Clément Méric impliqué (et filmé ?) dans l’attaque violente d’un bar parisien (MàJ)

Clément Méric, du groupuscule violent « Paris Antifa », mixant au bar Saint-Sauveur

Addendum 23/06/13 :

EXCLUSIF – D’après nos informations et divers témoignages qui pour l’instant souhaitent rester anonymes, Clément Méric faisait bien partie de la bande armée qui le soir du samedi 26 janvier 2013 a violemment pris d’assaut la Cantada, bar rock/métal du XIè arrondissement de Paris.

Le chanteur de 8.6 Crew ainsi qu’une cliente avaient été frappés avec des battes de base-ball. Clément Méric est décrit par des témoins comme étant l’un des plus agressifs de la bande : très excité, il se serait notamment distingué par le jet de divers projectiles (verres, bouteilles…) sur les clients du bar tout en les traitant de « fachos ». La police a dû intervenir à l’aide de gaz lacrymogène pour mettre en fuite les assaillants « antifas » de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue.

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23 juin : Manifestation contre le fascisme et « les idées xénophobes et racistes du FN » – MàJ : la CGT refuse de défiler avec les antifas

Addendum 17/06/13 : la CGT refuse de défiler avec les antifas le 23 juin

La CGT a été contactée par Solidaires pour signer un appel à la manifestation du 23 juin 2013 « Le fascisme tue, combattons-le ».

La CGT a décidé de ne pas signer l’appel, dans lequel nous ne retrouvons pas l’expression des valeurs auxquelles nous sommes attachés. CGT

15/06/13 – Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le ! (appel à manifester le 23 juin)

Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose.

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes. Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes. L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, conduisent au pire.

L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. [...]

L’Humanité

NB : Parmi les premiers signataires de l’appel, le Syndicat de la Magistrature… On trouve aussi le groupuscule violent auquel appartenait Clément Méric, l’Action antifasciste Paris Banlieue, également appelée « la bande du Saint-Sauveur » (le bar de Julien Terzics à Ménilmontant).

Le groupe (ou plutôt la bande, le phénomène est davantage de cet or­dre) est composé pour moitié au moins d’éléments du « PUC » pour Paris United Colors, regroupement informel et bigarré – comme son nom l’indique – d’anciens ultras des différentes formations du virage Auteuil. Des anciens supporters dont certains ont été mêlés de près à l’assassinat de Yann Lorence (supporter patriote du kop de Boulogne, tué – lynché au sol précisément – lors d’une bagarre avec les ultras d’Auteuil), ce qui manifestement n’a pas suffi à les vacciner de la violence.

Après la dissolution de certains groupes ultras d’Auteuil puis leur re­jet par les instances du PSG, certains activistes d’extrême gauche ont vu une occasion inespérée de ré­cupérer des jeunes plus durs en leur faisant miroiter de nouvelles confrontations avec les ennemis de Boulogne.

(…) Lors des émeutes du Trocadéro, de nombreux journalistes et respon­sables ont pointé du doigt les ultras, notamment issus de la tribune cosmopolite Auteuil (la rivale de la tribune patriote Boulogne).

Minute

A noter aussi que la manifestation du 22 juin de Riposte Laïque contre « les islamo-racailles et les antifas » a été interdite par la Préfecture de Police de Paris « en raison notamment de son caractère provocateur à l’égard d’une partie de la population de la thématique retenue par votre rassemblement qui, dans le contexte actuel de tensions, est susceptible de générer des troubles graves à l’ordre public »

Riposte Laïque

Un militant « antifa » : « On est un peu comme une armée de réserve »

Manifestation antifa en hommage à Clément Méric

Baptiste, 21 ans, s’est engagé comme « antifa » il y a trois ans. Peu après, « grâce à un autocollant dans les chiottes d’un bar », il découvre l’Action antifasciste Paris-Banlieue. Il en est aujourd’hui membre.

Samedi 8 juin, lors de la marche en hommage à Clément Méric, – le jeune tué par des militants d’extrême droite –, Baptiste (un pseudo) reprenait, discret, les slogans antifas. Il observait avec satisfaction ses « camarades » qui collaient aux murs des portraits du militant agressé le 5 juin. « Je ne m’attendais pas à un tel rassemblement, ça fait plaisir. »
Les modes d’action de l’AAPB

L’Action antifasciste n’est ni un parti, ni une organisation politiquement constituée, ni une association. Elle vit grâce à un noyau d’une trentaine de personnes – dont Clément Méric faisait partie, selon Baptiste – ainsi qu’aux actions de groupe de deux ou trois amis qui se constituent en « comités » et qui agissent par différents moyens :

manifestations ;
actions plus violentes ; [...]

Baptiste a participé à des rassemblements de soutien à Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle et se décrit comme militant d’extrême gauche avec des idées marxistes. [...]

Les antifas ont un point de rassemblement au Saint-Sauveur, un bar du XXe arrondissement de Paris. Les sympathisants d’extrême droite, de Troisième Voie notamment, se retrouvent eux au Local, dans le XVe. [...]

Rue89