Aubervilliers : attaque d’un fourgon blindé, les braqueurs en fuite

Un fourgon blindé a été attaqué tôt ce vendredi matin, peu avant 5 h 30, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Les convoyeurs de la société Loomis ont été pris pour cible, au moment où ils quittaient le centre-fort, près d’un rond-point, à proximité de la rue Marcel-Carné, sous l’A 86.

Selon nos informations, le véhicule de transport de fonds a été bloqué par un camion-benne.

Les malfaiteurs ont alors posé un pain de plastique sur le fourgon. Une fusillade éclate alors, un des convoyeurs aurait riposté. Un des braqueurs, (au nombre de deux, selon RTL), aurait été légèrement blessé. Sur place, trois douilles ont été retrouvées et deux chargeurs de Kalachnikov.

Dès qu’ils ont été attaqués, les convoyeurs ont donné l’information par radio. Des collègues ont commencé à converger vers l’endroit, ce qui aurait contribué également à accélérer la fuite des braqueurs.

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Une arme de type Kalachnikov, vraisemblablement abandonnée par les malfaiteurs, aurait été retrouvée par les policiers sur l’A1.

Le Parisien

La basilique de Saint-Denis occupée par des sinistrés de l’incendie (redif)

Addendum 14/09/12 : Les sinistrés hébergés en résidence hôtelière 3 étoiles

Jeudi, les sinistrés de l’immeuble ravagé par un incendie dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont dormi au chaud. « Toutes les personnes sont accueillies dans une résidence hôtelière de Plaine Commune jusqu’à ce qu’on trouve une solution pérenne », assure-t-on au ministère du Logement. 20 Minutes
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Les sinistrés de l’incendie survenu dans un immeuble insalubre de Saint-Denis dans la nuit du 8 au 9 septembre 2012 ont commencé à occuper la Basilique de Saint-Denis, le 12 septembre.

Maintenant installés dans la basilique, les habitants, soutenus par Droit au logement (DAL), ont affiché des banderoles sur la nécropole des rois de France : « Assez de morts à Saint-Denis dans les logements insalubres ». La Croix

« Honte à ce pouvoir qui laisse dans la rue des immigrés ! »

Autres vidéos de l’occupation

Photos sur le site du Nouvel Obs

Les bobos parisiens, clients fidèles des dealeurs de Saint-Ouen

Se fournir en haschich à Saint-Ouen ? Cela tiendrait plus de l’emplette au supermarché que du parcours du combattant. Nicolas, un ingénieur d’une trentaine d’années spécialisé dans les nouvelles technologies, explique venir à Saint-Ouen « depuis 2005 ». Pourquoi dans cette commune de la première couronne parisienne plutôt que dans la capitale ou d’autres communes de la banlieue ?

« Avant, je m’approvisionnais ailleurs. Mais ici, c’est le plus pratique. On vient en métro, on repart à pied. Et le matos (NDLR : la drogue) est toujours bon. Pas de rupture d’approvisionnement », précise cet habitué des halls d’immeubles de la rue Soubise, des passages de la petite cité rue Emile-Cordon ou encore de l’allée du 8-Mai-1945… à deux pas de l’école primaire Bachelet.

En outre, l’environnement est plus sûr à Saint-Ouen qu’ailleurs. « La clientèle est essentiellement parisienne, ou de la proche banlieue. Ce sont plutôt des gens bien intégrés, de catégorie socioprofessionnelle supérieure. Environ 2000 personnes viennent chaque jour se fournir à Saint-Ouen », confirme Kamel Hadj, du syndicat SGP police.

A Saint-Ouen, les acheteurs sont donc Monsieur Tout-le-Monde, comme le souligne un autre consommateur, rencontré alors qu’il rebrousse chemin en raison d’une descente de policiers dans l’un de ces spots bien connus des riverains. « Cela va des bobos parisiens, des costards-cravates, qui garent leur Imax (NDLR : scooter) en bas des tours, aux étudiants. La moyenne d’âge se situe entre 18 et 25 ans. En majorité, ce sont des mecs. Une seule fois j’ai vu une jeune fille venir acheter du shit », se souvient ce musicien du XVIIIe arrondissement de Paris.

