Lourdes peines pour un réseau d’immigration clandestine afghan

Une coopération pénale internationale exceptionnelle a permis le démantèlement d’un réseau afghan d’immigration clandestine, à partir de l’aire de Téteghem, près de Dunkerque, sur l’A16. Trois ans d’enquête, dix-neuf tomes de dossier, trois jours d’audience et dix prévenus devant la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille : du passeur au chef de réseau européen, le procureur a requis des peines allant de deux à neuf ans d’emprisonnement.

Ils ont tous moins de 30 ans et ont fait vingt-six mois de détention provisoire : cinq Afghans, un Lituanien, deux Irakiens. Deux prévenus manquent à l’appel : placés sous contrôle judiciaire, ils ont pris la poudre d’escampette. Le bourdonnement des traducteurs accompagne les débats. Les échanges avec les prévenus se font en pachto, en arabe, en kurde et en lituanien [...].

Le tribunal a condamné le chef de réseau à sept ans de prison et ses deux lieutenants à cinq ans. Le chauffeur lituanien est condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis. Les passeurs ont été condamnés à des peines allant de trente mois à trois ans de prison.

La Voix du Nord

600 interprètes afghans obtiennent le droit de s’installer au Royaume-Uni

Londres a cédé à la pression en acceptant d’accueillir au Royaume-Uni quelque 600 interprètes afghans de l’armée britannique et leurs familles, qui redoutaient les représailles des talibans après le départ d’Afghanistan de la force internationale.

Alors que les Etats-Unis, qui disposent du plus gros contingent en Afghanistan devant la Grande-Bretagne, ont déjà mis en place un système de visas pour les interprètes qui se disent menacés de mort, la Grande-Bretagne était au départ très réticente.

Les autorités afghanes faisaient pour leur part savoir qu’elles ne souhaitaient pas le départ de ces «personnels qualifiés», minimisant les menaces qui pèsent sur eux. [...]

Libération

Trois «apprentis djihadistes français» expulsés du Pakistan

Détenus par le Pakistan depuis mai 2012, trois Français viennent d’être expulsés en toute discrétion vers la France et placés en garde à vue. Un quatrième homme est toujours retenu par les autorités pakistanaises.

Dix mois après leur arrestation au Pakistan, trois français d’une trentaine d’années soupçonnés d’être partis combattre les troupes occidentales en Afghanistan ont été expulsés vers la France. Paris, sous le choc de l’affaire Merah, et Islamabad, soucieux de ne pas apparaître une fois de plus comme un centre de formation au djihad, n’avaient pas jugé bon d’annoncer leur arrestation à l’époque. […]

Si les charges pesant contre eux semblent assez minces, «certains services français auront sans doute envie de leur poser quelques questions» sur les filières jihadistes.
Ils voyageaient en bus avec Naamen Meziche, un franco-algérien de 42 ans, considéré par les services secrets occidentaux et pakistanais comme un important cadre d’Al-Qaida. Il est notamment soupçonné d’avoir entretenu des liens étroits avec Mohammed Atta, le principal organisateur des attentats du 11-Septembre. […]

Le Figaro

Bernard-Henri Lévy : «Notre destin, aujourd’hui, se joue entre islam éclairé et côté obscur de l’islam»

Article de Bernard-Henri Lévy sur le site La Règle du jeu sur l’intervention français au Mali, «anti-guerre d’Afghanistan» et «anti-guerre d’Irak».

Notre destin, aujourd’hui, se joue entre l’islamisme qui progresse, le terrorisme qui se rapproche, et la lutte à mort, partout, entre islam éclairé et côté obscur de l’islam.

Cette guerre-éclair, conduite et gagnée, avec l’appui des forces maliennes, sans que l’on ait senti la possibilité même d’un enlisement, c’est l’anti-guerre d’Afghanistan.
Mieux : c’est, si l’on y réfléchit, la première défaite de l’islamisme militaire – il avait été défait politiquement en Libye ; l’intervention française avait eu pour effet, en montrant un visage fraternel de l’Occident, de pulvériser le noyau de l’argumentaire d’Al-Qaida et de faire qu’un an plus tard, dans les urnes, les forces qui se réclament du Jihad, soient tout naturellement vaincues ; eh bien, là, c’est une défaite militaire ; c’est la première fois que le jihadisme fait la preuve qu’il n’est pas plus apte à mener une guerre qu’à gouverner un Etat ; et cela aussi est essentiel ; et, là encore, c’est une date clé.

Or l’extraordinaire, c’est que l’opinion s’en moque.

L’élection d’une Miss France passionne davantage les Français que les hauts faits de cette nouvelle armée d’Afrique.

