Bavures, corruption, dérapages : Quand les flics enquêtent sur les flics (Vidéo)

Corruption, violences illégitimes, « bavures » et incompétences: les policiers eux-mêmes ne sont pas au-dessus de tout soupçon. Lorsqu’ils dérapent, c’est l’affaire des « bœufs-carottes », le surnom donné à l’Inspection Générale de la Police Nationale. Pour la première fois, l’IGPN a accepté que des journalistes suivent ses investigations. Habituellement ces super-flics enquêtent sur leurs collègues dans le plus grand secret, loin des caméras.

Du simple blâme à l’exclusion définitive, chaque année, 3.000 fonctionnaires de police sont sanctionnés. La police des polices a à son actif des affaires retentissantes comme la chute de Michel Neyret, l’ancien numéro 2 de la PJ de Lyon ou celle des policiers ripoux de la BAC Nord de Marseille.

Comment ces limiers chevronnés mènent-ils leurs recherches ? Comment parviennent-ils à faire craquer des collègues rompus aux techniques d’investigation et aux interrogatoires ? Pourquoi sont-ils détestés par leurs confrères ? Arrestation de policiers corrompus, gestion délicate des émeutes urbaines, et même contrôles surprises dans les commissariats : un document exceptionnel au cœur de la police des polices.

Partie 1:

Partie 2:

Concurrence des mémoires, dites-vous ?

Papier d’Alain Jakubowicz, président de la Licra

Vendredi 4 avril 2014, j’assiste, à l’invitation du Maire du 7ème arrondissement de Lyon et de l’association des fils et filles des déportés juifs de France, à la commémoration du 70ème anniversaire de la rafle des enfants d’Izieu sur le square des 44 enfants, situé à une encablure du centre d’histoire et de la résistance et de la déportation.

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A cette commémoration, point d’officiels ni de grands discours, que des mots justes, prononcés par des écoliers, des collégiens et des lycéens d’établissements de l’arrondissement, représentatifs de la France d’aujourd’hui, multiculturelle, multi-religieuse et multiraciale. [...]

Dans le climat délétère que nous connaissons aujourd’hui, cette cérémonie simple, ponctuée par le chant des partisans et la « Marseillaise » chantée à l’unisson, est signe d’espoir. Elle témoigne de l’utilité des actions conduites depuis des années par les militants de la Licra dans les établissements scolaires et rend hommage au travail réalisé par des enseignants dans des conditions parfois extrêmement difficiles. [...]

Lundi 7 avril 2014, je suis invité à participer au 20ème anniversaire du génocide des Tutsi sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. J’y retrouve le président et les membres de l’association Ibuka, mais aussi les présidents de l’UEJF, de SOS Racisme, du CRIF et les représentants de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et du Mémorial de la Shoah. J’y rencontre aussi la présidente du collectif VAN qui lutte pour la reconnaissance du génocide arménien. Je suis en revanche déçu par le faible nombre de participants à cette commémoration et par l’absence de personnalités du monde politique, culturel et médiatique. Pourquoi nos concitoyens se sentent-ils si peu concernés par le génocide des Tutsi ?

S’agit-il d’un vieux fond de racisme post-colonial ou, triste bégaiement de l’histoire, du refus d’assumer notre part de responsabilité dans les atrocités commises au Rwanda en 1994 ? [...]

Les crimes contre l’humanité ne sont en effet pas des crimes qui visent telle ou telle communauté mais des crimes qui attentent à l’humanité tout entière. Toute appropriation communautaire conduit à la concurrence mémorielle et fait le jeu du négationnisme, ce cancer post mortem consubstantiel au crime contre l’humanité. Il est heureux que les associations l’aient compris.

Huffington Post

Belgique : deux à trois vols par jour dans les églises

De deux à trois vols sont commis quotidiennement dans des églises ou des chapelles situées en Belgique, a indiqué jeudi le sénateur Guido De Padt en citant des chiffres qui lui ont été fournis par la ministre l’Intérieur, Joëlle Milquet (cdH).

Hebergeur d'imageLes églises sont aussi touchées par des actes de vandalisme plus d’un fois par jour en moyenne, selon M. De Padt (Open Vld). Les chiffres les plus récents fournis par Mme Milquet (cdH) dans une réponse parlementaire écrite remontent à 2012. [...]

