Le Parti danois populaire dit stop à la naturalisation de musulmans

Le Parti danois populaire (Dansk Folkeparti, abrégé DF), classé au centre au Danemark, mais ayant des positions fermes contre l’immigration estime qu’il y a trop d’immigrants musulmans parmi les candidats à la naturalisation. Le site musulman oumma s’en indigne.

Pas question de conférer la citoyenneté aux 422 Irakiens et Afghans qui en ont fait la demande, et peu importe s’ils remplissent toutes les conditions nécessaires pour y prétendre.

Trop musulman pour être danois, telle est la hauteur de vue, à donner le vertige ou plutôt la nausée, qui anime le parti d’extrême droite danois, xénophobe, islamophobe et populiste en diable.

A chaque contrée européenne, son parti ultra conservateur qui se fait le garant de la souveraineté nationale sous l’étendard de la détestation du multiculturalisme et de l’islam, le Danemark n’échappant pas à cette résurgence du nationalisme sur un Vieux Continent qui a pourtant payé un lourd tribut à ses déviances mortifères.

Même sur le plus petit des pays scandinaves peuvent germer les racines du mal, à l’image du Parti danois populaire (DF) qui, en l’espace de quelques années, s’y est enraciné. Dans ce contexte, qui en rappelle d’autres, favorable à une préférence nationale qui ne fait pas de quartier, le vote de la loi bi-annuelle de citoyenneté censée accorder la nationalité danoise à près de 1 600 personnes a été parasité par l’obstruction des zélés parlementaires du DF qui, le doigt sur la couture du pantalon, s’y sont opposés au au seul motif qu’il y avait trop d’immigrants musulmans parmi les candidats à la naturalisation. […]

Vent debout contre un hémicycle réprobateur qui, à droite comme à gauche, s’est insurgé contre une «discrimination pure», le DF campe sur ses positions, déterminé à creuser un fossé infranchissable entre les bons et mauvais Danois, le rôle dévolu aux musulmans étant, au Danemark comme ailleurs, tout trouvé…

oumma

Mons : Manifestation de 250 Afghans (Vidéo)

Face au refus de 250 manifestants afghans d’être accueillis dans une salle chauffée par la ville de Mons, celle-ci a déclenché son plan d’urgence pour pouvoir leur fournir durant la nuit des couvertures et de la nourriture.

Ce matin, ils se sont réveillés et attendent toujours de pouvoir rencontre le Premier ministre, dont le porte-parole a fait savoir qu’il ne les rencontrera pas. Les manifestants n’ont pas encore pris de décision quant à la suite qu’ils donneront à leur mouvement. Les Afghans ont donc passé la nuit devant la commune, à quelques mètres du marché de Noël.


La marche des 250 Afghans s’est clôturée à Mons aujourd’hui

Au terme d’une marche de 70 kilomètres pour rejoindre Mons, les représentants des Afghans ont discuté avec le bourgmestre faisant fonction Nicolas Martin et les échevins montois Kapompolé et Sakas, ainsi qu’avec le président du CPAS Marc Barvais. Ce dernier leur a précisé que, suite à son entrevue avec la secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Maggie de Block, Elio Di Rupo avait déclaré que les cas individuels allaient pouvoir être analysés rapidement. Une réponse qui n’a pas satisfait les marcheurs qui souhaitent avoir une position claire du gouvernement sur le sujet et la garantie qu’il n’y aura plus d’expulsion.

rtl.be

Bruxelles : Plusieurs centaines d’Afghans menacés d’une expulsion collective

Quelques centaines d’Afghans se sont rassemblés lundi matin dans l’église du Béguinage à Bruxelles. Ils craignent de faire l’objet d’une expulsion collective vers leur pays.

A l’instar des opérations qui ont été menées en mai et en juin contre des ressortissants guinéens et congolais, plusieurs signes font craindre aux défenseurs des droits de l’homme une expulsion collective d’Afghans qui résident en Belgique, parfois depuis plus de cinq ans.

