Belgique : décidément, Maghreb TV, la télévision belgo-marocaine diffusée à Bruxelles, libère la parole de certains élus.
C’est lors d’un talk show avec le fondateur-animateur de Maghreb TV, Mohammed Tijjini, que Philippe Moureaux, il y a quelques mois, avait déjà osé des comparaisons osées avec Goebbels à propos de l’émission de la RTBF, « Faut-il craindre l’islam ? ».
Cette fois-ci, c’est la ministre de l’Intérieur, candidate CDH à la Ville de Bruxelles, Joëlle Milquet, qui s’est lancé dans un vibrant éloge des accommodements raisonnables, alors que tout le monde, ou presque, en pense le plus grand mal.
Pour mémoire, ce terme désigne le traitement dérogatoire à la règle commune de revendications de personnes souffrant de discriminations, à l’origine, à cause d’un handicap. Au Canada, puis en Belgique, certains experts de l’immigration ou représentants de milieux associatifs auraient aimé étendre cette technique juridique à d’autres formes de « discriminations » : religieuses, par exemple.
Port du voile islamique dans les écoles, nourriture halal, horaires séparés pour les hommes et les femmes dans les piscines : toutes choses que, dans son interview à Maghreb TV, la ministre de l’Intérieur soutenait et soutient encore. (…)


Quelques petits rappels à titre d’exemples: un accommodement relié à la religion: non à 68 %; à la piscine: non à 90 %; au sexe d’un instructeur automobile: non à 81 %; à un lieu de culte à l’école ou au travail: non à 76 %; au port d’un insigne religieux dans un lieu public: non à 59 %. Et ainsi de suite. Tout pour signifier que les accommodements qu’avait recommandés la fameuse commission ne semblaient pas raisonnablement acceptables chez nous. Qu’est-ce qui se passe?
«Il s’agit d’un harakiri culturel, perpétré par une soi-disant éducatrice sur le dos de nos enfants», commente sans retenue le Ministre de l’agriculture Luca Zaia [photo]. «Il faudrait plutôt apporter un soutien aux enfants qui sont victimes de cette cabriole bien-pensante. Il est absurde de décider d’effacer les festivités de Noël au nom d’un principe d’inclusion aux relents d’hypocrisie politiquement correcte».
Traditionnellement, un sapin de Noël de plusieurs mètres de haut était installé dans le hall principal de l’université. Cette année, il n’y aura que des guirlandes et des illuminations. La direction veut mettre l’accent sur « le caractère international et la diversité au sein de l’école » et a opté pour une solution « chaleur et lumière » qui peut être appréciée par chacun à sa façon.