7sur7

Pays-Bas : Geert Wilders en tête des sondages pour les européennes

Le parti anti-européen de Geert Wilders (PVV) est en tête des sondages pour les élections européennes aux Pays-Bas, avec 18,1% d’intentions de vote. Les libéraux du VVD du Premier ministre Mark Rutte et D66 suivent avec respectivement 16,2% et 15,7%, ressort-il jeudi d’un sondage de TNS NIPO. Le scrutin aura lieu le 22 mai aux Pays-Bas. [...]

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7sur7

Des «activistes d’extrême-gauche» revendiquent la dégradation de 367 Vélib’

Les pneus de 367 Vélib ont été crevés à Paris et à Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de lundi à mardi. Une action revendiquée sur Internet par un mystérieux groupe qui entend protester contre les partenariats noués entre JCDecaux, le gérant du système de libre-service, et le ministère de la Justice.

La dégradation de Vélib’ comme acte politique. C’est l’action de masse menée dans la nuit de lundi à mardi par un mystérieux groupe d’extrême-gauche qui a crevé les pneus de 367 vélos dans la capitale et en Seine-Saint-Denis. «Dix-sept stations ont été touchées dans les 10e, 11e et 12e arrondissement et à Montreuil ». confirme JCDecaux, l’entreprise qui gère le système de libre-service depuis son lancement en 2007. RTL a révélé l’information jeudi matin.

Les dégradations avaient été revendiquées mardi sur le réseau alternatif Indymedia qui recense sur Internet des actions anti-capitalistes et anti-fascistes «directes» menées en France. Un groupe anonyme y comparait JCDecaux avec des «esclavagistes» en raison des partenariats que la société a noués avec le ministère de la Justice.

Selon une convention signée en 2012, les mineurs responsables d’actes de vandalisme sur les Vélib’ peuvent se voir proposer par le procureur de la République de « réparer les conséquences de leurs actes» pour éviter de passer devant le juge pour enfants. Les ateliers de la filiale de JCDecaux ont ainsi accueilli l’année dernière pendant les vacances scolaires 38 mineurs. Ce mystérieux groupe fait aussi référence dans son communiqué posté sur Internet à l’atelier de réparation installé à la maison d’arrêt de Villepinte où les détenus ont l’occasion de fabriquer des pièces détachées pour Vélib ‘. JCDecaux a annoncé son intention de porter plainte contre X. Le montant des dégâts n’a pas encore été évalué.

Après une décrue en 2010 et 2011, les actes de vandalisme sont repartis à la hausse l’an dernier avec près de 9 000 Vélib’ endommagés ou disparus. Et c’est la collectivité qui paye. Pour chacun vélo dégradé ou volé, la Ville de Paris doit verser à JCDecaux une indemnisation de 450 euros.

Metronews/a

Ivan Rioufol : Le politiquement correct, allié des minorités (vidéo)

Le politiquement correct est inconciliable avec un discours de vérité. La raison en est simple : cette idéologie interdit de désigner les réalités conflictuelles. Au nom de la protection des minorités et de leur non discrimination, la République n’ose plus appliquer ses lois.

Les clandestins défilent dans les rues. Le communautarisme islamique déstabilise l’école. Les Roms multiplient les occupations illégales du domaine public. C’est pourquoi il ne faut pas craindre de briser cette chape de plomb. Au nom de la vérité.

Paris : Ian Brossat (PC) veut «du logement social partout, y compris dans le 16ème arrondissement».

Ian Brossat, adjoint au maire PCF d’Anne Hidalgo en charge du logement, entend s’attaquer aux prix de l’immobilier trop élevés dans la capitale et veut atteindre l’objectif des 30% de logements sociaux dans Paris.

Dans un entretien à l’Humanité mercredi, le compagnon de route communiste d’Anne Hidalgo lors de la campagne des municipales veut révolutionner le calvaire du logement dans la capitale, «premier poste de dépense dans le budget des parisiens».

«Les ghettos de Riches c’est terminé», lance Ian Brossat. À l’attention de ceux à droite, comme Claude Goasguen, qui avaient fait campagne sur ce thème le communiste avertit: «Nous aimerions que les mairies d’arrondissement tenues par la droite soient dans une position constructive. Mais si ce n’est pas le cas, les décisions seront prises souverainement par le conseil de Paris».

