Plein ecran

Rap & Rappeurs

« Je suis resté deux mois avec une quarantaine de rappeurs. C’est édifiant sur le niveau et la mentalité… Le rap a fait énormément de mal à la scène musicale française. C’est une véritable catastrophe, un gouffre culturel. La pauvreté de l’idéologie que ça véhicule : la violence, le racisme anti-Blancs, anti-occidental, anti-femmes… C’est affreux. »

Fred Chichin dans Télérama en février 2007

Décervelage d’enfant

Image de prévisualisation YouTube

Proposition de loi enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 14 mars 2006. (source)

Mesdames, Messieurs,

Un chanteur de RAP nommé « Monsieur R » diffuse sur son site officiel un clip haineux et subversif d’une chanson intitulée : « FranSSe », assimilant la France et les citoyens au IIIe Reich et ses troupes d’extermination.

Si le clip de « Monsieur R » n’est pas diffusé à la télévision, son disque est en vente libre dans les grandes enseignes. Alors que le sentiment anti-occidental est tristement au cœur de l’actualité, la Fnac n’hésite pas à le classer dans les « coups de cœur » musicaux !

Dans son clip, L’autorité Française est représentée par « Monsieur R » en gendarme ridiculisé. La France est symbolisée par deux femmes européennes totalement nues : une blonde et une brune aux allures d’actrices pornographiques se disputent le drapeau français et le transforment en un accessoire d’exhibition, rampant sur le capot d’une voiture.

Des scènes X cryptées apparaissent dans le clip, au son du refrain : « La France est une garce, n’oublie pas de la baiser jusqu’à l’épuiser, comme une salope il faut la traiter, mec ! ». Simultanément, de jeunes caricatures urbaines adressent aux deux femmes sensées représenter la France et ses citoyens des gestes sans ambiguïté. « Monsieur R », en plus de comparer la décolonisation avec la politique d’Adolf Hitler, accable l’État français de tous les maux, manipulant les images des forces militaires françaises en Côte d’Ivoire pour leurs donner des accents de répression sanguinaire.

Au refrain s’ajoutent d’autres paroles inacceptables comme : « La France est une de ces putes de mères qui t’a enfanté » ou bien « Moi je pisse sur Napoléon et leur Général De Gaulle ».

« Monsieur R » introduit et conclue la chanson sur une précision qui tente de nous faire accepter l’inacceptable : « Quand j’parle de la France, je ne parle pas du peuple Français mais des dirigeants de l’État Français [écrit en majuscule en référence à Vichy]… ».

Mais « Monsieur R » est loin d’être le seul. De nombreux autres chanteurs ou groupes de musique incitent sans ambiguïté au racisme, à la haine et à la violence dans leurs chansons. On notera que ces incitations ne sont plus uniquement orientée contre les français (« céfrancs » ou « gouers ») définis par un critère juridique mais aussi contre les blancs (« faces de craies », « gringos », « navets », « toubabs », « babtous »…) répondant à un critère purement racial.

Finkielkraut : «Ces gens sont enfermés dans un jargon sinistre»

Image de prévisualisation YouTube

Le groupe 113

Extrait de leurs chansons :

« J’crie tout haut : J’baise votre nation (en parlant de la France)
L’uniforme bleu, depuis tout p’tit nous haïssons
On remballe et on leur pète leur fion
(à propos des policiers)
Faut pas qu’y ait une bavure ou dans la ville ça va péter,
Du commissaire au stagiaire : tous détestés !
À la moindre occasion, dès qu’tu l’peux, faut les baise
(à propos des policiers)
Bats les couilles les porcs qui représentent l’ordre en France »
.

Le groupe Sniper

Extrait de « Nique le système » :

« Niquer l’systeme, ils auront le feu car ils ont semé la haine,
Qu’on les brûle, qu’on les pende ou qu’on les jette dans la Seine,
Elle cherche à brûler nos racines,
(les racines africaines)
Mais ya des soldats, des vrais guerriers dans l’ghetto »
.
Extraits de « J’aime pas » :

« J’aime pas ce pays la France et le latin, son système son barratin (…) ».

Extraits de « La France » :

« Pour mission exterminer les ministres et les fachos
La France est une garce et on s’est fait trahir
On nique la France sous une tendance de musique populaire
Les frères sont armés jusqu’aux dents, tous prêts à faire la guerre (…) »
.

Salif

« Allez-y, lâchez les pitts,
Cassez les vitres, quoi
Rien à foutre, d’façon en face c’est des flics
C’est U.N.I.T.Y., renoi, rebeu, babtou, tway
Mais si on veut contrôler Paris, tu sais que ça sera tous ensemble
Ca y est les pitts sont lâchés (…)
Les keufs sont lynchés, enfin, ça soulage,
Faut que Paris crame (…)
Poitiers brûle et cette fois-ci, pas de Charles Martel
On vous élimine, puisque que c’est trop tard
La France pète. J’espère que t’as capté le concept »
.

