Pourquoi cette haine ?

Tribune libre de Paysan Savoyard

Les patriotes et les partis qui les représentent, à commencer par le Front national, suscitent, à leur égard, la haine. On veut les interdire. On les poursuit en justice. On veut fermer leurs sites d’information. On se félicite que leur candidate ait des difficultés à réunir des parrainages. Son temps de parole dans les médias est très inférieur à ce que représente dans l’opinion le courant qu’elle dirige. Des manifestations donnant lieu à des violences verbales et physiques sont organisées pour perturber ou empêcher ses meetings. Les responsables et les électeurs des partis patriotes sont injuriés, insultés, traités de nazis et de fascistes…

Cassandre implorant la vengeance de Minerve contre Ajax – Jérôme-Martin Langlois (1810)

Aucun autre courant politique ne provoque une telle détestation. Les écologistes ou les gauchistes peuvent agacer ou faire sourire les partisans de la droite d’argent ; mais ils ne suscitent pas de haine. Quant aux gauchistes, leur détestation pavlovienne des riches et des patrons est sans commune mesure avec la haine qu’ils éprouvent à l’endroit du Front national et de tous ceux qui se réclament de l’identité Française.

Quelle est, au juste, la raison d’une telle haine, qui transcende et réunit tous les autres courants, de la gauche à la droite, du centre à l’extrême gauche ?»

Laissons de côté les motivations des oligarques et de leurs entourages. Pour eux le Front national est le danger prioritaire : parce qu’il se situe en dehors du « Système », qu’il entend rompre avec lui et qu’il s’efforce de dévoiler la connivence qui existe entre les pseudo-adversaires du consortium gauche-droite.

Le patronat, les journalistes, les intellectuels organiques, les responsables des partis du Système, l’ancien ministre et toujours sénateur M. Mélenchon chargé de ratisser des voix pour le compte de M. Hollande, les responsables des principaux lobbys, tous multiplient les déclarations violemment hostiles au Front national, les livres, les films et les reportages à charge : toutes ces composantes du « Système » savent que ce parti est l’adversaire privilégié de l’oligarchie ; leur acharnement à le combattre est somme toute logique et rationnel.»

Ce n’est donc pas des oligarques eux-mêmes, ni de leur entourage, de leur cour et de leur arrière-cour, dont nous voulons parler. Nous entendons ici nous intéresser plutôt à la psychologie des électeurs de base, auxquels l’élection présidentielle donne l’occasion, dans les conversations de la vie courante, dans le milieu familial, amical, professionnel, d’exprimer la haine et la colère qu’ils éprouvent à l’égard du Front national et plus généralement à l’égard de tous ceux qui se réclament de la patrie, des Français de souche et de l’identité Française.
Lire la suite

Les immigrationnistes lisent l’Évangile de travers

Tribune libre de Paysan Savoyard

Les partisans de l’immigration sont de plusieurs types : il y a les employeurs, pour qui l’embauche d’immigrés est économiquement une bonne affaire ; les sociologues et les intellectuels spécialisés dans le dossier de l’immigration, pour qui l’immigrationnisme constitue un gagne-pain, un faire-valoir et une raison d’être professionnelle ; il y a ceux qui, pour divers motifs, détestent la civilisation occidentale.

Mais on trouve également des gens sincères et désintéressés, pour qui l’accueil de l’immigré, quels qu’en soient les inconvénients et l’ampleur des efforts à consentir, constitue une obligation morale.

La position de cette dernière catégorie d’immigrationnistes, qu’ils soient chrétiens ou simplement de culture chrétienne, découle souvent d’une adhésion aux préceptes évangéliques. C’est à ces personnes que nous voulons nous adresser, sans esprit de polémique, pour tenter de leur montrer qu’ils font à notre avis de l’Evangile une lecture profondément erronée. Ils ont certaines excuses il est vrai, puisqu’ils suivent en cela, depuis Vatican II, l’Eglise elle-même et sa hiérarchie la plus élevée.»

L’Evangile contient certes, cela n’est pas niable, plusieurs passages qui recommandent un esprit d’ouverture vis-à-vis de l’étranger. « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli… ».
Lire la suite

« L’immigration clandestine est inévitable »

« Les clandestins fuient la misère et la guerre : ils viendront de toute façon, quelle que soit la hauteur des barrières que nous dresserons ».

Tribune libre de Paysan Savoyard

Les partisans de l’immigration mettent fréquemment en avant cet argument : « Il est impossible d’arrêter l’immigration clandestine : quelle que soit la hauteur des barrières dressées, ils viendront, parce qu’ils fuient la misère et la guerre ». Et les immigrationnistes de filer la métaphore : « Inutile d’ériger des murs : une forteresse assiégée finit toujours par tomber ».

Cette vision qui conclut à notre impuissance face à un phénomène irrépressible nous paraît inexacte (nous traitons dans le présent article de l’immigration clandestine ; nous aborderons la question de l’immigration légale dans un article suivant).

Signalons d’abord que cette allusion répétitive à « la forteresse assiégée immanquablement abattue » est historiquement fausse : de nombreux châteaux ont soutenu des sièges, parfois de plusieurs années, et n’ont pas été pris (parmi les exemples célèbres citons l’échec du siège de Paris par les Normands qui a duré deux ans à la fin du 9e siècle).

S’agissant de la misère et de la guerre qui forceraient les ressortissants des pays « pauvres » à émigrer, il y aurait beaucoup à dire et nous réservons ces questions à de futures tribunes consacrées au développement.

