Lampedusa : 850 clandestins secourus dans le Canal de Sicile ce samedi

Près de 850 clandestins ont été secourus ce samedi dans le Canal de Sicile par deux navires de la Marine dans le cadre de l’opération « Mare Nostrum ».


Le navire «Hesperus» est intervenu au sud de Lampedusa pour sauver 400 personnes. Dans la même zone, l’intervention du navire «Cassiopeia» a permis de sauver 450 personnes. Cela a été annoncé par la Marine elle-même.

Agi.it

Aux européennes, la coalition forgée par Marine Le Pen pourrait obtenir 38 sièges

Une alliance avec le Front national ? Nigel Farage n’en veut pas. Le leader du parti britannique eurosceptique United Kingdom Independence Party (UKIP) a beau partager certaines idées de l’extrême droite française, il ne souhaite pas être lié à un parti au passé encombrant.

Peu importe, Marine Le Pen s’en passera pour arriver à ses fins aux élections européennes du 25 mai. Selon les dernières prévisions de l’institut Pollwatch2014, du 16 avril, la patronne du Front national (FN) alliée à Geert Wilders, le chef du parti nationaliste néerlandais, le parti pour la liberté (PVV,) pourrait obtenir 38 sièges au Parlement européen provenant d’au moins sept pays. C’est assez pour former un groupe (il faut 25 eurodéputés), peser davantage dans les débats et toucher les subventions européennes.

L’hypothèse n’a pas manqué d’interpeller la presse britannique. Le Daily Telegraph a déjà fait le calcul : le groupe de Mme Le Pen pourrait récupérer l’équivalent de 2 millions de livres par an (2,43 millions d’euros), dont 364 600 euros fournis par les contribuables du Royaume-Uni.

Pour obtenir ce score, Pollwatch2014 suppose qu’outre le PVV de Geert Wielders, la fille de Jean-Marie Le Pen s’allie avec les partis « frères » en Autriche (parti de la liberté, FPÖ), en Belgique (avec les Flamands du Vlaams Belang), en Italie (Ligue du Nord), en Slovaquie (Parti national slovaque) et en Suède (Démocrates suédois).

Un mélange hétéroclite de formations plus ou moins xénophobes, populistes, ultralibérales ou protectionnistes. [...]

Suite sur Le Monde

Accusé de conflit d’intérêts avec des laboratoires pharmaceutiques, Morelle visait le poste de secrétaire d’état à la santé

Fort des enseignements de l’épisode Cahuzac, il y a un an, le Président n’a pas traîné pour obtenir la démission de son conseiller soupçonné de conflit d’intérêts.
Il n’aura manqué – cette fois – aucune brique à la muraille de Chine.

 

Confronté aux révélations de Mediapart sur son plus proche conseiller accusé de conflit d’intérêts, François Hollande a organisé au plus vite l’étanchéité entre la présidence et Aquilino Morelle. Avant de lui infliger la sentence Cahuzac en vingt-quatre petites heures, juste avant le week-end de Pâques histoire de marquer les esprits, quand l’affaire du ministre du Budget avait traîné quatre interminables mois en 2013.

Soucieux de sauver ce qui pouvait encore l’être de son grand ménage à tous les étages de la majorité entamé il y a deux semaines, le chef de l’Etat a tranché dans le vif : Morelle, rouage majeur de son dispositif politique, a quitté ses fonctions vendredi à midi. La veille, dans l’après-midi, Hollande avait reçu son conseiller politique pour lui interdire toute communication officielle. Le site d’informations fondé par Edwy Plenel venait de publier une enquête circonstanciée sur les liens de Morelle avec les labos pharmaceutiques pendant qu’il était membre de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), et à ce titre chargé de contrôler cette industrie…

D’aucuns accablent un Morelle qui ne faisait pas mystère de ses ambitions gouvernementales.

«Quand tu penses qu’il a fait campagne pour être secrétaire d’Etat à la Santé, souffle un directeur de communication. Cela veut dire que le plus proche collaborateur du chef de l’Etat a envisagé sciemment de le mettre en danger ! Ça fait froid dans le dos aussi peu de sens de l’Etat.»…

Vendredi matin, un communiqué de l’Igas a scellé l’affaire : oui, ses inspecteurs peuvent travailler parallèlement à leur fonction officielle mais, non, Morelle n’en a pas fait la demande officielle. La faute, au moins éthique, est caractérisée et les minutes du grand manitou présidentiel comptées…

Libération

Relire :

