La « contagion » des accords avec le FN inquiète à l’UMP

Olivier Lapierre, ancien maire UMP de Saint-Gilles, a été exclu du parti. Celui-ci souhaitait un accord avec le Front national aux municipales de 2014. Cette décision est l’occasion pour Jean-Fraçois Copé de rappeler la ligne de conduite de sa formation face à la montée électorale du parti d’extrême-droite.

Hebergeur d'image

Jean-François Copé a voulu faire un exemple. Le conseiller général UMP du Gard Olivier Lapierre a été exclu du parti mercredi. L’ancien maire de Saint-Gilles avait annoncé qu’il souhaitait et soutiendrait la candidature du député du FN Gilbert Collard aux municipales de 2014. [...]

L’exclusion d’Olivier Lapierre est donc l’occasion pour Copé de rappeler «qu’aucun accord d’aucune sorte ne sera accepté avec le Front national», alors que beaucoup à l’UMP craignent une «contagion». «Rien ne bougera au niveau national, rien ne peut bouger sans quoi nous sommes morts. Mais dans les petites villes, on voit nos digues s’effondrer une à une», déplore un ténor UMP de la région Paca.

Dans les rangs du parti, certains doutent de l’efficacité de la stratégie arrêtée par Nicolas Sarkozy et défendue par Jean-François Copé. «La diabolisation du FN a prouvé ses limites électorales, c’est l’une des leçons à tirer des partielles», poursuit l’élu. [...]

Le Figaro

Hollande réamorce le projet méditerranéen

François Hollande sera vendredi à La Valette (Malte) pour un sommet rassemblant cinq pays du sud de l’Union européenne (France, Espagne, Italie, Malte, Portugal) et cinq du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie).

Ce «format 5 + 5», comme l’appellent les diplomates, remonte aux années quatre-vingt et se concrétise par des rencontres informelles plus ou moins régulières entre ministres de l’Intérieur, de la Défense ou des Transports.

[...] L’intention, selon l’Élysée, est donc de «dire l’engagement» des pays du Nord «de maintenir une coopération méditerranéenne ambitieuse», en dépit des difficultés économiques et de la crise de l’euro. Les dirigeants du Maghreb ont répondu présent (l’Algérie et le Maroc dépêcheront leur premier ministre), ce qui est jugé à Paris comme un signe encourageant.

[...] François Hollande reprend à son tour ces efforts de Sisyphe pour tenter de construire une «Méditerranée de projets», comme il l’a annoncé fin août.

[...] «Ces réunions permettent d’envisager des ripostes collectives et méditerranéennes dans tous les secteurs, y compris celui du contrôle de l’immigration et de l’éducation, fondamentale dans les pays arabes en voie de démocratisation», relève Daniel Rondeau, ex-ambassadeur à Malte (aujourd’hui à l’Unesco), fervent partisan de la concertation entre les deux rives de la Mare Nostrum. La France avancera ainsi l’idée d’un «Erasmus de la Méditerranée» et poussera en faveur du développement de projets dans les énergies renouvelables dont le solaire. La défense, la sécurité, la coopération culturelle seront aussi sur la table.

Le «Club des dix» permet aussi d’échapper au point de blocage israélien. [...]

Le Figaro

« Notre marque de fabrique, c’est de ne jamais avoir fait d’alliances électorales avec les dirigeants du FN » (Copé/RMC)

Jean-François Copé redit son opposition à des accords avec le Front National.

« Marine Le Pen a mis des gens de la valeur et de la qualité de Nathalie Kosciusko-Morizet sur une liste noire ! Vous vous rendez compte de ce que ça signifie sur le plan même de la démocratie, du respect des uns et des autres ? » – Jean-François Copé

Législatives : « gros blocage » PS-EELV-FG

Les négociations entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche sur les législatives sont en situation de « gros blocage » à cause  notamment du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, a déclaré aujourd’hui David Cormand, chargé des élections à EELV. [...]

« On est inquiets sur la possibilité d’avoir un gros blocage », « il y a deux chances sur trois pour qu’il n’y ait pas d’accord » avec le FG, a affirmé M. Cormand. « L’objectif est de trouver une solution sur les 55 circonscriptions à risque FN » où la gauche pourrait être éliminée du deuxième tour. [...]

