Saint-Denis (93) : une école primaire placée sous protection judiciaire

Les enseignants de deux écoles n’ont pas fait cours hier, excédés par les incidents™ à répétition dans le quartier. Des CRS seront présents dès lundi.

Exaspérés par les problèmes récurrents d’insécurité aux abords de leurs établissements, les enseignants de l’école primaire Jules-Guesde et de la maternelle Corbillon, à Saint-Denis, ont exercé vendredi leur droit de retrait.

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Marseille (13) : un jeune homme agressé à coups de couteau

Ce jeudi 10 avril, un jeune homme a été sérieusement blessé à coups de couteau dans la cité de la Cayolle dans le IXe arrondissement à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été agressée par plusieurs inconnus avant d’être frappée à six reprises avec un couteau.

Touché au niveau du ventre, du dos et d’un bras, il a été évacué, dans un état sérieux, vers l’hôpital de la Timone. Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs de cette tentative de meurtre.

Le Parisien

Région parisienne : Trois détrousseurs de femmes âgées arrêtés

Trois hommes, soupçonnés d’avoir agressé des vieilles dames en région parisienne pour leur voler leurs bijoux de grande valeur, ont été déférés vendredi devant la justice. Les trois voleurs, âgés de 36 à 49 ans, ont été arrêtés mercredi à leur domicile situé en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Des perquisitions ont permis la découverte d’armes de différents calibres, de munitions, de pierres précieuses, de bagues coupées et d’équipement de police.

L’enquête, menée par la Brigade de répression du banditisme (BRB), a débuté le 31 juillet dernier par l’agression d’une femme de 78 ans par trois hommes qui lui coupent avec une pince ses deux bagues et sa montre Cartier. Début septembre, nouvelle attaque selon le même mode opératoire d’une femme de 66 ans dans un parking du XVIe arrondissement de Paris. Mi-janvier et mi-février, deux autres femmes sont encore agressées et leurs bijoux dérobés.

Les investigations, notamment techniques et scientifiques, ont permis d’identifier les trois malfaiteurs, qui choisissaient leurs victimes dans les beaux quartiers de la capitale et à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), mais aussi dans les boutiques de luxe. Ils ciblaient des femmes âgées, qui portaient à leurs doigts d’ostensibles signes de richesse.

Le Figaro

Arras : des « beuveries » dans la prison

Le syndicat Ufap-Unsa Justice de la maison d’arrêt d’Arras dénonce les « beuveries » auxquelles s’adonnent lors des promenades les détenus, qui se fournissent grâce aux colis lancés de l’extérieur, contenant alcool, mais aussi viande ou drogue, a expliqué vendredi un représentant du personnel. [...]

« Tous les weekends, lors des promenades et plus particulièrement l’après-midi, des individus extérieurs à l’établissement balancent (par dessus le mur d’enceinte, ndlr) dans les cours de promenades des bouteilles d’alcool qui sont rapidement ingurgitées par les détenus », explique le syndicat, qui dénonce « un rituel ». [...]

« Pour des raisons de sécurité on n’intervient pas dans une cour de promenade », a précisé Charlet, qui regrette des effectifs insuffisants. »C’est un problème récurrent sur bon nombre d’établissements pénitentiaires », a ajouté Frédéric Charlet, qui estime que le préfet pourrait bientôt recevoir les représentants du personnel. [...]

D’autres colis contiennent souvent du cannabis ou de la viande, mais aussi des armes et autres objets interdits (burins, lames de scie), selon les syndicats. « En cinq minutes, il peut y avoir une trentaine de colis qui arrivent », a décrit Charlet. « Il y a ce qui est consommé sur place et ce qui remonte dans les cellules ».

Le Figaro

Essone (91) : Un trafic de caravanes démantelé dans différents camps de gens du voyage

L’enquête de la sûreté départementale a été longue, mais fructueuse. Elle a permis d’interpeller lundi matin sept personnes dans différents camps de gens du voyage à Nozay, Leuville-sur-Orge, Ollainville et La Ville-du-Bois, et de retrouver deux caravanes.

Le Parisien

Montpellier (34) : trois « jeunes » mineurs mettent le feu rue de l’Industrie

Défavorablement connus déjà par la Police, ils provoquent des dégâts multiples dans la rue et sur les façade des commerces dont du théâtre de la Chocolaterie.

