Vers la bétonisation de la colline de Vézelay?

Vézelay, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ce beau village à flanc de colline dont la célèbre basilique ouvre sur de vastes paysages, où le temps semble ne pas avoir de prise ? Peut-être plus pour longtemps. Des transformations radicales se profilent. Les réactions à ce projet ne le sont pas moins.

 

Médiapart

Ils passent l’épreuve de nissart au baccalauréat

400 lycéens vont passer cette année l’épreuve de nissart au baccalauréat dans les Alpes-Maritimes. En dix ans, on compte deux fois plus d’élèves au cours de langue niçoise. Des jeunes très attachés à la langue de leurs racines.

(…) France 3 Cote d’Azur

La cour de Bar du Palais Ducal de Dijon, victime d’Yves Lion

Le Musée des Beaux-Arts de Dijon, qui depuis 2008 est en travaux pour rénovation (mais qui a eu l’excellente idée de ne pas fermer au public en menant ce chantier par tranche), ouvrira le 7 septembre un nouveau parcours pour ses collections médiévales et renaissance.

Nous reviendrons en temps utile sur cet événement. Si ce que nous en avons vu lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui à Paris laisse espérer une muséographie de bonne facture et surtout une augmentation du nombre d’œuvres exposées, un point nous a pourtant choqué : la construction, au dessus d’une aile de la cour de Bar, d’une adjonction contemporaine. Cette cour est formée de bâtiments composites, entre le XIVe et le XIXe siècle. S’il fallait réellement créer une adjonction pour organiser de manière cohérente le circuit muséographique en rehaussant le bâtiment du XIXe qui n’a pas en lui même de caractère exceptionnel, cela aurai dû être fait de manière respectueuse et modeste.

Hélas, il fallait (c’est souvent le cas) faire un « geste architectural » et ce geste a été confié à Yves Lion, l’un architectes français les plus médiocres, l’un de ceux dont les interventions sur les monuments historiques sont les plus traumatisantes. Dans les années 90, il a sévi sur l’Hotel Hénault de Cantobre dans le Marais – devenu la maison de la photographie – notamment en supprimant toutes ses menuiseries et ses planchers anciens, et en démolissant, sur la rue de Fourcy, le bâtiment de remise des carrosses qui fermait la cour1. C’était avant la naissance de La Tribune de l’Art mais nous avons déjà dans ces pages parlé d’exploits plus récents, qu’il s’agisse de s’attaquer au château de Blérancourt ou au square de la République à Poitiers.

(…) La Tribune de l’art

11 mai : 7e nuit des cathédrales

Le 11 mai 2013 aura lieu la 7e « Nuit des Cathédrales ».

Les cathédrales participantes laisseront leurs portes ouvertes jusqu’à minuit et proposeront un programme culturel et spirituel varié avec concerts, expositions, conférences, spectacles, visites guidées, méditations, prières et temps de silence.

En savoir plus sur le programme

Race, un bien joli mot…

Dans les années quarante du siècle dernier, Simone Weil disait à Gustave Thibon : « Vous êtes français comme on ne l’est plus depuis trois siècles. » Cela seul suffirait aujourd’hui à inscrire les philosophes sur la liste des suspects : la première, pour avoir assuré qu’il existe un « être français » — l’essentialisation ou la substantialisation de la nation suffisant à renvoyer aux heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire pendant lesquelles, circonstance aggravante, l’assertion a été formulée ; le second, tout simplement pour… avoir été français, ce qui est sans doute le plus grave (gravis, le plus lourd) pour le trébuchet avec lequel le très sourcilleux clergé libertaire soupèse les âmes qu’il juge et condamne.

Pourtant, il existe ou, plus exactement, il subsiste un être français qui, comme tel, est rigoureusement insoluble dans l’universalisme abstrait de la République, façon de dire que la France excède la forme (l’informe) politique dans laquelle elle agonise.

Non que la qualité de français soit incompatible avec celle d’homme mais, en métaphysique comme en politique, il est des états multiples de l’être que seule une juste anthropologie dévoile et que seule l’analogie permet de penser. Maurras le sut, qui disait : « Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis romain, je suis humain. » À l’heure des grands mélanges imposés, la confusion des ordres se paie très cher.(…)

Boulevard Voltaire

L’université française va-t-elle parler anglais ?

Des associations s’élèvent contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur qui étend la possibilité de cours dispensés en anglais plutôt qu’en français.