Une belle Eurovision, pour ne pas dire une Star Academy, intéresse plus que la destruction, pour reprendre le mot de François Hollande, d’un Sahelistan en formation. […]

La Règle du Jeu

Un Afghan de 13 ans en prison après avoir été violé, selon une ONG

Un garçon afghan de 13 ans a été condamné à un an de détention parce qu’il avait eu des relations sexuelles avec deux hommes adultes, a dénoncé Human Rights Watch (HRW), qui a appelé le gouvernement à le relâcher et à punir ses agresseurs.

L’incident est survenu en septembre mais n’a été rapporté que récemment, selon l’organisation de défense des droits de l’homme. Le garçon, accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec deux hommes dans un parc public, a été condamné en octobre à un an d’emprisonnement dans un centre de détention pour mineurs, de même source.

« Quand un homme a une relation sexuelle avec un enfant de 13 ans, l’enfant est victime de viol. Ce n’est pas un criminel« , a tempêté Brad Adams, le directeur d’HRW pour l’Asie. [...]

Le viol est reconnu depuis 2009 par la loi, mais il ne concerne que les femmes ou filles victimes d’abus. Bien souvent, celles qui osent se plaindre sont emprisonnées pour « crime moral » et leurs agresseurs laissés en liberté.

RTBF

Merci à ranelagh

Hôpitaux, prisons, armée : Pénurie d’aumôniers musulmans pour «encadrer l’islam de France»

152 aumôniers musulmans sont aujourd’hui salariés dans les prisons et 30 postes supplémentaires sont annoncés d’ici à la fin de l’année prochaine. Les aumôniers musulmans sont de plus en plus sollicités dans les prisons, l’armée ou les hôpitaux par les fidèles et l’État, ce qui pose des problèmes d’effectifs et de formation.

Dans les hôpitaux, on fait appel à eux pour apaiser les relations quand des musulmans ne veulent pas être auscultés par un médecin du sexe opposé.

Dans l’armée, en cas d’opération en terre musulmane, les aumôniers doivent faciliter les rapports avec la population. C’est notamment le cas en Afghanistan, où ils éclairent le commandement sur les traditions locales

«On devrait être trois fois plus», estime toutefois Abdelhak Eddouk, aumônier musulman à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), en rappelant que, selon le Contrôleur général des prisons, 40 % des détenus font le ramadan.

De leur côté, les aumôniers militaires sont en train d’organiser une formation continue en interne, précise Mohamed Ali Bouharb, aumônier en chef adjoint à l’armée de terre. Pour lui, les aumôniers de l’armée ont la structure la plus organisée. «L’armée a créé une forme de cléricat musulman : on a un chef, rattaché à l’état-major, quatre adjoints pour chaque corps, des aumôniers régionaux par zones de défense.» «Nous sommes une expérimentation pour les pouvoirs publics, dit-il. Nous pourrions baliser les moyens d’ encadrer l’islam de France.»

Le Point (Merci à Lilib)

La France va accueillir des Afghans qui ont aidé ses soldats

Menacés dans leur pays pour avoir aidé depuis onze ans des soldats français, plusieurs dizaines d’Afghans devraient bientôt être accueillis dans l’Hexagone. Pour la plupart interprètes, ils pourront également venir avec leur famille. Mais un arbitrage interministériel entre l’Intérieur, les Affaires étrangères ou encore la Défense doit encore déterminer le nombre exact de ces futurs expatriés.

Dans son édition de jeudi, le Monde parle de « 160 à 170 Afghans, dont 60 à 70 interprètes ayant travaillé avec les troupes françaises depuis 2008 en Afghanistan » qui « seront autorisés à venir sur le territoire français à partir de janvier pour démarrer une nouvelle vie ». Un chiffre qui n’est pas confirmé par le ministère de l’Intérieur. Les services de Manuel Valls rappellent qu’initialement, quelque 80 personnes au total devaient bénéficier de visas. (…)

Avant le retrait des dernières troupes combattantes françaises, effectif ce mois-ci, le commandement militaire français en Afghanistan a mené des entretiens individuels avec chacun de ses anciens employés locaux, candidats à l’expatriation en France.

(…) Le Parisien

Italie : Une «invasion providentielle» d’immigrants

L’afflux d’immigrants venus du Liban, de Somalie, d’Ethiopie, d’Erythrée, de Turquie, d’Irak ou d’Afghanistan a «ressuscité» Riace, un «village moribond» d’Italie du Sud.

