Esclavage, colonisation et repentance

Mise au point sur l’esclavage

L’africaniste Bernard Lugan, maître de conférence à l’Université de Lyon III, nous livre quelques informations (méconnues ?) sur la réalité historique de la traite négrière.

La Colonisation

De Beketch et Zemmour sur l’esclavage

http://www.dailymotion.com/video/x8ijau
http://www.dailymotion.com/video/x5i3xq

La traite arabo-musulmane

L’anthropologue Tidiane N’Diaye sur France Ô et « Les Tabous de l’esclavage » (Arte)

http://www.dailymotion.com/video/x5pojo
http://www.dailymotion.com/video/x7mb8y

L’esclavage aujourd’hui

http://www.dailymotion.com/video/x8jeh9

Pour en finir avec la repentance coloniale

Jack Lang pris en flagrant délit de désinformation se fait moucher par l’historien Daniel Lefeuvre au sujet de la colonisation et des troupes indigènes.
http://www.dailymotion.com/video/x9xxaz

Esclavage et islam, les inséparables

Après la mort de Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l’Afrique noire jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Le Coran entérine l’existence de l’esclavage : la loi islamique ou charia autorise la réduction en esclavage de quiconque provient d’un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n’est pas affranchi pour autant).

L’esclavage devient rapidement l’un des piliers de l’islam. Pour s’en convaincre, il n’est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne. Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes : il s’agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté. Ces belles esclaves ont continué jusqu’au XXe siècle d’alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d’Éthiopie.

Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d’innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l’Europe méditerranéenne et surtout d’Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.

Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s’épuise du fait de la christianisation de l’Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias (*) sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans… la tête de prisonnier maure qui sert d’emblème à la Corse.

On évalue à plus d’un million le nombre d’habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,… d’Afrique du nord (*). Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d’énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d’esclaves. Mais l’expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.

Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n’en a pas été de même du trafic d’esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s’amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d’individus le nombre d’Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l’océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d’abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l’année suivante avec de l’or, de l’ivoire, de l’ébène et… des esclaves pour gagner le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd’hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l’éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d’une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l’anthropologue et économiste Tidiane N’Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d’Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s’est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi – et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l’on pourrait qualifier d’ “extinction ethnique par castration”» (*).

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu’ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l’historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal». Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.

Les contingents très importants de main-d’oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C’est ainsi qu’à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d’un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l’Irak, a entraîné l’empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves», écrit en résumé l’économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur, ainsi que Tidiane N’Diaye, rappelle qu’il ne reste pratiquement plus trace des esclaves noirs en terre d’islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d’une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d’environ 70 millions sur le continent américain.

Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place… à la différence des pays occidentaux. [source]

Traite arabo-musulmane : vidéo sous-titrée

Sur le même sujet : lire ici et — Via Bivouac-ID (lire l’article en complément)

«Pendant 1000 ans, les Arabo-musulmans ont tué, castré ou déporté près de 17 millions d’Africains»

Marianne, 20 avril 2009 (extraits)

Si la communauté internationale a reconnu que la traite des Noirs avait été « une tragédie» et « un crime contre l’humanité », pas un mot sur l’antériorité de celle pratiquée par les Arabo-musulmans et ses conséquences.

Image de prévisualisation YouTube

A Durban, les représentants du continent noir et ceux des pays arabes se sont contentés de mettre en accusation les négriers occidentaux, avec demande de repentance et de réparation.

Pourtant, le commerce négrier et les expéditions guerrières provoquées par les Arabo-musulmans, furent pour l’Afrique noire bien plus dévastateurs que la traite transatlantique.

Tout le Soudan depuis l’Océan jusqu’en Égypte était livré aux chasses à l’homme et à la vente de captifs. (…) Pour chasser et enlever de force 500.000 individus, il fallait en faire périr près de 2 millions d’autres (résistants ou fuyards).

Image de prévisualisation YouTube

Ce fut la colonisation européenne, qui mit entièrement fin à la traite arabo-musulmane. L’Europe devenue anti-esclavagiste, la plupart des nations occidentales impliquées ont reconnu leur responsabilité et prononcé leur aggiornamento. On attend toujours celui des pays arabo-musulmans (Moyen-Orient, Maghreb, Iran, Turquie etc.).

De nos jours encore, beaucoup associent traite négrière au seul trafic transatlantique alors que la traite et le travail forcé des peuples noirs, n’ont pas été une invention des nations européennes.

Les Arabo-musulmans sont à l’origine de cette calamité et l’ont pratiquée en grand, du 7e au 16e siècle, pendant près de 1.000 ans, en déportant près de 10 millions d’Africains.

Au total, les Arabo-musulmans auront tué, castré ou déporté près de 17 millions d’Africains.

Ce douloureux chapitre de l’histoire de l’humanité, qu’il est difficile de ne pas qualifier de génocide par massacres, razzias sanglantes puis castration massive, chose curieuse, très nombreux sont ceux qui souhaiteraient le voir recouvert à jamais du voile de l’oubli, souvent au nom d’une certaine solidarité religieuse, voire idéologique.

C’est en fait un pacte virtuel scellé entre les descendants des victimes et ceux des bourreaux, qui aboutit à ce déni. Un silence sélectif entourant le crime arabo-musulman envers les peuples noirs, planait à Durban où on s’est contenté de mettre en accusation les négriers occidentaux, avec demande de repentance et de réparation.

Les participants ont tout simplement réussi, à occulter le rôle et la responsabilité des nations arabo-musulmanes pendant plus de treize siècles sans interruption.

Tidiane N’Diaye (source)

http://www.dailymotion.com/video/x5pojo

Saint-Exupery : sur l’esclavage des Noirs au Maroc

http://www.dailymotion.com/video/xasd1o

Quelques secondes de bon sens

Image de prévisualisation YouTube

« On retrouve les mêmes problèmes dans des pays qui n’ont aucun passé colonial »

Malika Sorel – France Culture – Répliques – 13 décembre 2008 – Extraits

Image de prévisualisation YouTube

• Saisie partielle du texte
« Ces problèmes d’intégration, on les retrouve de la même manière dans des pays qui n’ont aucun passé colonial. C’est une manipulation. Ces lois mémorielles — et c’est une véritable inflation à laquelle nous avons assisté — ont conduit à créer des divisions au sein de la société, puisque chaque communauté revendique sa part de mémoire. D’où cette tentation de toujours vouloir culpabiliser les Français, et de demander à la France de se repentir.

« C’est au nom de l’égalité que nous allons vous imposer l’inégalité.»

Il ne faut pas se voiler la face. Ce n’est absolument pas pour construire une mémoire partagée que tous les dossiers de lois mémorielles sont mis sur la table, mais pour récupérer des avantages. La discrimination positive, c’est-à-dire l’introduction de l’inégalité, en est un exemple.

On dit aux Français : « c’est au nom de l’égalité que nous allons vous imposer l’inégalité. Vous allez payer de manière individuelle ce que vos ancêtres ont commis». Moi, en tant que descendante d’arabes, il serait pour moi tout à fait inadmissible qu’on vienne aujourd’hui me demander des comptes et payer pour ce que mes ancêtres arabes ont fait. Et tout le monde le sait, l’esclavage n’est pas l’apanage des sociétés occidentales. Il a aussi été le fait des sociétés arabes et des noirs de l’Afrique.

C’est un sujet qui vient injecter de la haine dans le cœur des enfants issus de l’immigration. Depuis 30 ans, ce sujet de l’immigration et de l’intégration a été instrumentalisé, et je renvoie tous les partis politiques dos à dos. (…)

« La discrimination positive est un poison qui a conduit la société américaine dans une impasse raciale »

On exploite l’image de Barak Obama de manière complètement indécente pour dire « Faisons en sorte qu’un Obama arrive [en France], faisons des statistiques ethniques, faisons la discrimination positive». Obama, en mars 2008, a longuement parlé de la discrimination positive. Il explique que c’est un poison qui a conduit la société américaine dans une impasse raciale dont ils n’arrivent pas a sortir. »