Polémique autour de la date de la fin de la guerre d’Algérie

Quelle date retenir pour célébrer la fin de la guerre d’Algérie ? Le Sénat vient de voter pour le 19 mars 1962. Beaucoup de rapatriés veulent retenir la date du 5 décembre au nom des victimes tuées après le cessez-le-feu du 19 mars.

19 mars ou 5 décembre 1962 pour définir la fin de la guerre d’Algérie ? Le Sénat vient de voter pour le 19 mars. Cette proposition de loi avait déjà été approuvée par l’Assemblée voilà plus de dix ans, alors que Lionel Jospin était premier ministre. Ce texte avait ensuite été transmis au Sénat, mais jamais débattu depuis.

Beaucoup de rapatriés refusent cette date. Ils estiment que le cessez-le-feu du 19 mars 1962 ne marque pas la fin de la guerre.

Les sénateurs UMP estiment que plusieurs milliers d’Européens et quelque 80.000 harkis ont été tués après le cessez-le-feu.

Certains rapatriés réclament de débaptiser les rues et les places qui portent du 19 mars 1962.

Ce cessez-le-feu avait été négocié la veille lors de la signature des accords d’Evian. (…)

France 3

Daniel Lefeuvre vs Ménard : « Mardi soir, sur France 3, c’était télé-FLN » (i>télé)

I>télé ‘Ménard sans interdit’ le 5/7/2012

Daniel Lefeuvre est un historien français, spécialiste de l’Algérie coloniale


Pour en finir avec la repentance coloniale, le livre de Daniel Lefeuvre :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Revoir le débat Jack Lang vs Daniel Lefeuvre (2010) :
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Grigny : Une stèle du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie profanée

Marc Laffineur, secrétaire d’État aux anciens combattants, a dénoncé la profanation à Grigny, dans l’Essonne, dans la nuit du 16 au 17 mars, d’une stèle commémorative du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie.

«La plaque a été cassée et les mots ‘Allah Akbar’ écrits sur la stèle», a indiqué à l’AFP Jean-Paul Goulier, président la section de Grigny de la Fédération nationale des Anciens combattants en Algérie (Fnaca). (Libération)

Il y a toute sorte de façons de célébrer un anniversaire. Ainsi, en ce 18 mars marquant le cinquantenaire des Accords d’Evian, synonyme de fin de la guerre d’Algérie et prémices à l’indépendance du pays, le ministère français de la Défense a-t-il choisi de faire l’impasse sur les commémorations d’une date qui «divise les Français» et risque de «raviver les plaies d’une page douloureuse de l’histoire de France». Tandis que dans la nuit de vendredi à samedi derniers, une stèle dédié au cessez-le-feu du 19 mars 1962 a été profanée à Grigny, dans l’Essonne.

«Cet acte imbécile et lâche témoigne d’un profond mépris à l’égard de ceux pour qui le 19 mars marque la fin des combats en Algérie et signifie le retour dans leurs foyers», déplore ainsi le secrétaire d’Etat aux anciens combattants Marc Laffineur dans un communiqué publié ce dimanche. Avant d’enfoncer : «Il insulte la mémoire de tous les soldats qui tombèrent avant la signature des accords d’Evian.» […]

Métro