Italie : Seule la technologie peut nous sauver de ces insupportables « vuvuzelas »

Les vuvuzelas n’appartiennent pas à la culture zoulou, n’ont rien d’ancestrales et ne dérivent pas de la corne de koudou.

Mettons la sourdine aux vuvuzelas! Cette coupe du monde 2010 risque de rentrer dans l’histoire, pas pour le jeu développé mais pour le très dérangeant sons des trompettes : ennuyeux comme un nuage de moustiques féroces, agaçants et irritants comme les bongos pendant les nuits estivales. (…) Avant d’essayer de comprendre comment éliminer cet horrible bruit, éliminons d’abord un malentendu alimenté par l’omnipotent président de la FIFA, Joseph Blatter. Les vuvuzelas n’appartiennent pas au répertoire culturel zoulou, n’ont rien d’ancestrales et ne trouvent pas leur racines dans la musique ethnique et ne dérivent pas des cornes de koudou. Elles nous les brisent et c’est tout. (…)

 il corriere della sera

histoire des vuvuzelas (en anglais) [Ce type de trompette de plastique est utilisé dans les stades mexicains depuis les années 70. Au départ fabriqué en étain, les vuvuzelas sont devenues populaires dans les années 90 en Afrique du Sud.]

(merci à arbre sec)

Rioufol : « La rupture entre le peuple et son équipe de football »

La rupture entre le peuple et son équipe de football, qui devait être le symbole d’un métissage harmonieux, accentue les désillusions d’une société en quête d’alternatives. Le si ténu sentiment national des Bleus, qui semblent n’aimer ni leur public ni leur pays, incommode ceux qui attendent davantage de solidarité et de patriotisme de leurs concitoyens. L’hostilité de Franck Ribéry et Nicolas Anelka contre Yoann Gourcuff n’est pas digne, non plus, de joueurs supposés exemplaires.

Ivan Rioufol (Le Figaro)

Govou confirme l’existence de clans ethniques au sein des Bleus

Sidney Govou a reconnu implicitement hier, dans un interview accordé au journal L’Equipe, l’existence de clans au sein des Bleus, à l’origine de l’éviction de Yoann Gourcuff du onze de départ face au Mexique.

A la question de Vincent Duluc, « Est-ce que les différentes cultures forment des clans en équipe de France ? », l’attaquant des Bleus a répondu :

« Dans la vie de tous les jours, on cherche des affinités, alors en équipe de France aussi. Et quand on cherche des affinités, la couleur, c’est la première chose qui vient à l’esprit »

[...] Mercredi, sur son blog, Pierre Ménès, évoque clairement la couleur de peau de Yoann Gourcuff comme explication de sa mise à l’écart par le reste de l’effectif des Bleus au Mondial sud-africain. Extraits :  “ « Ils » ont donc eu la peau de Gourcuff sans qu’on sache vraiment qui désigne ce « ils ». En tout cas, il n’y a pas de preuve pour le moment, même si on peut penser que Ribéry fait partie des « putschistes ». Que le meneur bordelais soit sur la banc à cause de ses performances sur le terrain – qui ne sont guère convaincantes ces temps-ci -, Ok. Mais monter une cabale pour le dégager de l’équipe (et ce genre de choses s’est déjà vu dans l’histoire) ça c’est un procédé qui me dérange. Qu’a fait Gourcuff au juste ? Qu’est-ce qu’ils lui reprochent ? C’est parce qu’il est trop poli ? Trop bien élevé ? Trop beau gosse ? Trop « blanc » pendant qu’on y est ? “.

Directeur de la rédaction de L’Equipe, Fabrice Jouhaud, en dit plus aujourd’hui sur le comportement de ces “ cadres ” qui en veulent à Yoann Gourcuff : “ Il y a les mensonges d’Etat et la propagande grossière autour d’une ambiance harmonieuse et fraternelle (…). Quand on sait que Ribéry se comporte avec Gourcuff comme un caïd de cour de collège, on a juste le droit de ne pas y croire “.

Novopress

“Ils” ont donc eu la peau de Gourcuff…

“Ils” ont donc eu la peau de Gourcuff sans qu’on sache vraiment qui désigne ce “ils”. En tout cas, il n’y a pas de preuve pour le moment, même si on peut penser que Ribéry fait partie des “putschistes”.


Qu’a fait Gourcuff au juste ? Qu’est-ce qu’ils lui reprochent ? C’est parce qu’il est trop poli ? Trop bien élevé ? Trop beau gosse ? Trop « blanc » pendant qu’on y est ?

[...]monter une cabale pour le dégager de l’équipe (et ce genre de choses s’est déjà vu dans l’histoire) ça c’est un procédé qui me dérange. Qu’a fait Gourcuff au juste ? Qu’est-ce qu’ils lui reprochent ? C’est parce qu’il est trop poli ? Trop bien élevé ? Trop beau gosse ? Trop “blanc” pendant qu’on y est ?

