«Oui, le peuple juif vit dans la peur en Europe, non pas en 1929, mais en 2012»

Martin Schultz, le Président du Parlement européen, a dit que les juifs du continent «vivaient dans la peur», a déclaré Schultz au cours d’une cérémonie à la mémoire des victimes de l’Holocauste qui a eu lieu au Parlement européen.

«Nous ne sommes pas en 1943, mais nous pourrions être en 1929, avec des extrémistes qui marchent dans les rues et entrent au Parlement». (Moshe Kantor, Président du Congrès Juif Européen)

Il a ajouté que l’Union européenne avait été créée sur les bases des «leçons d’Auschwitz» en tant que cadre d’un «contrôle mutuel afin d’éviter que toute société membre de l’union agisse de manière dangereuse et incontrôlée».

Crif

Un policier roué de coups à Nanterre (92)

Un policier été violemment agressé par trois hommes jeudi à Nanterre, alors qu’il quittait son lieu de travail en compagnie de sa conjointe, a-t-on appris aujourd’hui de sources concordantes.

Le fonctionnaire de police, qui n’était plus en service au moment des faits, a été agressé jeudi vers 18H00, près de la gare RER de Nanterre-Université, a précisé une source policière. Ses trois agresseurs, qui le connaissaient, l’auraient pris à partie avant de le rouer de coups de poings et de coups de pied sous les yeux de sa compagne, a précisé cette source.

Souffrant d’un traumatisme facial, le policier a été hospitalisé à l’Hôtel-Dieu, à Paris, où il se trouvait encore en observation vendredi après-midi. Selon la source policière, il aurait le nez cassé, une joue fracturée et pourrait perdre un oeil.

D’après une source proche de l’enquête, les trois agresseurs, identifiés par la victime, sont activement recherchés. Tous trois sont déjà connus des services de police, dont deux pour des violences contre les forces de l’ordre.

La sûreté départementale des Hauts-de-Seine a été saisie de l’enquête.

AFP – Le Figaro

(merci au Hutin)

Crise : le système est au bord du gouffre ? Faisons un pas en avant !

La violence de la crise aurait dû provoquer une remise en question du système. Paradoxalement, la rapidité du sauvetage et les moindres conséquences de la crise par rapport à celle de 1929 font que rien n’avance. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir les solutions en main.

Des intellectuels alternatifs se sont levés

Venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd, Jean-François Kahn ce week-end sur son blog dans un très bon papier), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion), un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels nous proposent des solutions pour refonder le système économique. Laurent Pinsolle propose ici les 18 mesures emblématiques qu’il a retenues. Oui, un autre monde est possible !

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations » (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme et prône le rétablissement du protectionnisme.

«  De tous les dogmes économiques, le libre-échange est celui sur lequel les néo-libéraux sont le plus intraitables. Formulé il y a presque deux siècles dans le contexte théorique de l’immobilité des facteurs de production (capital et travail) et de la division internationale du travail, il est toujours présenté comme le nec plus ultra de la modernité, et comme la recette du développement et de la croissance.

Ses hérauts ont réussi le tour de force de le pérenniser dans un contexte exactement contraire à celui de sa conception : aujourd’hui, le capital ne connaît plus aucune entrave à sa circulation internationale et la main d’œuvre devient, elle aussi, de plus en plus mobile. Quant à la division internationale du travail, elle appartient au passé, avec la multiplication des entreprises mettant en œuvre des technologies de pointe dans les pays à bas salaires. L’économie mondiale est devenue un bateau ivre, sans gouvernail.

(…) Alors que le discours dominant du journalisme économique proclame depuis deux décennies que le protectionnisme est le mal absolu, les travaux scientifiques les plus récents aboutissent à un résultat inverse. Il y a donc discordance entre les discours économiques médiatiques et le discours scientifique.  »

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