Or, M. Mélenchon a toujours dit qu’il ne voulait pas discuter avec le PS hors risque FN et « là, le PG veut négocier sur des circonscriptions où il n’y pas de risque » d’extrême droite et « pendant ce temps-là, il fait des claquettes à Hénin-Beaumont« , dénonce le responsable écologiste. [...]

Le Figaro

Les dissidences UMP et PS se multiplient

Les candidatures dissidentes se multiplient à gauche comme à droite. Refus de l’accord PS/écolos, des parachutages, des chouchous de l’Elysée, les raisons sont multiples pour que des dissidences apparaissent. Revue de détails.

Pour les législatives, allez-vous voter UMP ou UMP, PS ou PS ? Dans nombre de circonscriptions, des candidats se présentent contre la personne officiellement investie par leur parti. Au risque de faire perdre leur camp. Le PS comme l’UMP sont touchés et malgré les menaces d’exclusion, les dissidents comptent pour la plupart se maintenir.

Ce phénomène n’est pas nouveau mais s’accentue avec l’affaiblissement de la discipline intellectuelle dans les partis,

la rancœur de « mâles blancs » victimes de la diversité ou de la parité ou à l’inverse de femmes, de noirs ou de beurs pensant avoir mérité une place.

Ajoutez à ça le refus des accords entre partis réservant une circonscription à un parti allié et bien sûr les rébellions locales contre les parachutages. (…)

Marianne 2

Immigration : ces « accords » qui entravent Sarkozy et Guéant

Guéant et Sarkozy veulent « réduire » l’immigration légale notamment de travail. Sauf que, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, ministre puis chef de l’Etat, plusieurs accords bilatéraux ont été signés facilitant la venue de travailleurs immigrés. Un retournement. En affirmant vouloir « réduire » l’immigration légale même professionnelle, Claude Guéant a remis en cause toute une doctrine sarkoziste sur les migrations. En effet, celui qui fut ministre de l’Intérieur puis chef de l’Etat, avec Guéant à ses côtés, comme directeur de cabinet, secrétaire général de l’Elysée et enfin ministre de l’Intérieur a toujours prôné « l’immigration choisie ».

Marianne 2

Un bateau transportant des migrants intercepté et renvoyé en Tunisie

ROME (AFP) —Les autorités tunisiennes ont pour la première fois stoppé et renvoyé en Tunisie hier un bateau transportant des immigrants à destination de l’Italie, en application d’un accord conclu entre Rome et Tunis, a annoncé le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni.

Les autorités tunisiennes ont pour la première fois stoppé un bateau tunisien rempli d’immigrants illégaux et l’ont renvoyé en Tunisie », a déclaré M. Maroni à la presse.

« Cela montre que l’accord entre nos deux gouvernements fonctionne », a-t-il souligné.L’accord signé le 5 avril par l’Italie et la Tunisie prévoit l’octroi de permis de résidence temporaires aux quelque 20.000 immigrants déjà arrivés sur la sol italien et le renvoi des migrants débarquant après cette date sur les côtes italiennes. La Tunisie a également accepté de renforcer les mesures de sécurité sur son littoral.[...]

La Presse de Tunisie

Cantonales: Sarkozy fixe la règle du jeu face au FN : pas d’accords

Nicolas Sarkozy, qui recevait l’équipe dirigeante de l’UMP à déjeuner ce midi à l’Elysée, a fixé la règle du jeu pour les cantonales des 20 et 27 mars face au FN. «Il n’y aura pas d’accords avec le Front national et on maintiendra nos candidats partout où ils pourront se maintenir», a précisé le chef de l’Etat.

A l’UMP, certains pronostiquent en effet que les candidats FN pourraient devancer ceux de l’UMP dans plus de 150 cantons, soit une vingtaine de départements. Nicolas Sarkozy a aussi prévenu que ceux qui appelleront à voter pour l’extrême droite au second tour seront débarqués sans ménagement de l’UMP. «On virera ceux qui appellent à voter FN!», a-t-il menacé. Pour autant, il n’a pas plaidé pour un front républicain en faveur du PS, loin de là [...]

Le Parisien

Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

Suite et commentaires sur Fortune