Quand Aquilino Morelle était en garde à vue à la Brigade financière

…Aquilino Morelle était intervenu pour faire obtenir la légion d’honneur à Panayotis. Officiellement prise sur le contingent du ministère de l’Industrie, la décoration lui sera effectivement remise à Pâques 2001, soit à la période où le conseiller de Lionel Jospin séjournait à Venise…

Intrigués par ce qui pourrait s’apparenter à un trafic d’influence, les enquêteurs de la Brigade financière ont alors placé Aquilino Morelle en garde à vue et perquisitionné son domicile…

Article complet sur l’express

 

‘Les musulmans ont pratiqué l’esclavage avec fierté’ (MàJ vidéo)

Historiquement, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne étaient surtout commerciaux : piment, épices, or… et êtres humains. Les musulmans ont pratiqué l’esclavage avec fierté. Fiers d’être propriétaires, puis anciens propriétaires d’esclaves.

Ce prestige a demeuré chez les descendants tunisiens d’esclavagistes, à tel point qu’on en retrouve des traces dans les expressions actuelles comme atig jaddi (« l’affranchi de mon grand-père »), abidna (« nos esclaves ») et plus simplement abid (« les esclaves ») et wesfan (« les esclaves domestiques »).

Certains Tunisiens ne conçoivent toujours pas qu’un Noir puisse être un Tunisien, comme eux. Et inversement, beaucoup de Tunisiens noirs portent encore le fardeau de l’esclavage de leurs ancêtres et font tout pour effacer leurs origines. Ils contournent l’histoire et redessinent un arbre généalogique le plus « blanc » ou le plus « noble » possible.

Dans les médias comme dans les programmes d’enseignement, les Noirs sont demeurés absents, invisibles. Et en matière de racisme, les intellectuels et les artistes tunisiens ne sont pas en reste. En novembre 2013, le chanteur Ghazi Ayadi, a ainsi lancé à un jeune candidat noir : « De toute façon, on te gardera pour que tu chasses le mauvais oeil »…

Jeune AFrique

( merci antibarbare )

La Ciotat : Un cambrioleur entre la vie et la mort. Des débordements redoutés de la part de sa famille

Un homme de 28 ans se trouve entre la vie et la mort à l’hôpital de la Timone à Marseille après avoir reçu une décharge de chevrotine lors d’un braquage « qui a mal tourné » à La Ciotat, la nuit dernière. Aux environs de minuit, le blessé et un complice s’étaient introduits dans la villa d’une famille, armés et encagoulés. Le père les avaient découverts alors qu’ils allaient pénétrer à l’intérieur de son logement.

Dans des circonstances que l’enquête va devoir préciser, des coups de feu ont d’abord été tirés par les malfaiteurs avant que le propriétaire des lieux ne s’empare d’un fusil de chasse et n’ouvre le feu sur l’un des intrus. Son complice s’est alors enfui. Les forces de l’ordre redoutent des débordements à l’hôpital de la Timone où la famille et les proches du braqueur se sont rassemblés.

Le Provence (Merci à DANY)

Débat avec Oskar Freysinger sur une votation contre la pédophilie en Suisse (vidéo)

Le débat porte sur le fait d’interdire à vie l’accès aux métiers avec des enfants des personnes condamnées pour pédophilie. Le mouvement la Marche Blanche que le parti UDC d’Oskar Freysinger soutient, soumet une votation pour cette interdiction. Tandis que les opposants, avec notamment le PS, veulent que ce soit un juge qui évalue la dangerosité de chaque criminel pour une interdiction éventuelle d’au plus 10 ans.


lien direct sur : VK
source : compilation réalisée à partir de l’émission Infrarouge – RTS.ch – 15 avril 2014

Le phénomène marocain « Tcharmil », coup de frime ou vrai gang criminel ?

Depuis quelques semaines au Maroc, le mot « Tcharmil » revient dans toutes les bouches et fait les gros titres de la presse nationale. Les adeptes de cette mode, principalement de jeunes hommes, mêlent culte du bling-bling et apologie de la violence sur des photos qu’ils postent ensuite sur les réseaux sociaux. De quoi alimenter la paranoïa des habitants de Casablanca, capitale économique du pays où l’insécurité est une réalité.

« Tcharmil » est un mot emprunté au langage culinaire qui signifie, en arabe dialectal marocain, une marinade de viande préparée par des bouchers munis de grands couteaux. Des grands couteaux, et parfois des sabres, qui constituent la marque de fabrique des adeptes du mouvement, les « mcharlines ».

