Le chef de l’armée suisse conseille de stocker eau et conserves

Dans une interview sur les nouvelles menaces en Europe et la dégradation de la situation ukrainienne, le chef de l’armée suisse est revenu sur sa traditionnelle armée de milice et son fonctionnement. Au delà de la formation militaire de ses citoyens, il a insisté sur la résilience nécessaire à la population en cas de crise.

Au vu de la situation de sécurité plus incertaine ces dernières années, le chef de l’armée André Blattmann s’est remis aux réserves de guerre. Il stocke chez lui de l’eau minérale, des conserves et du bois de cheminée. Dans une interview au « Schweiz am Sonntag », il a dévoilé ses réserves privées.

« Je suis sensible aux nouvelles menaces depuis deux ou trois ans », a indiqué le chef de l’armée. Le responsable, interrogé sur des questions de sécurité et l’achat du Gripen, rappelle l’importance des réserves de guerre.

L’important, c’est l’eau. L’eau non gazéifiée. Il en a 30 ou 40 six packs de bouteilles en plus d’une citerne à eau. Une personne a besoin d’au minimum huit litres d’eau par jour pour boire, cuire et laver. « Imaginez ce dont a besoin une famille pour tenir quelques jours », dit-il.

André Blattmann aimerait bien que son exemple serve aux citoyens: « Peut-être n’est-il pas inutile de dire aux gens qu’il est bon d’avoir quelques réserves pour un cas d’urgence à la maison ».

Tribune de Genève

La famille, fondement de la société ? «Une erreur théorique fondamentale»

A l’occasion du premier anniversaire du mariage pour tous, l’anthropologue Maurice Godelier «déconstruit» l’a priori qui voudrait que la parenté soit le fondement de la société.

Un an après l’adoption du mariage pour tous, le 23 avril 2013, où en est la famille ? Les antimariage ne cessent de déplorer son effondrement, le nouveau gouvernement ne lui consacre plus de ministère et les partisans de la procréation médicalement assistée (PMA) et de la gestation pour autrui (GPA) attendent toujours – un rapport sur la filiation, cosigné par la sociologue Irène Théry et la juriste Anne-Marie Leroyer, a été publié cette semaine.

La famille est-elle au fondement de la société, comme l’affirment les anti-mariage pour tous ?

Pour ces opposants, principalement issus des couches chrétiennes, le mariage est un sacrement, l’union d’un homme et d’une femme devant Dieu et en Dieu. Le divorce est de ce fait interdit. Il faut distinguer ce dogme catholique de l’affirmation philosophique avancée par de nombreux penseurs depuis l’Antiquité, à savoir que la famille est le fondement de la société. Cette affirmation constitue une erreur théorique fondamentale. La famille joue un rôle essentiel dans la construction d’un individu car les enfants, partout, ont besoin des soins des adultes pour survivre. Il ne s’agit donc pas de minimiser l’importance de la famille et des liens de parenté, mais de ne pas prêter à la famille des missions illusoires. […]

Depuis près de deux mille ans, pour les chrétiens, les rapports sexuels dans le mariage ne suffisent pas non plus à faire complètement un enfant. Il faut que Dieu intervienne pour introduire dans le fœtus une âme qui va immédiatement être entachée par le péché originel transmis depuis Adam et Eve, d’où la nécessité de la laver par le baptême. Ce n’est plus la vision que nous présente la science du vivant. […]

Vous êtes en faveur d’une légalisation des mères porteuses. Pourquoi ?

Les mères porteuses permettent à des femmes qui ont des ovocytes, mais qui font régulièrement des fausses couches, d’avoir des enfants. Quand le bébé naît, il est génétiquement et socialement relié à l’homme et à la femme qui l’ont désiré. Auditionné par la commission des lois à l’Assemblée nationale au moment des débats sur le mariage pour tous, j’ai entendu les opposants à la légalisation citer le cas des Ukrainiennes qui font des enfants pour des couples européens aisés ou celui d’Indiennes qui, après douze enfants, en font un treizième pour le vendre, tous ces arguments me scandalisent. Nous ne sommes ni dans l’Inde des castes ni dans l’Ukraine postsoviétique. La France est un pays démocratique qui doit partir de sa propre démocratie pour avancer. Les mères porteuses, c’est un élargissement de la parenté. L’Etat doit donner un cadre juridique à cette pratique et l’autoriser.

