Marseille : « Aujourd’hui pour les femmes, c’est le niqab ou Nabilla » (vidéo)

Femme de caïd de Marseille, auteur de « Au bout de la violence », Elina Fériel évoque la réalité des quartiers nord de la cité phocéenne. Un livre écrit sous pseudonyme pour alerter sur les violences à Marseille.

Marseille, symbole malgré elle de la violence et enjeu politique du gouvernement. Si la ville, classée en Zone sécurité prioritaire (ZSP), est officiellement une priorité du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, la réalité sur le terrain se fait encore attendre selon Elina Fériel, ex-femme de caïd et auteur du livre « Au bout de la violence »

« Il faudrait que Manuel Valls arrête avec ses stéréotypes. Le gouvernement n’a rien réinvesti du tout. On voit effectivement un peu plus de policiers, en journée. Ils font des contrôles mais uniquement ce dont ils ont envie: ils vont contrôler des familles en voiture mais pas des jeunes qui arrivent, musique à fond en voiture. Peut-être ont-ils un peu peur« , a-t-elle accusé lundi matin sur BFMTV.

De ces années de vie dans les quartiers nord de Marseille, Elina Fériel garde un goût de gâchis.   »Aujourd’hui, les petits de 17 ans ont des armes. On ne se menace plus, on se tire dessus », a-t-elle assuré, appelant à une plus grande présence policière au coeur des quartiers nord

De ses années dans les quartiers nord, Elina Fériel garde toutefois plusieurs bons souvenirs. Notamment « une absence de racisme » et « une meilleur considération des femmes ».

« Avant, il était encore possible de sortir et d’avoir des amis, les garçons des cités étaient nos grand-frères, nos protecteurs. Aujourd’hui, quand je vois le genre de femme que l’on met en dernière page d’un quotidien national, je me dis: ‘mais pauvre France’, a-t-elle accusé, déplorant la dégradation générale de l’image de la femme dans la société. Alors pour les femmes, aujourd’hui c’est le niqab ou Nabilla? »

BFM

Patrimoine : La Pentecôte

La Pentecôte marque la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres et la naissance de l’Eglise. Cet événement est survenu cinquante jours après Pâques (en grec, pentêkostê signifie «cinquantième»).


(Peinture de Duccio di Buoninsegna, Sienne vers 1255-1260 – vers 1318-1319)

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension : Mort pour le salut du monde (le vendredi saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension), le Christ envoie aux hommes son Esprit (à la Pentecôte). C’est pourquoi cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

Ce jour-là, les apôtres «se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue.» (1)

Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : «vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (2) […]

1 Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 1 à 4 et 6.
2 Actes des Apôtres, chapitre 1, verset 8.

eglise.catholique.fr

Marseille : les musulmans font un état des lieux de l’islamophobie

L’islamophobie gagne du terrain et prend un tour inquiétant, selon les participants de la 11e rencontre annuelle des musulmans du Sud, organisée hier au Parc Chanot de Marseille par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). « Les musulmans sont devenus des cibles« , affirme même Raphaël Liogier, politologue et sociologue de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence et directeur de l’Observatoire du Religieux.

Selon lui, « nous sommes dans une situation comparable aux années 1930 » avec des musulmans « pris en étau » entre progressistes et traditionalistes. « L’Europe est sur le déclin, explique le sociologue, elle n’est plus le centre du monde. On ne peut pas en vouloir à la Chine, l’Inde, le Brésil ou au capitalisme mondialisé, alors il faut personnaliser la cause. Et les musulmans sont là pour personnaliser la cause« . Une « laïcité en état de siège » conduirait à des « mesures d’exception » comme l’interdiction faite aux mères portant un voile simple d’accompagner les sorties scolaires ou visant les nounous à domicile.

