 250 migrants sont repartis avec les 300 euros d’aide au retour, a-t-elle encore indiqué.

Le Figaro

(merci à Aurelius)

Lyon : 80 Roms de Roumanie expulsés et bien décidés à… revenir

Ils n’ont pas caché leur intention de revenir en France rapidement.Hier matin, dès 6 h 15, des familles Roms roumaines ayant accepté l’aide au retour humanitaire, en fonction de la circulaire interministérielle du 7 décembre 2006, ont progressivement rejoint la grande aire de stationnement située devant l’entrée principale du Luna-Park, dans le quartier de Perrache, à Lyon. Des hommes, des femmes, des mamans accompagnées de petits enfants, voire enceintes, étaient là. Peu disposés à parler, certains ont toutefois expliqué venir « de squats de Vénissieux, Saint-Fons ». Le groupe n’a cessé de grossir pour atteindre, à l’arrivée des employés de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFFI), vers 7 h 30, environ 90 personnes.
Parmi elles, Adi-Sebastian, un Roumain venant de Bucarest, et Andrée-Daniel, son ami. Ils ont accepté l’aide au retour par manque de travail. Les deux jeunes hommes n’ont pas caché, hier, comme nombre d’autres,

qu’ils tenteraient de revenir dans les quinze jours, en passant par l’Italie .[...]

Là-bas, elles devaient prendre possession des 300 euros par adulte et des 150 euros par enfant.[....]

les 650 Roms vivant dans la ville pourraient être facilement logés sur l’agglomération. Le principe d’aires d’accueil des gens du voyage devrait s’appliquer à toutes les communes de l’Est et de l’Ouest lyonnais, ce qui permettrait de résoudre ce problème

Le Progrès

(merci à Eisbär)

Les Tunisiens de Lampedusa réclament des logements et 2000 euros au titre de l’aide au retour volontaire

Un bras de fer s’est installé entre immigrés, associations et Mairie de Paris d’un côté, et l’Etat de l’autre au sujet du retour des centaines des immigrés tunisiens de Lampedusa vers la Tunisie, selon RTL.fr.

Cette discorde concerne notamment l’aide au retour volontaire. Le gouvernement français accorde 300 euros au titre de l’aide au retour humanitaire aux Tunisiens qui repartent volontairement à leur pays (un dispositif qui s’applique notamment aux Roms).

Les Tunisiens de Lampedusa réclament, quant à eux, 2.000 euros au titre de l’aide au retour volontaire, dont bénéficient les sans-papiers présents depuis longtemps en France.

Business News

Lire aussi les autres  exigences des Tunisiens de Lampedusa à Paris

Début du fichage biométrique des étrangers bénéficiaires du retour aidé

PARIS — Les étrangers bénéficiant du retour aidé dans leurs pays, Roms en particulier, devront laisser leurs empreintes digitales à partir de vendredi, avec le début d’un fichage biométrique visant, selon le ministère de l’immigration, à lutter contre la fraude à ces aides.

Très critiquée par les associations, cette phase biométrique du fichier Oscar (Outil simplifié de contrôle des aides au retour) se fera sous contrôle de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Créé par décret le 26 octobre 2009, Oscar est déjà actif sous forme de bases de données comprenant l’identité des personnes ayant bénéficié des trois aides au retour (humanitaire, volontaire et à l’insertion). Les Roms, notamment, sont soupçonnés par les autorités d’effectuer des aller-retours vers la France pour bénéficier plusieurs fois, sous une fausse identité, de l’aide au retour humanitaire (ARH, 300 euros par adulte, 100 euros par enfant, plus le billet de transport).

15.236 aides au retour ont été délivrées en 2009 pour 9 millions d’euros, même montant qu’en 2008. Oscar est visé par un recours devant le Conseil d’Etat de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) et d’Imaginons un réseau Internet solidaire (Iris). « Ce fichage biométrique représente pour les Roms, dans le contexte de la campagne xénophobe conduite depuis cet été par le gouvernement », un « danger immédiat » et « massif », estiment ces associations.

Elles dénoncent un dispositif d’éloignement forcé des étrangers essentiellement de Roumanie et Bulgarie, citant le nombre d’ARH accordées aux ressortissants de ces deux pays depuis leur adhésion à l’UE en 2007: moins de 400 en 2005 et 2006, 3.000 en 2007, plus de 10.000 en 2008, plus de 12.000 en 2009.

« Oscar ne concernera que de manière très marginale les citoyens des autres pays de l’UE » et « dans la mesure où il est pratiquement impossible à un ressortissant d’un pays tiers ayant bénéficié d’une aide au retour de revenir sur le territoire français faute d’obtention d’un visa, le fichier aura pour usage exclusif d’entraver la liberté de circulation des Roms roumains ou bulgares », selon ces associations.

AFP- Google