Des joints, Nicolas, l’ingénieur, en fume « un à deux par soir, en regardant un film à la maison, comme d’autres boivent leur verre de vin à table ». Sa consommation n’est donc pas modeste. Il lui en coûte entre 1 000 et 1 200 € par an. Mais qu’importe, avec un salaire annuel de 42000 €, ce bobo parisien, père de famille et salarié modèle, gagne bien sa vie. Et de relater, à moitié hilare, sa surprise lorsqu’il est venu acheter pour la dernière fois l’équivalent de 100 € de shit à Saint-Ouen : « L’échange avec les dealeurs se fait dans les cages d’escalier, toutes lumières éteintes. Les plafonniers sont toujours hors d’usage et les vendeurs se camouflent le visage comme des supporteurs de foot, avec une écharpe remontée sur le nez. Ce sont des gens très jeunes, entre 14 et 17 ans, qui s’éclairent pour recompter l’argent avec un téléphone portable ou une lampe frontale. Mais la dernière fois, c’était plus original : ils portaient des masques de présidents américains comme dans Point Break (NDLR : le célèbre film de surfers-braqueurs avec Patrick Swayze et Keanu Reeves). »

Cette relative décontraction des acheteurs reflète bien comment, ces quatre ou cinq dernières années, les lieux de la drogue se sont multipliés dans la commune, jamais bien loin d’une bouche de métro. « Les spots changent, ça tourne, mais il suffit d’un signe de la tête pour que les guetteurs à vélo ou ceux qui sont assis dans la rue vous indiquent la nouvelle adresse », explique Nicolas. Et d’ajouter : « Parfois à l’heure de pointe, entre 16 et 20 heures, les acheteurs se suivent à quelques mètres d’intervalle. J’emprunte chaque fois un chemin différent, je ne marche jamais avec des voitures dans le dos et je repère bien les autres acheteurs qui se dirigent au même endroit que moi. »

Le Parisien

Bobigny (93) 3 cocktails molotov lancés sur le Campus des métiers

Trois engins explosifs, de type cocktails Molotov, ont été lancés dans la nuit de samedi à dimanche dans le sas d’entrée du Campus des métiers de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Les faits se sont produits peu avant 2 heures du matin. Les gardiens de ce grand pôle de formation de la Chambre des métiers sont aussitôt intervenus et ont pu éteindre les projectiles enflammés.

Depuis son ouverture en 2009, c’est la première fois que le Campus des métiers – qui accueille 2500 jeunes et adultes pour des formations en alternance - est la cible d’un tel acte de vandalisme

Le Parisien
(Merci à Martin/Joyeux Luron)

Visite du campus des métiers 93 par Fadela Amara (vidéo Mai 2010)

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Saint-Ouen (93) : coups de feu contre un conducteur de scooter

Un automobiliste a tiré des coups de feu vers un conducteur de scooter, dans la nuit de samedi à dimanche. Aucun blessé n’a été retrouvé et aucune plainte n’a été déposée.

Les faits se sont produits vers 2 heures du matin. Des témoins ont aperçu un automobiliste qui poursuivait un scooter en tirant dans sa direction rue Arago. Le conducteur du deux-roues a chuté et s’est réfugié non loin de là. L’automobiliste a alors pris la fuite, tandis que la victime reprenait son scooter et quittait les lieux très rapidement. On ne sait pas s’il a été blessé.

Plusieurs douilles qui pourraient provenir d’une arme de guerre ont été retrouvées sur place.

Le Parisien

La Seine-Saint-Denis au bord de la faillite (Vidéo)

France 3 Vanves – 09 octobre 2012

« La crise frappe aussi les collectivités locales. Le président du conseil général de Seine-Saint-Denis tire la sonnette d’alarme.
Gel des aides de l’état, hausse des prestations pour les plus démunis. Les comptes du département – déjà plombés par les emprunts toxiques – sont en train de plonger »

Université Paris 8 – Saint Denis (93). Un vigile tabasse un étudiant

« Scène surréaliste », « violence incroyable », « climat de panique ». Les témoins sont restés sous le choc. Il y a quelques semaines à la faculté Paris-VIII à Saint-Denis, un élève s’est fait tabasser par un agent de sécurité de l’université alors qu’il assistait à un cours d’arts plastiques.

La scène se déroule le 20 septembre dernier. Les élèves participent à une semaine sur le thème de la performance artistique. Pour la bonne tenue de l’exercice et afin que tout le monde puisse assister dans de bonnes conditions à la performance, le cours se passe dehors, dans le hall du bâtiment d’arts plastiques. Antoine, 24 ans, étudiant : « L’un des groupes, composé d’une quinzaine d’étudiants du cours, exécutait une performance, une sorte de long monologue. Les autres regardaient. »

En retrait, deux spectateurs assistent à la scène. La professeure Patricia Martin : « Deux hommes, assez costauds, se tenaient près du poste de sécurité, ils étaient bruyants, et ma sœur leur a fait signe de se taire, très calmement en posant l’index sur ses lèvres, pour leur dire chut en fait. L’un d’eux était un vigile de la sécurité de la fac. »