Des arrestations ont eu lieu, des avocats ont constaté que plusieurs de leurs clients avaient été envoyés dans des centres fermés, voire vers le centre de retour de Holsbeek, etc. «Le modus operandi est le même», a affirmé l’avocate Selma Benkelifa.

Si cette expulsion a bien lieu, elle serait, selon elle, une première dramatique. «Jusqu’à présent, la Belgique n’a jamais renvoyé directement des femmes et des enfants vers l’Afghanistan, ni même organisé un vol collectif vers ce pays», a-t-elle ajouté.

Plusieurs acteurs de la société civile ont apporté leur soutien à l’action qui a commencé lundi : la communauté catholique du Béguinage, l’église protestante de Bruxelles, l’association Culturelle et de Solidarité (musulmane) ainsi que le Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX) et la Ligue des droits de l’homme. Tous ont insisté sur les dangers que ferait courir le gouvernement aux ressortissants afghans s’il procédait effectivement à cette expulsion. […]

7 sur 7 (Merci à Stormisbrewing)

600 interprètes afghans obtiennent le droit de s’installer au Royaume-Uni

Londres a cédé à la pression en acceptant d’accueillir au Royaume-Uni quelque 600 interprètes afghans de l’armée britannique et leurs familles, qui redoutaient les représailles des talibans après le départ d’Afghanistan de la force internationale.

Alors que les Etats-Unis, qui disposent du plus gros contingent en Afghanistan devant la Grande-Bretagne, ont déjà mis en place un système de visas pour les interprètes qui se disent menacés de mort, la Grande-Bretagne était au départ très réticente.

Les autorités afghanes faisaient pour leur part savoir qu’elles ne souhaitaient pas le départ de ces «personnels qualifiés», minimisant les menaces qui pèsent sur eux. [...]

Libération

Calabre (Italie) : débarquement d’une centaine d’immigrés

Une centaine d’immigrés, en majorité Afghans, ont débarqué ce matin sur la côte calabraise à Rocella Jonica. Dans le groupe, de nombreuses familles : 23 femmes, 29 enfants dont certains n’ont pas plus de deux ans. Les immigrés sont arrivés dans un bateau de pêche qui s’est échoué sur la plage.

corriere della sera

Houthalen (Belgique) : Bagarre entre Tchétchènes et Afghans au centre pour demandeurs d’asile

Une vingtaine de ressortissants tchétchènes se sont introduits dans la nuit de dimanche à lundi dans le centre pour demandeurs d’asile de Houthalen-Helchteren, en province de Limbourg.

Ils s’en sont pris à une centaine d’Afghans. Une bagarre générale a suivi, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été blessées, dont des employés du centre, rapportent mardi « Het Belang van Limburg », « Gazet van Antwerpen » et « Het Laatste Nieuws ». Les faits se sont produits vers 0h30. « Il s’agissait clairement d’un assaut organisé », a expliqué un responsable du centre, Kenneth Arkesteyn. [...]

7 sur 7

(Merci à Flamand)

Grèce : Les migrants pris au piège de Patras

Le 19 mai, à 200 mètres des ruines de l’usine Piraiki Patraiki, immense étendue de murs écroulés, au cours d’une bagarre, un migrant afghan a poignardé à mort un jeune Grec. Trois nuits durant, l’usine a été prise d’assaut par des habitants en colère, rejoints par 300 jeunes casqués et armés de barres de fer, amenés par bus entiers, militants d’Aube dorée, le parti néonazi entré au Parlement lors des élections du 6 mai.

La police s’est interposée, chaque camp a ramassé ses blessés. Puis les policiers sont revenus, pour mettre les migrants dehors : près de mille réfugiés afghans, pakistanais, bangladais, africains, maghrébins.

Depuis, les quelques milliers de migrants en transit à Patras se terrent, chassés du centre par des agressions récurrentes et l’hostilité ambiante. «Avant, c’est nous qui avions peur, à leur tour de raser les murs», se réjouit Kostas, vendeur de fruits et légumes. Aube dorée est arrivé en ville il y a quatre mois, prenant ses quartiers rue de l’Allemagne. Depuis que le bureau a été mis à sac par des militants anarchistes, en mars, sa porte blindée reste le plus souvent close.

