Seine et Marne. L’abattoir oecuménique en attente de subventions

Passé la polémique sur les abattoirs franciliens, un professionnel propose aux éleveurs de la région de se joindre à lui pour agrandir le sien afin d’y faire cohabiter les filières traditionnelle, halal et casher.

Opération séduction pour Dominique Dupas. C’est devant un parterre d’éleveurs de toute l’Ile-de-France que le directeur de l’abattoir de Jossigny a présenté son projet permettant un abattage « traditionnel», c’est-à-dire en étourdissant les animaux.Car, dans la région, les abattoirs ne pratiquent plus pour des raisons économiques que l’abattage rituel, halal ou casher, des ovins et des bovins. Cette structure oecuménique est réclamée depuis longtemps par les professionnels de la région car il leur faut multiplier les kilomètres pour obtenir une prestation traditionnelle. Dominique Dupas propose donc aux 350 éleveurs franciliens de vaches, moutons et chèvres une solution avec un local de près de 2 000 m2. Là, tous les modes d’abattage seront possibles, avec pour chacun une plage horaire différente. Dominique Dupas n’abandonne pas son activité rituelle commencée il y a vingt ans.

Mais, pour mettre en œuvre son projet, il a besoin de financement. En additionnant le coût de la construction à celui du terrain, on arrive à 4,1 M€. Pour se lancer, Dominique Dupas souhaiterait être subventionné à 40 %. Mais pour le moment, la région, qui a déjà permis de payer l’étude, ne peut apporter que 150 000 €. (…)

Le Parisien

Il crée l’étiquetage des viandes “non halal”

Les premières barquettes de viande étiquetées “abattage conventionnel garanti” sont parties hier des abattoirs Alazard et Roux, à Tarascon (Bouches-du-Rhône). « Une première en France » selon Olivier Roux, directeur de cette entreprise provençale née en 1934 et qui a toujours voulu être en pointe en terme de traçabilité.

En 2011, Alazard et Roux a récupéré un deuxième abattoir, à Carpentras (Vaucluse). « Nous en avons fait un outil spécifique pour le halal, alors qu’à Tarascon nous ne faisons que du conventionnel. On s’est dit que pour le consommateur, c’était bien de préciser comment avait été abattue la viande. »

La polémique engagée par Marine Le Pen, cet hiver, a accéléré le mouvement. « On a été très vite assailli de demandes de nos clients. J’ai commencé à leur répondre au cas par cas, puis je me suis dit c’est bon, on étiquette. »

Très honnêtement, la viande halal est meilleure

Il contredit par ailleurs catégoriquement la théorie selon laquelle la viande halal serait moins bonne pour le consommateur. (…)

Midi libre

Le seul abattoir de Gironde sera tourné vers la Mecque

Le seul abattoir de Gironde (Bazas) [NDLR : c'est un établissement public] ne figure pas dans cette liste de ceux qui pratiquent les abattages « conventionnels » avec étourdissement des animaux, conformément aux textes régissant la protection animale.

Cet abattoir est même loin d’être hostile au halal. Dans un document envoyé par le Bloc identitaire à Infos-Bordeaux, la mention de la Mecque est même explicitement signalée. Ce plan d’implantation (l’établissement va bientôt s’agrandir et se moderniser) fait mention de la direction de la Mecque, afin de faciliter le travail des égorgeurs d’ovins. [...]

Infos Bordeaux

Abattoir clandestin aux écuries d’Hyères (83)

Emplois dissimulés, abattage d’animaux sans agrément, infraction fiscale… Un contrôle a mis au jour une succession d’irrégularités dans des écuries hyéroises [...]

Côté travail dissimulé, tout d’abord. Deux employés, l’un en situation irrégulière et un ressortissant roumain qui n’avait pas le droit d’exercer une activité professionnelle faute de demande probatoire, ne disposaient pas, de fait, de contrats de travail. Ils ont ordre du parquet de quitter le territoire. Travail au noir et rémunération « de la main à la main » semblaient également, pour les enquêteurs, « monnaie courante » dans ce centre qui détient, en outre, un agrément annuel pour l’abattage des moutons de l’Aïd-el-Kébir, dont les dates légales n’étaient pas forcément respectées [...]

Var Matin (Merci à antibarbare)

Villefranche (Aveyron) : « 75% de notre viande est halal ! »

75% de viande halal à l’abattoir de Villefranche-de-Rouergue dans l’Aveyron.

L’article du journal « Le Villefranchois » du 1er mars 2012 aborde aussi la question de la « taxe religieuse » (« 10 à 15 centimes d’euro par kilo de viande dès l’abattage ») payée par tous les consommateurs français à leur insu.