Libération

Le bouquet TV musulman arrive chez Numericable

Le bouquet TV Musulman chez Numericable s’enrichit de deux nouvelles chaînes. Toutefois contrairement aux autres opérateurs, Numericable l’ampute de trois chaînes. Il y a de fortes chances pour qu’elles viennent le rejoindre ultérieurement.

Chez Numericable, le bouquet TV musulman est donc composé des chaînes suivantes :

  • Iqraa International : Cette chaîne dédiée à l’enseignement de l’Islam émet en français et en anglais sur les canaux 654 ou 400.
  • Iqraa Arabic : Cette chaîne déjà présente chez Numericable fait désormais partie du bouquet Musulman. Elle se trouve sur le canal 653.
  • Al Majd Holy Quran : Cette chaîne émet en arabe et « présente le Coran à traver la récitation des versets coraniques par les lecteurs les plus célèbres du monde islamique » précise son site. Elle se trouve sur le canal 655.

Pour s’abonner à ce bouquet il faut se rendre soit dans l’espace client ou passer par l’interface TV. Le bouquet TV musulman coûte 2€/mois. A l’occasion de son lancement chez Numericable, il sera en clair du 15 au 28 avril. L’occasion de découvrir la culture musulmane sous un angle différent.

Ce bouquet est aussi disponible pour les abonnés Free et SFR. Cependant chez Free, les abonnés ont droit à trois chaînes en plus : Azhari TV, Al Majd Space Channel et Al Majd Hadeeth Nabawi et il coûte 3,99€/mois.

Degroup News

Le nouveau Bouquet Musulman est une offre qui répond aux besoins de tous les musulmans vivant en France. Plus largement, elle regroupe en un seul bouquet un ensemble de chaînes religieuses, 6 chaînes au total, dont les objectifs sont la connaissance de l’islam et le partage des valeurs universelles musulmanes.

Ce Bouquet TV plaira à toute personne désirant découvrir la culture musulmane, développer sa connaissance de l’Islam et comprendre certains aspects de sa religion. Grâce à la chaîne Iqraa International qui est diffusée en langue française et en anglais, les programmes seront accessibles pour tous.
Vous y trouverez des programmes socioculturels, des débats avec des cheikhs, des conseils d’oulémas, des directs de la Mecque, des explications de hadiths, de la récitation coranique, des émissions de cuisine…

Tout cela dans un bouquet unique qui rassemblera toute la famille.

Bouquet Musulman

Européennes : Le « Parti Européen », une liste jeune, anti FN et pro Roms

Note de FDeSouche : le site du Parti Européen affiche sur sa page d’accueil (descendre pour le voir) un beau logo barré du FN avec la mention « Nous ne sommes pas la génération FN ! » ainsi que sur cette page la phrase  « Grâce aux Tsiganes, j’ai compris l’Europe !« .


Le Parti Européen présente sa première liste aux européennes du 25 mai prochain. Moyenne d’âge? 23 ans. Convictions politiques? «Fédéralistes, pour une Europe qui avance».

«Nous sommes la génération de l’ouverture, du fédéralisme, de l’écologie, de la transparence», plaide Louis de Gouyon Matignon le fondateur de ce tout nouveau parti pro-Europe, créé en janvier 2014.

Leur tête de liste en Ile-de-France, seule région où le parti apparaît, n’est autre que Louis de Gouyon Matignon, 22 ans. Si son nom ne vous est pas inconnu, c’est que vous avez déjà entendu parler de l’association «Défense de la Culture Tsigane», qu’a créée ce jeune étudiant en droit en 2012. Adepte des médias, Louis a un discours bien rôdé, qui laisse entrevoir une carrière politique ambitieuse. Investi depuis ses 16 ans auprès de la communauté des gens du voyage, il a fait de la question Rom son cheval de bataille.

A l’origine de ce nouveau projet, un constat: «Personne, quand vous demandez dans la rue, ne connaît le nom du Président de la Commission européenne» s’insurge Louis. «Nous voulons plus d’Europe, et même un président de l’Union européenne élu au suffrage universel direct» pour plus de visibilité.

