Islamophobie : Véronique Genest et Anne-Marie Delcambre vs Yassine Belattar

France 3, CSOJ, 20/11/12

Avec Jean-François Kahn, Alain Madelin, Pierre Jourde, Véronique Genest, Abdennour Bidar, Anne-Marie Delcambre, Yassine Belattar, Pascal Boniface, Charb.

France3.fr (vidéo intégrale du débat)

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(merci à Zatch)

Moody’s fait perdre son AAA à la France

Dix mois après Standard and Poor’s, c’est au tour de l’agence de notation américaine Moody’s de faire perdre son triple A à la France. La note du pays est abaissée d’un cran à AA1. Mood’ys menace d’abaisser à nouveau la note de la France à moyen terme.

Cette dégradation aura un impact limité sur les taux d’emprunt très bas dont elle bénéficie, estiment des économistes, en plein débat sur la fragilité de la deuxième économie européenne.

Le Figaro

Triple A : L’imposture française ?

Dans une étude publiée aujourd’hui, la France est la plus mal classée des six pays encore notés « AAA ». Sur les marchés, l’écart avec l’Allemagne se creuse.

L’imposture a assez duré. La France, discrètement terrée dans le club de plus en plus restreint des Triple A (ils ne sont plus que six…), doit maintenant sortir du bois ! L’invective vient tout droit d’un rapport Euro Plus Monitor rendu public mardi 15 novembre par la banque allemande Berenberg et le centre d’études européen The Lisbon Council. »

L’étude en question passe en revue les pays européens pour mettre en exergue leur capacité de résilience face à la crise. A la manière d’un maître d’école, les auteurs classent, notent, conseillent et réprimandent les élèves de la zone euro. Les matières au programme? Croissance, compétitivité, ou fiscalité, …

Aux côtés des petits pays épargnés par la crise de la dette, l’Allemagne (3) et les Pays-Bas (4) trustent le haut du classement général du baromètre Euro Plus Monitor, avec une note de 6,8/10. Les autres Triples A ne sont pas loin, Finlande (6) et Autriche (7) en tête.

Un vilain petit canard chez les Triples A

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Pour sauver le AAA de la France, «la rigueur sera douloureuse»

Dans la panique, et à quelques mois de la présidentielle, le gouvernement prévoit un deuxième plan d’austérité pour sauver le AAA de la France. Le projet de budget 2012 examiné cette semaine par les députés est d’ores et déjà périmé.

Si les choses tournent mal, nous devrons baisser les retraites ainsi que les salaires des fonctionnaires» anticipe un ministre.

Cette fois-ci, c’est du sérieux. Le gouvernement se prépare à lancer un deuxième plan de rigueur, après la première salve de mesures annoncées à la fin de l’été par François Fillon. Il n’a plus le choix. Pour tenir l’objectif de réduction du déficit public et sauver la note triple AAA de la France, Bercy cherche au moins «5 à 7 milliards d’euros», selon un ministre. Une facture qui pourrait monter jusqu’à une dizaine de milliards en cas de mauvaises nouvelles supplémentaires sur le front de la conjoncture. […]

Le second plan de rigueur s’annonce plus douloureux pour les Français que le premier. À l’été, Bercy avait joué sur les recettes de poche (immobilier, tabac, alcools…). Aujourd’hui, François Baroin évoque un durcissement des niches fiscales. […] Mais le patron de Bercy est formel : «On va entrer un peu plus dans le dur avec les mesures qu’on prépare», confie-t-il au JDD. L’autre piste évoquée est celle des dépenses de l’État. Vendredi, le président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée, Axel Poniatowski, a anticipé sur BFM Business des réductions d’investissements publics, que le gouvernement avait pourtant sanctuarisés. […]

Le JDD (Merci à reset )

La note des Etats-Unis abaissée par S&P

L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s a abaissé vendredi la note attribuée à la dette publique des États-Unis pour la première fois de leur histoire. La perspective est maintenue à « négative ».

Leur note « AAA », la meilleure possible, a été abaissée d’un cran à « AA+ », a annoncé dans un communiqué S&P, la première agence à prendre cette initiative.

La perspective a été maintenue à « négative », ce qui signifie que Standard and Poor’s pense que la prochaine fois que cette note changera, ce sera pour être abaissée de nouveau.

Standard and Poor’s a invoqué « des risques politiques » de voir le pays prendre des mesures insuffisantes contre son déficit budgétaire.

Le Point (merci à voldor)

Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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La gauche entre l’Agence Fitch et les classes moyennes de Grèce et d’ailleurs

La radicalisation de la situation en Grèce fait peu réagir les dirigeants socio-démocrates européens et français. Il leur faudra pourtant bientôt choisir leur camp : soit obéir à l’agence Fitch qui menace de baisser la note de la France et [de] la Grande-Bretagne, soit affaiblir son pouvoir en légiférant contre le pouvoir des marchés financiers.

Dans son livre « La dernière bulle », publié cet automne, Jean-Michel Quatrepoint avait parfaitement prévu ce qui se déroule sous nos yeux : les masses financières des banques, renflouées par les plans de relance, vont permettre aux traders de spéculer sur la dette des Etats. Les CDS ont été l’instrument de ces manipulations. Et quand les chefs d’Etat de l’Union européenne s’intéressent enfin au sujet, il est bien tard et ils apparaissent, une fois de plus, à la traîne les opérateurs financiers.

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La France va emprunter sur 50 ans

L’Agence France Trésor vise une levée de capitaux comprise entre 3 et 5 milliards d’euros.

Système bancaire - Gouvernement - Peuple

À l’heure où les marchés s’inquiètent pour la dette des États, la France se paye le luxe d’emprunter sur… 50 ans !

L’Agence France Trésor (AFT) a annoncé mardi son intention de créer une nouvelle OAT qui arrivera à échéance en 2060. Cette obligation sera vendue par un syndicat de banques, dont les chefs de file sont Barclays Capital, BNP Paribas, Deutsche Bank, JPMorgan et Société Générale.

Les caractéristiques de cet emprunt ne sont pas encore définies, mais l’AFT vise une levée de capitaux comprise entre 3 et 5 milliards d’euros. Le taux auquel elle empruntera sera fixé en fonction de la demande des investisseurs. Les comparaisons sont plutôt favorables : l’unique obligation à 50 ans déjà émise par la France (il y a cinq ans) se négocie actuellement à un taux avoisinant 4,10%. À titre de comparaison, en 2007 – avant la crise du subprime – la France empruntait à 4,50% sur 10 ans.

L’initiative de Bercy montre donc que, pour le moment, la dette française n’est pas affectée par les difficultés rencontrées par la Grèce. Depuis janvier, la France a emprunté 50,7 milliards d’euros sans la moindre difficulté, ce qui représente plus du quart de ses émissions prévues sur l’ensemble de l’année.

Cette tendance favorable devrait continuer, sauf si la notation financière de l’Hexagone, actuellement «AAA», est dégradée. L’agence Fitch Ratings a appelé mardi le Royaume-Uni, la France et l’Espagne à «énoncer des programmes plus crédibles» de consolidation de leurs budgets, «étant donné le rythme de détérioration de leurs finances publiques».

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