France : L’identité nationale, un «concept anxiogène» (Afrik.com)

Article d’Afrik.com sur intitulé «La réinvention permanente du racisme en France».

La France fonde des discriminations officielles sur la langue et l’origine au nom de concepts anxiogènes comme l’identité nationale : pour devenir français, il faut parler français, pour s’intégrer disait encore Patricia Bakalack (activiste camerounaise des droits de l’enfant), il faut se désintégrer (se renier, trouver le bon accent, etc.).

Pris individuellement, dans leur écrasante majorité, ils ne peuvent qu’être aimés, respectés et admirés, ces sacrés Français. Pourtant, la France a encore peur de cet autre qui se reflète dans son miroir. Le nationalisme, pas plus que l’ignorance, ne sont plus, aujourd’hui, les principaux terreaux du racisme. […]

On ne peut plus expliquer la pertinence de certains combats qu’en modifiant notre conception du rejet et de la haine de l’autre. Tout, aujourd’hui, est mondialisé, multiculturalisé, dématérialisé et interconnecté, alors l’étranger c’est qui au fait ? Le visiteur venu de l’espace ou bien le petit bonhomme vert tombé de la planète rouge ?

L’origine, la «souche», les papiers, ou l’identité, sont malheureusement des marqueurs au fer à vie.

Est-il possible de juger de l’évolution d’une civilisation en fonction du nombre de «sans-papiers» qu’elle abrite ? Peut-on par exemple créer un indicateur du taux d’exposition et de reconnaissance, dans la société française, des travailleurs sans visage et l’inclure dans la détermination de l’IDH (Indice de Développement Humain) ? La France n’accueille pas des «sans-papiers», elle les génère, elle dénie à une catégorie d’hommes, de femmes, et d’enfants issus de l’immigration le droit à l’intégration. […]

Afrik.com

Charente : une collecte pour l’Afrique qui sent l’arnaque

Après avoir écumé la Charente, la société Sud Ouest Ecoval s’intéresse à Agen, où elle propose de ramasser des vêtements qu’elle prétend expédier ensuite en Afrique.

De curieux prospectus ont été distribués dans certaines boîtes aux lettres agenaises à la fin de la semaine dernière. Dessus, on peut lire :

« Grand ramassage de vêtements, chaussures, maroquineries, linge de maison (draps, nappe, rideaux…), en bon état, à destination des pays d’Afrique. [...]

Le hic, c’est que la police municipale n’a été prévenue, ni de la distribution de ce flyer ni, surtout, d’un ramassage ou d’une collecte de vêtements, comme la loi l’oblige en pareil cas. Deuxième problème, ces informations et le prétexte de la collecte sont invérifiables. En effet, au numéro de téléphone indiqué, personne ne répond. [...]

Sud Ouest

« Le Salon africain de Genève célébre la place centrale de l’Afrique dans le monde des lettres et des idées »

« Afrique Centre du monde ».  Pour sa 10e édition, le Salon africain a choisi de célébrer la place centrale que joue l’Afrique dans le monde des lettres, des idées, des enjeux géopolitiques, de la mode…

2013 étant l’année du centenaire de la naissance d’Aimé Césaire, le grand poète de la négritude, ainsi que des dix ans de la mort de l’écrivain ivoirien Amadou Kourouma, le Salon leur rendra bien sûr hommage. Mais tout en laissant la part belle aux nouveaux talents, aux lectures, aux débats, aux témoignages…

Salon de Genève du1er au 5 mai 2013

Belgique : des délinquants envoyés en Afrique pour les « déconnecter » de leur milieu

Un arrêté sera présenté au gouvernement dans quelques jours. Objectif : financer des stages de rupture. En quatre ans, près de 500 mineurs sont ainsi partis plusieurs semaines au Maroc, au Bénin et au Burkina

On les appelle les stages de rupture. Ce sont ces séjours en Afrique, organisés pour les mineurs en danger. Parmi eux, de jeunes délinquants sur qui d’autres mesures de protection de la jeunesse ont été tentées, sans succès.

En phase pilote depuis cinq ans, cette mesure sera prochainement officialisée. Le projet a déjà permis à 500 jeunes de s’envoler, pour plusieurs semaines, vers l’Afrique. Au Bénin, au Maroc ou encore au Burkina, ces jeunes délinquants sont totalement déconnectés de leur milieu de vie.

NouvelleGazette.be

Photo : un délinquant belge
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La fuite des classes moyennes blanches

[Extrait d'une interview d'Hugues Lagrange par Slate Afrique - Article publié le 26 avril 2013]

« Dans les années 1980, il y a très peu de Sahéliens dans la vallée de la Seine. Dans les années 1990, il y a encore un certain mélange dans les quartiers. La ségrégation prend de l’ampleur à partir des années 1990 et se maintient dans les années 2000.

Elle résulte du départ des classes moyennes blanches dans les années 1980. Les départs se sont succédés :

départ des familles de cadres autochtones, des familles populaires, des familles issues de l’immigration européennes, des familles maghrébines qui réussissent. J’ai remarqué une évaporation par le haut.

Ces quartiers pauvres concentrent une population sans élite, sans exemple de réussite.