NB : La Dépêche du Midi nous apprend que cet abattoir a été financé par la ville et le Conseil Général de l’Aveyron au moyen d’une SEM (société d’économie mixte).

(merci à JYF)

« On s’en fout que ce soit halal ou pas ! » (Menthon/RMC)

Les GG de RMC reviennent sur la polémique à propos du halal, déclenchée le week-end dernier par Marine Le Pen. Avec Sophie de Menthon, Etienne Liebig et Philippe Vénère.

Pour moi c’est de la connerie ! La viande n’est pas différente ! La qualité n’est pas altérée ! Le prix ne s’en trouve pas majoré ! On n’a pas payé de « redevance » aux… Il faut redevenir un peu sérieux ! [...] De toute façon, tous les animaux sont saignés vivant. On n’attend pas qu’ils soient morts pour les saigner. » – Philippe Vénère

Aïd el-Kébir : Brigitte Bardot dénonce la « Saint-Barthélemy des moutons »

[…] Dans une lettre ouverte disponible sur le site Internet de sa fondation (www.fondationbrigittebardot.fr), l’actrice, grande prêtresse de la cause animale, qualifie l’Aïd el-Kébir de « Saint-Barthélemy des moutons » ou encore de « sacrifice archaïque ».

Évoquant, par ailleurs, la législation française et européenne en vigueur, BB rappelle que « les animaux en France doivent être abattus avec le moins de douleur possible, avec étourdissement préalable à la saignée(…)Et non tournés vers La Mecque, égorgés en toute conscience, mettant plus d’un quart d’heure à se vider de leur sang, comme le halal l’exige ».

Président de l’association Français immigrés et traditions, Abdelkader Ayad, pas du tout surpris par les propos de Brigitte Bardot, préfère y réagir avec retenue. Avant toute chose, il insiste sur le fait que « l’islam n’est pas insensible à la douleur des animaux ». Et de citer les quelques recommandations suivantes : « Ne pas montrer le couteau à l’animal qui va être sacrifié ; le mettre à l’écart, le soustraire à la vue du reste du troupeau… »[…]

« Les musulmans ne sont pas forcément opposés au fait d’assommer, d’étourdir les agneaux avant de les tuer. On est prêt à aller dans le sens de Brigitte Bardot. Le problème est qu’il n’y a pas d’abattoir permanent dans le département du Var. Pour des raisons politiques et/ou financières. »

Faute de mieux, les musulmans varois ont donc dû se contenter (mais c’est déjà un progrès par rapport aux années précédentes) d’une dizaine d’abattoirs temporaires agréés par l’État.

Var Matin

Le Conseil d’Etat valide la construction d’une salle polyvalente utilisée comme mosquée et le financement public d’un abattoir halal

Addendum 20/07/11 :

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, candidat à la primaire socialiste pour 2012, a condamné mercredi les décisions rendues la veille par le Conseil d’Etat sur la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

« Je condamne fermement ces décisions et j’escompte que la gauche prenne des mesures en 2012 si elle revient au pouvoir pour réaffirmer tous les principes républicains », écrit dans un communiqué M. Baylet. [...] 20 Minutes

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Le Conseil d’Etat a pris mardi cinq décisions précisant les possibilités pour une commune de financer des équipements aussi divers qu’un orgue ou un abattoir halal, dans le respect de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

la salle polyvalente pourra donc servir à la pratique religieuse des musulmans

Un dossier concernait la construction par la ville de Montpellier d’une salle polyvalente utilisée, notamment, comme mosquée. Un projet qui avait été annulé par une cour administrative d’appel. Pour casser cette décision, la municipalité avait formé un pourvoi auprès du Conseil d’Etat. L’institution lui a donné raison, et la salle polyvalente pourra donc servir à la pratique religieuse des musulmans.

Deux autres pourvois étaient formés par des collectivités territoriales dont les décisions avaient été annulées par des cours administratives d’appel. Le Conseil d’Etat a donné raison aux collectivités dans tous les cas. Il s’agissait de l’achat par la commune de Trélazé (Maine-et-Loire) d’un orgue installé dans l’église, et de la participation de la communauté urbaine du Mans au financement d’un abattoir halal.

Deux autres dossiers concernaient l’octroi d’un bail emphytéotique pour l’édification d’une mosquée à Montreuil (Seine-Saint-Denis), et une subvention de la ville de Lyon pour l’installation d’un ascenseur à la basilique de Fourvière. Des pourvois avaient été formés contre ces décisions des municipalités. Le Conseil d’Etat les a rejetés. [...]

Le Midi Libre

Libération titre : « Le Conseil d’Etat dépoussière la loi de 1905″

Rappel : Loi de 1905 (article 2) : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucune culte »