Joëlle Milquet vante les accommodements raisonnables

Belgique : décidément, Maghreb TV, la télévision belgo-marocaine diffusée à Bruxelles, libère la parole de certains élus.

C’est lors d’un talk show avec le fondateur-animateur de Maghreb TV, Mohammed Tijjini, que Philippe Moureaux, il y a quelques mois, avait déjà osé des comparaisons osées avec Goebbels à propos de l’émission de la RTBF, « Faut-il craindre l’islam ? ».

Cette fois-ci, c’est la ministre de l’Intérieur, candidate CDH à la Ville de Bruxelles, Joëlle Milquet, qui s’est lancé dans un vibrant éloge des accommodements raisonnables, alors que tout le monde, ou presque, en pense le plus grand mal.

Pour mémoire, ce terme désigne le traitement dérogatoire à la règle commune de revendications de personnes souffrant de discriminations, à l’origine, à cause d’un handicap. Au Canada, puis en Belgique, certains experts de l’immigration ou représentants de milieux associatifs auraient aimé étendre cette technique juridique à d’autres formes de « discriminations » : religieuses, par exemple.

Port du voile islamique dans les écoles, nourriture halal, horaires séparés pour les hommes et les femmes dans les piscines : toutes choses que, dans son interview à Maghreb TV, la ministre de l’Intérieur soutenait et soutient encore. (…)

Le Vif

Ces crimes sans honneur: la dérive du multiculturalisme

Tout juste avant que l’affaire Shafia ne survienne, la cinéaste Raymonde Provencher s’est penchée sur l’épineuse question des crimes d’honneur commis dans des pays occidentaux en produisant son plus récent documentaire, « Ces crimes sans honneur ». (…)

L’« échec » du multiculturalisme

Constatant que des crimes d’honneur sont perpétrés dans des sociétés occidentales, Mme Provencher, dont les bureaux sont sur le Plateau, croit que le multiculturalisme s’avère être un échec. Et que plus particulièrement au Québec, les accommodements raisonnables « nous ont rendu fragile ».

« L’affaire Shafia est le premier crime d’honneur qui a eu cette répercussion chez nous, mais il y en a eu d’autres avant. C’est terrible à dire, mais il va surement y en avoir encore. Ça va prendre du temps avant de réussir à dialoguer avec les communautés culturelles. Le système politique fait en sorte que ces communautés vivent replier sur elles-mêmes et qu’elles gardent leur tradition », explique-t-elle.

« On se rend compte qu’elles gardent tout, y compris des aspects de leur culture qu’on doit interroger en vertu des valeurs qui sont les nôtres, comme l’égalité homme-femme et les droits de la personne », poursuit-elle. (…)

Le Plateau

Contre le FN, des «accommodements raisonnables temporaires et évolutifs»

Pour Eric Favey et Philippe Lazar, co-rédacteurs en chef de la revue Diasporiques/Cultures en mouvement, co-éditée avec la Ligue de l’enseignement, tout doit être fait pour se retrouver «devant un impossible choix au second tour des présidentielles de 2012».

Comme bien d’autres pays, nous devons affronter avec courage et franchise les difficultés qui résultent de la présence sur un même territoire de peuples et de cultures n’ayant ni la même histoire, ni la même mémoire, ni nécessairement exactement les mêmes valeurs.

Marine Le Pen est sur le point de gagner son pari : «S’ils (le président et son parti) continuent comme cela, je ferai 25 % aux présidentielles.» […]

Une nouvelle étape du renouvellement des pratiques démocratiques passe par l’acceptation formelle d’un certain niveau de conflictualité culturelle au sein de la société civile. Et il est urgent de montrer qu’on peut dépasser ces conflits en énonçant des propositions explicites pour les gérer, sous la forme de ce que les Québécois appellent sagement des «accommodements raisonnables», temporaires et évolutifs. Une règle et une seule s’impose à ce propos, qui est en fait la règle d’or de toute démocratie et qu’on peut appeler principe de réciprocité : «J’accepte de te reconnaître pour ce que tu es pour autant que tu acceptes de me reconnaître pour ce que je suis.»

N’est-il pas grand temps que toutes les gauches se mettent d’accord pour faire front, ensemble, sur cette base, sans renoncer le moins du monde à leur combat essentiel contre les ravages de la toute-puissance de l’argent ? […]

Le Monde

Burqa et «accommodements raisonnables» : Canada vs France

Elsa Rizkallah, étudiante à l’École du Barreau de Montréal, compare la citation en France et du Canada en matière d’«accommodements raisonnables», en particulier sur le port de la burqa.