Ministère Amer

Extrait de « Flirt avec le meurtre » :

« J’aimerais voir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam
Tandis que ceux de ton espèce galopent
Ou 24 heures par jour et 7 jours par semaine
J’ai envie de dégainer sur des faces de craies
(face de craie = homme blanc)
Dommage (…) que ta mère ne t’ait rien dit sur ce putain de pays
(à propos de la France)
Me retirer ma carte d’identité, avec laquelle je me suis plusieurs fois torché »
.

Smala

Extrait de « meurtre légal » :

« Quand le macro prend le micro, c’est pour niquer la France Guerre raciale, guerre fatale œil pour œil dent pour dent organisation radicale, par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères Gouers (Français) c’est toi qui perds… Flippent pour ta femme tes enfants pour ta race… on s’est installé ici c’est vous qu’on va mettre dehors ».

Extrait « Du miel les abeilles » :

« La France est un pays de putes ».

Expression Direkt

Extrait de « Au Mike j’kicke » :

« Ma bite tu peux l’astiquer ! Les arabes et les noirs vont tout niquer (…) ».

Fabe

Extrait de « L’impertinent » :

« C’est physique, biologique au bleu, blanc, rouge j’suis allergique
Je leur en fait baver, ces navets. J’peux les braver, la vie est une manif, la France une vitre et moi le pavé »
.

Ménage à 3

« J’parle aux boys Cé-fran (français) 98 la 3e guerre se passe maintenant
J’les saigne, faut qu’y m’craignent
On rosse les gringos
(blancs) du front
Faut… Calotter Jean Marie et Debré, envoyer le GIA
(Groupe Islamique Armé) ».

Ärsenik

Album : Quelques gouttes suffisent. Titre : Une saison blanche et sèche. En vente à la Fnac, Virgin, et téléchargeable sur la plupart des sites commerciaux.

Extrait des paroles

• J’débarque où le porc règne en monarque
• Un maximum de haine pour les émules de Jeanne d’Arc
• On va pendre haut et court tous ces fêlés
• On a pointé un doigt sur tout ce qui est mat et crépu
• A.N.P.E signifie Aucun Nègre Pour l’Emploi
• Allume la mèche, Elle crame paname
• je pose mon viseur sur une cible anti nègre et rabza
• On va procéder autrement crûment, se farcir le jambon
• Emprise total sur la capitale comme une hécatombe
• Dans ma bouche que des insultes envers leur mère
• Fumez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens.

Un clip disponible également sur Dailymotion, Youtube, Wat TV … — Paroles complètes

Lunatic

Extraits de « Violence/délinquance » :

« J’aime voir des CRS morts
J’aime les pin-pon, suivis d’explosions et des pompiers
Un jour j’te souris, Un jour j’te crève
J’perds mon temps à m’dire qu’j’finirais bien par leur tirer d’ssus.
Lunatic dans la violence incite »
.
Extraits de « Temps mort » :

« Allah à Toi seul l’homme doit toute son adoration, les vrais savent,
On a pas oublié, l’or que le pape porte au cou est celui qui nous a été pillé.
Allo c’est B2O encore en chien d’chiennes, les hyènes ressentent la tumeur et moi j’suis d’humeur palestinienne.
Qui veut la paix, prépare la guerre, j’te rappelle.
…vote pour emmener les porcs à la morgue,
Eh négro ! C’est l’heure d’manger,
Brûler leur sperme en échantillons, souder leurs chattes
J’suis pas le bienvenue, mais j’suis là, (…), j’suis venu manger et chier là.
Quand j’vois la France les jambes écartées j’l’encule sans huile.
Z’ont dévalisé l’Afrique… J’vais piller la France
Tu m’dis « la France un pays libre » (…) attends-toi à bouffer du calibre.
J’rève de loger dans la tête d’un flic une balle de GLOCK »
.

La réflexion « j’suis d’humeur palestinienne » de Lunatic reflète, comme l’humour de Dieudonné, la tentation antisémite dans ce racisme anti-blanc et anti-occidentale. On glisse de l’antisémitisme implicite à l’antisémitisme explicite avec le rappeur répondant au pseudonyme de « fils de pute » interprétant une chanson intitulée « J’aime pas les juifs » et diffusée sur internet.

Dans cette idéologie racialisant la lutte des classes, à l’échelle de la planète et de l’histoire de l’humanité, les « arabes » et les « noirs » sont le prolétariat, les « blancs » sont la bourgeoisie. Les « juifs » sont en quelque sorte des « super blancs » par extension planétaire du conflit israélo-palestinien.

Ces messages, reçus par des jeunes en rupture et en quête de repères, peuvent légitimer chez eux au mieux l’incivilité, au pire le terrorisme.

