Le mystère du Vélib retrouvé à Bamako s’épaissit (photo)

Les réseaux sociaux s’échangent depuis plusieurs jours la photo d’un Malien posant sur un Vélib. Depuis le lancement du système de vélos partagés, des rumeurs font état d’un trafic de Vélib en Afrique

On savait que le destin du Vélib était de traverser le périphérique parisien… mais pas de dépasser nos frontières. Et pourtant. Depuis quelques jours, une photo amuse les réseaux sociaux. On peut y voir un jeune malien poser fièrement sur un Velib… à Bamako. La question est sur toutes les lèvres: comment ce Vélib a-t-il atterri au Mali?

Il y a de fortes chances pour que le mystère reste entier. Mais dès le lancement du Vélib à Paris en 2007, JCDecaux, la société qui gère le réseau de vélos partagés, avait connaissance d’un trafic de ces bicyclettes vers l’Afrique.

D’après un haut responsable de JCDecaux cité par Le Figaro qui avait à l’époque consacré un article sur le sujet, « les Africains adorent le côté 4X4 du Vélib, si robuste qu’il permet de circuler même en brousse« . Une information qui a ensuite été démentie par des officiels de la société. [...]

La Tribune / Le Figaro

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La Ville de Paris va fêter la première année du Vélib’, son vélo en libre-service. À Paris, ce sont quelque 3 000 vélos qui ont été volés depuis un an et presque autant mis hors service sur la même période, soit près de 30 % du parc.

Les douaniers retrouvent fréquemment à Marseille des Vélib’ dans les containers des ferries qui se rendent au Maghreb. Et les touristes se sont habitués à les croiser dans les rues de Casablanca. Il y a quelques semaines, c’est en Roumanie qu’une bicyclette parisienne a été retrouvée dans un camp de Roms

Le Figaro (2008)

Mali : les djihadistes noirs victimes du racisme des djihadistes arabes

Au Mali, les défections sont de plus en plus nombreuses au sein des groupes terroristes musulmans. Et le racisme est l’un des principaux facteurs qui incitent de nombreux noirs à faire défection.

L’un des principaux djihadistes à avoir fait défection pour cause de racisme est Hicham Bilal. Dans un entretien, il a ouvertement parlé du racisme dans les rangs des djihadistes maliens :

« Ces fous ne sont pas des enfants de Dieu, ce sont des trafiquants de drogue. Et pour eux, un Noir est inférieur à un Arabe ou à un Blanc. Pour eux, les Noirs ont moins de valeur que les Arabes blancs. C’est ce qui a poussé des centaines d’Africains noirs à faire défection ».

Il a également expliqué comment les djihadistes avaient envoyé les combattants noirs en première ligne dans l’attente d’une possible intervention militaire internationale.

« Ils affirment qu’en cas de guerre, ils mettront tous les combattants noirs en première ligne, comme chair à canon»

maliactu.net

Afrique : la bombe démographique (rediff)

La population africaine pourrait quadrupler au cours de ce siècle, passant de 856 millions d’habitants en 2010 à 3,3 milliards en 2100. Les mouvements de population vont devenir ingérables.

« Il faut briser le tabou de la démographie ». Le continent compte plus de 200 millions d’Africains âgés de 15 à 24 ans, et ce nombre aura doublé d’ici à 2045 : c’est une bombe à retardement.

En un siècle et demi, sa part va quadrupler et, en 2050, un être humain sur quatre sera africain. Dans dix pays africains, la croissance démographique est supérieure à 3 % par an . A l’échelle du continent, elle se situe autour de 2,5 %.

Le taux de fertilité des Africaines est le plus élevé au monde : 4,7 enfants par femme.

Il découle de ces taux très élevés que la population africaine franchira la barre des 2 milliards à l’horizon de 2050, le nombre de personnes désoeuvrées ou mal scolarisées augmentera trop vite, l’urbanisation sera trop rapide et le surplus migratoire potentiel difficile à absorber.

Le phénomène de la démographie africaine est bien l’une des caractéristiques de ce XXIe siècle : un énorme problème et un défi.

Pour l’Afrique en premier lieu et, au-delà, pour les continents voisins et même pour le monde.

Jeune Afrique

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Complément

[Extrait de "The Irish Independent" du 10 juillet 2008 - article de Kevin Myers, journaliste et éditorialiste irlandais.]

