Repentance : Longuet et Collard envoient un bras d’honneur à Alger (MàJ)

Addendum 3/11/12 :

« C’est un geste populaire et, sur le fond, Longuet à mille fois raison. (…) Les Arabes qui ont été colonisés étaient eux-mêmes des colonisateurs qui avait colonisé l’Algérie des Berbères. Ils ne se sont jamais excusés ou repentis. »
Eric Zemmour, i>Télé

- Réaction du FN : « La seule question que les Français doivent poser au gouvernement algérien est la suivante : qu’avez-vous fait de votre indépendance ? Corruption, censure, massacres, chômage de masse, misère sociale, absence de démocratie sont le quotidien des Algériens alors que la caste FLN aux affaires se meut dans une richesse ostentatoire. » [...]

- La presse algérienne se déchaîne. TF1

- La réponse de Khaled Bounedjma à Gérard Longuet (Une d’Algérie News)

Addendum 02/11/12 :

« Au fait, si l’on était aussi nigauds qu’eux – mais ne désespérons pas, nous finirons bien par y arriver –, ne serait-il pas licite d’exiger de l’ensemble du monde arabo-musulman qu’il fasse repentance pour avoir occupé une bonne partie de l’Espagne pendant huit siècles. »
Nicolas Gauthier, Boulevard Voltaire

« On peut contester la forme. Mais, sur le fond, on ne peut que donner raison à l’ancien ministre de la Défense. Il y en a assez de cette mode de la repentance, de cette haine de soi, née dans les années 1990 et encouragée par Jacques Chirac. »
Yves Thréard, Le Figaro

- Le PCF a dénoncé aujourd’hui « le bras de déshonneur », « acte vulgaire, stupide et brutal », lancé par Gérard Longuet à l’issue d’une émission en réaction à une demande d’Alger de reconnaissance par Paris des « crimes du colonialisme ». – Le Figaro

- Le bras d’honneur de Gérard Longuet est la vidéo la plus vue hier sur Dailymotion. Le Figaro

- Le bras d’honneur de Longuet scandalise l’Algérie

« Droite française bête et méchante », « voyous » ou « réactions honteuses », dénonçaient vendredi des responsables algériens dans la presse. [...] Le Point

- Boulevard Voltaire, le site de Robert Ménard, reprend l’idée du bras d’honneur à la repentance et invite ses lecteurs à envoyer leurs vidéos de bras d’honneur.

- L’historien Daniel Lefeuvre demande pardon à l’Algérie :

« Pardon d’avoir laissé sur place, en 1962, une infrastructure routière, ferroviaire, aéroportuaire, scolaire, agricole et industrielle à nulle autre pareille en Afrique. »
Boulevard Voltaire

Addendum 01/11/2012

- Création d’un groupe Facebook « Un bras d’honneur contre la repentance » collectant des photos de bras d’honneur. A partir de 100 photos collectées, une vidéo sera réalisée.

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Bernard Lugan : Quand la coupe de la repentance déborde

«La France est actuellement en pleine phase de repentance, avec le voyage du président Hollande au Sénégal sur l’île de Gorée, et sa reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961. (…) Pour l’historien, cette double repentance est particulièrement inacceptable, parce que dans les deux cas, le Président a cautionné des histoires qui sont fausses, qui ont été totalement revues, réécrites et qui ne correspondent pas du tout à la réalité.»


> le site de B. Lugan

« Répression » du 17/10/61 : « La repentance est toujours à sens unique ! » (RMC)

Des auditeurs de RMC s’indignent de la reconnaissance de la « répression » du 17 octobre 1961 et dénoncent les contritions de François Hollande.

« Vous disiez ce matin, d’une façon très spontanée et affirmative, qu’il y avait 25.000 personnes qui ne gênaient pas la circulation. Comment vous pouvez prétendre, M. Jean-Jacques Bourdin, que 25.000 personnes qui défilent dans Paris puissent ne pas gêner la circulation ? [...] Vous êtes journaliste, on ne reprend pas n’importe quoi ! » – André

Bernard Lugan : Le mythe des massacres du 17 octobre 1961

En reconnaissant la responsabilité de l’Etat et en rendant hommage aux « victimes » de la manifestation interdite du 17 octobre 1961, François Hollande s’est comporté en militant sectaire, non en président de tous les Français. D’autant plus que, pour les historiens de métier, les prétendus « massacres » du 17 octobre 1961 constituent un tel exemple de manipulation qu’ils sont étudiés comme un cas exemplaire de fabrication d’un mythe ; comme Timisoara en Roumanie, comme les « couveuses » au Koweit ou encore comme les « armes de destruction massive » en Irak !!!