D’une manière générale, il convient de souligner que depuis 2002, en exécution des priorités gouvernementales définies, plusieurs circulaires d’action publique ont invité les magistrats des parquets généraux et des parquets à veiller à la fermeté et la célérité des réponses judiciaires apportées aux infractions motivées par les différentes formes de discriminations.

En outre, la loi du 9 mars 2004 dite Perben II a facilité la répression de certaines infractions énoncées par la loi de 1881 sur la liberté de la presse, et notamment la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à caractère raciste ou religieux et ou les injures à caractère racial et ce, en augmentant de 3 mois à 1 an le délai de prescription de l’action publique.

La loi, telle qu’elle est écrite, devrait être suffisante mais elle mérite d’être d’avantage précisée. En effet, le juge semble ne pas la suivre à la lettre puisque les groupes mis en cause sont systématiquement relaxés ou condamnés à des peines symboliques, voir même jamais assignés en justice par le Ministère public. Des associations de protection contre le racisme qui pourraient se porter partie civile, restent passives face au racisme anti-blanc. Le MRAP cautionne même ces chanteurs sous prétexte d’exprimer une détresse sociale.

Alors que si les individus visés dans ces paroles avaient été des personnes de minorités visibles, ces mêmes associations auraient porté plainte. Toute sorte de racisme est condamnable, il n’en existe pas de plus légitimes que d’autres. Le racisme n’est pas simplement le fait d’une majorité envers des minorités, il peut aussi venir d’une minorité envers une majorité. Quelque soit leurs formes, les racismes s’entretiennent mutuellement créant un climat de haine.

Manifestement, l’application de la loi se heurte à deux tabous :

- celui du racisme d’une minorité vers une autre ou vers une majorité, alors qu’il est considéré d’abord comme provenant d’une majorité sociale, religieuse ou ethnique à l’encontre d’une minorité,

- celui de l’alibi de la liberté de création artistique qui jusqu’à maintenant exonère les auteurs d’incitations au racisme comme si une parole chantée ne pouvait pas être aussi dévastatrice qu’une parole écrite ou parlée.

Cette proposition de loi lève ces tabous et précise que la loi réglementant la liberté de la presse et, notamment, condamnant le racisme, ne souffre pas d’exception.

Il convient d’apporter plus d’effectivité à la loi pour que le juge s’inscrive dans le respect de la lettre du texte. Le support de la forme artistique (chanson, écrit, parole, image…) ne peut, en aucun cas, constituer une circonstance atténuante.

Le principe de la liberté d’expression, aussi fondamental soit-il, ne peut légitimer des propos qui portent une telle atteinte aux principes de la Démocratie, de la République française et de la personne humaine. La haine et le racisme véhiculés dans certaines chansons doivent donc être sanctionnés plus efficacement même si les effets parfois dévastateurs ne sont pas toujours immédiats.

Rap, drogue, racisme

Une pochette (cliquer l’image pour agrandir) révélatrice de la vision qu’ont les rappeurs afro-américains des blancs de la classe moyenne (ceux qui achètent leurs disques).

Au premier plan : un jeune “whigger” (”white nigger”, littéralement “nègre blanc” : qualificatif méprisant donné par les afro-américains aux jeunes blancs qui tentent de singer leur comportement et leurs modes vestimentaires et musicales) Il est blond, sale et mal habillé.

Il porte un T-shirt Rasta aux couleurs du reggae. Autour de son cou se balance un pendentif représentant l’Afrique et ses couleurs. Près de lui, sur le sol à droite, une pipe pour crack, un joint roulé et une bouteille de soda percée servant à la “fumette” : la vente de drogue constitue l’essentiel des revenus des gangs.

A ses pieds sur sa gauche, des livres, dont celui de Malcolm X. Une littérature de propagande “anti-raciste” qui a favorisé l’affirmation d’un racisme anti-blanc, pré-existant. A sa droite, une multitude de cassettes de rap de Ice-T.

L’esprit du jeune déraciné blanc est sous la domination du rappeur : il lui impose sa volonté par un regard hypnotique (symbolisée par des « ondes cérébrales » qui sortent des yeux de Ice-T pour pénétrer dans le cerveau du fan via le walkman.

A l’arrière plan, une scène d’effraction et de violences commise par trois jeunes noirs. Le premier, armé, fracture la porte. Un autre, encagoulé, commence à violer la mère du jeune “whigger », un troisième fracasse le crâne de son père à coups de crosse de fusil d’assaut automatique (armes répandues dans ces milieux).

La symbolique est claire : Alors qu’Ice-T a pris le contrôle du cerveau du blanc grâce au rap, aux lectures ethno-masochistes et aux drogues qu’il lui a vendu, ses frères afro-américains pillent sa maison et massacrent sa famille sans susciter de réaction de sa part. (Source)