«Paris est une ville de locataires, nous l’assumons», explique l’élu de 33 ans. Avant les menaces, Le conseil de paris mise en premier lieu sur l’incitation, avec le dispositif «multiloc» destiné à débloquer des locaux vides, mis à disposition à des loyers abordables.

Pour atteindre l’objectif des 30% de logements sociaux dans Paris qu’exige la loi, l’adjoint au maire de Paris ne mise pas seulement sur la construction des 10.000 logements par an annoncés pendant la campagne. Il souhaite multiplier les préemptions et acquisitions de logements et entend batailler pour mettre la main sur les logements vacants.

Pour soulager la pression de l’immobilier dans une ville où la rareté fait flamber les tarifs, Ian Brossat dévoile sa stratégie: «Notre ambition est de transformer 200.000m2 (de bureaux) en logements (…) Les bureaux obsolètes doivent être transformés en habitats, d’autant qu’ils sont situés dans des arrondissements peu dotés en logements sociaux, au centre et dans l’ouest de la capitale (…) Tout le monde doit s’y mettre».

Le Figaro

«Tolérance, laïcité, vivre ensemble : l’Europe a perdu ses valeurs fondatrices»

À un peu moins d’un mois des élections européennes alors que l’abstention menace, Catherine Jeannin-Naltet, grande Maitresse de la Grande Loge Féminine de France s’inquiète de la montée des « extrémismes religieux» dont les femmes sont les «principales victimes»

Le « vivre ensemble » devrait être la devise des États européens « unis dans la diversité ». Dans ce contexte, seule la laïcité pourrait être le creuset où forger enfin, de façon apaisée et ouverte, l’identité européenne.

De traité en traité, d’élargissement en élargissement, mais aussi de crise en crise, les états membres qui constituent le Conseil européen ont privilégié les critères économiques en s’éloignant des valeurs fondatrices.

Ils ont fait naître chez les citoyens un euroscepticisme croissant qui se mue parfois en une franche hostilité qui les conduit à déserter les urnes, voire à plébisciter à travers les nationalismes, les populismes et les extrémismes, des partis anti-européens.

L’Europe manque de chair et de souffle. C’est un colosse aux pieds d’argile qui ne répond plus aux attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Pire, on assiste à une régression inquiétante, dans des domaines où elle s’était montrée particulièrement progressiste, comme le respect de la vie, de la dignité humaine, du refus de la violence et de la torture, de la liberté absolue de conscience, de l’égalité homme/femme. […]

À cet égard, l’initiative citoyenne européenne « One of Us » qui prône l’arrêt de la recherche sur les cellules souches et le refus de financer la contraception et l’IVG dans les pays en voie de développement, nous paraît particulièrement dangereuse. Nous ne pouvons accepter que des groupes de pression qui ont portes ouvertes dans les institutions européennes, forts de leurs croyances et de leurs dogmes, tentent d’y imposer des conceptions qui risquent d’entraver l’évolution scientifique et le progrès social.

Les droits des femmes seront les premiers à pâtir de cette montée d’un ordre moral que l’on croyait révolu. Les dernières semaines ont ainsi été marquées par le rejet au Parlement européen de textes d’initiatives qui concourraient précisément à garantir, sur tout le territoire de l’Union, le libre choix des femmes à la contraception et à l’IVG. […]

Appelons nos candidats aux élections européennes à :

- condamner toute remise en cause des droits fondamentaux, concernant en particulier, les droits des femmes et leurs droits à la contraception et à l’IVG,
- refuser l’ingérence des lobbies confessionnels dans les débats parlementaires,
- interdire l’affichage de références religieuses dans les locaux des institutions européennes.

Nouvel Obs

Pascal Bruckner : «En France, l’adversaire a toujours le visage du nazi»

Dans «Un bon fils» (Grasset), le romancier et essayiste Pascal Bruckner révèle le passé nazi de son père issu d’une famille de huguenots qui avaient été contraints de quitter la France pour se réfugier en Allemagne. Extraits d’un long interview sur Atlantico.

Je crois que l’Europe de l’Ouest voudrait tranquillement sortir du temps, être simplement engagée dans les joies de l’économie et de la consommation et se poser en exemple pour le monde entier. Mais tout ce qui passe nous prouve qu’on ne peut pas sortir de l’Histoire, sauf à disparaître complètement.

Pour vous, l’antisémitisme est une des formes de la haine de l’autre ?