Tout le long de la rue de l’Industrie, de Prés-d’Arènes au Marché-Gare, trois adolescents montpelliérains ont provoqué des dégradations dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils s’étaient entendu pour faire le mur de chez leurs parents respectifs. Réunis, ils ont d’abord mis le feu à un conteneur devant un supermarché. Puis un deuxième, à hauteur du numéro 83. Ensuite, ils ont brûlé à tout va contenants à ordures et palettes. Dont les flammes et les fumées ont dégradé partiellement les façades du théâtre de La Chocolaterie et de l’animalerie contiguë.

Alertée par un témoin, la police a dépêché un équipage sur place. Lequel a rapidement mis la main sur le trio, place de Tibériade. Ramenés au commissariat central, les trois pyromanes présumés y étaient toujours auditionnés, hier, à l’issue d’une prolongation de leur garde à vue. Mesure à l’issue de laquelle ils doivent être déférés au parquet des mineurs aujourd’hui. Sachant que deux d’entre eux ont déjà eu maille à partir avec la justice, à la suite d’un vol avec violences commis en janvier dernier.

Midi Libre

Val-de-Marne : un des braqueurs de la banque sortait du commissariat

Certains policiers plaisantent au sujet des interpellations sur le thème «un client satisfait est un client qui revient». Le jeune homme de 21 ans, interpellé mercredi après-midi par la police judiciaire (PJ) du Val-de-Marne, devait être particulièrement satisfait !

Car après une première condamnation à la prison pour vol à main armée en 2010, une garde à vue en début de semaine pour un défaut de permis de conduire, il est à nouveau «hébergé» par la police judiciaire, ainsi que son complice âgé de 19 ans, pris en flagrant délit pour un vol à main armée dans une banque de Sucy, mercredi après-midi.

Mercredi, les policiers du groupe de répression du banditisme de la PJ sont en opération de surveillance à Bonneuil, lorsqu’ils voient passer une Renault Mégane, signalée volée peu avant. A l’intérieur, deux jeunes gens que les policiers décident de suivre discrètement. Bien leur en prend : le conducteur se dirige vers Sucy et stationne sa voiture, dans une impasse discrète non loin de l’avenue du Général-Leclerc.

Le passager descend et disparaît hors de la vue des policiers qui, pressentant un mauvais coup, font converger des collègues de façon à prendre «au piège» la voiture. Mais alors que les autres patrouilles banalisées se rapprochent, les policiers déjà en alerte voient le passager s’engouffrer dans la Mégane, un sac à la main.

Les fonctionnaires les prennent en filature de façon à les intercepter au moment où ils ne feront prendre de risque à personne mais les malfrats n’ont qu’une idée en tête : quitter les lieux au plus vite. Pour se faire, ils tentent de se glisser entre une voiture et un camion et endommagent leur voiture au passage. De peur qu’ils ne commettent d’autres accidents, les policiers les interpellent quelques centaines de mètres plus loin. Et les placent en garde à vue car quelques minutes plus tôt, le passager avait raflé 300 € à la banque tandis que son complice l’attendait à l’extérieur.

Le Parisien

Villebon-sur-Yvette (91) : les associations demandent un délai pour l’expulsion des Roms

Après 2 années passées dans l’usine Galland désaffectée de Villebon-sur-Yvette, les Roms sont désormais expulsables. L’huissier est passé ce mercredi après-midi pour apporter un commandement de quitter les lieux, qui fait suite à la décision du Tribunal de Grande Instance d’Évry en décembre dernier.

Trois d’entre eux, accompagnés de nombreux membres des associations et organisations qui les soutiennent, se sont rendus à la Préfecture d’Évry ce jeudi 10 avril afin de donner leur pétition au Préfet de l’Essonne, Bernard Schmeltz. Cette pétition, signée par plus de 900 riverains de Villebon et de Palaiseau, a pour but de permettre aux familles Roms de « rester jusqu’à la fin de l’année scolaire » et d’avoir la possibilité de louer un terrain, comme l’explique Nicolae Oita, jeune Roms étudiant en Droit à la Faculté d’Orsay.

Motivés et déterminés, les représentants des associations et les trois Roms présents ont néanmoins dû attendre de longues minutes avant d’entrevoir un petit signe d’espoir. Un espoir très vite anéanti lorsqu’une assistante du Préfet leur a clairement répondu : « Déposez votre pétition à l’accueil, il en prendra connaissance », insistant sur le fait que personne ne pourrait les recevoir. Une réponse non-acceptable pour les défendeurs de la cause des Roms, qui sont restés sur place jusqu’à ce que cette même dame ne revienne quelques minutes plus tard pour récupérer la pétition. Cette pétition devrait alors, très rapidement, parvenir aux mains de Bernard Schmeltz, le seul à pouvoir réellement mettre en oeuvre l’expulsion des Roms, par le biais des gendarmes.

