L’Islande renonce pour le moment à l’Union européenne

Le ministre des Affaires étrangères islandais Gunnar Bragi Sveinsson a annoncé jeudi avoir suspendu pour toute la durée de la législature les négociations d’adhésion à l’Union européenne.
«Nous avons dissous l’équipe et les groupes de négociation, et plus aucun sommet n’aura lieu. L’UE a décidé qu’il n’y aurait plus de dotation IAP», a affirmé Sveinsson lors d’un discours au Parlement. L’UE avait accordé à l’Islande 5,8 millions d’euros pour 2013 au titre de l’Instrument d’aide de pré-adhésion (IAP), après la candidature lancée par Reykjavik en 2009.[...]

Libération , Merci à Résistant Actif

Turquie : l’UE va relancer les discussions

Les ministres européens ont annoncé qu’ils acceptent de relancer les discussions d’adhésion avec la Turquie, mais qu’ils les repoussent à une date ultérieure cette année.

Le chef de la diplomatie turque, de son côté, dit ne voir aucun obstacle à l’ouverture d’un nouveau chapitre des négociations d’adhésion avec l’UE.

Hebergeur d'image

Le Figaro

Le Portugal veut accélérer l’adhésion de la Turquie à l’UE

Le gouvernement portugais se prononce en faveur d’une accélération des négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE, a déclaré aujourd’hui à Lisbonne le premier ministre Pedro Passos Coelho au premier jour d’une visite officielle du président turc Abdullah Gül.

«Nous sommes convaincus que l’accélération de ces négociations serait une bonne nouvelle pour la Turquie comme pour l’Europe»

«Le Portugal soutient très clairement les négociations d’adhésion de la Turquie», a déclaré M. Passos Coelho, jugeant que les discussions entamées avec l’Union européenne en 2005 «duraient depuis trop longtemps». […]

Les gouvernements des deux pays ont signé plusieurs accords de coopération bilatérale dans les domaines militaire, diplomatique et économique.

Le Figaro

Adhésion à l’UE : La France fait un geste en direction de la Turquie

La France a fait mardi un geste en direction de la Turquie en acceptant d’ouvrir à Bruxelles un nouveau chapitre des négociations d’adhésion de ce pays à l’Union européenne, signe du changement de perspective à Paris sur cette éventualité. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé à son homologue turc Ahmet Davutoglu que la France allait lever son veto à l’ouverture des négociations sur la politique régionale.

François Hollande a déclaré que l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne devrait se décider sur des critères politiques et économiques, une position qui contraste avec celle adoptée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était à la tête de l’État, considérant que la Turquie ne faisait pas partie de l’Europe.

«Je lui ai confirmé qu’on était favorables (…) à ouvrir la discussion sur le chapitre 22», a-t-il déclaré en marge d’une conférence sur la Libye à Paris. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a souligné que la France souhaitait «apporter un nouvel élan aux relations entre l’Union européenne et la Turquie».

Les discussions sur l’entrée de la Turquie dans l’UE restent freinées par la question de Chypre, qu’Ankara ne reconnaît pas, et par la Commission européenne, qui considère que la Turquie n’est pas prête sur le plan du respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression et de culte.

Le Nouvel Obs (Merci à Joyeux luron)

Un tiers des Français adhèrent aux idées du FN, pas à ses solutions

Selon un sondage TNS Sofres, 32% des personnes interrogées se disent en accord avec les idées du parti. A titre d’exemple, l’adhésion était de 28% en mai 2002.

L’adhésion aux idées du FN se stabilise à son plus haut niveau (32%) et son image s’améliore, notamment auprès des sympathisants UMP, mais une nette majorité de Français (67%) n’envisage pas de voter «à l’avenir» pour le parti d’extrême droite et rejette ses solutions, selon le baromètre annuel de TNS-Sofres[...]

Dans l’historique des enquêtes similaires de l’institut, une adhésion à 32% n’avait été atteinte qu’en octobre 1991. Elle se situait à 28% en mai 2002 et a connu un bond de 14 points depuis 2010.

«Ce qui est frappant, c’est qu’il n’y a pas de décrue post-électorale» comme cela pouvait être le cas après les présidentielles de 1995 ou de 2002, souligne à l’AFP Emmanuel Rivière, directeur du département Opinion chez TNS-Sofres.

L’analyste pointe une conjonction nouvelle entre «un niveau d’adhésion élevé aux idées frontistes, un étiage électoral haut (17,9% à la présidentielle) et un niveau bas de ceux qui considèrent le FN comme un danger».

Le parti d’extrême droite ne «représente un danger pour la démocratie» qu’aux yeux de 47% de sondés (-6), passant pour la première fois sous la barre des 50%. Chez les sympathisants UMP, le chiffre passe à 39%. De même, 35% des sondés – 40% à l’UMP – jugent désormais que le FN «est un parti qui a la capacité de participer à un gouvernement», en hausse de 10 points sur deux ans.

[...] une très nette majorité de Français, 81%, n’adhèrent pas aux «solutions» que propose Marine Le Pen, même si 35% d’entre eux adhèrent à ses «constats». Seuls 12% adhèrent «aux constats» et «aux solutions».

[...] Si 54% (+3) trouvent qu’«on accorde trop de droits à l’islam et aux musulmans en France» – 71% chez les sympathisants UMP – et si 54% (+3) jugent qu’«il y a trop d’immigrés en France» – 74% chez les sympathisants UMP -, le rétablissement de la peine de mort perd encore un point, à 32%, tout comme l’idée de supprimer l’euro et de revenir au franc, à 29%.

Seuls 24% (+2) trouvent qu’«en matière d’emploi», «on doit donner la priorité à un Français sur un immigré en situation régulière», quand 73% s’y opposent.

[...] Sondage réalisé du 24 au 28 janvier auprès d’un échantillon de 1 012 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

Libération

« Pas question de renégocier l’adhésion britannique à l’UE »

Le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a exclu mardi toute renégociation par la Grande-Bretagne de ses conditions d’adhésion à l’Union européenne, à quelques jours d’un discours attendu du Premier ministre David Cameron sur l’Europe.

« Il ne peut être question d’une renégociation par un État membre des conditions de son adhésion. Ni pour la Grande-Bretagne, ni pour tout autre État membre. Nous avons besoin d’une Union européenne intégrée, pas d’une Europe à la carte, avec son funeste cortège d’exemptions, d’exceptions, de dérogations et autres rabais. Ces divisions sont mortifères pour l’Union car elles tuent le sentiment d’unité », a lancé mardi l’ancien Premier ministre belge lors d’un débat dans l’hémicycle strasbourgeois. [...]

« David Cameron doit être honnête avec le peuple britannique et ses partenaires européens. Une renégociation signifie, soit le retrait du Royaume-Uni de l’UE, soit la fin du marché unique et de l’Union européenne. Et ce n’est clairement pas dans l’intérêt des citoyens européens, y compris des Britanniques. En sortant de l’UE, le Royaume-Uni aurait le même statut que la Norvège ou la Suisse, qui payent, mais n’ont rien à dire. Ce serait du suicide pour un pays dont 53% de ses exportations vont vers le continent », a jugé M. Verhofstadt. [...]

7sur7.be

Marocains d’Europe : Fiers d’être des citoyens européens et encore plus de leur «marocanité»

Les musulmans d’origine marocaine résidant en Europe se déclarent majoritairement fiers d’être citoyens de leurs pays d’accueil. C’est ce que révèle la toute dernière étude de la Commission Européenne, Eurislam, qui analyse les facteurs de convergence et de divergence entre musulmans et non-musulmans dans six pays d’Europe. Une fierté qui n’en diminue pas moins celle de leur «marocanité» profonde indique l’enquête.