« (…) Il nous faudrait de nouveau faire l’aumône. A l’Ethiopie cette fois. L’Éthiopie était déjà au centre de l’actualité il y a près de 25 ans, avec la campagne contre la faim de Bob Geldof. Et durant ce laps de temps, la population du pays a bondi de 33,5 à 78 millions d’habitants…

Pourquoi diable devrais-je de nouveau encourager la croissance démographique catastrophique de ce pays ?

J’ai parcouru ce pays. Contrairement à beaucoup d’entre vous, je suis allé en Ethiopie. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai craché au bassinet pour les bonnes œuvres qui là-bas luttent contre la famine.

L’enfant aux yeux grand ouverts que nous avons sauvé il y a 20 ans est désormais cet homme en rut, arborant une Kalachnikov et procréant comme bon lui semble au gré de ses poussées hormonales.

Il y a sans doute de bonnes raisons pour prolonger ce système économique, social et sexuel détraqué et destructeur. J’ignore lesquelles. Et il y a surement toutes les bonnes raisons du monde de ne pas écrire le présent article.(…)

Epargnez-moi les allusions à “Notre Famine” et les analogies trop faciles [ndlr : allusion à la Grande Famine irlandaise entre 1845 et 1852] . Il n’y a aucune comparaison possible.

En 20 ans de famine, la population de l’Irlande a été réduite de 30%. Durant ce même laps de temps, grâce à l’aide alimentaire occidentale, aux semi-remorques Mercedes à dix roues et aux avions Hercules, la population de l’Éthiopie a plus que doublé.

Quelque part, dans ce continent merveilleux, se trouve la Somalie ;

un autre charmant pays bien pourvu en fainéants perpétuellement en rut, brandissant des Kalachnikovs, mâchonnant du khat et excisant les filles.

C’est désormais un continent pratiquement entièrement peuplé d’indigents sexuellement hyper-actifs, et des dizaines de millions de personnes ne survivent que grâce à l’aide internationale.

(…) Le Japon, la Chine, la Russie, la Corée, la Pologne, l’Allemagne, le Vietnam, le Laos, le Cambodge… ont eu à surmonter des épreuves bien plus dures que celles que doit endurer l’Afrique.(…)

Pendant ce temps, les populations africaines épuisent leurs ressources, et provoquent des dégâts écologiques catastrophiques.

Quel sens cela a-t-il d’encourager activement l’augmentation de la population adulte d’un pays déjà surpeuplé, à l’environnement dévasté et économiquement dépendant ? 

(…) La charité intéressée est l’un des fléaux de l’Afrique. Elle a permis de maintenir en place des régimes politiques qui se seraient effondrés autrement. Elle a inspiré à Bill Gates un programme d’éradication de la malaria, alors qu’en l’absence quasi complète d’auto-discipline, cette maladie est actuellement l’une des formes les plus efficaces de contrôle des populations.

Si ce programme réussit, se vante-t-il, des dizaines de millions d’enfants qui seraient morts en bas-âge parviendront à l’âge adulte. Très bien, et ensuite ? Hmm… je sais. Qu’ils viennent tous ici. En voilà une riche idée.

(source) + (wiki Kevin Myers)

Gironde : Sofiatou était devenue l’esclave d’un couple

Venue du Bénin, la jeune femme sans papiers était devenue l’esclave d’un couple pendant près de 18 mois. Jeudi, elle s’est retrouvée face à eux devant la Justice

Christelle Agnamey est originaire du Bénin ; Andro Kouny, du Togo. La première est préparatrice en pharmacie ; le second, agent de sécurité.

À Talence, dans la banlieue bordelaise, où ils résident, ils ont la réputation d’être des gens généreux.[...]

Sofiatou, la jeune femme assise non loin d’eux dans la salle du tribunal correctionnel, ne fera jamais l’éloge de cette hospitalité. Pendant près de dix-huit mois, entre 2009 et 2011, elle a vécu comme une ombre dans l’habitation du couple. Profession : « bonne à tout faire ». Les enfants, la cuisine, le ménage.

« Ce n’est que de l’entraide, on l’a hébergée le temps que son mari la rejoigne », assure Christelle Agnamey. « Elle était en transit », renchérit son compagnon.

Poursuivi pour travail dissimulé dans des conditions contraires à la dignité humaine, le couple persiste à dire qu’il n’a fait que rendre service.  [...]

La jeune femme a été contactée par une amie d’enfance de Christelle Agnamey. Elle a accepté, espérant que la France lui offrirait la possibilité de faire soigner sa fille, atteinte d’une grave maladie. Andro Kouny se déplace alors à Cotonou de manière à ce qu’elle puisse récupérer de faux papiers. Devant le consulat de France, elle rencontre un certain « Charles », spécialiste entre autres des visas Schengen.

Son passeport est confisqué par le couple dès qu’elle arrive dans l’Hexagone. Sans titre de séjour, tétanisée par la peur d’être arrêtée, elle ne risque pas de s’enfuir.

La voisine du couple, une Ivoirienne employée dans une clinique, flaire l’aubaine. Elle lui colle son fils à garder pendant une brève période. Sans bourse délier ou presque. Les policiers ont calculé qu’elle avait payé Sofiatou 0,28 € de l’heure !

L’expérience a endurci Sofiatou. Via une autre filière de faux papiers, elle parvient à obtenir un précieux sésame et à revenir clandestinement dans l’Hexagone. Ce n’est pas elle qui frappera quelques mois plus tard à la porte de ceux qui l’avaient exploitée, mais les policiers !

Jeudi soir, le tribunal correctionnel, présidé par Caroline Baret, a condamné Christelle Agnamey et Andro Kouny à 12 mois de prison avec sursis chacun et au versement de 10 000 euros de dommages et intérêts.

Sofiatou, qui dispose désormais d’un titre de séjour provisoire, s’apprête à les assigner aux prud’hommes pour obtenir le paiement des salaires qu’ils lui doivent. La chance est peut-être enfin en train de tourner.

Sud Ouest

France : L’identité nationale, un «concept anxiogène» (Afrik.com)

Article d’Afrik.com sur intitulé «La réinvention permanente du racisme en France».

La France fonde des discriminations officielles sur la langue et l’origine au nom de concepts anxiogènes comme l’identité nationale : pour devenir français, il faut parler français, pour s’intégrer disait encore Patricia Bakalack (activiste camerounaise des droits de l’enfant), il faut se désintégrer (se renier, trouver le bon accent, etc.).

Pris individuellement, dans leur écrasante majorité, ils ne peuvent qu’être aimés, respectés et admirés, ces sacrés Français. Pourtant, la France a encore peur de cet autre qui se reflète dans son miroir. Le nationalisme, pas plus que l’ignorance, ne sont plus, aujourd’hui, les principaux terreaux du racisme. […]

On ne peut plus expliquer la pertinence de certains combats qu’en modifiant notre conception du rejet et de la haine de l’autre. Tout, aujourd’hui, est mondialisé, multiculturalisé, dématérialisé et interconnecté, alors l’étranger c’est qui au fait ? Le visiteur venu de l’espace ou bien le petit bonhomme vert tombé de la planète rouge ?

L’origine, la «souche», les papiers, ou l’identité, sont malheureusement des marqueurs au fer à vie.

Est-il possible de juger de l’évolution d’une civilisation en fonction du nombre de «sans-papiers» qu’elle abrite ? Peut-on par exemple créer un indicateur du taux d’exposition et de reconnaissance, dans la société française, des travailleurs sans visage et l’inclure dans la détermination de l’IDH (Indice de Développement Humain) ? La France n’accueille pas des «sans-papiers», elle les génère, elle dénie à une catégorie d’hommes, de femmes, et d’enfants issus de l’immigration le droit à l’intégration. […]

Afrik.com

Charente : une collecte pour l’Afrique qui sent l’arnaque

Après avoir écumé la Charente, la société Sud Ouest Ecoval s’intéresse à Agen, où elle propose de ramasser des vêtements qu’elle prétend expédier ensuite en Afrique.

De curieux prospectus ont été distribués dans certaines boîtes aux lettres agenaises à la fin de la semaine dernière. Dessus, on peut lire :

« Grand ramassage de vêtements, chaussures, maroquineries, linge de maison (draps, nappe, rideaux…), en bon état, à destination des pays d’Afrique. [...]

Le hic, c’est que la police municipale n’a été prévenue, ni de la distribution de ce flyer ni, surtout, d’un ramassage ou d’une collecte de vêtements, comme la loi l’oblige en pareil cas. Deuxième problème, ces informations et le prétexte de la collecte sont invérifiables. En effet, au numéro de téléphone indiqué, personne ne répond. [...]

Sud Ouest

« Le Salon africain de Genève célébre la place centrale de l’Afrique dans le monde des lettres et des idées »

« Afrique Centre du monde ».  Pour sa 10e édition, le Salon africain a choisi de célébrer la place centrale que joue l’Afrique dans le monde des lettres, des idées, des enjeux géopolitiques, de la mode…

2013 étant l’année du centenaire de la naissance d’Aimé Césaire, le grand poète de la négritude, ainsi que des dix ans de la mort de l’écrivain ivoirien Amadou Kourouma, le Salon leur rendra bien sûr hommage. Mais tout en laissant la part belle aux nouveaux talents, aux lectures, aux débats, aux témoignages…

Salon de Genève du1er au 5 mai 2013

Belgique : des délinquants envoyés en Afrique pour les « déconnecter » de leur milieu

Un arrêté sera présenté au gouvernement dans quelques jours. Objectif : financer des stages de rupture. En quatre ans, près de 500 mineurs sont ainsi partis plusieurs semaines au Maroc, au Bénin et au Burkina

On les appelle les stages de rupture. Ce sont ces séjours en Afrique, organisés pour les mineurs en danger. Parmi eux, de jeunes délinquants sur qui d’autres mesures de protection de la jeunesse ont été tentées, sans succès.

En phase pilote depuis cinq ans, cette mesure sera prochainement officialisée. Le projet a déjà permis à 500 jeunes de s’envoler, pour plusieurs semaines, vers l’Afrique. Au Bénin, au Maroc ou encore au Burkina, ces jeunes délinquants sont totalement déconnectés de leur milieu de vie.

NouvelleGazette.be

Photo : un délinquant belge
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La fuite des classes moyennes blanches

[Extrait d'une interview d'Hugues Lagrange par Slate Afrique - Article publié le 26 avril 2013]

« Dans les années 1980, il y a très peu de Sahéliens dans la vallée de la Seine. Dans les années 1990, il y a encore un certain mélange dans les quartiers. La ségrégation prend de l’ampleur à partir des années 1990 et se maintient dans les années 2000.

Elle résulte du départ des classes moyennes blanches dans les années 1980. Les départs se sont succédés :

départ des familles de cadres autochtones, des familles populaires, des familles issues de l’immigration européennes, des familles maghrébines qui réussissent. J’ai remarqué une évaporation par le haut.

Ces quartiers pauvres concentrent une population sans élite, sans exemple de réussite.

Il y a également un processus de mise à distance de la part des autochtones ou des franges de l’immigration plus aisées vis-à-vis des immigrés les plus pauvres.

Ce mépris est déterminant dans les constructions identitaires. Ceux qui restent dans ces quartiers se sentent relégués, marginalisés.

Slate

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• Lire en complément :

Conférence de Bernard Lugan (vidéo mars 2013)

Conférence vidéo mars 2013. 58 minutes – 1ère diffusion. Bernard Lugan est un historien spécialiste de l’Afrique.

• Le son de la vidéo d’origine (ici) étant très mauvais, il a été retraité pour améliorer la compréhension. L’intro a été coupée.

• Thèmes abordés : histoire et manipulation – Idéologie – 17 octobre 1961- Le remplacement de population – Coût de la colonisation – Esclavage et traite négrière … (Nous n’avons pu visionner la vidéo dans son ensemble. Un lecteur peut-il lister tous les thèmes abordés ?)

• Les lecteurs compétents sont invités à extraire de cette conférence le ou les passages marquants ou à faire des extraits par thème.

Les Africains et le «Rêve de l’Europe»

En mars 2013, Médecins Sans Frontières a publié un rapport intitulé « Violences, Vulnérabilité et Migration : Bloqués aux Portes de l’Europe. Un Rapport sur les Migrants Subsahariens en Situation Irrégulière au Maroc »

1°) Les lecteurs noteront que l’illustration de couverture est loin d’être neutre
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2°) Voici deux très courts extraits :

(…) Cette population en constant déplacement vit, pour la plupart, centrée sur le “Rêve de l’Europe”. (…)

Après plusieurs tentatives frustrées de rejoindre l’Europe, certains présentent des symptômes associés à la dépression. Ils ressentent un sentiment d’échec et ne sont pas capables d’imaginer un autre type d’avenir pour eux-mêmes”.

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Deux captures ci-dessous.

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