Maintenant, même pour un CAP de carrossier, on impose de parler anglais. Au nom, paraît-il, d’une ouverture vers le monde… Je dirais au contraire qu’on s’enferme. On se tourne vers le seul monde anglosaxon.(Régis Ravat, président de l’association Francophonie avenir)

Et si, demain, à la manière des Bretons et des Basques, on militait pour sauver l’enseignement en langue française ? Angoisse de vieux grincheux ou inquiétude fondée ? Plusieurs voix s’élèvent contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur, présenté en conseil des ministres le 20 mars, qui permettra aisément aux facs et écoles de dispenser leurs enseignements en anglais plutôt qu’en français.

«Si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…», justifiait le 20 mars à Libération la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. Professeur au collège de France, Antoine Compagnon, a aussitôt bondi : «Je l’invite à franchir les quelque deux ou trois cents mètres qui séparent son bunker ministériel des amphis du Quartier latin pour découvrir le monde réel, lui répond-il dans nos colonnes. En anglais, on parle de friendly fire pour désigner le genre d’action que vient de mener la ministre. Car Mme Fioraso nous tire dans le dos alors que nous montons au front. »

Jusqu’ici, la loi Toubon de 1994 posait comme principe qu’en France, dans n’importe quelle école ou université publique ou privée, tous les enseignements devaient être dispensés en français, la langue de la République. A deux exceptions près : pour les cours de langues et lorsque l’enseignant est un intervenant étranger.

Une règle pas toujours respectée, certains établissements comme Sciences-Po s’autorisant déjà des entorses au nom de l’internationalisation de leur cursus. «Certes. Sauf que là, il n’y aura plus de limite. Ce projet de loi renverse totalement les choses. Ce qui était du domaine de l’exception peut devenir la règle», s’insurge François-Xavier Grison, responsable des solidarités francophones pour l’Union populaire républicaine, un mouvement qui prône la sortie de la France de l’Union européenne. […]

Depuis cette pétition, la polémique fait son chemin. Les associations de défense de la langue française tempêtent avec leurs petits moyens. Régis Ravat, président de l’association Francophonie avenir, se désole de constater «l’anglicisation progressive de notre pays, encouragée par la droite comme la gauche. La ministre Fioraso dit ‘langue étrangère’ dans sa loi mais c’est d’une totale hypocrisie. Tout le monde sait qu’elle veut dire ‘anglais’. Maintenant, même pour un CAP de carrossier, on impose de parler anglais. Au nom, paraît-il, d’une ouverture vers le monde… Je dirais au contraire qu’on s’enferme. On se tourne vers le seul monde anglosaxon. »

Même l’Académie française s’est offusquée de ce texte rédigé, dit-elle, en des termes trop vagues. […]

Libération

Des chais attaqués à la voiture-bélier dans le Médoc.

Le Château Fourcas-Dupré a été ciblé la nuit dernière. Plus de 250 bouteilles et près de 80 magnums manquent à l’appel.

Vers 4 h 15, la nuit dernière, les chais de conservation de construction récentes du Château Fourcas-Dupré, à Listrac-Médoc, ont été attaqués et enfoncés à la voiture bélier.
Les lourdes portes en bois ont cédé sous le choc. Nul doute sur le fait qu’il y avait plusieurs malfaiteurs. Les voleurs ont agi vite et bien.
En quelques minutes, ils ont chargé 258 bouteilles de Froucas-Dupré, essentiellement du millésime 2010 et 78 magnums de Château Bellevue-Lafont 2006.

Les gendarmes de Castelnau-du-Médoc sont chargés de l’enquête sur ce vol de vin.

Sud-Ouest

Un talisman sibérien similaire à celui que portait Cléopâtre

Les archéologues de l’Altaï ont découvert un collier qui rappelle les bijoux de la célèbre reine égyptienne. Les chercheurs se sont adressés à la communauté scientifique pour pouvoir en apprendre davantage sur cette découverte hors du commun.

C’est un tombeau ancien dans un monticule de la région d’Altaï (Sibérie Occidentale) où les chercheurs ont découvert les restes d’une femme apparemment d’origine noble avec des bijoux particuliers. Cette femme qui a été enterrée il y a 2400 ans, portait sur sa poitrine un collier élégant en verre coloré. On sait que Cléopâtre, qui régnait sur l’Egypte 300 ans après, aimait particulièrement ce genre de bijoux. (…)

Ruvr.ru