Tout repose en effet sur des chiffres gonflés ou manipulés et sur des cadavres inventés. Dans une inflation du nombre des morts, les amis du FLN algérien et les porteurs de valises communistes ont ainsi joué sur les dates, additionnant aux 3 morts avérés du 17 octobre ceux des jours précédents ainsi que les décès postérieurs. Pour eux, tout Nord Africain mort de mort violente durant le mois d’octobre 1961 est forcément une victime de la répression policière…même les victimes des accidents de la circulation.

[...] Quel est donc le vrai bilan de cette manifestation ?

- Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico Légal (la Morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord Africain dans la terminologie de l’époque).
- Le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?
- En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre.

Le 18 octobre, à 04 heures du matin, le bilan qui parvint à Maurice Legay le directeur général de la police parisienne fut donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des dizaines de morts et de « noyés » auxquels l’actuel occupant de l’Elysée a rendu hommage !!!

Certes, nous dit-on, mais les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants. Faux, car ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’Institut Médico Légal de Paris puisque, entre le 18 et le 21 octobre, « seuls » 4 cadavres de « NA » furent admis à la Morgue :
- Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.
- Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.
- Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

Nous voilà donc bien loin des 100, 200 ou même 300 morts « victimes de la répression » avancés par certains et pour lesquels M. François Hollande a reconnu la responsabilité de la France !!! [...]

Bernard Lugan

Les priorités d’Esther Benbassa, sénatrice EELV

Esther Benbassa, historienne, spécialiste du judaïsme et des minorités, «intellectuelle engagée, militante contre toutes les discriminations», a été décorée Chevalier de la Légion d’honneur le 18 novembre. Sénatrice Europe Écologie-Les Verts (EELV) du Val-de-Marne, elle expose ses priorités.

La France est devenue frileuse et elle a peur de perdre son panache. La perte de ce sentiment de grandeur fait que ce pays s’effarouche de peu de choses.

Ne pensez-vous pas que l’utilisation à tout va du concept de laïcité permet parfois d’occulter les principes d’égalité, de liberté, lesquelles fondent tout autant notre République ?

Cela va de soi. Et c’est toute l’Europe qui est dans cette démarche, pas seulement la France. Une Europe prise de panique devant la mondialisation, qui a peur d’être envahie par l’Islam, en oubliant que c’est une religion minoritaire. […]

Vous êtes passée d’une situation d’intellectuelle engagée à celui de sénatrice. Quelles sont vos priorités au parlement ?

J’ai été désignée rapporteur pour la loi qui devrait permettre aux immigrés de voter aux élections locales et d’être également éligibles. Si cette loi est adoptée, cela sera une avancée historique. Il y a dix ans, une même proposition a été votée par l’Assemblée Nationale mais retoquée au Sénat. Aujourd’hui il y a de fortes chances qu’elle puisse passer. J’ai également proposé une loi pour la reconnaissance officielle du 17 octobre 1961 comme crime d’État.

Respect Mag

17 octobre 1961: le point de vue de Bernard Lugan

Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères »,  organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».

Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…

Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.
Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation  surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.
Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

17 octobre 1961 : un documentaire inédit ressort des placards (vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/xlrjol
Le 17 octobre 1961, des milliers de Français musulmans défilaient pour protester contre le couvre-feu qui leur était imposé en pleine guerre d’Algérie. « Octobre à Paris », film longtemps interdit d’exploitation, revient sur la répression violente de ces manifestations par les forces de police.