Interrogés sur leur «marocanité» – entendre par là leur sentiment de fierté d’être marocains –, les musulmans d’Europe d’origine marocaine sont quasi-unanimes : l’hymne chérifien leur donne bel et bien la chair de poule. C’est ainsi que près de 90% des marocains qui vivent en Suisse se déclarent être fiers d’être marocains.

Un second indicateur, mesurant le niveau d’identification en tant que membre de la communauté nationale du pays de résidence, révèle lui aussi un fort sentiment d’adhésion et d’appartenance citoyenne des musulmans marocains à leur pays d’accueil. Par exemple, au Pays-Bas, plus de 65% des musulmans marocains s’identifient comme étant néerlandais. Même son de cloche en Suisse et en Belgique où une large proportion des musulmans de cette lignée se reconnait en tant que suisse ou que belge.

Ce sentiment d’appartenance est par contre moins marqué en France et en Allemagne où environ un tiers des marocains d’affiliation musulmane ne se sent que « moyennement » français ou allemand. Enfin, le Royaume-Uni, qui affiche toujours son exception, se démarque puisque 50% des sondés déclarent ne pas se reconnaitre en tant que citoyens britanniques. […]

Par ailleurs, le rapport Eurislam nous apprend que les degrés d’adhésion au pays d’accueil et d’attachement au pays d’origine ne sont pas nécessairement toujours mutuellement exclusifs. En atteste les cas de la Belgique où les sondés disent se sentir à la fois marocains (75,8%) et belges (58%), et de la Suisse où ils se déclarent aussi bien suisses (64,1%) que marocains (89,5%). En France par contre, où le sentiment d’appartenance est plus mitigé, le sentiment d’identification en tant que marocain est quant à lui très fort (83,2%). Un état-de-fait encore plus prononcé en Angleterre où, par phénomène de vases communicantes, la majorité de la population marocaine musulmane reporte son sentiment de marginalisation imposée sur une affirmation péremptoire de ses origines marocaines (81%).

yabiladi

Mgr Brunin : Le vote FN, «signe d’un désarroi, d’une inquiétude», pas d’une adhésion

Évêque du Havre et président du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France, Mgr Jean-Luc Brunin ne veut pas faire du FN un cas particulier dans la réflexion de l’Église sur la politique.

Certaines positions relatives [du FN] à l’accueil des étrangers sont inacceptables.

En tant qu’évêque, comment réagissez-vous au score obtenu par Marine Le Pen ?

Après l’étonnement, il convient de s’interroger sur les raisons qui poussent tant de personnes à faire un choix extrême. Vote contestataire ? Expression d’une souffrance ? Il est difficile de sonder les motivations des électeurs. Mais il est clair que certaines solutions simplistes peuvent trouver un écho dans une période de crise telle que nous la traversons car elles laissent croire que les choses peuvent se régler facilement. Ce vote révèle sûrement les difficultés de vivre de nombreuses personnes. En cela, le score du Front National doit interroger tout le monde.

Selon certaines études, 15 % de catholiques pratiquants auraient accordé leurs suffrages à la chef de file du FN. Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est pas forcément leur appartenance catholique qui détermine leur choix, mais davantage, peut-être, la situation dans laquelle ils se trouvent. Le sentiment de ne pas maîtriser son avenir peut conduire vers le Front National. Pour moi, le vote pour Marine Le Pen ne signifie pas une adhésion à l’idéologie de son parti, c’est plus le signe d’un désarroi, d’une inquiétude. […]

La Croix

UE : la Turquie et les aides financières de la France à la préadhésion (vidéo)

Richard Mallié, Claude Bodin et plus d’une cinquantaine de députés ont déposé deux amendements au projet de loi de finances 2012 qui ont été discutés lundi 24 octobre en fin d’après-midi afin de supprimer les 130 millions d’euros accordés à la Turquie en vue de l’adhésion à l’UE !

http://www.dailymotion.com/video/xlxn7m

Chaque année, la France verse à la Turquie près de 130 millions d’euros en vue de son adhésion, soit près de 900 millions d’euros sur sept ans (2007-2013) ! Sachant que tous les sondages réalisés en France vont dans le même sens (oui à un partenariat privilégié avec la Turquie, non à une adhésion turque), il est paradoxale de continuer à verser des fonds qui servent à atteindre un objectif souhaité ni par les Français, ni par les Turcs. Compte tenu de la situation financière dans laquelle se trouve notre pays, il est important de mettre fin à ce « paradoxe politico-budgétaire » !

