Nord : les riverains traquent eux-mêmes leurs cambrioleurs

Retour au Far West… dans le Nord ! Des riverains de Villeneuve-d’Ascq, excédés par la hausse des cambriolages qu’ils imputent à l’installation récente d’un camp rom non loin de chez eux, ont décidé de court-circuiter la police et de mener la traque eux-même. La Voix du Nord révèle ainsi qu’ils ont placardé dans leur quartier des photos de deux jeunes aperçus dans les parages et soupçonnés d’être les voleurs.

« Individus recherchés pour une série de cambriolages sur le secteur du Triolo ». Le texte accompagnant les photos des deux hommes, agrémentées d’une brève description physique, « prend quelque liberté avec la présomption d’innocence », constate le quotidien du Nord. Un couple échaudé par les cambriolages aurait lui-même reconnu dans la rue ces deux jeunes, aperçus plusieurs fois rôdant dans le quartier et apparaissant sur une vidéosurveillance après un cambriolage, avant de les prendre en photo avec leur téléphone.

Une démarche que les autorités comprennent mais n’approuvent pas. « Je les comprends, ils sont arrivés à un tel niveau d’exaspération… Mais il y a des lois. C’est aux autorités de tout faire pour rechercher ces gens-là », déclare ainsi la première adjointe au maire, Maryvonne Girard. La municipalité, qui ne conteste pas l’augmentation des cambriolages depuis l’installation d’un camp de roms à quelques centaines de mètres de là, demande depuis des mois de limiter le nombre de personnes dans ce camp. La police, elle, a prévu de demander le retrait des affiches…

Merci à BobbyW

(…) Le Parisien

Tourcoing (59). Ils braquent une femme enceinte et ses enfants

Hier matin, deux individus cagoulés et munis d’armes de poing ont fait irruption devant le café Le Memphis situé rue du Touquet à Tourcoing.

Les malfrats ont braqué une femme et ses deux enfants : « C’était vers 8 heures, je sortais du café avec les enfants pour les emmener à l’école », explique Mariana Lopez.

La mère de famille, enceinte de sept mois, a été particulièrement choquée par l’attaque : « Ils étaient armés. Ils nous ont forcés à aller à l’arrière puis à l’étage. Ils ont tout fouillé. Je n’ai pas eu le choix, j’ai dû leur ouvrir le coffre dans lequel se trouvaient nos bijoux. Nous avons tout perdu. »

En quelques minutes, les braqueurs se sont emparés de bijoux et d’un millier d’euros (la recette de l’établissement). « Ils ont tout mis dans une turbulette et sont partis », poursuit la patronne de l’établissement. [...]

Nord Eclair
(Merci à Scary pants)

Dans un quartier de Villeneuve-d’Ascq, des habitants excédés affichent la photo de leurs prétendus voleurs

Alors qu’ils dénoncent la hausse des cambriolages depuis l’installation des Roms à quelques centaines de mètres de là, des habitants du Triolo ont décidé « d’assurer leur propre sécurité »… en affichant les photos de ceux qu’ils pensent être des cambrioleurs. Un ras-le-bol en délicatesse avec la légalité qui fait suite aux nombreux coups de gueule des élus villeneuvois ces dernières semaines.

(…) La Voix du Nord

(Merci à Nicolas)

Lille. Clémence pour Faouzi, le tireur de la rue Paul-Lafargue

La scène se passe tard dans la soirée du 2 mai. La caméra vidéo de surveillance montre une série de jeunes très énervés qui se bousculent non loin d’une voiture. La rixe s’achève et surgit alors un homme qui sort une arme à canon court : il tire en l’air à plusieurs reprises. La scène se passe à l’angle des rues Paul-Lafargue et d’Arcole en bordure du quartier de Wazemmes. « Une kalachnikov ! » dira un témoin. En fait, vu les 12 cartouches retrouvées au sol, on sait qu’il s’agit probablement d’une carabine 22 long rifle au canon scié.

Les enquêteurs vont bientôt mettre un nom sur l’identité probable du tireur : Faouzi Nouioua, 21 ans, déjà condamné à 5 reprises qui allait commencer une formation d’éducateur. Le lendemain, aux aurores, le tireur est interpellé sans coup férir par le GIPN. Curieusement, même hier à l’audience, on ne va pas en savoir beaucoup plus. D’abord, on ne retrouve pas l’arme : « Je l’ai jetée dans la Deûle », assure laconiquement le prévenu. Ensuite, on ne sait pas où le tireur a été chercher l’escopette : « Je l’ai trouvée dans un immeuble, chez des gens, j’étais venu voler du cannabis et j’ai trouvé cette arme ».

La présidente Nourith Reliquet insiste: « Où, chez qui ? » Réponse du prévenu : « Je ne veux pas mettre en cause des gens ». On ne connaît pas les raisons de la rixe et on ne sait pas bien non plus pourquoi le tireur est allé chercher chez lui cette arme alors que tout semblait à nouveau calme. « Pour protéger mon petit frère », assure le jeune homme. La présidente Reliquet : « Ce n’est pas par hasard des violences à propos d’un trafic de stupéfiants ? » Le tireur assure que non

(…) Pour le procureur, « le contexte est extrêmement lourd pour les habitants de ce secteur ! Les dealers contrôlent souvent la rue, les règlements de comptes sont incessants, c’est la guerre des clans en pleine ville ! » Pour Me Slomiany, le prévenu « était ivre et bourré de cannabis, il regrette amèrement d’avoir tiré et de devoir vivre dans un tel quartier ». 8 mois de prison dont 4 de sursis avec mandat de dépôt.

(…) Nord Eclair

Merci à SCARY PANTS

Pour les 160 000 Marocains de Lille, deux pays à aimer et à défendre

La communauté marocaine est estimée à 160 000 personnes dans la métropole lilloise. Il y a quelques jours, elle s’est réunie au Faubourg-de-Béthune, l’occasion d’aborder quelques sujets d’actualité.

« Ce sont des Français d’origine marocaine. Plus de 75 % des Marocains de Lille ont choisi la nationalité française, explique Salah Rami, consul du Maroc à Lille. Nous avons de plus en plus de personnes de la première génération qui demandent la nationalité française. Mais le patriotisme reste profond, aussi bien pour la France que pour le Maroc. » « La communauté garde son âme marocaine, confirme Dabri Mohamed, de l’Amicale des travailleurs et commerçants marocains du nord de la France. Par exemple, la question du Sahara et du vote du 25 avril a mobilisé trois associations marocaines dans le Nord. Notre rôle est de faire une mise à jour et de sensibiliser à l’actualité. » « Des réunions sont également organisées pour sensibiliser à l’actualité car nous sommes les « ambassadeurs du Maroc » à Lille et il est de notre devoir de sensibiliser et d’expliquer l’actualité », ajoute Zakaria Razouki, élu marocain et résidant français.

(…) Nord Eclair

Merci à Atan59

Lille: l’affaire du bar gay fait pschittttt….

C’était quasiment la guerre civile et les trois présumés agresseurs homophobes avaient été incarcérés. Tout s’est calmé comme par enchantement et les trois ont été libérés jeudi soir.

Tout commence le 17 avril par une agression, peu après une manifestation à Lille des anti-mariages homos, au bar le « Vice-Versa » rue de la Barre à Lille. Des coups, des injures homophobes, une vitrine étoilée. Rapidement, une patrouille de police interpelle les trois présumés agresseurs non loin de là dans le quartier du Vieux-Lille.

Le 17 avril, quel est le contexte? Le climat est à l’orage, des manifestations dérapent, des commentateurs évoquent un climat de guerre civile et les ligues factieuses des années trente du siècle dernier, ceux qui sont contre les mariages homos s’énervent tandis que ceux qui sont pour ont tendance à se prendre pour des résistants face aux hordes réactionnaires. En réalité, une majorité existe depuis longtemps, tant à l’assemblée que dans l’opinion, pour légaliser sans trop de vagues l’extension du mariage aux personnes de même sexe.

Bref, quand les trois hommes jamais condamnés se retrouvent en comparution immédiate et qu’ils ajoutent ne pas vouloir être jugés tout de suite, la chambre correctionnelle concernée les envoie sans coup férir en détention provisoire. Alors que, pour bien plus grave, on a vu des prévenus rester en liberté.

15 jours plus tard, l’orage s’est calmé. Le même dossier examiné par la Cour d’Appel de Douai a suscité jeudi soir une décision infirmant le jugement lillois: les trois présumés « skins » ont été remis en liberté et vont donc comparaître en meilleure position sur le fond à Lille à la mi-mai. Satisfactions non dissimulées de Me Maxime Moulin et de Me Guillaume Ghestem.

Peripetiesjudiciaires

Sherif Issiakhene, 21 fois condamné et Karim Berkati, 11 fois condamné à nouveau au tribunal

[...] Dimanche peu avant 8 h – il se lève tôt ou se couche tard ! -, Issiakhene est interpellé Grand-Rue, à Roubaix, où il vient de roulotter plusieurs voitures en stationnement. [...]

Cinquième d’une famille de neuf enfants, il est présenté comme ayant un gros handicap mental. Cela n’empêche pas le juge de l’application des peines qui le suit de réclamer la révocation d’un précédent sursis.

« C’est vrai, on ne sait plus quoi faire de vous ! », gronde le président. [...]

Karim Berkati a le même âge que son prédecesseur à la barre mais son casier (onze mentions) est un peu moins chargé.

[...] Victime d’un grave accident il y a 3 ans, il dit se retrouver parfois dans un état second. « J’ai des cicatrices encore ouvertes dans la tête. » [...]

« La justice a tout essayé mais avec vous rien ne fonctionne, c’est désespérant. » Le procureur suggère donc de le laisser 18 mois au frais. Me Hélène Vatinel crie au loup. « C’est beaucoup trop lourd.

Nord Eclair
(Merci à William50)

Valenciennes : Farid, radiologue belgo-syrien, jugé pour escroquerie et exercice douteux de la médecine. Màj vidéo

Addendum vidéo :

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Un radiologue belgo-syrien comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Valenciennes (Nord), notamment pour escroquerie de différents organismes sociaux, ayant entraîné un préjudice de près de 3 millions d’euros.

Les faits reprochés à Farid Alsaïd, 58 ans, s’étalent de 2006 à 2007 et portent aussi sur l’exercice illégal de la télémédecine, l’embauche de salariés non formés à la manipulation radiologique et les manquements à la sécurité dans les cinq cabinets qu’il possédait dans le nord de la France.

Le radiologue s’était rendu à la police française en juin 2009, après avoir fui en Syrie début 2008 lors de l’ouverture de l’enquête pour escroquerie.

Romandie.com