Le modèle a ses limites, les membres de Citta Futura le savent. « Nous ne pouvons pas offrir du travail à tous les migrants qui passent par Riace. Et il serait impossible de reproduire la même chose dans une grande ville ».

Elle a un visage de madone et des doigts de fée. A l’ombre de son petit atelier situé tout en haut d’une rue escarpée, Lubaba, une Ethiopienne de 29 ans, peint des statuettes africaines destinées à la vente aux touristes. Des gestes mécaniques qu’elle répète depuis 2008, lorsqu’elle et son mari, Selan, sont arrivés à Riace. Des gestes qui lui font oublier le passé : leur départ soudain causé par les persécutions contre les chrétiens en Ethiopie ; leur arrivée en Libye, puis l’administration qui ­refuse de renouveler leurs papiers. Impossible de rentrer chez eux. Ils décident alors d’embarquer avec 500 autres fuyants à bord d’un rafiot. Direction l’Europe. […]

Des garde-côtes italiens ­finissent par les repérer et les conduisent jusqu’au camp d’accueil provisoire de Lampedusa. C’est là que le couple entend parler de Riace pour la première fois, un village qui a fait le pari de l’immigration. «Vous verrez, tout est fait pour vous aider», expliquent les travailleurs sociaux. La contrepartie ? S’intégrer à la société italienne et redonner vie au village victime de l’exode rural. Leur titre de séjour en poche, ils décident d’aller voir.

Quatre ans plus tard, ils y sont toujours. […]

Paris Match

Une adolescente afghane égorgée

Deux hommes, dont un avait vu sa demande de mariage refusée par la famille d’une adolescente afghane, ont été arrêtés pour avoir égorgé la jeune fille. La jeune fille, âgée de 15 ans selon la police, transportait de l’eau depuis une rivière jusqu’à sa maison de la province de Kunduz (nord) quand elle a été assassinée.

« Elle venait de sortir de l’eau quand elle a été attaquée. Les deux hommes lui ont tranché la gorge », a raconté à l’AFP Sayed Sarwar Hussaini, le porte-parole de la police de Kunduz, ajoutant que les agresseurs avaient été arrêtés et emprisonnés. [...]

Le Figaro

Armée française : La ruine en héritage ?

Avec les réformes budgétaires, il semble que la phase d’autodestruction de notre Défense soit désormais irrémédiablement engagée. L’institution militaire sera vraisemblablement la principale victime de la politique ultra-récessive poursuivie par le gouvernement Ayrault, qui, en cela, ne fait que parachever les décisions prises sous le mandat de Nicolas Sarkozy.
L’Afghanistan a-t-il été le chant du cygne de l’ère des opérations extérieures de l’armée française ? A prendre au mot le concept de “betteravisation” qui fait florès dans nos états-majors (entendre retour au pays et fin de l’époque expéditionnaire), tout connaisseur de la chose militaire est porté à le croire.

Coupes continues des crédits, purge massive des effectifs, cession gratuite du patrimoine immobilier, des milliers de militaires qui ne sont plus payés depuis des mois… La situation de la Défense est entrée dans une phase critique qui pourrait déboucher sur une crise sociale, capacitaire, et des vocations sans précédent historique.

L’armée de terre sera la plus touchée, mais la Marine et l’armée de l’air auront aussi leurs lots.

L’affaire Louvois

Suite et commentaires sur Fortune

Le Sénat afghan refuse le mot « amitié » dans un traité avec la France

Le Sénat afghan, tout en validant mardi un traité de coopération et d’amitié avec la France, a suggéré à son exécutif de ne pas utiliser le mot « amitié », la France n’étant pas un pays musulman, ont indiqué plusieurs sénateurs.

Le traité dit « de coopération et d’amitié » entre les deux pays, qui précise l’aide civile et militaire de Paris à Kaboul, avait été signé le 27 janvier par le chef de l’Etat afghan Hamid Karzaï et l’ex-président français Nicolas Sarkozy. Il a été ratifié le 25 juillet par le Parlement français.

En Afghanistan, la chambre des députés l’a accepté en tant que tel en septembre. Mais le Sénat, mardi, tout en donnant son accord, a suggéré au ministère des Affaires étrangères que la mention d’amitié entre les deux pays soit retirée de son titre.

« Certains sénateurs ont expliqué que, d’après les principes de la charia, le mot « amitié » ne pouvait être utilisé avec des infidèles. Après le vote, le terme « amitié » a été remplacé par celui de « relation »", a raconté une sénatrice.

« Ce sont des principes islamiques. J’espère que le respecté gouvernement français et son peuple ne le prendront pas de travers…« , a observé un autre sénateur. [...]

7sur7.be

Merci à Stormisbrewing