«Que l’Europe cesse d’être un agglomérat de pays, pour devenir une vraie union qui se démarque parmi les superpuissances internationales. Arrêtons de perdre du temps: l’Europe fédérale est la solution du futur, alors développons ensemble la culture européenne»

Le Figaro

«L’insécurité a amené les Martiniquais à s’armer pour se protéger»

Grenades, munitions, fusils de chasse et revolvers. En deux mois, les Martiniquais ont rapporté dans les commissariats et les gendarmeries du département plus de 460 armes à feu et environ 22 000 munitions. Une récolte considérable, fruit de la campagne «Déposez les armes» menée par la préfecture depuis le 1er février. Pour parvenir à une telle collecte, la préfecture a promis de ne pas poursuivre ceux qui rendaient leurs armes aux autorités, même si celles-ci étaient détenues illégalement. La plupart des meurtres commis dans le département en 2013 l’auraient d’ailleurs été par une arme à feu.

Pour le sociologue Louis-Félix Ozier-Lafontaine, la campagne «Déposez les armes» sur l’île antillaise est une «opération qu’il faudra reproduire».

Qui sont ceux qui ont rendu leurs armes ? Les citoyens ou les trafiquants ?

De manière générale, les armes ont été rendues par la population, qui comprend qu’elles représentent un danger. […]

Pourquoi une telle circulation d’armes en Martinique ?

La circulation d’armes est une caractéristique des Antilles en général, et plus particulièrement des petites Antilles. Elle est surtout liée au trafic de stupéfiants, car les produits toxiques sont des produits d’appel au trafic d’armes. Leur provenance est difficile à connaître de manière précise. Nous savons juste qu’elles ne viennent pas uniquement d’Amérique Latine. Mais ce n’est pas la seule explication à leur présence. L’insécurité, souvent engendrée par ces trafics, a amené la population à s’armer pour se protéger. Même s’il ne s’agit là que d’une faible proportion des armes en circulation.

Qu’est-ce qui peut expliquer l’importance de ce trafic ?

Il existe une corrélation de phénomènes qui concourent à cette violence. Notamment un mimétisme fort. Le monde est mené par une forte proportion de violence. Cette culture arrive dans les sociétés, dans la nôtre en particulier. Cela passe par la consommation d’images, souvent violentes, par exemple dans la cinématographie actuelle. Et en Martinique, elle trouve les conditions favorables pour se développer.

Quelles sont les conditions particulières à la Martinique ?

La principale, c’est une jeunesse désœuvrée. Les jeunes Martiniquais connaissent aujourd’hui la précarité. Nombre d’entre eux sont obligés de s’en aller pour trouver du travail. Entre 10 000 et 15 000 jeunes âgés de 16 à 35 ans se retrouvent sans emploi. Une grande partie d’entre eux se met à consommer des produits illicites, ce qui mène à la violence. C’est une jeunesse qui a le sentiment d’être abandonnée et qui vit dans une précarité matérielle et psychologique. C’est une situation dégradée et dégradante. D’autant plus que le tissu familial a changé lui aussi et ne véhicule plus le même message qu’autrefois. Depuis plusieurs décennies, le nombre de parents au chômage ne cesse d’augmenter. Et beaucoup de jeunes n’ont jamais vu leurs parents travailler. […]

Libération

Châteauroux (36) : un internaute condamné pour des e-mail racistes suite à une plainte de la CGT éduc’action

Une quinzaine de militants de la CGT Éduc’action 36, du planning familial, de la Ligue des droits de l’homme, du Nouveau Parti anticapitaliste et de la Fédération syndicale unitaire, se sont retrouvés, hier matin, devant l’entrée du tribunal d’instance de Châteauroux. L’affaire évoquée ce jour par les juges, était relative à deux courriels reçus par la CGT Éduc’action 36, les 19 et 26 juin 2013.

« Des textes racistes, martèle José-Manuel Félix, secrétaire général, faisantsuite aux propos tenus par le recteur de l’académie d’Orléans-Tours en 2011, à propos des enfants issus de l’immigration et leurs faibles résultats scolaires. » Le deuxième courriel, du même auteur, considérait « les gens du voyage comme des parasites et des voleurs de poules et de cuivre ». Une plainte était directement déposée auprès du procureur de la République par la CGT et l’auteur de ces courriels, identifié en Mayenne.