Le Juif, ce n’est pas l’autre. Ce peut être n’importe qui. C’est le Même dans l’Autre, ou l’Autre dans le Même. On apprend que M. Untel est juif, et tout à coup, on réinterprète toute sa conduite. Un Arabe ou un Africain, on voit tout de suite que c’est l’Autre. Le Juif, c’est « le poison qui corrompt la nation ». Ce n’est pas la même chose. L’antisémitisme s’adresse aux presque semblables, à ceux qui ont tout comme nous sauf le petit détail qui les fait basculer dans une altérité sournoise alors qu’on reconnaît tout de suite les Arabes, les Africains, les Indiens : les jeux sont clairs. La haine du Juif, c’est le bacille qui dévore la nation française. C’est une idée qui date du XIXe siècle. L’antisémitisme est beaucoup plus ancien. […]

Vous dites que le roman familial de la France, c’est la Seconde Guerre mondiale, dont elle n’est pas sortie, qu’aujourd’hui encore, nous «rejouons sans fin l’Occupation»…

Tout le temps, sans cesse… La France s’est arrêtée en 1944, avec la libération de Paris et de l’Alsace-Lorraine. On a l’impression qu’on n’est pas sorti de là.

Il y a vraiment deux mémoires qui s’affrontent en France : la mémoire de la colonisation et la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Mais on s’aperçoit que la mémoire de la colonisation concerne en fait très peu de monde. Cela concerne évidemment les Algériens, mais eux-mêmes sont peut-être mieux chez nous que chez eux. La France a été un grand pays colonialiste, un Empire, mais un Empire peut-être pas si populaire que cela. […]

La mémoire de la guerre a donc été plus traumatisante que la mémoire de la colonisation ?

Je crois, oui. La France a quand même été occupée trois fois en un siècle : en 1870, tout l’Est et le Nord en 1914 et l’intégralité du pays en 1940. Je pense qu’on a beaucoup de mal à se relever de cela. Tout le monde aujourd’hui parle en terme de résistants, de fascistes, d’occupants… L’adversaire a toujours le visage du nazi. Chacun se drape dans la pose du Résistant. Il y a trois semaines, les manifestants contre le pacte de responsabilité sont passés en dessous de chez moi. Ils ont chanté «Le chant des partisans» et «L’Internationale». Comme si refuser le pacte avec le patronat, c’était finalement de nouveau dresser le pays contre l’abomination nazie. Il y a une folie française.

Et vous, vous avez «joué au Juif»… Alors que vous êtes d’origine protestante, vous n’avez pas démenti quand certains vous ont présenté comme juif. C’était votre «revanche» sur ce père nazi : «J’ai joui, dites-vous, de corrompre le nom de l’intérieur»…

Exactement. Et cela s’est accentué avec les années. Petit à petit, j’ai reçu du courrier de toutes les associations juives. A chaque fois, je répondais : «Mais non, vous savez, je ne suis pas juif». Soit, les gens disaient : «Ce n’est pas grave», soit ils disaient : «On respecte votre choix si vous ne voulez pas le dire». J’étais toujours pris entre deux feux. Finalement, j’ai laissé faire. C’est une ambiguïté qui, finalement, est plutôt plaisante. […]

Le Figaro

BAC contre quartiers sensibles : Un quotidien sous haute tension (Vidéo)

Rencontre avec deux Brigades anti-criminalité, à Lyon et à Sarcelles, pour savoir ce qui se cache vraiment derrière ces hommes et ces femmes qui fascinent autant qu’ils dérangent. Pour la première fois, au-delà de l’action au quotidien, ces flics de rue nous livrent aussi leur intimité et leurs états d’âme. Les femmes qui partagent leur vie témoignent.

Certains de ces policiers sont élevés au rang de héros pour avoir sauvé des vies ou empêché des braquages. Mais d’autres sont qualifiés par certains citoyens de cowboys.

Dans ce documentaire, le réalisateur donne également la parole aux jeunes qui vivent dans des quartiers difficiles. Ils s’estiment harcelés par ces policiers de la BAC et dénoncent des contrôles trop fréquents et musclés.

Alors qui sont vraiment ces policiers ? Protègent-ils réellement la population ? Servent-ils de garde-fou ? Pourquoi le dialogue entre jeunes et policiers de la BAC est-il aussi difficile ?

Partie 1:

Partie 2: