Huit Roumains arrêtés pour 144 cambriolages

Huit Roumains, soupçonnés de 144 cambriolages d’hangars agricoles depuis septembre 2013 dans l’est de la France, ont été arrêtés mercredi en France, en Allemagne et en Roumanie, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la gendarmerie. Très mobiles, ces huit malfaiteurs, âgés de 35 à 40 ans, ont écumé les campagnes de Lorraine, Alsace et Champagne-Ardennes pour voler de nuit des outils agricoles entreposés dans des hangars, pour les revendre en Roumanie.


Quatre ont été interpellés à Strasbourg, dont trois ont été mis en examen et écroués pour vol et recel en bande organisée, selon une source judiciaire. Deux autres ont été arrêtés en Bavière (Allemagne) et deux autres dans le sud de la Roumanie dans l’attente de leur extradition vers la France. Une douzaine de perquisitions ont été menées sous commission rogatoire internationale dans le sud-ouest de la Roumanie, permettant de retrouver des outils signalés volés en France. « Les malfaiteurs, tous originaires de la même région en Roumanie agissaient en équipes de quatre/six personnes et ciblaient le matériel agricole utilisé quotidiennement par les agriculteurs, comme des débroussailleuses, du carburant, des câbles… », explique-t-on à l’OCLDI.

Le montant du préjudice est d’au moins « 500.000 euros », précise l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), co-saisi de l’enquête avec la section de recherches de Nancy, avec l’appui de gendarmes de Lorraine et d’Alsace. « Cette équipe, identifiée rapidement grâce à l’aide déterminante de la police roumaine, avait causé beaucoup d’émoi au sein de la communauté agricole. Certains, excédés, avaient même fait usage de leur arme de chasse pour faire fuir les voleurs », a expliqué le porte-parole de l’OCLDI.

Le Figaro

Cheptel, récolte, matériel… Quand les agriculteurs se font piller

Les exploitants agricoles, de plus en plus nombreux à subir des vols, ont lancé un appel à Manuel Valls, quelques jours avant le Salon de l’agriculture qui s’ouvre aujourd’hui .

(…) Entre 1996 et 2009, la gendarmerie a recensé 7.000 plaintes pour vol en moyenne chez les exploitants agricoles. Mais depuis quatre ans, elles ont grimpé de façon alarmante : 7.489 en 2010, 8.469 en 2011, 9.750 en 2012 et 10.426 en 2013.

« Nous avons envisagé la généralisation d’un travail conjoint entre la gendarmerie et les réseaux de la Fédération », explique Dominique Barrau. L’expérimentation d’une plate-forme électronique d’alerte au niveau départemental, que chaque agriculteur pourra alimenter par SMS, devrait, selon Manuel Valls, se généraliser, « pour être plus réactif s’il est spectateur d’un agissement particulier ».

(…) « En milieu agricole, nous sommes chasseurs, et nous sommes tous armés. Il ne faudrait pas qu’il y ait un drame… » D’autres organisent des rondes de nuit, le bâton à la main.

(…) Le Nouvel Obs

Les agriculteurs excédés par la recrudescence des vols

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne fait pas si bon vivre que cela à la campagne. Les vols en tout genre, animaux, bois, gasoil ou fils électriques, se multiplient. « Poules, moutons, vaches. Depuis ces cinq dernières années, les vols ont pris des proportions que l’on n’avait jamais vues jusqu’à maintenant », déplore Pierre-Jean L’Hote, agriculteur à Saverdun, dans l’Ariège.

« Vous vous levez le matin et vous ne savez pas ce qui vous attend. C’est parfois l’horreur, dénonce pour sa part Alain Iches. Certains animaux sont carrément dépecés sur place », ajoute-t-il. Comme par exemple « cet éleveur qui n’a retrouvé du passage des voleurs que les viscères de son taureau », indique-t-il. Plus à l’est, un habitant des Pyrénées-Orientales n’a récupéré que les restes mutilés de son âne dans son champ. Sans oublier ces fermiers retraités qui avaient gardé quelques hectares et plusieurs dizaines de brebis pour pâturer leurs prairies. Ils se les sont toutes fait subtiliser. Par lassitude, ils ont fini par renoncer, ne voulant pas s’enfermer dans un camp retranché entouré de barbelés.

(…) Le Figaro

La Chine fait-elle main basse sur les prairies canadiennes ?