Il y a également un processus de mise à distance de la part des autochtones ou des franges de l’immigration plus aisées vis-à-vis des immigrés les plus pauvres.

Ce mépris est déterminant dans les constructions identitaires. Ceux qui restent dans ces quartiers se sentent relégués, marginalisés.

Slate

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• Lire en complément :

Melilla – Assaut massif d’immigrés d’Afrique noire à la frontière (vidéo)

Profitant du changement de garde, entre 150 et 200 migrants ont organisé un assaut massif à la frontière et 70 ont finalement passé la barrière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla.

Cette vidéo contient des extraits de deux reportages en espagnol : (1) - (2)

+ article en français (> Libération)

Afrique : la bombe démographique

La population africaine pourrait quadrupler au cours de ce siècle, passant de 856 millions d’habitants en 2010 à 3,3 milliards en 2100. Les mouvements de population vont devenir ingérables.

« Il faut briser le tabou de la démographie ». Le continent compte plus de 200 millions d’Africains âgés de 15 à 24 ans, et ce nombre aura doublé d’ici à 2045 : c’est à la fois un atout et une bombe à retardement.

En un siècle et demi, sa part va quadrupler et, en 2050, un être humain sur quatre sera africain. Dans dix pays africains, la croissance démographique est supérieure à 3 % par an . A l’échelle du continent, elle se situe autour de 2,5 %.

Le taux de fertilité des Africaines est le plus élevé au monde : 4,7 enfants par femme.

Il découle de ces taux très élevés que la population africaine franchira la barre des 2 milliards à l’horizon de 2050, le nombre de personnes désoeuvrées ou mal scolarisées augmentera trop vite, l’urbanisation sera trop rapide et le surplus migratoire potentiel difficile à absorber.

Le phénomène de la démographie africaine est bien l’une des caractéristiques de ce XXIe siècle : un énorme problème et un défi.

Pour l’Afrique en premier lieu et, au-delà, pour les continents voisins et même pour le monde.

Jeune Afrique

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Complément

[Extrait de "The Irish Independent" du 10 juillet 2008 - article de Kevin Myers, journaliste et éditorialiste irlandais.]

« (…) Il nous faudrait de nouveau faire l’aumône. A l’Ethiopie cette fois. L’Éthiopie était déjà au centre de l’actualité il y a près de 25 ans, avec la campagne contre la faim de Bob Geldof. Et durant ce laps de temps, la population du pays a bondi de 33,5 à 78 millions d’habitants…

Pourquoi diable devrais-je de nouveau encourager la croissance démographique catastrophique de ce pays ?

J’ai parcouru ce pays. Contrairement à beaucoup d’entre vous, je suis allé en Ethiopie. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai craché au bassinet pour les bonnes œuvres qui là-bas luttent contre la famine.

L’enfant aux yeux grand ouverts que nous avons sauvé il y a 20 ans est désormais cet homme en rut, arborant une Kalachnikov et procréant comme bon lui semble au gré de ses poussées hormonales.

Il y a sans doute de bonnes raisons pour prolonger ce système économique, social et sexuel détraqué et destructeur. J’ignore lesquelles. Et il y a surement toutes les bonnes raisons du monde de ne pas écrire le présent article.(…)

Epargnez-moi les allusions à “Notre Famine” et les analogies trop faciles [ndlr : allusion à la Grande Famine irlandaise entre 1845 et 1852] . Il n’y a aucune comparaison possible.

En 20 ans de famine, la population de l’Irlande a été réduite de 30%. Durant ce même laps de temps, grâce à l’aide alimentaire occidentale, aux semi-remorques Mercedes à dix roues et aux avions Hercules, la population de l’Éthiopie a plus que doublé.

Quelque part, dans ce continent merveilleux, se trouve la Somalie ;

un autre charmant pays bien pourvu en fainéants perpétuellement en rut, brandissant des Kalachnikovs, mâchonnant du khat et excisant les filles.

C’est désormais un continent pratiquement entièrement peuplé d’indigents sexuellement hyper-actifs, et des dizaines de millions de personnes ne survivent que grâce à l’aide internationale.

(…) Le Japon, la Chine, la Russie, la Corée, la Pologne, l’Allemagne, le Vietnam, le Laos, le Cambodge… ont eu à surmonter des épreuves bien plus dures que celles que doit endurer l’Afrique.(…)

Pendant ce temps, les populations africaines épuisent leurs ressources, et provoquent des dégâts écologiques catastrophiques.

Quel sens cela a-t-il d’encourager activement l’augmentation de la population adulte d’un pays déjà surpeuplé, à l’environnement dévasté et économiquement dépendant ? 

(…) La charité intéressée est l’un des fléaux de l’Afrique. Elle a permis de maintenir en place des régimes politiques qui se seraient effondrés autrement. Elle a inspiré à Bill Gates un programme d’éradication de la malaria, alors qu’en l’absence quasi complète d’auto-discipline, cette maladie est actuellement l’une des formes les plus efficaces de contrôle des populations.

Si ce programme réussit, se vante-t-il, des dizaines de millions d’enfants qui seraient morts en bas-âge parviendront à l’âge adulte. Très bien, et ensuite ? Hmm… je sais. Qu’ils viennent tous ici. En voilà une riche idée.

(source) + (wiki Kevin Myers)