Devant leur non-coopération, l’un des élèves, Jonathan décide d’aller les voir. Tous les élèves témoins de la scène, ainsi que les deux professeures, s’accordent pour dire que son attitude était très calme. Mais c’est à ce moment-là que tout dérape. Antoine décrit la scène : « Il [lui] rétorque que nous n’avons rien à faire ici. L’étudiant insiste et affirme que si, en tant qu’étudiant, il a le droit de faire cours dans l’enceinte de la fac. Le garde demande, vexé, qui il est pour lui donner des ordres ? L’étudiant, perplexe, insiste alors que l’autre se rapproche, intimidant. Finalement, le vigile déclare : “Tu dis un mot de plus, un seul, je t’éclate ta gueule.” L’élève n’aura pas le temps de répondre, son simple sourire devant le grotesque de cette phrase lui vaut un puissant crochet du droit. »

Et cela ne s’arrête pas là. Le vigile continue de frapper l’étudiant qui se retrouve au sol. Autour, les étudiants hurlent, partent en courant. Même l’une des professeures se retrouve à terre. Plusieurs étudiants s’interposent pour emmener Jonathan en sécurité – dans les bureaux du secrétariat de l’UFR.

Contactée par un étudiant, la police arrive peu après. L’agent de sécurité est emmené au poste de police – les étudiants apprendront plus tard que la deuxième personne est en fait le frère du vigile, qu’il ne fait pas partie du service de sécurité de la fac mais travaille au bureau des inscriptions pour les étudiants étrangers. Il passera quelques heures au poste puis sera relâché.


Un vigile s'en prend à un étudiant à Paris-VIII… par rue89

Rue 89

Saint-Ouen : agressée après avoir dénoncé des trafiquants

Une femme de 45 ans a été victime d’une agression, lundi vers 22 h 30, dans une rue de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Deux hommes se sont portés à sa hauteur avant de lancer dans sa direction un sac enflammé, contenant une bouteille d’alcool à brûler. La quadragénaire n’a pas été blessée et a aussitôt alerté la police tandis que ses mystérieux agresseurs prenaient la fuite.
Très rapidement, les deux malfrats ont été interpellés quelques mètres plus loin par une patrouille de police.

(…) Le Parisien

(Merci à AntiUMPS)

37 agressions sexuelles dénombrées dans les collèges du 93 l’année dernière

Parler du viol et surtout le prévenir, tel était l’objet de la rencontre organisée le 27 septembre dernier à Saint-Denis, pour les professeurs.

Le jeudi 27 septembre, les personnels du collège Federico Garcia-Lorca étaient conviés à une rencontre dont le projet remontait à juin dernier. À cette époque, six élèves sont arrêtés pour des viols en réunion commis sur une autre collégienne dans la cité du Franc-Moisin. Emmanuelle Piet est médecin de PMI auprès du conseil général, spécialiste réputée de la maltraitance infantile et présidente du Collectif féministe contre le viol. Elle relève « cette année 37 agressions sexuelles dans des collèges de Seine-Saint-Denis avec 48 agresseurs, dans vingt communes ». Le cas de Garcia-Lorca n’est donc qu’un parmi d’autres.

« La violence ne s’apprend pas à la télé », insiste Mme Piet pour souligner l’ampleur d’un mal, qui s’enracine dans une maltraitance dont 50 000 enfants seraient les victimes. Jusqu’à en perdre la vie pour 300 à 600 d’entre eux, chiffres de l’Inserm en 2003. « Tous les agresseurs que j’ai rencontrés ont subi la maltraitance, l’abandon ou vu leur mère battue. » Au personnel des établissements d’être vigilant.

« Un agresseur repère sa victime, il installe la rumeur. » Celle d’une pute, d’une salope. Une fois repérée, « il faut la convoquer d’urgence, insiste Emmanuelle Piet. En général, elle connaît celui qui en est à l’origine ». Il s’agit de neutraliser au plus vite l’agresseur en puissance, avant qu’il ne passe à l’acte. « Il est important, continue-t-elle, de pouvoir penser ensemble. De redonner leur sens au mot du langage commun comme nique ta mère ou bâtard. » Une prof avoue son impuissance : « Quand je vois une fille maintenue à terre par un garçon, elle me répond “mais on joue, madame !” »

Une autre fait valoir le nombre insuffisant d’adultes pour stopper les bagarres, en particulier en récréation où les plus vulnérables font les frais des « jeux de cons ». « Il faut intervenir, poser la question : c’est quoi la règle du jeu ? », conseille Mme Piet.

Le Journal de Saint Denis

Villetaneuse (93) Un homme armé arrêté près de l’université

Un homme a été interpellé ce samedi vers 12 h 30 alors qu’il se trouvait à proximité de l’université Paris XIII à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis).

