1894 : La défaite des Touareg

12 février 1894 : prise de Tombouctou par les Français.

Partie de Sansanding, la colonne de renfort commandée par le lieutenant-colonel Étienne Bonnier, devait arriver le 10 janvier à Tombouctou.

Le 14, elle est assaillie par les Touareg à Takoubao, près de Goundam, qui l’anéantissent.

Le commandant Joffre rétablit la situation dès le 20 janvier. Il atteint Niafunké et inflige une sanglante défaite aux Touaregs quelques jours plus tard. À Tombouctou, Joffre édifie le fort Bonnier et construit des fortifications à Kabara, Korioumé et Goundam.

Puis il lance des expéditions contre les diverses factions qui ont participé au combat de Takoubao, les contraignant à faire officiellement leur soumission. Joffre quitte Tombouctou le 10 juillet, après avoir fermement établit le contrôle de l’armée française sur la ville et ses environs

Wikipédia

Classement des 15 premières armées africaines (document)

Le classement est effectué à partir de cinq critères. Chaque armée reçoit une notation qui va de 1 à 5 ; ce qui permet de comptabiliser le nombre de points de chaque armée. La note est attribuée sur 25.
Il sied de préciser que ces notes sont attribuées en fonction du
niveau moyen des armées africaines. Elles seraient donc bien
inférieures s’il fallait avoir pour base de référence les
armées de la planète.

RANG

PAYS

TOTAL

CRITERES

EFFECTIF

L OGISTIQUE

BUDGET

ART DE LA

GUERRE

STABILITÉ ECONOMIQUE ET POLITIQUE

1ER

ALGERIE

5

5

5

4

3

22/25

2EME

AFRIQUE DU SUD

4

4

5

2

5

21/25

3EME

TUNISIE

4

4

4

3

4

19/25

4EME

EGYPTE

4

4

4

3

4

19/25

5 tME

ANGOLA

4

4

4

4

2

18/25

6EME

MAROC

4

4

3

3

4

18/25

7EME

NIGERIA

4

4

3

2

3

16/25

8EME

LYBIE

4

4

3

3

3

15/25

9EME

OUGANDA

3

3

3

3

2

14/25

1O EME

KENYA

3

3

3

3

2

14/25

11 EME

SOUDAN

4

3

2

3

2

14/25

12 ÈME

CAMEROUN

3

2

2

3

3

13/25

13 ÈME

RWANDA

3

1

2

4

3

13 /25

14 ÈME

ZIMBABWE

3

2

2

3

1

11 /25

15ÈME

GHANA

2

2

2

1

4

11 /25

Source : Hans De Marie HEUNGOUP
NGANGTCHO

Mémoire Online

Gaël Faye: «On est tous fait de contradictions et métissés d’une certaine façon» (Vidéo)

Membre du groupe rap Milk Coffee & Sugar, Gaël Faye, né au Burundi, d’une mère rwandaise et d’un père français, s’apprête à sortir son premier album solo, «Pili Pili Sur Un Croissant Au Beurre».

Ici on m’appelle « Negro », y’a pas d’place pour nos peaux mates

Extraits de la chanson «Je pars»

Je pars car nos modes de vies d’ici me scandalisent
Je pars car le ciel est bas et gris
Les vieux n’ont plus d’sagesse, ils sont racistes et aigris […]
Ici c’est rare qu’on nous supporte, qu’on ouvre les portes et les serrures […]

gaelfaye

Image de prévisualisation YouTube

Sur les questions de cohésion sociale, et antiracistes, des choses peuvent paraitre évidentes et bateaux, reste que 20% des Français continuent à voter Le Pen. Preuve que ça n’est pas si manifeste.

Dans l’album, on sent une opposition permanente entre France et Afrique.

Tous les morceaux sont construits comme ça, à commencer par le premier titre «A-France». L’album est presqu’autobiographique. Je suis né au Burundi, d’une mère rwandaise, et d’un père français. J’y ai vécu, jusqu’à l’adolescence, tiraillé entre deux cultures : africaine et occidentale. Cette opposition, c’est ma vie : deux fleuves qui se rencontrent, pour n’en former qu’un seul.

