Dans son rapport public annuel, la Cour des Comptes dénonce les nominations d’inspecteur d’académie sans mission à Paris. Des nominations purement «politiques» pour des postes sans mission, payés environ 4 500 euros par mois, et laissant leurs titulaires libres d’exercer diverses occupations privées ou politiques, voire des activités de conseil elles-mêmes rémunérées.
La Cour des comptes s’émeut d’une exception parisienne parmi le corps des inspecteurs de l’Éducation nationale. Les inspecteurs de l’académie de Paris, créés en 1810, et longtemps au nombre de six à huit, ont vu leur effectif plus que tripler depuis les années 1990, alors même que, depuis quarante ans, la mission d’inspection des établissements scolaires de l’académie de Paris est dévolue aux IA-IPR, les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux.
Nommés par le président de la République, le premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale ou encore d’autres ministres, ces inspecteurs n’ont besoin d’aucun diplôme ni d’aucune expérience dans le domaine de l’éducation ou de la formation, ce qui n’est pas vraiment dommageable puisqu’ils n’inspectent personne.
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La Cour des comptes s’émeut d’une exception parisienne parmi le corps des inspecteurs de l’Éducation nationale. Les inspecteurs de l’académie de Paris, créés en 1810, et longtemps au nombre de six à huit, ont vu leur effectif plus que tripler depuis les années 1990, alors même que, depuis quarante ans, la mission d’inspection des établissements scolaires de l’académie de Paris est dévolue aux IA-IPR, les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux.
David Pujadas : « Le journalisme [...] souffre d’abord de conformisme et de mimétisme. [...] Une bien-pensance, celle qui voudrait que le faible a toujours raison contre le fort. Une dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin, qui a l’apparence du courage».

«On est de moins en moins nombreux et de plus en plus dépassés par les événements», témoigne un enseignant du collège Politzer, à Montreuil. Une situation qui attise le mécontentement des profs alors qu’une manifestation est prévue aujourd’hui à 14 heures à Saint-Denis et que les établissements entrent en grève les uns après les autres, réclamant davantage de moyens et une meilleure formation des enseignants.