Porte-parole du collectif contre l’islamophobie, Marwan Muhammad a recensé en 2012 469 actes reposant sur la discrimination. Il distingue une « islamophobie de droite bâtie autour de l’identité, de l’assimilation pour laquelle le musulman est désigné comme une menace » d’une « islamophobie de gauche plus pernicieuse car construite autour de valeurs ayant une connotation positive comme la liberté des femmes, la liberté d’expression, la laïcité« . L’islamophobie, selon le collectif, « instrumentalise les valeurs de gauche pour rendre le racisme acceptable. Ce n’est plus : « Sale Arabe, rentre chez toi ! » C’est désormais : « Il convient de réaffirmer la laïcité avec force ! »

La loi de mars 2004 sur le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics entre, selon Raphaël Liogier, pour la première fois en « contradiction avec les droits de l’homme » mais, explique-t-il, son respect montre que « les musulmans sont de bons citoyens car ils obéissent à une loi qui leur était défavorable« .

(…) La ProvenceMerci à FDS84

Bernard-Henri Lévy : «L’honneur des musulmans»

Extraits du Bloc-Notes de Bernard-Henri Lévy dans Le Point.

L’honneur des musulmans, c’est l’islam, l’islam tout simplement, quand il est fidèle à son principe qui (comme on sait, mais on l’a, hélas, souvent oublié) signifie paix.

L’honneur des musulmans, c’est cette Syrie debout, doublement insurgée, luttant sur les deux fronts : celui d’une dictature devenue folle et tuant à tour de bras (au bas mot, 70 000 morts) – celui d’un islamisme politique prôné, au sein de la rébellion, par ce front djihadiste Al-Nosra, filiale d’Al-Qaeda, que le chef de la diplomatie française propose (là, il n’a pas tort) de ranger au nombre des «organisations terroristes» proscrites par l’Onu. […]

L’honneur des musulmans, ce sont les Palestiniens qui, tel Yasser Abd Rabbo et d’autres, beaucoup d’autres, se sont associés à des Israéliens pour concevoir et présenter, à Genève, il y a un peu plus de dix ans, le seul plan de paix qui, à ce jour, soit à la fois sérieux, viable et immédiatement applicable […] .

L’honneur des musulmans, c’est l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, qui combat l’antisémitisme non moins fermement que le racisme et se rend en Israël, avec une délégation d’autres imams de France, prier à Yad Vachem ainsi que sur les tombes des victimes de la tuerie de Toulouse […] .

Le Point

Du sang sur la mosquée de Limoges ?

Le gardien de la mosquée de Limoges a découvert dimanche matin les portes du monument maculées d’un liquide rouge, s’apparentant à du sang en cours d’analyse, a-t-on appris auprès de la police. Le bâtiment avait déjà été dégradé en 2012.

Lire : Limoges : vols, dégradations et blasphèmes à l’église du Sacré-Coeur Fdesouche (30/03/2013)

L’événement a choqué la communauté musulmane locale. Il s’inscrit dans un contexte tendu après le déplacement, samedi à Limoges, du président d’honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, venu à la rencontre de militants.

Le recteur devrait déposer une plainte, mais d’ores et déjà, une enquête est ouverte qui a été confiée à la sûreté départementale. « Il est trop tôt pour dire si cet événement est à lier aux autres attaques dont l’édifice a été la cible ces derniers mois », a confié une source policière.

Au mois de juillet 2012, le bâtiment avait été tagué avec des insignes néonazies, et en septembre, les portes avaient été recouvertes d’excréments. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’était alors indigné qu’un édifice religieux puisse ainsi être pris pour cible. « Ça a commencé avec les tags, ensuite on a eu les excréments, et dernièrement, nous avons reçu une lettre avec un morceau de viande de porc. Ce matin, c’est du sang… C’est lassant, mais surtout écoeurant », a déploré le recteur.

Le Point

Tunisie : Affrontements entre policiers et salafistes (MàJ vidéo)

Des affrontements entre policiers et salafistes ont éclaté en banlieue de Tunis ainsi qu’à Kairouan.

Faute d’avoir pu tenir son congrès à Kairouan, à 150 km de Tunis, ville bouclée par un impressionnant dispositif de sécurité, Ansar Ashriaa avait appelé ses partisans à se rassembler dans la Cité Ettadhamen, un bastion salafiste à 15 km à l’ouest de la capitale.

Le week-end s’annonçait si tendu que le mouvement salafiste djihadiste Ansar Ashariaa avait appelé ses partisans à la retenue. Las, des affrontements entre policiers et salafistes ont éclaté dimanche 19 mai en banlieue de Tunis, ainsi qu’à Kairouan, après que les autorités ont refusé la tenue du congrès du mouvement salafiste djihadiste Ansar Ashriaa dans cette ville.

