Angela Merkel s’inquiète de la poussée des «extrêmes»

Angela Merkel juge «préoccupant» le score de l’extrême droite en France, a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand lundi. «Ce haut score est préoccupant, mais je suppose que cela va se régler au deuxième tour», a-t-il déclaré.

Hollande ne nous fait pas peur. Les agences de notation et les taux auxquels empruntera la France pour se refinancer pousseront Hollande à mener une politique responsable. (A. Schockenhoff).

Les Allemands se sont réveillés avec une sorte de «gueule de bois» au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française.

Les scores des deux candidats qualifiés pour le second tour du scrutin ont été quelque peu éclipsés par la percée des extrêmes. Vacciné par son double passé nazi et communiste contre le vote aux extrêmes, l’Allemagne condamne la performance du Front national chez son voisin le plus proche. Mais aussi de celle du Front de gauche.

«Nous savons que le vote FN est un vote protestataire de frustration, plus que d’adhésion, décrypte le député conservateur Andreas Schockenhoff, président du groupe d’amitié franco-allemand au Bundestag. Mais il est préoccupant de voir que près de 20% des Français soutiennent un parti qui veut quitter l’euro, qui défend des thèses antimondialisation et anti-immigration. Cela pourrait avoir des répercussions inquiétantes pour l’Europe.» […]

Le Figaro

« La France de Sarkozy est dans le viseur des Agences de notation financière »

Le moins que l’on puisse dire est que la Commission européenne, gardienne des Traités de l’Union, a été «mise de côté» depuis l’arrivée en mai 2007, de Nicolas Sarkozy au pouvoir en France. Ce dernier ne jure, dans tout ce qui concerne les politiques communautaires, que par le couple franco-allemand. C’est donc bien avant la bourrasque financière, qui frappe l’Europe depuis 2008, que le président français a choisi la «ségrégation» politique entre les Etats membres de l’UE.

Manuel Barroso, le président de la Commission européenne n’avait plus droit de cité jusqu’à ce jeudi 10 novembre : il vient enfin, de reprendre le rôle que lui attribue le Traité européen, celui de «super intendant» de l’Union. Il a osé se libérer du diktat de Sarkozy et remettre en cause la gestion de l’économie française. Son commissaire en charge des Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn a annoncé, jeudi depuis Bruxelles, que le plan de rigueur annoncé, la semaine dernière, par le gouvernement français n’est pas crédible et a appelé la France à revoir sa copie pour plus de rigueur.

En d’autres termes, la Commission européenne ne croit pas aux annonces optimistes du gouvernement français pour 2012-2013 et met le pays sous surveillance. C’est comme cela que ça a commencé pour la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie… Cette Italie que Nicolas Sarkozy a jugée par un sourire moqueur adressé à la chancelière allemande, Angéla Merkel, lors d’une conférence de presse à l’issue du dernier Sommet du G20, tenu à Cannes. C’était, il y a une semaine. Cela n’arrive pas qu’aux autres, dit le proverbe : c’est au tour de la France de Sarkozy d’être, désormais, dans le viseur des Agences de notation financière et à la merci des usuriers internationaux.

En ce même jeudi fatidique pour la France, l’Agence «Standard & Poor’s» a annoncé, par erreur, la dégradation du triple «A» de la France. Très vite, cette dernière a saisi la Commission européenne pour une enquête. Tient ? La Commission européenne est soudain devenue aux yeux de Sarkozy l’arbitre et le juge dans les dossiers sérieux de l’Union. Puisque c’en est ainsi, Sarkozy doit donc admettre que la Commission européenne dit vrai quand elle annonce 0,6 % de croissance pour 2012 en France au lieu des 2% déclarés par le gouvernement de François Fillon. [Lire la suite]

Le Quotidien d’Oran

Chez Moody’s, Mélenchon mène une action « andouillette AAAAA » (vidéo)

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a participé vendredi à une action « andouillette AAAAA » pour dénoncer les ravages des agences de notations et leur triple A qui « mettent à genoux » les « gouvernements serviles » européens.

http://www.dailymotion.com/video/xluf7y

Le ministère des finances dément les rumeurs de dégradation de la note de la France

L’entourage du ministre de l’économie a formellement démenti, mercredi 10 août, les rumeurs selon lesquelles les agences de notation pourraient dégrader la note AAA de la dette souveraine française.

« Ces rumeurs sont totalement infondées et les trois agences, Standard’s and Poor, Fitch et Moody’s, ont confirmé qu’il n’y avait pas de risque de dégradation« , a-t-on déclaré dans l’entourage du ministre des finances, François Baroin.

Ces rumeurs ont fortement pesé sur les actions des banques françaises, le titre Société générale chutant de près de 20 %.

Le Monde

Plus scandaleux que Goldman Sachs: les agences de notation

Le bilan des agences ? Il se passe de commentaire. Standard & Poor’s notait encore AAA la banque Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite. Les trois agences notait AAA le courtier en énergie Enron, quatre jours avant sa chute. Pourtant, les agences de notation américaines continuent de faire la pluie et le beau temps sur l’économie mondiale. Leur dernier fait d’armes : elles ont précipité la Grèce dans la crise. Et elles s’attaquent maintenant au Portugal et à l’Espagne.