L’inconnu a été trouvé en possession d’un flash-ball, d’un nunchaku et d’une bombe lacrymogène. Quelques minutes plus tôt, il aurait fait irruption dans les couloirs de l’université avant de se montrer menaçant à l’encontre de plusieurs étudiants.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme arrêté ne disposerait pas de toutes ses facultés intellectuelles.

Le Parisien

Un imam interpellé à Epinay sur fond de conflit à propos d’une mosquée (màj)

“Querelle de minaret” autour d’une mosquée à Epinay-sur-Seine

Serrures brisées, vols, pneus crevés, assignations en justice et accusations croisées de « manipulation » : la mosquée d’Epinay-sur-Seine est au cœur d’une “querelle de minaret”, illustrant les difficultés de l’islam à s’organiser. (…)

Le journal de Saône-et-Loire

Un imam et deux responsables d’une association musulmane ont été interpellés jeudi à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) sur fond de désaccord sur la gestion d’un espace de prière construit par la mairie, ont indiqué, le 28 septembre 2012 des sources concordantes.

La gestion de cet espace culturel, qui abrite aussi une mosquée, a été confiée à la Grande mosquée de Paris il y a deux ans. Des membres de l’Union des associations musulmanes d’Epinay-sur-Seine (UAME) contestent cette attribution, ce qui a débouché sur nombre de procédures de part et d’autre.

L’imam a été interpellé pour participation à une manifestation non autorisée, après que des personnes se furent rassemblées jeudi soir devant le commissariat de la ville pour protester contre la garde à vue de deux responsables de l’UAME, a indiqué une source préfectorale, confirmant une information du Parisien.

Ces deux responsables avaient été interpellés et entendus jeudi, après le dépôt de plusieurs plaintes pour dégradation des lieux. L’un d’eux, Youssef el-Ouachouni, a été candidat aux législatives dans la circonscription.

Dans la soirée, les trois gardes à vue ont été levées.

La dernière plainte date de jeudi matin. Elle a été déposée par la mairie après qu’un système de serrures électro-magnétiques, dont l’installation avait débuté mardi, a été endommagé à deux reprises en deux jours.

« Ces gens veulent prendre possession des lieux par la force, sans aucun respect des lois de la République, c’est inacceptable »,

juge le maire Hervé Chevreau (divers droite), assurant à l’AFP qu’ils « ne représentent qu’eux-mêmes, et surtout pas l’ensemble des musulmans d’Epinay-sur-Seine ».

L’imam de la Mosquée de Paris venu dire la prière ce vendredi a été mis dehors par une vingtaine d’individus, a-t-il continué, dénonçant « des détériorations en permanence » et expliquant que les canons de serrure des portes avaient été changés sans autorisation à de nombreuses reprises depuis deux ans.

La mairie « n’a pas à s’immiscer dans la gestion du culte! » a rétorqué M’hammed Henniche, président de l’Union des associations musulmanes 93, proche de l’UAME.

« Les jeunes qui sont nés ici ne comprennent pas et n’acceptent pas qu’on les mette sous tutelle », a-t-il argué. (…)

Le courrier des maires

Clichy et Montfermeil (93) testeront les emplois francs

«J’habite à Clichy-sous-Bois » : cette phrase, certains jeunes hésitent aujourd’hui à la prononcer devant un employeur, craignant les préjugés. Se pourrait-il qu’une adresse à Clichy ou Montfermeil devienne un jour un atout pour être embauché ? Clichy et Montfermeil doivent, avec les villes d’Amiens, de Marseille et de Grenoble, tester dès 2013 un dispositif nouveau, présenté comme un outil antidiscrimination et antichômage : les emplois francs.

Le principe est simple et pourrait remplacer à terme celui des actuelles zones franches urbaines, censées disparaître en 2014 « et qui ont montré leurs limites », indique-t-on au ministère. Jusqu’à présent, les entreprises devaient s’installer dans un quartier frappé par le chômage pour bénéficier d’exonérations. Désormais, il leur suffira d’embaucher de jeunes habitants de ces quartiers. Le dispositif se veut complémentaire des emplois d’avenir, destinés aux jeunes peu qualifiés. Ici, les entreprises devront embaucher en contrat à durée indéterminée des jeunes diplômés (bac+ 4 à bac+ 5).

A Clichy-sous-Bois, où le taux de chômage atteint 23%, on va suivre l’expérimentation avec intérêt. « Aujourd’hui, nos habitants souffrent parfois de discrimination à l’adresse, parce que la ville manque de transports, souligne le maire PS, Olivier Klein. Toute initiative leur permettant d’avoir accès à un emploi pérenne est la bienvenue. »

Le Parisien