Député Richard Mallié

Schengen: les Pays-Bas opposés à toute ouverture à la Roumanie et la Bulgarie

« Il a été décidé par le gouvernement que nous continuons d’être opposés à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie », a déclaré Elaine de Boer, le porte-parole du ministre néerlandais de l’Immigration, Gerd Leers.

[...] « En tant que Pays-Bas, nous dirons ++non++ à la réunion prévue la semaine prochaine à Bruxelles », a-t-elle annoncé.[...] Sofia et Bucarest veulent pouvoir adhérer à la zone Schengen avant la fin de l’année. Or, l’unanimité des 26 membres de l’espace Schengen est requise pour l’intégration de tout nouveau membre.[...]

Vif.be (L’Express)

Les millionnaires de nos frontières de l’Est

Malgré les milliards investis dans des équipements de surveillance dernier cri, les frontières de la Roumanie et de la Bulgarie sont toujours parmi les plus perméables de l’Union Européenne. Dans le même temps, les douaniers locaux se font construire de somptueuses villas. Faut-il y voir un lien ?

[...] La Bulgarie et sa voisine la Roumanie, qui a dépensé plus d’un milliard d’euros pour se doter elle aussi d’un système sophistiqué de surveillance des frontières, espèrent bien enfin intégrer la zone de Schengen ce mois-ci. Elles comptent également récupérer la responsabilité de la protection de certaines des frontières extérieures de l’UE.

Il y a quelques années, soulignent les spécialistes, ce passage de témoin n’aurait été qu’une étape de routine sur la voie enthousiaste de l’expansion de l’Union. Mais aujourd’hui, un nouveau conservatisme est à l’œuvre au sein du bloc.

En 2007, aussi bien la Bulgarie que la Roumanie avaient été accueillies dans l’UE, en dépit de questions persistantes sur le crime organisé, la corruption et l’inefficacité du pouvoir judiciaire.

Or, maintenant, alors que l’Europe est confrontée à la crise économique, à la peur d’une immigration accrue en provenance d’Afrique et à la montée de la ferveur nationaliste dans les Etats-membres, ces questions font l’objet d’une attention plus soutenue.

« C’est très bien d’avoir une machine capable de détecter s’il y a un clandestin à l’arrière d’un camion, déclare Karel van Kesteren, ambassadeur des Pays-Bas en Bulgarie. Mais si 500 euros suffisent pour que les gens regardent ailleurs, ça n’a aucun sens. Si vous confiez la clé de votre maison commune à quelqu’un d’autre, il vaut mieux être sûr que cette personne est fiable à 100 % et qu’elle respecte toutes les règles. » [...]

Les signes de la corruption sont visibles un peu partout dans les campagnes bulgares et roumaines le long des frontières, comme ces villas somptueuses qui appartiennent à des garde-frontières et à des douaniers.

Ici, à Svilengrad, une ville d’environ 20 000 habitants à la frontière méridionale de la Bulgarie, on peut en voir des dizaines. Le comportement des garde-frontières et des douaniers est notoire, au point d’être l’objet de la risée de tous. [...]

Pour Gabisor Tofan, maire d’un village des alentours, la corruption à la frontière est un secret de polichinelle. « Tous les gens qui vont en Moldavie savent qu’ils devront payer un petit quelque chose », explique-t-il. [...]

The New York Times via Presseurop

(merci à penelope)