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La ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May, a présenté mardi une refonte de la stratégie de lutte contre le terrorisme et l’islam radical, qui va se traduire par un durcissement de l’attitude envers les groupes islamistes radicaux, même quand ils sont non violents. Les associations musulmanes qui ne condamnent pas explicitement la violence ou qui ont des positions islamistes radicales perdront leurs subventions publiques. Une vingtaine d’organisations qui prônent l’instauration de la charia (la loi islamique) en Angleterre risquent ainsi de perdre le soutien de l’État.

Par le passé, les contrôles de ces financements, qui devaient aider une forme modérée de l’islam, ont été tellement défaillants «qu’il est possible que l’argent ait bénéficié à des personnes contre lesquelles nous nous opposons, a admis mardi la ministre de l’Intérieur devant les députés à la Chambres des communes. Cela ne doit pas se reproduire». (…)

Le week-end dernier, Theresa May avait aussi déploré le laxisme des universités vis-à-vis des islamistes radicaux dans une interview au Daily Telegraph. Le gouvernement aurait identifié 40 universités présentant un risque élevé de radicalisation ou de recrutement de militants, selon le Daily Mail. (…)

Un rapport parlementaire sur le précédent programme avait aussi conclu que des millions de livres avaient été dépensés en pure perte sur des projets à l’étranger qui n’avaient aucun impact sur les risques de terrorisme en Grande-Bretagne. (…)

Ce durcissement de la lutte contre les extrémistes musulmans remet en cause des années de grande tolérance au nom de la liberté d’expression et a provoqué des débats très vifs entre les deux partis de la coalition au pouvoir, les conservateurs et les libéraux-démocrates. À tel point que le plan de Theresa May a pris cinq mois de retard.

Le Figaro

Merci à Yohanan

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