«Des dizaines de personnes ont immédiatement rallié le parti ou d’autres groupes racistes, comme s’ils n’attendaient que cela», témoigne Harry, de Praxis, association d’aide aux migrants mineurs. L’association, comme les trois autres que compte la ville, a dû suspendre ses activités après les incidents : les travailleurs sociaux, menacés, ne partent plus à la recherche des migrants, et ceux-ci limitent leurs déplacements. […]

La Grèce se révèle incapable de prendre en charge les quelque 400 000 illégaux qui vivent sur son sol – en plus du million d’immigrés légaux, pour une population de 11 millions d’habitants. Ceux qui sont arrêtés reçoivent l’ordre de quitter le territoire sous trente jours puis disparaissent dans la nature. […]

Le Monde

L’aide aux migrants, une affaire de femmes

Portrait de femmes s’occupant bénévolement plusieurs demi-journées par semaine des migrants des camps de Téteghem et de Grande-Synthe, à côté de Dunkerque.

Ce qui m’interpelle, commente Brigitte Marc, c’est pourquoi il y a des migrants. Si des pays nantis comme les nôtres n’allaient pas tout dérégler pour des questions d’intérêt, il n’y en aurait pas. Pour eux, le rêve serait de travailler tranquillement dans leur pays.

Elles ont commencé «comme ça», après leur départ en retraite, parce qu’une amie leur en avait parlé. Elles invoquent un nécessaire «humanisme » et disent : «quand on s’engage, on ne peut pas faire ça en touriste». […]

Il y a le docteur Brigitte Marc, 68 ans, de Médecins du Monde. Marie-Jo Westrelin, 65 ans, de l’association AMiS (Aide migrants solidarité). Marie, 61 ans et Gillette, bientôt 80 ans, de l’association Salam. L’une prodigue des soins, les autres conduisent les migrants aux douches ou préparent et distribuent des repas. A travers elles, c’est de plusieurs dizaines d’autres bénévoles dont il est question, en grande majorité des femmes, souvent à la retraite.

Certains mardis en fin de matinée, elles se croisent au bord du lac de Téteghem où séjournent en permanence entre 20 et 40 migrants. Des Afghans, des Iraniens, des Irakiens, quelques Vietnamiens aussi, qui passent ici quelques semaines, «rarement plus», en attendant de trouver le bon camion pour l’Angleterre. «Et quand ça traîne trop, ils vont vers Calais.» […]

La routes des dunes. Blog du Monde

Plus de 200 immigrés clandestins débarquent en Grèce ce week-end

Une soixantaine d’immigrés clandestins en route pour l’Italie ont débarqué dimanche sur la petite île d’Aguistri, près d’Athènes, après l’échouement de leur voilier sur le quai de l’île, a-t-on appris de la police portuaire [...]

Selon les déclarations des immigrés, dont la majorité disent être de nationalité pakistanaise, leur voilier avait appareillé du port du Pirée, près d’Athènes, à destination de l’Italie.

Vendredi, 151 migrants clandestins dont le bateau s’était échoué sur des fonds marins au large de l’île d’Elafonissos, près du Péloponnèse (sud), avaient été secourus par les autorités locales et transférés sur cette île, sains et saufs. Les migrants, tous des hommes, dont la majorité ont déclaré être afghans, avaient embarqué dans un port grec proche sur un yacht à destination de l’Italie, selon la police portuaire.

Située à la frontière sud-est de l’Union européenne, la Grèce est l’une des principales portes d’entrée de l’immigration clandestine en Europe, essentiellement via la Turquie.

Le Point

Ces adolescents clandestins qui «pourraient apporter beaucoup à notre pays»

Ils sont afghans, africains, asiatiques, ils ont entre 13 et 17 ans. Dans la capitale et en Ile-de-France, l’Aide sociale à l’enfance est débordée et dépassée.