Nous nous efforcerons pour l’heure de montrer la fausseté de l’affirmation selon laquelle l’immigration clandestine est inévitable : comme nous allons le voir il est au contraire tout à fait possible de l’endiguer.
Lire la suite

Le scrutin majoritaire permet à l’oligarchie de conduire des politiques contraires aux intérêts de la plupart des Français

Tribune libre de Paysan Savoyard

Sur le plan du fonctionnement des institutions, le bilan de M. Sarkozy se place sous le signe de la continuité : le nombre des députés et sénateurs poursuit sa croissance ; ces messieurs-dames peuvent continuer à cumuler les mandats ; l’absence de proportionnelle permet d’évincer de l’assemblée des courants d’opinion importants ; l’absence de référendum populaire autorise les partis « de gouvernement » à poursuivre au fil des alternances la politique immigrationniste, européiste et mondialiste rejetée pourtant, si l’on en croit les enquêtes, par une partie croissante de l’opinion.

M. Sarkozy a fait procéder à une réforme constitutionnelle par une loi du 23 juillet 2008. Elle comporte des modifications assez nombreuses mais limitées dans leur portée. Les prérogatives du président ont été réduites à la marge, celles du parlement légèrement accrues (par exemple le président ne pourra désormais effectuer plus de deux mandats ; le parlement peut désormais s’opposer à la majorité des 3/5e aux nominations prononcées par le président ; le parlement pourra disposer d’une certaine maîtrise de son ordre du jour ; les possibilités qu’a le gouvernement de recourir au dispositif du 49-3 sont quelque peu réduites).

En outre la révision étend le rôle du conseil constitutionnel, qui, sur recours d’un justiciable, pourra être amené à se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur. Un défenseur des droits remplace le médiateur de la république et regroupe plusieurs autres institutions jusqu’ici autonomes, telles que la HALDE. »

Au-delà de ces modifications limitées on peut mettre l’accent sur quatre évolutions intervenues dans ce domaine des institutions :
Lire la suite

Pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 (Màj vidéo)

Addendum du 12/11/2011:

Image de prévisualisation YouTube

Lettre ouverte à Marine Le Pen pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 et poser les bases réalistes d’une sortie ordonnée et indolore de la zone euro.

Suite, vidéos et commentaires sur Fortune

 

« L’argent de l’immigration aide à développer les pays d’origine »

Tribune libre de Paysan Savoyard

Parmi les arguments mis en avant par les partisans de l’immigration, il y a celui-ci, auquel les bonnes âmes sont spécialement sensibles : « l’argent envoyé par les immigrés dans leurs pays d’origine sert leur développement, lequel est une condition de l’arrêt futur de l’immigration ». Cette idée sympathique en apparence nous paraît tout à fait fausse : l’argent des immigrés, et de façon plus générale l’immigration elle-même, sont au contraire préjudiciables au développement des pays « pauvres ».

Le montant des transferts d’argent dans les pays d’origine est désormais considérable (l’augmentation de ces transferts découlant logiquement du fait que les volumes d’immigration ne cessent de croître à l’échelle planétaire).»

Selon la Banque mondiale, les envois de fonds des migrants vers leur pays d’origine se sont élevés en 2010 à 325 milliards de dollars. Ces sommes constituent désormais le triple de l’aide publique au développement. Elles représentent  2 % du PIB pour l’ensemble des pays en développement, 6 % du PIB des « pays à faible revenu » et jusqu’à 20 % du PIB dans certains d’entre eux. Ces transferts sont pour les pays bénéficiaires la principale source de devises et la Banque mondiale considère qu’ils constituent « une ressource vitale pour les populations pauvres ».
Lire la suite

L’affaiblissement de l’État se poursuit

Tribune libre de Paysan Savoyard

Poursuivant notre bilan thématique du quinquennat, nous examinerons aujourd’hui l’action du gouvernement de M. Sarkozy pour ce qui concerne le fonctionnement de l’État et l’évolution de son rôle.

Le gouvernement de M. Sarkozy a décidé en 2008 de réduire les effectifs de la fonction publique, en ne remplaçant qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Près de 150 000 emplois auront ainsi été supprimés entre 2008 et 2012. Cette réduction n’est pas en soi scandaleuse dans un contexte de déficit budgétaire, les effectifs de la fonction publique ayant fortement augmenté ces dernières décennies. Mais la politique de réduction ne touche que la fonction publique de l’État.

Or c’est avant tout le nombre des fonctionnaires locaux qui s’est accru : les effectifs de la fonction publique territoriale ont augmenté de 56 % depuis 1990, contre seulement 4 % pour la fonction publique d’État (sachant que l’augmentation des effectifs territoriaux ne résulte que très partiellement des transferts de compétences effectués dans le cadre de la décentralisation). Les effectifs territoriaux ne sont pourtant pas touchés par la politique de réduction.

Signalons que dans plusieurs secteurs ministériels les réductions opérées sont particulièrement malvenues. C’est ainsi que 12 000 emplois ont été supprimés dans la police nationale et la gendarmerie entre 2007 et 2012 (les effectifs de la police nationale sont passés de 149 965 à 143 714 et ceux de la gendarmerie de 102 101 à 95 883).»

Relevons ce détail amusant. Le ministère de l’intérieur a « oublié » d’actualiser la rubrique « évolution des effectifs actifs de la police nationale » de son site internet, la dernière actualisation datant de 2003.
Lire la suite

Et pourtant des millions de gens vont encore voter pour lui !

Tribune libre de Paysan Savoyard

Nous sommes encore à six mois de l’élection mais nous ne résistons pas à l’envie de nous livrer d’ores et déjà à un rapide survol de la façon dont l’actuel Président à donné suite aux principales promesses en forme de slogans qui avaient structuré sa campagne de 2007 (étant entendu que M. Sarkozy disposant encore de plusieurs mois pour faire montre de ses compétences, son bilan, déjà éloquent comme nous l’allons voir, peut encore s’enrichir).

Lire la suite