En mettant l’accent sur ton métissage, tout au long de l’album, tu ne crains pas d’exclure un certain public ?

On est tous fait de contradictions, et métissés d’une certaine façon. On vient d’êtres différents, aux patrimoines génétiques différents, aux pensées différentes, et bien souvent aux cultures différentes. Donc sans avoir eu la même histoire que moi, je pense que l’album parle à tout le monde.

Respect Mag

« Nous, femmes comoriennes et africaines de Marseille »

[êxtrait] A la veille du lancement de l’année européenne de la culture, des Marseillais connus ou pas racontent leur ville. Arafa Mbaé préside l’association Mayesha Comores (Espoir pour les Comores), qui lutte pour l’intégration sociale et économique des femmes dans les quartiers Nord de Marseille.

« Pour nous, femmes comoriennes et africaines de Marseille, cet évènement est une véritable opportunité de s’ouvrir à d’autres horizons, de montrer notre culture »

« Marseille 2013 est une chance pour nous (…) Dans les quartiers Nord, dans les cités, c’est là qu’il y a la culture. Le multiculturalisme se construit dans les cités où rien n’a été prévu par nos représentants. Alors nous nous sommes réappropriés Marseille 2013. Les changements viennent de nous. Nous allons montrer que nous participons à la communauté de cette ville.

Pour nous, femmes comoriennes et africaines de Marseille, cet évènement est une véritable opportunité de s’ouvrir à d’autres horizons, de montrer notre culture mais aussi d’en découvrir d’autres.

Nos quartiers ont une richesse formidable. Nous avons des brodeuses, des couturières, des savoir-faire. Nous avons une coopérative qui crée des emplois. Nous mutualisons notre mixité et ça marche.

« Nous mutualisons notre mixité »
[ novlangue 100% NDLR ]

Tout cela sans soutien de la ville : on n’a même pas un petit local. Les quartiers restent abandonnés et après on vient dire que ce sont nos enfants qui dégradent. Mais nous sommes là, avec toutes nos actions pour Marseille 2013.

Source

Internet : Cette arnaque à la nigériane « fait froid dans le dos »

Il y avait le faux e-mail imitant Visa ou Mastercard, il y avait les promesses de gagner beaucoup d’argent si vous aidiez financièrement une personne africaine à récupérer un héritage, il y a maintenant le faux tueur à gages qui vous demande de le payer pour rester en vie.

Marc a reçu cette nuit un étonnant e-mail de menaces d’un certain mohamed.suleiman@libero.it. Un « spam » selon Marc qui s’étonne tout de même qu’il n’ait pas été automatiquement classé dans la catégorie adéquate. « Même si je suis persuadé qu’il s’agit d’une tentative d’arnaque, à sa lecture, il fait un peu froid dans le dos et d’autres personnes pourraient réagir avec une certaine panique ou angoisse, c’est pourquoi je vous adresse copie de ce message » nous explique-t-il.

Voici l’e-mail en question:

« A votre attention. Je veux que vous lisiez ce message très attentivement et que vous gardiez le secret jusqu’à nouvel ordre. Vous n’avez pas besoin de savoir ni qui je suis ni d’où je viens. On m’a fait une avance de 200 000 € pour vous éliminer. Mes commanditaires dont un est ce que l’on peut appeller un ami, m’ont donné les raisons que j’ai notées. Je vous suis depuis plus de dix jours et je sais maintenant que vous êtes innocent de ce dont on vous accuse. N’essayez pas d’avertir ou de faire parvenir ce message à la police parce que je le saurais que je serai obligé de faire le travail pour lequel j’ai été payé. Notez que c’est la première fois que je trahis mon employeur. Ecoutez, je vais faire tout mon possible pour que l’on puisse se rencontrer mais avant j’ai besoin de 50 000 €. Vous n’avez rien à craindre de moi, je peux venir vous voir chez vous, c’est à vous de décider. Surtout n’essayez pas d’enregistrer ou de filmer notre future rencontre. Il faudra verser les 50 000 € sur le compte que je vais vous indiquer, ceci avant notre première rencontre. Une fois le paiement effectué, je vous donnerai la bande magnétique qui contient les noms et les requêtes des commanditaires. Ceci est une bonne preuve qui peut vous servir pour les assigner en justice si vous le désirez. Le solde du paiement sera réglé plus tard. Pour l’instant ce n’est pas la peine que je vous donne mon numéro de téléphone car vous allez coopérez. J’ai votre photo et d’autres informations importantes sur vous. J’ai été engagé avec mon équipe par la République Arabe du Yemen. Vous ne devez me poser aucune question. Confirmer rapidement pour votre bien. Voici mon adresse email pour me repondre mohamed.suleiman1@hotmail.fr  »