Pourtant, dès que ces enfants vont à l’école, ils font des merveilles… et pourraient apporter beaucoup à notre pays.

Saïf, 16 ans, est originaire du Bangladesh. Accompagné «d’une personne», dit-il, il a pris un avion jusqu’en Inde, puis un second pour l’Italie, et enfin un train pour Paris. Là, «la personne» l’a déposé devant le siège de l’Aide sociale à l’enfance (Ase) avant de partir, emportant, dit-il, « son visa et son passeport». Il ne l’a plus revue. Pour lui, c’est en France que le chemin est devenu difficile. […]

Le Pr Marie-Rose Moro, pédopsychiatre, chef de service de la Maison des adolescents de Cochin.

Quid de la délinquance ?

Les faits de délinquance ou de drogue sont très rares. Ils ont d’autres problèmes : comment trouver sa place, comment cohabiter avec les filles… Ici, ils sont perdus.

Que nous apportent ces mineurs ?

Chaque enfant pourrait être le héros d’un film ou d’un roman. Ils ont une telle volonté ! Mais notre société en fait trop peu. Or, si on pouvait les aider plus sur leurs projets, on rendrait service à ces aventuriers des temps modernes. Et à nous aussi, car ils ont beaucoup à nous apprendre.

Paris Match

Lutte contre le racisme anti-afghan en Iran

« Il est interdit aux Afghans de se rendre au parc [truc] ce dimanche » a déclaré le responsable du Comité chargé du tourisme de la ville d’Ispahan en Iran le 31 mars.

« Afin que les citoyens iraniens puissent être tranquilles, les forces de police empêcheront les Afghans d’accéder au parc« , a ajouté cette autorité iranienne. Raison avancée: « Les citoyens afghans créent de l’insécurité pour les familles iraniennes« .

La publication de ces propos a suscité une vague d’indignation sur la Toile, notamment sur les réseaux sociaux. Quelques pages ont tout de suite vu le jour sur Facebook, sur lesquelles les utilisateurs font part de leur mécontentement face à cette mesure discriminatoire. « A de multiples reprises, nous avons vu que nos concitoyens afghans ont été victimes de politiques et de comportements racistes. Allons nous battre aujourd’hui contre cette idéologie et ces attitudes car demain sera trop tard », peut-on lire sur cette page. Certains ont changé leur photo de profil Facebook par l’image postée ci-dessous: « Nous sommes tous Afghans. Mettez fin au racisme en Iran! « .

Les critiques ne se sont pas limitées à l’espace virtuel. Une photo postée sur internet montre trois jeunes Iraniens devant le parc Sofeh à Ispahan, brandissant des pancartes avec les messages « Je suis Afghan aussi » et « non au racisme! ».  Lire l’article intégral

Relire :

• Suède : huit Afghans d’un centre d’asile inculpés de viol en réunion
• Grande-Bretagne : une femme violée par deux jeunes afghans
• … 

Suède : huit Afghans d’un centre d’asile inculpés de viol en réunion

Huit afghans résidant en Suède ont été inculpé de viol en réunion sur une femme de 29 ans, mère de deux enfants. Le viol a été commis dans un centre d »hébergement pour immigrés de la ville de Mariannelund.

Les accusés sont :
Rafi Bahaduri, 25 ans
Salahedin Hashemi, 20 ans
Mohammadi Zia, 20 ans
Morteza Afzali, 20 ans
Mohammadi Aziz Ahmad, 33 ans
Rahmati Hedayat, 20 ans
Azim Ahklaghi, 20 ans
Rustam Ghafory, 21 ans

Rafi Bahaduri [photo] a déjà commis 4 autres viols en Suède, a été condamné récemment, mais ne peut être expulsé car il est arrivé en Suède en 2002 et était alors (prétendument) âgé de moins de 15 ans.

[Nous n'avons pas le temps de traduire plus avant]

Sources diverses : The local (1) - The local (2) - Radio SuèdeGates of Vienna