Percée de Marine Le Pen chez les actifs (+vidéo)

I-télé, le débat du 3 février 2012

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Marine le Pen obtient 24% des intentions de vote auprès des actifs au premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ifop pour l’Humanité. La candidate FN arrive derrière François Hollande, qui recueille 27%, mais loin devant Nicolas Sarkozy, qui obtient 18%.

Elle fait une percée dans le monde du travail. Créditée d’environ 20% dans les derniers sondages, Marine Le Pen obtient 24% des intentions de vote auprès des actifs, selon un sondage Ifop pour l’Humanité. Chez ces électeurs, la candidate FN arrive derrière François Hollande, qui recueille 27%, mais loin devant Nicolas Sarkozy, qui obtient 18%. François Bayrou recueille 13% et Jean-Luc Mélenchon 8%.

En ce qui concerne les actifs proches d’un syndicat, Marine Le Pen est également deuxième avec 19%, derrière le candidat socialiste, qui obtient 33%. Ils sont suivis par Jean-Luc Mélenchon – 14% – et François Bayrou – 13% -, Nicolas Sarkozy – 12% – venant en 5e position. Les autres candidats recueillent moins de 5% des voix.

Auprès des actifs proches d’aucun syndicat, Marine Le Pen se classe première, avec 28% des intentions de vote. François Hollande (24%) devance de deux points Nicolas Sarkozy (22%). Vient ensuite François Bayrou (14%) tandis que Jean-Luc Mélenchon ne recueille que 4% des intentions de vote. La percée de Marine Le Pen dans le monde du travail est réelle mais elle se fait plus sentir parmi les salariés ne se sentant proches d’aucun syndicat, où elle serait aujourd’hui en tête, souligne l’Ifop.

TF1 News

La dette publique menace de relancer la crise financière mondiale, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu que la crise financière mondiale pourrait entrer « dans une nouvelle phase, » nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.

« L’attention s’est tournée vers les risques liés aux dettes des États qui pourraient saper les progrès dans la stabilité et faire entrer la crise du crédit dans une nouvelle phase« , a affirmé le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

Dans cette nouvelle phase, si les États continuent d’emprunter des montants aussi élevés pour combler leurs déficits, les fonds disponibles pour le reste de l’économie seront limités.

« La demande croissante du secteur public risque d’évincer le secteur privé du crédit« , et « une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé« , a expliqué le Fonds.

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Les trois limites de la dette publique

Notre dette publique a atteint 1.489 milliards d’euros fin 2009, soit 17 points de plus que les 60 % du PIB des critères de Maastricht. « Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites », aurait dit Alphonse Allais.

S’agissant de la dette, on peut cependant identifier encore trois limites devant nous :

-la limite de l’efficacité, au-delà de laquelle la dette publique pèse sur la croissance ;

-la limite de solvabilité, au-delà de laquelle un pays ne peut plus payer les intérêts de sa dette ;

-la limite de soutenabilité, au-delà de laquelle la dette est jugée tellement injuste par les jeunes générations qu’elle entraîne une rupture du pacte social.

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Prévisions alarmantes sur la dette des États

Le vieillissement de la population et le déséquilibre entre actifs et retraités vont creuser les déficits.

Obama portant des seaux aux noms évocateurs (banques, AIG, constructeurs automobiles, crédits immobiliers...) et allant traire la vache à lait du Trésor public : "Bon-jour, Rayon de Soleil !" (titre d'une chanson)

Le diagnostic est connu. La crise est historique ; les finances publiques en chute libre. Déficits et dettes ont augmenté de façon exponentielle sous le coup des plans de relance, des sauvetages de banques et de la baisse d’activité. L’OCDE prévoit en 2011 une dette des pays industrialisés à plus de 100 % du PIB. Un niveau difficilement soutenable. Mais si ces dettes s’envolaient à 200, 300, voire 400 %… Ce scénario catastrophe n’est pas tiré d’un livre de science-fiction mais d’une étude de la très sérieuse Banque des règlements internationaux (BRI).

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Les seniors chinois menacent-ils le monde ?

La Chine vieillit. Inexorablement. Aujourd’hui, 176 millions de Chinois, soit 12,79% de la population du pays, ont plus de 60 ans. Avec ses 1,3 milliard d’habitants, l’État le plus peuplé de la planète est également celui qui compte le plus de personnes âgées.

Quatre explications à ce phénomène. D’abord, la politique de l’enfant unique, lancée en 1979. A l’époque, dans les entreprises publiques, toute femme qui mettait au monde un deuxième enfant écopait d’une double sanction : suspension de salaire pendant plusieurs mois et suppression du droit à la promotion.

Ensuite, le changement des mentalités. Pour diverses raisons, nombre de jeunes couples chinois ne veulent pas d’enfants : il est donc loin le temps où trois, voire quatre générations vivaient sous le même toit.

Troisième raison : le célibat d’un grand nombre d’hommes. Beaucoup ne trouvent pas d’épouse du fait du manque de femmes – conséquence de la pratique de l’infanticide visant les petites filles dans leurs régions.

Enfin, l’allongement de l’espérance de vie en Chine : de 40 ans seulement dans les années 1950, elle est passée aujourd’hui à 73 ans.

Inquiétant : les projections montrent qu’en 2030 la Chine comptera 379 millions de personnes âgées, alors que, d’ici là, sa population se stabilisera autour de 1,39 milliard d’habitants. Cela signifie que dans vingt ans un Chinois sur cinq sera sexagénaire.

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Le fabuleux lobbying de la finance américaine

Par Hélène Rey, professeur à la London Business School

Le lobby (vestibule, couloir) de la Chambre des Communes (Angleterre), 1886

Les universitaires commencent à se pencher attentivement sur le lobbying des institutions financières aux Etats-Unis. Un récent article de recherche pose une question importante : pourquoi la régulation du marché des prêts immobiliers a-t-elle été si défaillante avant la crise ?

La réponse des auteurs est simple et riche d’enseignements : les principales institutions impliquées dans les excès des marchés des « subprimes » sont également celles qui ont dépensé le plus d’argent dans le lobbying des députés américains. Entre 2000 et 2006, les institutions financières américaines ont investi de 60 à 100 millions de dollars par an pour faire du lobbying.

Il ne paraît pas exagéré de penser que ces institutions ont influé sur la qualité de la régulation mise en place sur ces marchés. La puissance de feu des institutions financières américaines en termes de lobbying est énorme. Dans la dernière décennie, le profit du secteur financier a constitué environ 40 % des profits totaux de l’industrie américaine, alors qu’il n’avait jamais excédé 16 % de 1973 à 1985.

Le secteur financier est engagé à présent dans un lobbying forcené pour limiter la réglementation sur les produits dérivés, et sur le marché des « credit default swaps » en particulier, au coeur de bien des stratégies spéculatives.

Durant les neuf premiers mois de 2009, les institutions financières ont dépensé aux Etats-Unis 126 millions de dollars pour influencer le Congrès.

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Le trou noir de la finance n’engloutira pas les États

Le point de vue de Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur et directeur de L’Institut de Management de la Distribution de l’Université de Lille 2, se situe, pour le moins, à contre-courant du discours dominant qui vante les mérites d’un règlement supranational de la crise.

La gestion de « la grande crise des années 2010 » apparaît comme le grand retour des nations et des États souverains.

Dans l’immensité de l’univers, des trous noirs engloutissent des galaxies. Sur terre, le trou noir de la finance n’engloutira pas les États. La reprise en main de l’ensemble des systèmes bancaires par des États en faillite est un scénario fort probable à échéance peu lointaine.

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