Nîmes (30) : le corps enseignant se mobilise contre l’expulsion des familles russo-arménienne et tchétchènes

La mobilisation continue pour trouver un logement à 10 enfants scolarisés à Nîmes et à leur famille. Alors qu’ils allaient se retrouver à la rue, la préfecture du Gard a accordé ce matin une prolongation de trois jours de la solution d’hébergement trouvée. Les enfants concernés et leurs parents sont donc hébergés jusqu’à jeudi. « Rien de pérenne toutefois, explique Maguy Joncourt de Resf30. Hier matin, ils étaient au 115. » La préfecture, contactée hier, a expliqué que la prise en charge des familles concernées était « exceptionnelle et temporaire, sans engagement sur une quelconque régularisation alors même que leur demande d’asile avait été rejetée. Le caractère temporaire de cette prise en charge avait été clairement annoncé par le gestionnaire du 115 et ne constitue donc pas une surprise. »

En attendant, les parents d’élèves, le corps enseignant et les commerçants se sont cotisés pour leur payer des nuits d’hôtel au cas où. Mais Julien Joly, directeur de l’école Léo Rousson « en a assez de ce bricolage. On ne pourra pas payer des nuits d’hôtel ad vitam aeternam. »

Les familles sont russo-arménienne et tchétchènes. Pour la première, ni la Russie, ni l’Arménie ne veut l’accepter sur son territoire. « Cette famille n’est ni expulsable, ni régularisable » explique Maguy Joncourt. La bénévole accuse : « le nouveau préfet les a mis à la rue. L’ancien préfet nous avait pourtant dit qu’ils seraient hébergés jusqu’à ce que leur dossier passe devant la Cour d’Appel. »

Quant aux familles tchétchènes, elles ont été déboutées du droit d’asile, ce qui signifie qu’elles peuvent être expulsées à tout moment.

Dans leur malheur, les familles peuvent compter sur une forte mobilisation, notamment du corps enseignant : « au-delà des questions d’immigration, les enseignants ne tolèrent pas que certains de leurs élèves dorment dans la rue » affirme Maguy Joncourt. Julien Joly l’affirme : « on ne serait pas dans notre rôle si on ne bougeait pas ».

Une manifestation s’est tenue hier après-midi à 16h30 devant l’école Léo Rousson, où sont scolarisés 5 enfants concernés, 4 en maternelle et un en primaire, de 2 ans et demi à 7 ans. Les professeurs des écoles et les parents d’élèves ont organisé une réunion d’information, avant d’occuper l’école. Le même type d’action est prévu à l’école Marguerite Long (où sont scolarisés 2 enfants concernés) cet après-midi à 17h30 et à l’école de la Placette (1 enfant) demain.

Objectif Gard

Nîmes (30) : 1000€ d’amende et un stage civique requis contre deux salariés ayant propagé des images à caractère raciste

L’affaire avait défrayé la chronique au mois de juin 2013. Après la diffusion par deux salariés de Tango d’une photo mettant en scène un musulman et un porc ainsi qu’une vidéo à caractère raciste sur Facebook, le conseil du culte musulman avait porté plainte pour provocation à la haine raciale. Un procès qui s’est tenu ce vendredi matin, au Palais de Justice de Nîmes. Après un peu plus d’une heure d’audience, le procureur a requis 1 000€ d’amende et l’obligation de participer à un stage civique. Une satisfaction pour la partie civile qui réclamait 1 100€ d’amende. ” Cela doit être une peine exemplaire surtout que la vidéo a été tournée dans un bus. Cette peine est une première pierre en espérant que cela se ne se reproduise plus “, lance-t-on du côté de la parti civile, sur les marches du Palais de Justice.

Pour l’audience, une trentaine chauffeurs de bus ont fait le déplacement pour soutenir les deux salariés incriminés. Ils plaident la ” bêtise ” de leur collègue qui ont depuis, retrouvé leur poste. “ Il ont fait une grosse connerie. Le stage leur fera prendre conscience de cela mais il faut enlever cette amende “, espère Alain Got, du syndicat CGT chez Tango. Pour lui, pas de doute, ils ont compris leur faute. ” Ils regrettent ce qu’ils ont fait. Pour preuve, l’un des deux a démissionné de son poste d’élu du comité d’entreprise et de son poste de contrôleur, pour ne rester que conducteur “. La décision du tribunal est attendue pour le 19 mai.

Objectif Gard

Nîmes (30) : l’école, une arme pour combattre le racisme

Dans le cadre de la Semaine de l’éducation contre le racisme, les établissements scolaires sont associés à la manifestation.

Parler de la laïcité nécessite de la pédagogie. C’est en ces termes que le président Patrice Bilgorai, président de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) de Nîmes s’exprime. La semaine du 7 au 11 avril était celle de l’Éducation contre le racisme avec pour thème la laïcité.

À Nîmes, la manifestation s’est tenue plus tôt que les années précédentes. « Compte tenu des échéances municipales et des résultats qui ont suivi, il était important de rappeler ce qu’est la laïcité et ce qu’elle n’est pas », poursuit le président de la Licra.

L’intitulé de la Semaine est à double sens et donne ainsi le ton : « La semaine de l’Éducation contre le racisme vise une pédagogie envers les habitants mais aussi une participation des établissements scolaires à l’organisation de cette semaine. Car je suis persuadé que l’école est une bonne arme pour combattre le racisme et ne pas se faire de fausses idées de ce qu’est la laïcité. L’apprentissage de la citoyenneté dès le primaire », explique Maurice Illouz, président de la ligue de l’enseignement du Gard.

Chaque année, à l’occasion de la semaine contre le racisme, la ligue de l’enseignement travaille avec les établissements scolaires : concours autour du thème laïcité sous forme de photos légendées ou dessins faits par les élèves. Les enseignants étaient ainsi encouragés à voir avec les élèves, l’exposition Histoire et actualité de la laïcité présentée à la Maison de la Région.

Enfin parmi les manifestations, une conférence intitulée “école et laïcité s’est tenue mardi 8 avril à Pablo-Neruda avec l’intervention d’Alain Seksig, inspecteur de l’éducation nationale, ancien responsable de la mission laïcité du Haut conseil à l’intégration de 2010 à 2013. Jeudi 10 avril encore, une autre conférence “la laïcité, garantie du vivre ensemble ?” se déroule dans l’enceinte du lycée Frédéric-Mistral.

Midi Libre

Nîmes (30) : cinq jeunes de 14 à 18 ans interpelés après une agression au couteau

Les faits remontent au 26 mars. En fin d’après-midi, un jeune homme se fait attaquer par une bande des jeunes près des arches de la gare SNCF. Blessé par arme blanche à la joue et au cuir chevelu, il est pris en charge par les sapeurs-pompiers qui le conduisent à l’hôpital.

Quelques jours plus tard grâce au dispositif de vidéosurveillance, la police nîmoise parvient à mettre la main sur cinq jeunes âgés de 14 à 18 ans. Placés en garde à vue, l’auteur des coups a fini par reconnaitre les faits sans expliquer réellement les motivations de son geste. A l’issu de cette garde à vue l’un des jeunes a été laissé libre, quant aux autres ils devraient être entendus ce soir par le parquet.

Objectif Gard

Alès (30) : des policiers en patrouille attaqués à l’arbalète de chasse

Si les policiers sont parfaitement rodés aux interventions multiples et variées, ils n’avaient encore jamais été attaqués de la sorte. Les policiers d’Alès (Gard) en sont encore sous le choc. Dans la nuit de vendredi à samedi, lors d’un contrôle routier, les policiers alésiens ont été pris pour cible par un tir d’arbalète de chasse. Un homme de 25 ans a été interpellé après ces faits et doit comparaître mardi devant le tribunal d’Alès.

La flèche, longue de 40 centimètres, est passée tout près des fonctionnaires de police et s’est fichée dans le pare-choc de la voiture que les policiers étaient en train de contrôler. C’est une équipe de la BAC (Brigade Anti-Criminalité), arrivée rapidement sur place, qui a arrêté l’auteur du tir. Il s’agit d’un habitant d’Alès âgé de 25 ans, déjà connu des services de police.

(…) Le Parisien

Marine Le Pen : « Nous sommes chez nous, nous avons envie de vivre chez nous, Français en France ! »

  »Nous sommes chez nous, nous avons envie de vivre chez nous, Français en France ! »: Marine Le Pen a fait vibrer samedi la corde identitaire dans deux villes que le FN espère gagner aux municipales, Beaucaire et Tarascon, la voisine des Bouches-du-Rhône, sur l’autre rive du fleuve. 

La présidente du Front national s’en est prise lors d’une réunion publique à Beaucaire aux « dogmes qu’il est impossible de toucher » et notamment au « processus d’immigration » : « Il est obligatoire d’accepter tous ceux qui veulent avoir la gentillesse de venir, de subvenir à leurs besoins, de leur faire de la place, de leur donner une priorité d’accès au logement ou à l’emploi », a-t-elle déploré.

Les immigrés « sont des hommes et des femmes en chair et en os. Ils viennent avec leurs habitudes, leur culture, leur religion, leurs moeurs, leur codes, qui sont il faut le dire bien souvent différent des nôtres », a-t-elle appuyé.

Et Marine Le Pen d’enchaîner: « Comme cette immigration est massive, leurs codes, leurs religions, leurs moeurs, leurs manières de vivre finissent par s’imposer dans des rues, dans des quartiers puis dans des villes entières, à charge pour la population de s’adapter et d’abandonner sa culture, son mode de vie, ses valeurs ».

 

Le FN répond selon elle « quelque chose de bon sens absolu ». « Nous sommes chez nous, nous avons envie de vivre chez nous, Français en France! », s’est-elle exclamée sous un tonnerre d’applaudissements des plusieurs centaines de personnes présentes, dont certains ont ensuite repris : « On est chez nous ».

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Vendredi 6 septembre : manifestation de soutien à Julien Sanchez

Après une condamnation en première instance lors d’un procès purement politique pour des propos qu’il n’a pas tenu lui-même, Julien Sanchez (délégué national du FN, conseiller régional) est convoqué devant la cour d’appel de Nîmes le vendredi 6 septembre.

A cette occasion, le Front National du Gard organise une manifestation de soutien à notre élu Julien Sanchez.

Rendez-vous le vendredi 6 septembre à 8h00 devant le Tribunal
Boulevard des Arènes, Nîmes

Rappel des faits et du procès en première instance ci dessous…

FN30

Narbonne : une femme de 76 ans blessée par balle par des cambrioleurs

Les faits se sont produits vers 3 h du matin dans la nuit de mardi à mercredi au domaine de Creissel, situé à Narbonne dans le secteur de Bonne Source. Les circonstances restent encore floues, la victime, hospitalisée, n’ayant pas encore été entendue par les enquêteurs.

Selon les premiers éléments dont dispose actuellement le parquet, une femme de 76 ans a été blessée par balle à une jambe par un ou plusieurs individus qui s’étaient introduits dans son domicile. [...]

La police judiciaire a été immédiatement saisie pour mener les investigations : l’hypothèse d’un cambriolage qui a mal tourné est envisagée, même si elle reste encore à confirmer. La victime, pour sa part, a été prise en charge dans la nuit : ses jours ne sont pas en danger.

L’Indépendant

(Merci à Julien271)

Gard. La guerre des maires contre les campements sauvages des gens du voyage

C’est le bras de fer de l’été. Entre les élus des communes et les gens du voyage, de grosses tensions ces derniers jours… dans le Gard. Après la vive altercation qui a opposé le maire d’Aimargues et une communauté évangéliste, la préfecture recevra les élus samedi.

Uchaud lundi, après Aimargues dimanche, succèdent à Fourques, Bellegarde, Codognan ou Nîmes. Autant de villes ou de villages gardois qui ont connu, ces dernières semaines, un bras de fer entre élus locaux et gens du voyage. Ces derniers souhaitaient s’installer sur des terrains municipaux, souvent pour une semaine, mais en toute illégalité.

(…) France 3 Languedoc Roussillon

Meurtre d’un jeune gay à Nîmes en 2011, le suspect, fuyard serait parti se battre en Syrie. Màj : Marche pour que la vérité éclate

Addendum 27 juillet : une marche silencieuse pour Laurent Julien.

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées, vendredi, pour dire leur incompréhension après la fuite, il y a trois semaines, de l’un des mis en examen, assigné en résidence. Il s’est débarrassé de son bracelet électronique.

(…) Midi LibreMerci à Doudoudidonc

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Mise en examen dans l’affaire du meurtre de Laurent Julien, ce Nîmois a pris la fuite alors qu’il était assigné à résidence et placé sous surveillance électronique.

Le Nîmois en fuite depuis le 30 juin et soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de Laurent Julien serait aujourd’hui en Syrie. Me Elodie Ginot a pris connaissance le 4 juillet dernier d’un courrier de son client qui a été transmis au juge d’instruction. « Dans cette lettre, il explique qu’il part soutenir ses frères dans leur combat en Syrie », commente l’avocate.

Selon Me Ginot, son client « a le sentiment depuis le départ d’être victime d’un complot… ». [...]

Midi Libre
(Merci à Microlibats)

Laurent Julien, retrouvé enterré dans la garrigue nîmoise le 3 juillet 2011 après avoir disparu durant la feria de Pentecôte.

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Les policiers du Raid, du GIPN et du SRPJ de Montpellier ont procédé à une série d’arrestations ce mardi matin notamment dans des immeubles des quartiers de Pissevin et de Valdegour de Nîmes. 10 personnes sont entendues au sujet du meurtre d’un jeune homme, retrouvé enterré dans la garrigue nîmoise, en juillet 2011.

Dix personnes sont actuellement entendues pour les nécessités d’une enquête liée à un meurtre perpétré voici deux ans.

Un jeune gay de Nîmes avait été retrouvé enterré dans la garrigue nîmoise le 3 juillet 2011 après avoir disparu durant la feria de Pentecôte.

[...] Ce mardi matin dès l’aube à Nîmes, les policiers d’élite du Raid, du groupement d’intervention de la police nationale (GIPN), de la PJ de Montpellier ont organisé une vaste opération d’arrestations notamment dans les quartiers Pissevin et Valdegour. Près de 130 policiers ont participé à ce dispositif d’interpellations.

[...] De source non confirmée officiellement, les personnes entendues dans le cadre de ce dossier appartiendraient à une mouvance pouvant relever d’un courant traditionaliste voire radical de l’islam.

Midi Libre
(Merci à Antibarbare)

De 20 à 30 « jeunes » de Nîmes débarquent à la fête de Rodilhan (30), coups de poings et un coup de couteau dans le ventre

Une altercation entre des jeunes Nîmois et d’autres du village a fait un blessé grave dans la nuit de samedi à dimanche. En l’occurrence un Rodilhanais, tout juste âgé de 18 ans, qui a reçu un coup de couteau dans le ventre. Il est toujours en soins intensifs.

L’avant dernier jour de la fête votive de Rodilhan a été marqué par une très violente altercation entre des jeunes de la commune et d’autres venus de Nîmes.

Les faits se sont produits vers 1 h du matin, dans la nuit de samedi à dimanche, alors que la fête battait son plein, au moment du bal. Selon différents témoignages concordants recueillis à Rodilhan, une jeune fille de la commune a été beaucoup chahutée et importunée par des jeunes gens de Nîmes.

Des gendarmes réservistes qui étaient présents sur place, au nombre de six, auraient été alors sollicités par les jeunes de la commune pour qu’ils interviennent avant que la situation ne dégénère, mais les gendarmes n’auraient pas répondu à leur demande.

Sachant que les jeunes Nîmois faisant partie d’une bande qui venait, affirment les témoins, du quartier du Chemin-Bas-d’Avignon, étaient une bonne vingtaine, voire une trentaine.

Pendant que des renforts de gendarmerie étaient demandés et attendus, la jeune fille, continuant à être importunée, se défendant et le ton montant, aurait alors reçu un coup de poing. Son frère aurait pris sa défense et, dans la mêlée, le nez d’un Nîmois a été cassé.

Dans la bagarre qui a suivi, un garçon de Rodilhan depuis peu âgé de 18 ans a reçu un coup de couteau dans le ventre. Grièvement blessé, le foie touché, il a été transporté à l’hôpital Carémeau de Nîmes, souffrant notamment d’une hémorragie interne. Plusieurs jeunes gens ont été blessés dans le déchaînement de violence et ont reçu des soins à l’hôpital.

Les gendarmes, qui gardent le silence le plus complet sur cette affaire, auraient interpellé un jeune au centre hospitalier, mais l’auteur du coup de couteau n’aurait pas encore été identifié par les enquêteurs.

Le pronostic vital du garçon qui a reçu le coup de couteau, placé en soins intensifs, a été engagé. Il vient de passer avec succès un CAP de carrossier et était attendu hier matin, dans un atelier de carrosserie de Nîmes, pour son premier jour de travail.

Midi Libre
(Merci à Peuplefort)