Le principe est simple : quand un pays ou une entreprise emprunte sur les marchés, il demande à une des agences de noter sa dette, c’est-à-dire de donner une estimation des risques de non remboursement en fonction de sa solvabilité, ses perspectives etc. En fonction des systèmes de notation des agences, ces dettes se retrouvent notées entre AAA (risque le plus faible) et CCC, voire D (faillite ou quasi-faillite).

On connaissait les dix plaies d’Égypte. Voici les trois plaies de Wall Street : Standard & Poor’s, Moody’s, et Fitch. Des organismes privés, totalement indépendants des régulateurs et autres gendarmes boursiers : deux groupes américains, Standard & Poor’s et Moody’s, et un acteur à capitaux français, Fitch. A elles trois, ces agences contrôlent 90% du marché mondial.

Bref, on a clairement affaire à une sacrée bande d’extralucides, réduite à dégrader après coup et à tour de bras, à chaque signe de faiblesse d’une banque, d’une entreprise ou d’un pays. Cette sur-réaction est d’ailleurs presque plus grave que l’absence de précautions initiales : en dégradant à la machette des entités déjà affaiblies, elles les empêchent de se refinancer à bon marché, et aggravent encore un problème qu’elles n’ont pas vu venir.

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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Bienvenue à la Grande Correction

Par Bill Bonner

Nous allons rebaptiser notre théorie. Nous vivons plus qu’une dépression ; c’est plutôt un phénomène économique et financier. Il inclut un transfert du pouvoir… un retour à la normale après quatre siècles d’aberrations… et l’échec de toute une série de sottises économiques récompensées par des prix Nobel — dont l’Hypothèse des marchés efficients et la Théorie du portefeuille moderne. Appelons cette phase la « Grande Correction »… et attendons que les événements nous donnent raison.

Les tendances profondes se poursuivent. L’influence gouvernementale augmente… et file tout droit vers la faillite. La plupart des pays développés accumulent de gigantesques déficits dans leurs finances publiques. C’est la Grèce qui fait les gros titres en ce moment. Les autres pays à la périphérie de l’Europe, observent avec attention. Ce que la Grèce vit maintenant, ils vont probablement le subir plus tard.

Jour après jour, les roues grincent et cahotent… en route vers des gouvernements toujours plus présents, avec des dettes plus grandes… Un gouvernement se tourne vers un autre lorsqu’il a besoin d’aide. Ce dernier se tourne vers un autre encore. Un pays dépend de sa Banque centrale… et sa Banque centrale dépend de la Réserve fédérale américaine, le capo di tutti capi de toutes les banques centrales de la planète.

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Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). « 50 requins ont joué le pays à la roulette », accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. « Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit. »

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

Les Islandais [ont voté] non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’« obligation pourrie ». L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du « non », suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait « trente ans en arrière ».

La perspective d’un non [au référendum] a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais. Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

L’affaire Icesave a réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

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Menaces sur la reprise économique

La montée des déficits budgétaires et de l’endettement public fait peser un risque sur nombre d’économies avancées. Une menace qui était dans le passé celle des pays émergents.

L’abaissement de notations, l’accroissement des différentiels de taux d’intérêt et la contre-performance d’enchères de bons du Trésor de pays tels que le Royaume-Uni, la Grèce, l’Irlande et l’Espagne montrent bien que les investisseurs, les autorités de surveillance des marchés obligataires et les agences de notation pourraient encore durcir leur position. A moins qu’ils n’assainissent leurs finances publiques.

Les conséquences de la sévère récession et de la crise financière ont été plus lourdes pour les pays qui n’ont pas pris de mesures visant à corriger leur déficit budgétaire structurel pendant les années de croissance. En outre, une faible reprise économique combinée à un vieillissement de la population menacent d’alourdir le fardeau de la dette dans de nombreux pays industrialisés : États-Unis, Royaume-Uni, Japon et certains pays de la zone euro.

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L’Islande paiera pour ses banques, qu’elle le veuille ou non…

La révolte des citoyens islandais pourrait bien coûter plus cher à leur pays que l’indemnisation pure et simple des clients étrangers floués par la faillite des banques locales emportées par le tsunami financier de 2008. En décidant, mardi, de soumettre la loi organisant le remboursement par le budget de l’État des 3,8 milliards d’euros perdus par les quelque 320.000 clients britanniques et néerlandais de la banque Icesave à un référendum, le président islandais a déclenché les foudres de la communauté internationale.

« Le peuple islandais, s’il devait arriver à cette conclusion (négative) dirait en réalité que l’Islande ne veut pas faire partie du système financier international, que l’Islande ne veut pas avoir accès au financement multinational, national et bilatéral et ne veut pas être considéré comme un pays sûr, avec lequel faire des affaires » a crûment résumé Paul Myners, le secrétaire d’État britannique aux finances.

C’est aussi toute la stratégie de sortie de crise mise en œuvre par la première ministre sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir qui est menacée : le gouvernement, inquiet, a fait savoir que l’Islande reste « pleinement engagée » à respecter ses engagements. Mais il faudra d’abord gagner le référendum…

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