Les autres signes ostentatoires sont les baskets de marque (les Nike Air Max de préférence), les scooters de grosses cylindrées, les montres de luxe et des coupes de cheveux inspirées de certains footballeurs (iroquoises).

Certains vont encore plus loin et n’hésitent pas à dévoiler sur Facebook le butin qu’ils prétendent avoir volé durant la journée : bijoux, liasses de billets, etc. Tel un phénomène de mode, le Tcharmil a soudainement fait irruption il y a environ quatre mois, principalement à Casablanca. Ludique pour les uns – sur les différentes pages Facebook que compte le Tcharmil, figurent aussi des groupes de filles et de garçons qui se contentent d’exhiber comme n’importe quel ado leurs nouvelles baskets ou leurs maillots de foot -, il représente un réel danger pour les autres qui y voient un lien direct avec la recrudescence de la criminalité et de la délinquance à Casablanca.

Sabres à la main et Nike Air Max aux pieds, la panoplie de l’adepte du Tcharmil. Photo postée sur la page Facebook du même nom.

Fin mars, alors que la médiatisation du Tcharmil est à son comble, la page « Marche contre l’insécurité ambiante à Casa » a été créée sur Facebook pour faire pression sur le gouvernement. Elle compte aujourd’hui plus de 20 000 fans. Si la marche n’a pas encore eu lieu, l’initiative a tôt fait d’alerter les autorités du pays qui ont procédé à plusieurs dizaines d’interpellations ces dernières semaines – en se basant sur des photos et des messages belliqueux postés sur les réseaux sociaux – et garanti une meilleure sécurité dans les rues. Contactée par FRANCE 24, la préfecture de police a indiqué que trente-cinq individus, soupçonnés d’être impliqués dans la diffusion d’images par certains réseaux sociaux, ont récemment été arrêtés dans la région du Grand Casablanca. En revanche, elle n’a communiqué aucun chiffre officiel sur la délinquance dans cette ville.

Selon Yassine Majdi, journaliste au magazine marocain « Tel Quel » et interrogé par FRANCE 24, le Tcharmil est particulièrement populaire chez les jeunes issus de milieux défavorisés et en mal de reconnaissance. « Beaucoup se prennent pour Tony Montana, le héros du film ‘Scarface’, qui constitue un fantasme, un modèle d’ascension sociale pour de nombreux jeunes. Comme leur héros, les mcharlines font l’éloge du bling-bling, de l’argent facile et de la violence pour gagner le respect des autres. Si bien qu’il est difficile – voire impossible – de savoir qui se cache réellement derrière celui qui s’affiche sur Facebook avec un sabre à la main et qui se targue d’avoir commis les pires actes illicites : simple fanfaron ou bandit de grand chemin ? »…

France24, merci à antibarbare

Interpellée sur Justin Bieber, la Maison Blanche défend une réforme migratoire

Interpellée via une pétition signée par près de 275.000 Américains demandant l’expulsion de Justin Bieber, la Maison Blanche a profité vendredi de l’occasion pour défendre une réforme du système migratoire aux États-Unis.

Au-delà de 100.000 signatures, la Maison Blanche est tenue de répondre aux pétitions qui sont déposées sur un site dédié. Celle réclamant l’expulsion de la pop star canadienne –qui a régulièrement maille à partir avec la police américaine depuis quelques mois– vers son pays d’origine a largement dépassé ce seuil.

La présidence américaine, invoquant des dispositions l’autorisant à ne pas se saisir de certaines de ses demandes, a toutefois choisi de ne pas répondre directement. A la place, la Maison Blanche a préféré saisir l’occasion pour plaider en faveur d’une réforme de l’immigration aux États-Unis, assurant qu’elle doperait l’économie américaine et permettrait de réduire le déficit américain de mille milliards de dollars au cours des 20 prochaines années.

« Pour ceux d’entre vous qui feraient le calcul à la maison, ça fait 12,5 milliards de billets de concert –ou 100 milliards d’exemplaires du premier album de M. Bieber », s’amuse l’exécutif américain, qui, jouant avec les mots, lance aussi un clin d’oeil aux « Beliebers », les fans du chanteur canadien affublé de ce surnom –contraction de « believer » (« croyant ») et « Bieber ».

Justin Bieber — « dangereux, imprudent, destructeur, drogué » — « ne menace pas seulement la sécurité de nos concitoyens, il a aussi une terrible influence sur la jeunesse de notre nation », affirme le texte de la pétition déposée par un certain « J.A. » le 23 janvier.