Essone Info

Saint-Etienne (42) : Expulsion confirmée pour cinq jeunes Albanais et Congolais malgré la mobilisation

Près de 150 personnes, dont des camarades de classe, s’étaient rassemblées au foyer Habitat jeunes Clairvivre, le 16 janvier. Les cinq jeunes majeurs vont faire appel de leur obligation à quitter le territoire français, selon la présidence de leur comité de soutien.

Les recours contre l’expulsion de trois jeunes Albanais et deux Congolais ayant atteint leur majorité, qui bénéficient de nombreux soutiens à Saint-Etienne, ont été rejeté par le tribunal administratif de Lyon qui les avait examinés lors des audiences des 21 et 23 janvier dernier.

Le tribunal administratif a rejeté les recours formés par leur avocat, Me Arnaud Cuche, contre l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) signifiée à ces cinq jeunes de 18 ans par la préfecture de la Loire. Il estime que cette dernière n’a pas commis d’erreur de fait ou d’erreur manifeste d’appréciation, relevant que les intéressés sont dépourvus d’attaches familiales en France, à la différence de leurs pays d’origine.

Scolarisés dans la région stéphanoise, au lycée ou en apprentissage, et domiciliés jusqu’en février dernier au foyer Habitat jeunes Clairvivre dans le cadre de leur placement auprès de l’Aide sociale à l’enfance, Fatos, Rhaman, Mirush, Djimy Pedro sont « bien intégrés en France », selon leurs soutiens. Près de 150 personnes, dont des camarades de classe, étaient venues y manifester leur solidarité à ces jeunes majeurs, le 16 janvier. Ne bénéficiant plus du soutien du conseil général, ils sont désormais hébergés par des particuliers.

Monique Garnier, présidente de l’association gestionnaire de la résidence où ils sont hébergés et de leur comité de soutien coordonné par le Réseau éducation, dont la pétition a été « signée par près de 3 000 personnes », a annoncé que les intéressés « vont faire appel ». Une représentante du comité de soutien ajoute qu’un autre lycéen albanais, Shefquet, qui prépare un CAP d’ébénisterie dans un lycée professionnel de Saint-Etienne, a saisi, à son tour, le tribunal administratif, après avoir reçu une OQTF en début d’année.

L’Essor

Le collectif Fraternité Roms 62 part à l’assaut des maires pour reloger les familles

Le collectif Fraternité Roms du bassin minier 62 aborde l’année 2014 par un virage à 180 degrés. Désormais, le collectif entend jouer la carte de l’anticipation. « Avant on attendait l’expulsion pour réagir. Mais après la dernière expulsion à Liévin en janvier, on a constaté que, traité ainsi, le problème était sans fin. On a donc décidé de prendre les devants et de réagir dès la réception d’un avis d’expulsion », précise l’un de ses membres Lucien Petit. Pour cela, la structure vient de constituer un « comité du refus des expulsions » et prévoit la mise en place de parrainages par des personnalités ou familles françaises afin d’être alerté à la moindre menace d’expulsion.

Las de n’être qu’une force de protestation, le collectif propose aujourd’hui aux maires de mutualiser l’effort en relogeant chacun une ou plusieurs familles roms. « On milite pour disperser les familles, proposer un habitat diffus sur le territoire, explique Jacques Quentin du collectif. Cela faciliterait les contacts avec l’extérieur et ferait sortir les Roms de leur isolement. » Une logique de dispersion pour une plus grande maîtrise du phénomène. Chez certains élus, le raisonnement fait écho à l’instar du maire d’Avion, Jean-Marc Tellier, pour qui « cette nouvelle stratégie est la bonne ». Sur la base d’un individu pour 1 000 habitants, Fraternité Roms 62 propose que la commune d’Avion prenne en charge 20 personnes, celle de Lens 36, Liévin 32, Mazingarbe 7, Sallaumines 10, etc.

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La Voix du Nord

Marignane (13) : grosse opération de police dans les cités

Aux dires des « anciens », cela faisait bien longtemps que les cités du Florida Parc et de la Chaume n’avaient été autant la cible des forces de l’ordre. Tout au long de la semaine, celles-ci ont (ré)investi les lieux au cours d’une opération d’envergure, identique à celle qui a été menée il y a quelques semaines du côté des Pins, à Vitrolles.