C’est cette affaire qui a été plaidée, hier, devant les juges berrichons. « Il n’est pas question de réduire la liberté d’expression, rappela l’avocat de la CGT, mais de garantir le respect et la tolérance des différences. Ces écrits sont une véritable provocation et montrent que certaines mentalités demeurent très en retard. » L’important pour l’avocat étant « que tous les enfants de France puissent avoir la même éducation, sans la moindre barrière raciale. » Pour José-Manuel Félix, « il faut stopper la banalisation de ces propos ».

A l’issue des débats, cet internaute de Mayenne a été condamné à 1.000 € d’amende et devra verser à la partie civile, la CGT Éduc’action 36, des dommages et intérêts de 2.000 €

La Nouvelle République

Européennes : contre la vague FN, EELV propose « la colère verte »

Michèle Rivasi, tête de liste pour Europe Écologie-Les Verts (EELV) dans le Sud-Est pour les élections européennes, a lancé vendredi à Marseille sa campagne, proposant aux électeurs d’exprimer « une colère verte » pour créer une « autre Europe », alternative selon elle à « la colère noire » de la vague FN. « Par rapport à cette colère noire que représente le Front national, où c’est un repli sur soi, où l’étranger est un adversaire, je préfère une colère verte. »

« Je dis aux gens l’avenir passera par l’écologie », a lancé la députée européenne proposant de créer « une autre Europe ». « Pas cette Europe telle qu’elle existe, elle est beaucoup trop néolibérale, ouverte à la mondialisation et à la déréglementation. Nous, on veut construire une vraie Europe solidaire, écologique, qui apporte de l’emploi, une Europe protectrice pour la santé des consommateurs et des patients », a poursuivi l’écologiste, fondatrice en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad).

Elle a énoncé « le paradoxe » d’une Europe critiquée à l’intérieur, alors qu’elle est un modèle à l’extérieur, notamment pour les Turcs ou les Ukrainiens, a-t-elle expliqué. « Nous, les écologistes, on est confrontés aux défis climatiques, et ce n’est pas au niveau de la France que l’on peut résoudre le problème des gaz à effet de serre, c’est au niveau de l’Europe », a-t-elle ajouté avant de présenter ses 25 colistiers, dont la réalisatrice Coline Serreau, absente pour un tournage dans le Vaucluse.

En deuxième position sur cette liste, Karim Zéribi, qui avait rejoint la liste du socialiste Patrick Mennucci pour les municipales à Marseille, a, lui, affirmé que « le premier défi (était) de passer d’une Europe technique à une Europe politique ». Une seconde conférence de presse doit marquer le lancement de cette liste EELV pour le Sud-Est, le 14 avril à Lyon, avant une série de meetings à Ajaccio, Lyon, Annemasse, Grenoble, Marseille et enfin Paris.

Le Point

Combien sont payés les hauts fonctionnaires européens ? Beaucoup !

Premier élément : les députés européens figurent parmi les responsables les plus mal payés de l’UE, avec un revenu de 7.057 euros par mois ou 95.482 euros par an. C’est beaucoup moins qu’un haut fonctionnaire à la commission.

Le vice directeur général peut ainsi toucher jusqu’à 203.026 euros par an, le directeur général 220.452 euros par an. C’est aussi beaucoup moins qu’un simple membre de la Cour de justice européenne ou de la Commission européenne qui sont rémunérés 255.300 euros par an, ou 21.275 euros par mois. Le revenu du député européen n’augmente pas si le député devient président du Parlement européen. On comprend ainsi mieux l’envie de l’actuel président du Parlement, Martin Schulz, de décrocher le poste de président de la Commission européenne, payé 321.238 euros par an (26.770 euros par mois).

Ce poste n’est cependant que le deuxième poste le mieux payé de l’UE, à égalité avec la présidence de la Cour de Justice de l’UE et le président du Conseil européen. Le mieux payé, c’est le président de la BCE, actuellement Mario Draghi qui touche 374.124 euros par an, soit 31.177 euros par mois. De quoi profiter de l’inflation faible pour « acheter beaucoup de choses », pour reprendre son fameux proverbe prononcé cet été (et oublié depuis) : « with low inflation, you can buy more stuff » (« avec une inflation faible, vous pouvez acheter plus de choses »).