 » Plus nous réussissons à respecter les différences de chacun, plus nous assurons aux immigrants l’objectif essentiel de leur immigration, celui de vivre dans une société démocratique respectant la liberté d’expression et de religion de la femme musulmane en tant qu’individu égale aux autres dans une même société. »

Nier aux femmes musulmanes le droit d’exprimer leur liberté de croyance et de religion, comme elles l’entendent, ne servira qu’à exacerber leur sentiment d’isolation.

Ainsi, même si le projet de loi en France vise à promouvoir l’égalité, la sécurité et les valeurs de la République, en réalité, il ne fait que limiter la diversité du pays.

Le Canada, lui, a fait preuve d’une large ouverture d’esprit en usant des «accommodements raisonnables» pour s’ouvrir aux croyances et convictions de différents musulmans. (…)

Suite sur Oumma.com

Belgique : Vers «des règles plus strictes» pour favoriser l’intégration des étrangers ?

Des représentants de tous les partis francophones ainsi que deux du nord du pays ont débattu de l’intégration des étrangers en Belgique : apprentissage de la langue, naturalisations et «accommodements raisonnables».

Cette semaine, le premier ministre Yves Leterme avait déclaré que la société multiculturelle en Belgique était un échec. «Mme Merkel a raison, en ce sens que les politiques d’intégration n’ont pas toujours eu les effets bénéfiques qu’on attendait d’elles», avait t-il mardi sur les ondes de Bel RTL.

Les invités politiques sont d’abord revenus sur les propos du premier ministre. Pour Sarah Smeyers (N-VA, flamands) , Yves Leterme a entièrement raison. «La politique d’immigration est trop laxiste. Si on instaure pas des règles plus strictes, elle ne pourra qu’échouer.» Mishaël Modrikamen (Parti Populaire, PP) va plus loin en dénonçant un refus d’intégration de «certaines communautés» (…)

Suite sur La Libre Belgique

Xavier Lemoine (UMP) : «les accommodements soi-disant raisonnables ne font que retarder les échéances»

Le maire de Montfermeil (Seine-saint-Denis), Xavier Lemoine (UMP), rappelle sur Riposte Laïque les racines chrétiennes des sociétés occidentales et identifie trois sujets sur lesquels l’Islam est en contradiction avec les valeurs de ses sociétés : la laïcité, l’égalité de dignité entre l’Homme et la Femme et la liberté de conscience. Il considère également que le discours du Premier Ministre à l’inauguration de la Mosquée d’Argenteuil, peut être qualifié de «Munich intellectuel».

« Comment faire manger de la moutarde à un homme ? En lui proposant du piment.  »

Q. Xavier Lemoine. Vous parlez ouvertement de l’incompatibilité de l’islam – et non de l’islamisme – avec les valeurs de la République. Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs les raisons de ce diagnostic, et surtout les causes qui vous amènent à tenir de tels propos ?

Xavier Lemoine : Le discours n’est hélas pas nouveau. Ce qui est nouveau c’est que des médias nationaux « acceptent » de le relayer. (…) Nos sociétés occidentales, c’est une réalité et un fait, ont été façonnées par la Révélation Chrétienne et si aujourd’hui bon nombre des errements intellectuels ne sont comme le disait Chesterton que « des idées chrétiennes devenues folles », elles en restent fortement imprégnées. Aucune œuvre d’art (littérature, musique, cinéma, peinture, sculpture) n’est intelligible sans la resituer dans ce contexte général. (…)

Il y a trop d’ignorances historiques chez bon nombre d’hommes politiques, doublées d’un manque de courage. La difficulté est que les phénomènes auxquels nous avons à faire face sont des phénomènes lents mais très puissants et qui, examinés à l’échelle du temps électoral, c’est-à-dire une élection tous les deux ans, n’évoluent pas suffisamment vite pour que l’on s’en soucie réellement (…) Dans le même temps, l’accroissement des phénomènes aidant, les marges de manœuvre s’amenuisent, poussant alors les pouvoirs publics à des expédients, des accommodements soi-disant raisonnables qui ne font que retarder les échéances au mieux, ou qui les hâtent au pire.