En milieu de journée, des heurts ont éclaté entre policiers et salafistes dans les rues de ce quartier, où des centaines de salafistes ont érigé des barricades à l’aide de pneus en feu. Les salafistes jetaient des pierres sur les policiers qui répondaient par des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation. Des blindés de la garde nationale sont arrivés en renfort ainsi que des camions de l’armée pour tenter de disperser les militants. […]

Le gouvernement tunisien dirigé par le parti islamiste Ennahda, qui a reconnu début mai la présence de groupes armés d’Al-Qaïda sur son territoire, a interdit le rassemblement annuel d’Ansar Ashariaa, en le qualifiant de «menace pour la sécurité» du pays. […]

Le Nouvel Obs

Espagne : Polémique sur l’enseignement de la religion catholique à l’école

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, souhaite rendre obligatoire l’enseignement de la religion catholique à l’école. Le Parti socialiste, qui avait rendu cette matière facultative en 2006, dénonce une régression et accuse le premier ministre conservateur de légiférer sous la dictée des évêques et du Vatican.

En 2006, le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero avait supprimé la matière alternative : les élèves qui ne souhaitaient pas aller en catéchèse pouvaient aller jouer dans la cour. Après la réforme du gouvernement Rajoy, les élèves devront choisir entre religion et «Valeurs culturelles et sociales»… ou étudier les deux. Et les notes de ces matières seront prises en compte pour déterminer le passage en classe supérieure ainsi que l’obtention de bourses académiques.

«N’actualisez pas vos manuels, les nouveaux programmes ne dureront pas longtemps! » Avant même que la réforme de l’éducation ne soit votée par la droite, le secrétaire général du Parti socialiste (PSOE), Alfredo Pérez Rubalcaba, avertissait les éditeurs espagnols. Si elle revient au gouvernement, la gauche, aujourd’hui dans l’opposition, révoquera la loi qu’a présentée le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.

En Espagne, les grandes lignes de l’enseignement religieux sont fixées par un accord avec le Vatican – un quasi-concordat -, qui prévoit que les cours de catéchèse soient dispensés dans toutes les écoles, publiques comme concertadas (privées sous contrat). Les professeurs sont nommés par l’église catholique et rémunérés par l’administration publique. Mais le statut de cette matière n’a cessé d’osciller, au gré des majorités politiques. […]

L’enseignement religieux n’est pas la seule pierre d’achoppement. Le ministre de l’Éducation nationale, José Ignacio Wert, a rouvert une vieille bataille en Catalogne. Dans cette région très fière de ses particularismes, toutes les matières, à l’exception de la littérature espagnole, sont dispensées en Catalan. Ce modèle, dit de l’«immersion», est populaire dans la région, mais une minorité de parents revendiquent le droit de leurs enfants à recevoir en Catalogne comme dans le reste de l’Espagne une scolarité en espagnol. […]

Le Figaro

Très violents incidents après la victoire du PSG (MàJ vidéos)

Addendum 20/05/13

« Il est consternant d’observer les politiques et les médias de gauche, quand ils s’efforcent de rendre incompréhensibles les événements les plus lisibles à l’œil nu. Inutile de préciser que la France silencieuse, qui regarde de loin, n’est dupe de rien : les images diffusées parlent d’elles-mêmes.
Ceux qui se montrent incapables de décrire ces violences « urbaines » venues des quartiers « sensibles » (mais il est permis de sourire de l’urbanité et de la sensibilité de la canaille) sont les mêmes qui s’emploient à obscurcir le mouvement de masse qui se prépare pour le 26 mai, à Paris. »

Ivan Rioufol

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Addendum 19/05/13

Les auteurs de violences au Trocadéro ? « Des casseurs pur porc »Pierre Lescure (Europe 1 – 14/05/13)

Merci à Stormisbrewing

Addendum 18/05/2013
Ça se dispute i-TELE 18 Mai 2013

Une escroquerie, une combine, une manipulation, une entourloupe : une co-production médias / Manuel Valls – Zemmour


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