Pour satisfaire l’appétit insatiable de l’Asie, des immigrés chinois investissent depuis peu des millions de dollars dans les prairies de l’Ouest canadien. Vastes cultures ou élevages, ils bâtissent des fermes géantes afin d’exporter sur l’autre rive du Pacifique.

Ce phénomène est particulièrement développé dans la Saskatchewan, une province agricole plus grande que la France, mais peuplée de seulement un million d’habitants. Ici, les champs s’étendent à perte de vue et leur acquisition est particulièrement bon marché. (…)

Confronté à l’inquiétude des maires locaux, le gouvernement a diligenté une enquête : «La loi de Saskatchewan est claire: seuls les citoyens et les résidents permanents du Canada peuvent investir dans les terres agricoles de la province (…) et les entreprises qui le font doivent être 100 % canadiennes. Des rumeurs veulent que certains intérêts essaient de contourner nos lois».

Dans ces campagnes canadiennes, plusieurs agriculteurs ont confié leurs doutes: et si ces immigrés chinois qui arrivent les poches remplies de dollars étaient en fait des prête-noms permettant à Pékin d’acquérir des terres arables?

Après avoir mis la main sur d’énormes gisements pétroliers dans la province voisine d’Alberta – forçant Ottawa à renforcer ses lois sur l’investissement étranger -, l’appétit de l’État chinois pour les ressources naturelles canadiennes apparaît infini. (…)

«Ces grands groupes qui achètent petit à petit toutes les terres ne pourront jamais les cultiver eux-mêmes. Vont-ils faire de nous de simples employés?»

lapresse.ca

France : Des jeunes tentent encore l’aventure de l’agriculture

A 27 ans, Marie-Blandine Doazan est à la tête d’une exploitation agricole de 127 ha à Villariès, dans le nord toulousain. Fille d’agriculteur, elle «n’était pas prédestinée». Et lorsqu’elle a monté son dossier, «le prévisionnel ne donnait pas envie».

Mais aujourd’hui, elle ne regrette pas de faire partie des 392 jeunes agriculteurs de Midi-Pyrénées qui se sont installés en 2011.(…) Si les niveaux d’investissement ne les ont pas totalement découragés, ils sont 20 % de moins qu’il y a dix ans à se jeter à l’eau.

Pas assez pour endiguer les conséquences du baby-boom. «D’ici dix ans, la moitié des chefs d’exploitations vont partir à la retraite, il faut dès aujourd’hui s’inquiéter du renouvellement», souligne le président départemental des Jeunes Agriculteurs.

Source

• Relire : Portugal : les jeunes chômeurs retournent aux champs (vidéo)

L’ UNESCO inscrit les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen au patrimoine mondial

Les Causses et les Cévennes présentent un exemple exceptionnel d’un type d’agro-pastoralisme méditerranéen. Cette tradition culturelle, basée sur des structures sociales et des races ovines locales caractéristiques, se reflète dans la structure du paysage, en particulier dans les modèles de fermes, d’établissements, de champs, de gestion de l’eau, de drailles et terrains communaux de vaine pâture et dans ce qu’elle révèle sur le mode d’évolution de ces éléments, en particulier depuis le XIIe siècle. La tradition agro-pastorale est toujours vivante et a été revitalisée ces dernières décennies.

Cette tradition culturelle, basée sur des structures sociales et des races ovines locales caractéristiques, se reflète dans la structure du paysage

Les Causses et les Cévennes, peuvent être considérées comme exemplaires de l’agro-pastoralisme méditerranéen et, plus précisément, représenter une réponse commune au sud-ouest de l’Europe. Les zones du paysage illustrent des réponses exceptionnelles apportées à la manière dont le système s’est développe au fil du temps et, en particulier, au cours des millénaires passés.

UNESCO
Journal Officiel du 4 janvier 2013

Incident à l’Assemblée nationale : suspension de séance alors que la gauche est en minorité (vidéo)

Lors de l’examen du budget de l’agriculture, l’UMP a failli mettre la gauche en minorité. Incident en séance.

L’Assemblée nationale doit voter mardi un budget de l’agriculture pour 2013 en baisse de 3%. Alors que la gauche est minoritaire dans l’hémicycle peu avant le vote d’un article, le président de la commission, François Brottes, demande une suspension de séance. Il affirme qu’il faut retrouver du calme et de la sérénité pour continuer le débat. Cette attitude scandalise les députés UMP, tous debout, hurlant en direction de Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée nationale, qui valide la suspension de séance. [...]

LCP