Source : Itélé

Manifestations de 1961 : « Occultation du rôle des femmes de l’émigration en France »

«C’est aujourd’hui dans le feu de l’action et coude à coude avec nos frères, que nous devons arracher notre indépendance et mériter notre place de citoyennes dans l’Algérie que nous aurons contribué à édifier.» Cet appel de la section féminine de la Fédération de France du FLN à la participation des femmes à la manifestation du 20 octobre 1961, exclusivement féminine mais en complément de la grande manifestation du 17 Octobre, illustre, on ne peut mieux, le rôle des femmes de l’émigration en France dans le soutien au combat émancipateur de l’Algérie.

Un rôle qu’elles ont accompli avec détermination, en toute discrétion, mais combien méconnu. Tout comme sont méconnues leurs manifestations du 20 octobre 1961, puis du 9 novembre 1961. Une méconnaissance voulue et organisée en Algérie même, à l’instar de celle qui entoure la manifestation du 17 Octobre 1961, impulsées par la Fédération de France du FLN. [Lire la suite]

El Watan

17 octobre 1961 : Manifestation à Paris, Delanoë aux côtés de l’ambassadeur d’Algérie (MàJ vidéo)

En début de soirée, 5000 personnes selon les organisateurs, 2200 selon la police, se sont rendues au son de chants patriotiques algériens, ponctués des yous-yous de femmes sur le pont Saint-Michel en partant du boulevard Bonne Nouvelle, à hauteur du cinéma Le Rex où le cortège avait été stoppé par la police le 17 octobre 1961.

Plusieurs associations et élus de l’opposition souhaitent que l’État reconnaisse sa responsabilité dans la répression de cette manifestation d’Algériens, qui aurait fait des dizaines de morts. Mais pour Claude Guéant, la France «doit faire face à son passé» mais «ne doit certainement pas présenter des excuses»

À Paris, Bertrand Delanoë a commémoré le massacre aux côtés de l’ambassadeur d’Algérie, Missoum Sbih. Le maire de la capitale a souhaité que ce «crime couvert ou décidé par les autorités de la France soit reconnu par la ville de Paris où la répression a eu lieu». «Ce sont des policiers en tenue qui ont assassiné. Nous demandons au président de la République de dire que c’est un crime d’État qui a été commis», a rappelé M’Hamed Kaki, «passeur de mémoire» et président de l’association Les Oranges à Nanterre d’où étaient partis de nombreux manifestants.

Le Figaro

François Hollande commémore le 17 octobre 61 à Asnières

François Hollande est arrivé peu après 11 heures à Asnières (Hauts-de-Seine) ce matin pour commémorer le cinquantième anniversaire de la manifestation organisée le 17 octobre 1961 par le FLN algérien à Paris et réprimée dans le sang . «Il faut reconnaître ce qui s’est produit. Aujourd’hui je le fais en tant que socialiste, ensuite ce sera à la République de dire ce qui s’est passé», a lancé le vainqueur des primaires socialistes, qui souhaite «rassembler les communautés».

Le Parisien

(Merci à Pouicpouic)

Montpellier : «Non au racisme d’État d’hier et d’aujourd’hui»

Le collectif «D’ailleurs nous sommes d’ici» commémorait hier le 50e anniversaire de la manifestation du FLN le 17 octobre 1961. «Non au racisme d’État d’hier et d’aujourd’hui», tel était leur slogan.

Ce jeune mouvement (né en mai dernier) a réuni une centaine de personnes devant la préfecture (dont quelques Indignés venus les rejoindre), avant de rallier ce qu’il appelle «le musée de la honte, le musée de l’histoire de France en Algérie» voulu par Georges Frêche. Les adhérents de ce collectif souhaiteraient «que toute la transparence soit faite sur son contenu», qu’il soit «débaptisé» et qu’il «devienne un lieu de rétablissement de la vérité sur l’histoire coloniale, en Algérie et ailleurs dans le monde».

Prochaines actions prévues : le 18 décembre pour la journée nationale des migrants, avant des campagnes contre «les contrôles au faciès» et une autre nommée «Mamans toutes égales» «pour lutter contre l’exclusion des mamans voilées lors des sorties scolaires».

Le président de Montpellier Agglomération, Jean-Pierre Moure, assure que «l’objectif est de créer un musée d’art, d’histoire et de sociétés, qui traitera de l’histoire commune des peuples européens et maghrébins. (…)».

Midi Libre (Merci à Claude Ratinier)