Contrôles routiers, visites des parties communes, tentative de démantèlement d’un point de vente de résines de cannabis, recherche d’armes, etc… tout y est passé avec un résultat que les policiers ont jugé plutôt satisfaisant.

Lundi, les forces de l’ordre ont reçu le renfort de chiens renifleurs spécialisés dans la détection d’armes et de produits stupéfiants. Au cours d’une visite de cave, les policiers ont découvert une arme type fusil de chasse avec des dizaines de cartouches en parfait état de fonctionnement. Trois véhicules volés – dont une moto de grosse cylindrée – ont été saisis et la police municipale a procédé à l’enlèvement de neuf véhicules épaves.

Tout au long de la semaine, les policiers ont donc occupé le terrain, à des heures différentes et sous des formes différentes, histoire de surprendre ceux qui auraient quelque chose à se reprocher… « En règle générale, cela se passe bien, il n’y a aucune zone de non-droit à Marignane, on rentre partout », certifie le commissaire Brua dont les hommes ont contrôlé mercredi les commerces du Florida, pour effectuer des contrôles administratifs et veiller à ce qu’aucun ne vende par exemple du tabac sans autorisation.

« L’objectif prioritaire est de se montrer, d’être présents en effectuant des patrouilles et des contrôles. Là, nous avons bénéficié d’un dispositif particulier afin d’effectuer un travail ciblé sur une semaine avec des objectifs bien précis. Nous allons continuer à être présents le plus possible et on reviendra régulièrement », promet le commissaire Brua, visiblement satisfait de cette semaine.

Le butin peut paraître bien maigre. Mais pour le commissaire Jean-Noël Brua, « trouver, en moins d’une semaine, trois véhicules volés, une centaine de munitions, un fusil de chasse et procéder à une dizaine d’interpellations dans un périmètre aussi restreint est un bilan très correct ».

La présence policière accentuée dans le quartier semble, elle, diviser les habitants. Si pour certains jeunes un tel déploiement a des allures de « provocation », certains habitants voient d’un bon oeil cette reconquête du territoire. « Je vis dans ce quartier depuis près de quarante ans et les choses ont beaucoup changé… et pas en bien, témoigne un vieil homme. C’est bien que la police montre qu’il y a certaines limites. »

Avant de quitter la zone les policiers tombent sur un jeune homme en scooter conduisant sans casque et qui les insulte vertement. Il est intercepté quelques mètres pus loin par deux motards « ninjas » de la Compagnie de sécurisation et d’intervention. La loi va s’appliquer pour lui aussi.

La Provence

Pau (64) : trois jeunes récidivistes en garde à vue suite à un incendie criminel

L’incendie qui s’est produit au cœur de la nuit de jeudi à vendredi est volontaire : trois jeunes hommes du quartier Saragosse sont actuellement en garde à vue au commissariat de Pau.

Selon les premiers éléments de l’enquête, trois jeunes ont tenté de voler une Ford Fiesta garée dans la rue, juste devant la résidence Saint-Michel. Ils ont cassé la porte, brisé le dispositif antivol de la colonne de direction et essayé de démarrer le véhicule en mettant les fils en contact. En vain. Ils ont alors mis le feu à la voiture. L’alerte a été donnée vers 2h50.

L’incendie a dégagé une importante fumée, nécessitant l’évacuation de la résidence, dont la façade a été en partie noircie. Un autre véhicule garé à proximité, un conteneur poubelle et des stores d’appartements ont été endommagés.

Alerté par un témoin, la police a dépêché sur place la brigade anticriminalité (BAC) de nuit. Les voleurs avaient déjà pris la fuite… mais ils ont tenté de dérober dans la foulée une autre Ford Fiesta garée rue Jules Verne, au cœur du quartier Saragosse. La BAC les a alors pris sur le fait.

Les trois jeunes se sont aussitôt dispersés. Mais deux d’entre-eux ont été interpellés. Le troisième membre du groupe, identifié, a été interpellé ce vendredi matin vers 8h45.

Il s’agit de trois habitants du quartier, âgés de 21, 23 et 26 ans, tous récidivistes et actuellement sous le coup d’une mise à l’épreuve après une précédente condamnation. L’un d’eux a déjà fait de la prison.

Leur garde à vue pour dégradations par moyen dangereux (l’incendie volontaire) et pour tentatives de vol (les deux Fiesta) se poursuit : les trois Palois devraient être déférés ce samedi au parquet. L’un d’eux a reconnu les faits ce vendredi matin, les deux autres ont nié. Les enquêteurs de la sûreté départementale poursuivent les investigations et les auditions.

La République des Pyrénées