Suite sur Riposte Laïque (Via Salon Beige)

Les Québécois ne veulent pas des « accommodements raisonnables »

«Pour 72 % des Québécois, le rapport Bouchard-Taylor n’a rien clarifié du tout.» (Sondage Angus Reid, la semaine dernière). Les Québécois refusent, en majorité, la presque totalité des accommodements que l’on croyait raisonnables. Après tant de visibilité, tant de temps, tant d’argent…

Quelques petits rappels à titre d’exemples: un accommodement relié à la religion: non à 68 %; à la piscine: non à 90 %; au sexe d’un instructeur automobile: non à 81 %; à un lieu de culte à l’école ou au travail: non à 76 %; au port d’un insigne religieux dans un lieu public: non à 59 %. Et ainsi de suite. Tout pour signifier que les accommodements qu’avait recommandés la fameuse commission ne semblaient pas raisonnablement acceptables chez nous. Qu’est-ce qui se passe?

On dirait que la différence gêne

D’abord, il est évident que les excès ne font pas peur! Pensons au port d’un signe religieux, comme une croix, que des prêtres ou des religieuses portent discrètement sur leur costume laïc: refusé, même à l’hôpital! Reste plus qu’à empêcher Madonna de venir chanter à Montréal, elle qui porte souvent une petite croix et une chaîne sur sa poitrine…

Un lieu de culte – ouvert à tout le monde pour la réflexion ou la prière – dans une maison de retraités ou à l’hôpital, non. Au travail, non. (Dans ce cas, de quoi on se mêle?) On dirait que la différence gêne. [...]

La Voix de l’Est via Cyberpresse

Noël en Italie : «Non au harakiri culturel»

Une enseignante de l’école élémentaire de Crémone crée la polémique pour avoir changé le nom des fêtes de Noël en « fête des lumières ». Le Ministre de l’agriculture Luca Zaia ne décolère pas.

«Il s’agit d’un harakiri culturel, perpétré par une soi-disant éducatrice sur le dos de nos enfants», commente sans retenue le Ministre de l’agriculture Luca Zaia [photo]. «Il faudrait plutôt apporter un soutien aux enfants qui sont victimes de cette cabriole bien-pensante. Il est absurde de décider d’effacer les festivités de Noël au nom d’un principe d’inclusion aux relents d’hypocrisie politiquement correcte».

«Il existe des gens, ajoute-il, aimant apparemment peu l’histoire et les traditions qui définissent notre identité, qui veulent en éliminer les symboles les plus forts, et même faire disparaître leurs noms en leur substituant des expressions édulcorées, fausses, comme « la Fête des lumières ». Nous, nous nous rebellons contre cet instinct d’autodestruction. Noël doit être fêté et doit être appelé Noël. C’est un moment important de l’héritage chrétien dans lequel notre culture est enracinée.»

« Noël doit être fêté et appelé “Noël”. C’est un moment important de l’héritage chrétien dans lequel notre culture est enracinée.»

«Après la proposition de décrocher les crucifix des salles de classe, poursuit Zaia, voilà maintenant l’idée d’éliminer Noël. On cherche peut-être à annuler sa propre identité et sa sensibilité pour ne pas heurter celles des autres ? Ce sont justement ces initiatives bien-pensantes et hypocrites, filles d’une culture politique décadente, qui ghettoïsent les différentes réalités culturelles présentes aujourd’hui dans notre pays.»

« Les musulmans n’imagineraient certainement pas renoncer à leurs célébrations et à leurs rites par peur de nous gêner. Il faut fêter Noël, avec ses symboles, et enseigner à nos enfants ce qu’ils signifient. Les fêtes postiches avec des noms neutres, signe d’amalgames, laissons-les aux autres.»

source : La Stampa

Pays-Bas : Sapin de Noël interdit pour cause de diversité™

A la Haye, l’université Haagsche Hogeschool College n’érigera pas de sapin de Noël cette année. Selon la direction, le sapin est trop étroitement lié au Christianisme.

Traditionnellement, un sapin de Noël de plusieurs mètres de haut était installé dans le hall principal de l’université. Cette année, il n’y aura que des guirlandes et des illuminations. La direction veut mettre l’accent sur « le caractère international et la diversité au sein de l’école » et a opté pour une solution « chaleur et lumière » qui peut être appréciée par chacun à sa façon.

L’université compte 20 000 étudiants, dont 30% sont d’origine immigrée, ainsi que 12% du corps enseignant. De nombreux étudiants ont exprimé leur colère sur internet après cette décision. « Parce que certains se sentiraient offensés, tous les autres étudiants doivent en pâtir » se plaint un étudiant.

Source : nisnews (anglais) (via bivouac-id)