Il s’agit de ce qui est communément appelé une « arnaque à la nigériane » décrite en langage internet comme un « scam » de type 419. Comme pour la plupart des arnaques de ce type, elles proviennent d’Afrique de l’Ouest et en particulier de Côte d’Ivoire.

(…) RTL

Merci à chris3818919

Côte d’Ivoire : le « vivre ensemble » n’est pas pour tout de suite

[extraits] Dans le nord de la Côte d’Ivoire, les tensions se ravivent entre Peuls et Malinké. Peuple allogène originaire du Burkina Faso, les Peuls sont en général des éleveurs de bétail tandis que les Malinké sont surtout des agriculteurs. Leur différend prend ses racines dans des problèmes d’occupation de la terre.

Le président prône la réconciliation entre les différentes ethnies mais sa politique du «vivre ensemble » fait chou blanc pour l’instant.

Des agriculteurs malinké se sont rendus dans le quartier où vivent les éleveurs peuls et se sont mis à les battre à coups de bâton. Deux assaillants ont été arrêtés.

Ces interpellations n’ont fait qu’attiser les tensions. Quelques heures plus tard, une bonne centaine d’agriculteurs malinké ont fait irruption dans la gendarmerie et ont commencé à jeter des pierres sur les gendarmes. Ils ont été contraints de libérer les prisonniers. Lesquels sont retournés au quartier peul pour mettre le feu à leurs cases.

Le président prône la réconciliation entre les différentes ethnies mais sa politique du «vivre ensemble » fait chou blanc pour l’instant.

Source

Lire aussi : Kenya – Attaque tribale d’un village : 45 morts . La région est frappée par des tueries entre les ethnies Orma – essentiellement des éleveurs- et Pokomo – majoritairement des agriculteurs. Source

Bernard Lugan : «C’est pour nos sociétés européennes que la colonisation fut une catastrophe»

Bernard Lugan historien, spécialiste de l’Afrique, revient sur la «bataille des mémoires» à propos de la colonisation.

Le débat sur la colonisation est stérile car il a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels. Or, la Mémoire n’est pas l’Histoire. L’historien est un peu comme un juge d’instruction : il travaille à charge et à décharge […].

Vous avez écrit que «la question coloniale sert à désarmer moralement les Français». Pouvez-vous expliquer ?

Si nous faisons le bilan, c’est pour nos sociétés européennes que la colonisation fut une catastrophe. Aujourd’hui, elle est devenue une véritable «tunique de Nessus» qui fait peser sur les générations européennes à venir une hypothèque d’autant plus lourde qu’elles ne l’ont pas signée et dont elles demanderont un jour pourquoi elle sont condamnées à en honorer les traites.

Combien de temps encore les jeunes européens accepteront-ils en effet de se soumettre aux incantations accusatoires de ceux qui veulent leur faire croire que, puisque, et par postulat, leurs grands-parents ont «pillé» l’Afrique, ils sont donc condamnés à subir et à réparer ? D’autant plus qu’ils ont sous les yeux le spectacle de ceux qui, tout en accusant la France de tous les maux, forcent cependant ses portes pour y trouver de quoi survivre ou pour s’y faire soigner.

Laissons parler les chiffres. Il y eut au maximum 1 500 000 nationaux (ou Européens) installés dans tout l’Empire français, dont les deux tiers dans la seule Algérie. Or, aujourd’hui, les populations originaires de notre ancien empire et vivant en France, comptent plus de 6 millions de personnes, naturalisés compris, soit quatre fois plus qu’il n’y eut de «colons». Là est le vrai bilan colonial.

Atlantico