Puisqu’ils seront sur le terrain face au Mexique, il va falloir que les instigateurs de cette éviction soient très bons. Parce que je vais scruter leur prestation au microscope. Encore une fois, que Gourcuff ne soit plus titulaire, pas de problème. Mais la façon dont ça s’est passé et les échos de là-bas que je peux avoir concernant l’ambiance au sein du groupe me laissent imaginer le pire. Visiblement, les relations humaines sont catastrophiques. [...]

Le Blog de Pierre Ménès

(Merci à bobophobe et Pierre Haucaret)

Rama Yade avait réservé une chambre plus chère que celle des Bleus

L’affaire de l’hôtel de l’équipe de France en Afrique du sud n’en finit pas de poursuivre Rama Yade. Et d’après l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné à sortir demain mercredi, la secrétaire d’Etat aux Sports pourrait bien jouer le rôle de l’arroseur arrosé.

Elle avait allumé la polémique en appelant les joueurs français à «la décence en temps de crise», critiquant notamment le prix de leurs chambres (NDLR : 589 euros pour une chambre double). C’est peu dire que les Bleus et la Fédération française de football avaient peu apprécié d’être critiqués de la sorte.

Seulement l’hebdomadaire satirique révèle que la benjamine du gouvernement avait initialement prévu de passer deux nuits dans un hôtel cinq étoiles de Georgetown. Prix de la chambre «junior suite» réservée par le ministère : 667 euros. Cinq autres chambres à 340 euros l’unité avaient été réservées pour des membres de son cabinet.

Le Parisien

(Merci à Arpy et au Hutin)

Interdire les vuvuzelas ? Ce serait raciste

Danial Bilalian, responsable des sports de France Télévision et accessoirement chevalier de la Légion d’Honneur, n’a pas peur de verser dans ce que je considère comme une forme de racisme ordinaire, ou un paternalisme colonial si vous préférez. Et il n’est pas le seul. Depuis ce week-end, c’est de partout que des personnages influents, des joueurs, des journaux n’hésitent pas à crier haro sur le baudet!

« Il faut supprimer les vuvuzelas, il faut les interdire, les gens en ont marre, ils empêchent le bon déroulement des matchs, ils perturbent les joueurs! »

De mon point de vue, il y a dans cette attitude quelque chose de choquant. L’idée même que certains n’hésitent pas à exprimer comme une proposition naturelle l’interdiction de ces trompettes me heurte. C’est la première fois, je crois, que l’on assiste à ce genre de dérapage. Sous le prétexte que « chez nous », il n’y a pas « ça », « on » se permet de vouloir, que dis-je, « exiger » qu’on le supprime!

Heureusement, même en Afrique du Sud, il est des blancs pour se gausser de cette idée: « Les vuvuzelas, c’est normal, ça fait partie de la fête, ici! »

Espérons que cette c… va rapidement disparaitre de la une pour être remisée, avec quelques autres, au magasin de nos stupidités d’occidentaux !

C’est apparemment et heureusement dans ce sens que les choses semblent évoluer! Ouf!

Mediapart

« Allez ma France ! »

A l’occasion de la Coupe du Monde 2010 et de l’exposition « Allez la France ! Football et immigration, histoires croisées » le photographe et vidéaste Lzö propose au sein de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, un projet artistique inédit : des portraits de visiteurs venus témoigner en gestes, en paroles ou en chanson, de leur soutien à l’équipe de France de football.
http://www.dailymotion.com/video/xdo7d1

« Allemagne: le triomphe du football métissé… »

Par Bruno Roger-Petit

Comment ne pas se dire que ce métissage est aussi la cause de la métarmophose du jeu allemand en matière de football. Les Allemands ont toujours offert au football mondial de grands joueurs, de grands attaquants… De Rummenigge à Gerd Mûller, de Hoeness à Klinsmann, mais ces derniers s’inscrivaient dans la grande lignée allemande du football physique, basé sur un jeu solide, à cent mille lieues du football vif, inspiré, technique, quasi-barcelonais présenté hier. On notera d’ailleurs, et on sera tenté d’y voir un rapport de cause à effet, que ces jeunes joueurs issus de l’immigration occupent plutôt les postes offensifs, de Özil à Podolski, de Cacau à Gomez. Les décalages causés par le jeu d’Özil par exemple, ressemblaient à ceux que Zico créait dans les défenses adverses au cours de le Coupe du monde 1982. Si on m’avait dit que l’Allemagne alignerait un jour une pareille équipe, jouant de la sorte et incarnée par une moitié de joueurs d’origine étrangère, jamais je ne l’aurais cru.

Sport 24