De façon générale, il est frappant de constater que les dirigeants des quatre grands pays de l’UE sont nettement moins payés que les dirigeants européens. Le président du conseil italien, le mieux payé, touche 207.630 euros par an, soit 17.280 euros par mois. C’est 19 % de moins qu’un commissaire européen et 45 % de moins que son compatriote Mario Draghi. Pour Angela Merkel et ses 204.192 euros, le revenu est inférieur de 21 % à celui d’un commissaire européen. Les deux têtes de l’exécutif français ne touchent que 178.920 euros par an, soit 30 % de moins qu’un commissaire. Enfin, le premier ministre britannique et ses 173.323 euros annuels, dispose de revenus inférieurs de 34 % à celui d’un commissaire, soit plus d’un tiers de moins.

Mais d’autres doivent également regarder vers Bruxelles avec envie : le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est le mieux payé des hauts fonctionnaires internationaux, mais ses revenus sont inférieurs de 7,5 % à celui d’un commissaire et 27 % de moins que le président de la BCE. Rien d’étonnant alors à ce que, voici deux semaines, le premier ministre finlandais ait annoncé vouloir s’installer dans un rôle à Bruxelles. Et que le ministre sortant de l’économie français, Pierre Moscovici, lorgne avec envie vers un poste de commissaire…

La Tribune

Les couples homosexuels discriminés par des prestataires de mariage ?

Des futurs mariés homosexuels se sont heurtés à des refus, notamment pour réserver une salle de mariage, en raison de leur orientation sexuelle…

Sandra Bibas est organisatrice de mariage, à l’initiative du premier Salon du mariage gay de juin dernier. Il y a quelques mois, elle a fait visiter un château à un couple de futures mariées. «La visite se passe bien, jusqu’au moment de valider la réservation de la salle, raconte-t-elle. La châtelaine, tout sourire, explique que ‘’quand même, ce serait bien que le marié dise son mot et vienne aussi visiter les lieux ». Voyant qu’elle n’avait pas saisi, l’une des futures mariées dit: ‘’c’est moi le marié’’. La propriétaire a changé de visage. Elle s’est emportée en disant ‘’ah je ne fais pas ce genre de choses chez moi! Je suis contre cette loi!’’. J’ai répondu qu’elle n’avait pas le droit d’avoir des propos homophobes et que j’étais prête à témoigner si le couple le souhaitait, mais les jeunes femmes ont préféré partir.»

«J’ai surtout rencontré le problème avec les locations de salles, précise Sandra Bibas. Pour les autres prestataires, comme les photographes, les fleuristes, tout ce qui touche à l’art et la création, les gens sont accueillants.»

D’autres témoignages anonymes de couples parvenus à SOS Homophobie avaient incité l’association à publier un communiqué sur le sujet en juin dernier, rappelant que «le refus de fournir un bien ou un service en raison de l’orientation sexuelle relève de la discrimination et constitue un délit pénal» avec une peine pouvant aller jusqu’à 45.000 euros d’amende et trois ans de prison.

[...] Olivier Legrand, également organisateur de mariage, veut au contraire «mettre les gens devant le fait accompli en leur disant au dernier moment». «L’idée c’est d’imposer le truc, explique-t-il. C’est ça la pédagogie. [...]

Les discriminations envers les futurs mariés de même sexe semblent en effet rester marginales. Hormis les témoignages reçus par SOS Homophobie, ni le Défenseur des Droits, ni la Ravad, qui assiste les victimes de discriminations, ni l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens n’ont ainsi eu de retours à ce sujet.

20 Minutes

La police de New York ferme son unité dédiée à la surveillance des musulmans

La « zone d’évaluation » de la police de New York n’existe officiellement plus. Derrière ce nom obscur se cachait depuis 2003 une unité secrète de la police chargée de surveiller les musulmans – ou considérés comme tels – de la ville. Mardi 15 avril, face aux polémiques suscitées par la révélation de son existence, la police de New York le (New York Police Department, NYPD) a mis fin à ses activités.

Pendant une dizaine d’années, une douzaine d’agents de cette unité créée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 – et d’abord baptisée « Unité démographique » – ont enquêté sur les communautés musulmanes de New York et de sa proche banlieue, en dressant des rapports détaillés sur leurs habitudes. Un document interne de la police publié en 2011 par l’agence Associated Press montrait le quadrillage systématique de tous les lieux où les musulmans de New York avaient pour habitude de se rendre, en recensant des photos et des informations détaillées.

Avec l’objectif de prévenir les actes terroristes, l’unité envoyait également des agents infiltrer la communauté. Habillés en civil, ils se rendaient à la mosquée pour enregistrer les prêches, fréquentaient les librairies religieuses et déjeunaient dans les restaurants hallal. Dans un article du New York Times, un journaliste précise : « En plus des cartes et des photos, la police répertoriait là où les Albanais jouaient aux échecs l’après-midi, là où les Egyptiens regardaient les matchs de football, là où les Sud Asiatiques jouaient au cricket. » Il était demandé à chaque infiltré d’échanger un maximum avec ses cibles pour « juger de leurs sentiments » sur les Etats-Unis.

John Miller, le numéro deux de la police de New York a jugé qu’après onze années d’activités, l’unité de surveillance n’était « plus viable ». Malgré les moyens déployés, les investigations n’ont jamais prouvé l’existence de terroristes parmi les cibles surveillées. Le 15 avril, dans le New York Times, un agent du FBI soulignait au contraire le risque de nuisance de ces programmes de surveillance, qui instillent un climat de défiance parmi les musulmans, irrités par cette suspiscion généralisées.

Le Monde

Le socialisme selon Valls : allègement de 30 milliards d’euros des cotisations patronales et 21 milliards d’économies sur la protection sociale

Prestations sociales non revalorisées, report des mesures contre l’exclusion, gel de l’indice des fonctionnaires: le Premier ministre Manuel Valls a détaillé mercredi le programme de 50 milliards d’économies, promettant de ne toucher ni au Smic ni aux minima sociaux.

Valls et Dassault, propriétaire du Figaro

Dans un exercice exceptionnel, c’est le Premier ministre qui s’est exprimé mercredi à la sortie du Conseil des ministres – en lieu et place du porte-parole du gouvernement – pour annoncer quels efforts allaient être demandés à l’ensemble des Français. Promettant des efforts « justes », « collectifs » et « équitablement répartis« , il a également distillé quelques garanties sur la préservation du modèle social français.

« Un seul objectif: le bien commun! », a déclaré M. Valls, en introduction de son discours.

Il a balayé d’emblée la polémique naissante sur un salaire transitoire inférieur au Smic, par exemple pour encourager l’embauche des jeunes, promettant « avec force » de ne pas « remettre en cause » le salaire minimum (1.445 euros bruts aujourd’hui).

Les 50 milliards d’économies sur la dépense publique entre 2015 et 2017 seront supportés à hauteur de 18 milliards d’euros par l’Etat, 11 milliards les collectivités locales, 10 milliards l’Assurance maladie et 11 milliards par d’autres dépenses sociales.

Soit 21 milliards, presque la moitié de l’effort, pour la protection sociale.

Le Premier ministre a ainsi esquissé le détail des réformes que la France va présenter à Bruxelles début mai dans le cadre de son programme de stabilité, trajectoire de finances publiques que le Conseil des ministres doit valider le mercredi 23 avril, avant un vote prévu à l’Assemblée le 30 avril.

L’objectif, a rappelé M. Valls, est non seulement de permettre « la mise en oeuvre du pacte de responsabilité », un allègement de 30 milliards d’euros des cotisations patronales, mais aussi de réduire le déficit public…

Côté économies, en première ligne, les prestations sociales « ne seront pas revalorisées jusqu’en octobre 2015″, c’est-à-dire qu’elles ne seront pas augmentées, comme c’est l’usage, du montant de l’inflation (0,7% en 2013). Concrètement, les pensions de retraite, allocations logement, famille et invalidité resteront stables sur la période.

« Cette mesure ne touchera pas les minima sociaux », comme le Revenu de solidarité active (RSA) ou le minimum vieillesse, a toutefois promis M. Valls.

Le nouvel obs