Saint-Denis (93) : Un jardin public portera le nom de Fatima Bedar, manifestante pro-FLN

La mairie PC de Saint-Denis (93) baptisera le futur jardin public dans le quartier, Gare Confluence, du nom de Fatima Bedar, 15 ans, qui aurait été jetée dans la Seine lors de la manifestation du FLN le 17 octobre 1961.

Mohamed Ghafir, alias Moh Clichy, était tout heureux d’annoncer la nouvelle, lui qui après avoir milité à la Fédération de France du FLN, se voue, depuis des années, à relancer le travail de mémoire afin que nul n’oublie.

La bonne nouvelle est que Fatima Bedar, la jeune fille de 15 ans, jetée dans la Seine avec son cartable en 1961, aura eu la reconnaissance méritée de la part de la ville de Saint-Denis, où se côtoient 136 nationalités. […]

El Watan

Bernard Lugan : Quand la coupe de la repentance déborde

«La France est actuellement en pleine phase de repentance, avec le voyage du président Hollande au Sénégal sur l’île de Gorée, et sa reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961. (…) Pour l’historien, cette double repentance est particulièrement inacceptable, parce que dans les deux cas, le Président a cautionné des histoires qui sont fausses, qui ont été totalement revues, réécrites et qui ne correspondent pas du tout à la réalité.»


> le site de B. Lugan

17 octobre 1961. Samia Messaoudi : «Va-t-on ériger une stèle en mémoire de cette date ?»

Entretien avec Samia Messaoudi est «auteure, militante» et une des membres fondateurs de l’association «Au nom de la mémoire». Son combat: la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la répression sanglante du 17 octobre 1961.

Pour finir, interpeller à nouveau le gouvernement sur ses promesses concernant le droit de vote des immigrés. Ce n’est plus tenable : tout un pan de la population se sent exclu et bafoué dans ses droits.

Votre mission est accomplie ou vous pensez qu’il reste beaucoup de chose à faire pour sensibiliser l’opinion publique ?

Avec cette reconnaissance, nous avons retrouvé de la justice et de l’égalité. De ce point de vue-là, notre collectif a gagné. Ses revendications ont été entendues. Or, les mots sont dits mais nous attendons encore les actes. Par exemple, qu’en sera-t-il au niveau national ? Va-t-on ériger une stèle en mémoire de cette date ? Pour les historiens, le combat n’est pas terminé. Ils dénoncent la création par Nicolas Sarkozy, de la fondation pour la mémoire de la guerre algérienne qui marque une certaine nostalgie colonialiste. Je pense aussi que les nostalgiques de l’Algérie française ne font que perpétuer un racisme sous-jacent.

Pour faire changer le regard et permettre une évolution de la société, quels sont les plans de l’association ?

L’ouverture des archives aux historiens et aux citoyens. Ensuite, il est essentiel de déterminer un vrai cadre de recherche franco-algérien. […]

On rouvre donc le débat sur la place des immigrés dans la société française ?

Le 17 octobre 1961 n’est pas qu’une affaire d’immigrés. Cet épisode sanglant s’est passé en France donc ça concerne tout le monde. […] Pour notre avenir, pour ce vivre ensemble que nous espérons et qui est sensé nous porter, il faut relancer le débat et trouver une solution collectivement.

Respect Mag

Guerre d’Algérie : Hollande reconnaît la répression «sanglante» du 17 octobre 1961 (màj)

François Hollande sait-il bien ce qu’il fait (…) et sait-il bien de quoi il parle ?

(…) de deux choses l’une : ou bien, Français, comme ils l’étaient encore juridiquement, ils suivaient les consignes d’une organisation terroriste interdite ou bien, Algériens comme ils y prétendaient, ils obéissaient sur le sol français aux ordres d’un gouvernement étranger qui nous avait déclaré la guerre.
Autorisée à rendre coup pour coup, et même incitée à en rendre dix pour un, la police parisienne fit en effet preuve d’une brutalité inouïe, comme l’aurait fait n’importe quelle police dans n’importe quel pays, y compris les plus démocratiques…

Imagine-t-on comment auraient réagi les autorités françaises si, pendant l’offensive allemande sur Verdun, en 1916, quelques dizaines de milliers de ressortissants allemands étaient venus dire sur les Champs-Elysées leur soutien au Kaiser ? Imagine-t-on ce qu’auraient été les réactions de la police new yorkaise, du peuple et du gouvernement américains si, le 12 septembre 2001, un cortège de zélateurs d’Oussama ben Laden était venu acclamer celui-ci sur les décombres du World Trade Center ? On ne peut que déplorer les dizaines de morts du 17 octobre 1961, mais qui en porte la responsabilité ?  (…)

 

lire l’article complet de Dominique Jamet sur boulevard Voltaire

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RTL Zemmour 19/10/2012 

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Algérie : « Excuses et repentance de la France pour ses crimes de guerre »

Le secrétaire général de l’Organisation nationale des Moudjahidine (ONM) Saïd Abadou a exigé des excuses et la repentance de la France pour ses crimes de guerre commis en Algérie avant d’aborder le futur des relations entre les deux pays.

Pour lui pas question de tourner la page de l’histoire du passé colonial français tant que ses gouvernants continuent à fuir leur responsabilité. Intervenant lors des festivités officielles de commémoration du cinquantenaire des massacres du 17 octobre 1961 à Paris, que la wilaya de Tizi Ouzou a abrité hier, Said Abadou est persuadé que la France accorde plus d’importance à réhabiliter les «harkis d’Algérie» qu’à reconnaître cette page sombre de son histoire de colonisateur. «Ce passé restera un facteur déterminant pour l’avenir des relations entre les deux pays», dira-t-il.

Contrairement au SG de l’ONM, le ministre des Moudjahidines Mohamed Cherif Abbas a plutôt évoqué dans son discours, des faits historiques liés à l’événement et surtout sa signification dans le processus de l’indépendance de l’Algérie, tout en saluant l’apport de l’émigration kabyle en France pour mener le combat complémentaire à la guerre de Libération nationale sur le sol de l’ennemi. [...]

Le Quotidien d’Oran