Bieber, 20 ans, sera jugé le 5 mai à Miami en Floride (sud-est des États-Unis) pour une affaire de rodéo sauvage en voiture. La justice américaine l’accuse de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de drogue, avec un permis périmé, et de résistance à son arrestation le 23 janvier. Il plaide non coupable. Il est également accusé d’avoir molesté un chauffeur de limousine à Toronto.

La Croix, merci à La Rouquine

Une porte-parole du PS, Rafika Rezgui, lobbyiste chez Bouygues Telecom. Un nouveau conflit d’intérêts ?

L’information pourrait causer des remous rue de Solférino. Rafika Rezgui, 38 ans, nommée porte-parole du Parti socialiste au sein de l’équipe de Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, est directrice des services extérieurs de Bouygues Telecom. En clair, elle est lobbyiste pour la branche téléphonie du groupe de BTP. Nouveau conflit d’intérêts au Parti socialiste ?

Certes SFR vient d’échapper à Bouygues Telecom au profit de Numericable malgré le soutien gouvernemental et élyséen à la firme de Martin Bouygues. Anne Méaux et Paul Boury avaient plaidé la cause de Bouygues. Rafika Rezgui, qui travaille étroitement avec Olivier Roussat, le patron de Bouygues Telecom, a aussi mis la main à la pâte. Elle est par ailleurs membre de l’Association des directeurs de cabinet des collectivités locales à direction socialiste ou républicaine dont les membres se jurent «une fidélité sans faille».

Le Point.fr a contacté Jean-Christophe Cambadélis ainsi que Rafika Rezgui. Malgré une relance par SMS, ni l’un ni l’autre n’ont pour le moment répondu à nos sollicitations. Joint à son tour par Le Point.fr, Christophe Borgel, membre de la direction du PS et très proche du nouveau premier secrétaire – il a pris une part très active dans la composition de la nouvelle équipe dirigeante -, affirme qu’il ignorait les fonctions de sa porte-parole chez Bouygues Telecom. «Nous ne faisons pas d’enquête. C’est aussi aux premiers concernés de faire savoir si les fonctions auxquelles on les nomme sont compatibles avec leur situation professionnelle», confie-t-il. Pour trancher un éventuel conflit d’intérêts, Christophe Borgel assure que son parti vérifiera le champ de compétences de Rafika Rezgui chez l’opérateur téléphonique. « On décidera ensuite de son avenir à cette fonction », assure-t-il.

Maire de Chilly-Mazarin, commune de 20 000 habitants située dans l’Essonne, battue par l’UMP lors des dernières municipales, la jeune porte-parole Rafika Rezgui est une proche de François Lamy et de son suppléant Jérôme Guedj. Les militants socialistes locaux lui reprochent sa défaite alors que Chilly-Mazarin était détenue par le PS depuis 1977. [...]

Le Point

Alain Duhamel : «Qui va défendre l’Europe ?»

Tribune d’Alain Duhamel sur les élections européennes et sur la probable victoire des «anti-européens». Une désaffection pour l’UE qui lui paraît incompréhensible et injustifiée.

Le vote du 25 mai va donc déboucher sur une victoire des populismes, des démagogies et, pire, des nationalismes.

Nous allons assister au purgatoire de l’Europe. La moitié des Français s’abstiendra, l’autre moitié critiquera Bruxelles. Dans le reste de l’Europe, on enregistrera le même mouvement. La plus belle idée française depuis la Libération, celle de Robert Schuman et Jean Monnet, va subir le supplice du pilori.

Marine Le Pen pavoisera, Jean-Luc Mélenchon s’enfiévrera. Ces temps-ci, on s’interroge beaucoup, non sans raison, sur la crise de l’identité française. Après le 25 mai, on s’interrogera aussi sur la crise de l’identité européenne.

C’est un fait, un paradoxe, une injustice : l’Europe affronte un immense désamour chez les peuples qui la compose. Bruxelles est dépeint comme un repaire obscur ou se trament directives faustiennes et règlements tatillons.

Démocratie introuvable, solidarité rétive, bureaucratie proliférante, ouverture à tous vents, despotismes infinis sur les peuples malheureux, la représentation de l’Europe finit par ressembler aujourd’hui à la première page du Daily Telegraph : une caricature obsessionnelle.

On compte pour rien le fait que, pour la première fois depuis des siècles, aucun conflit armé n’ait frappé le territoire de l’Union européenne. On ignore superbement l’accès à la démocratie offert à dix pays qui ont rejoint l’Europe. On oublie volontairement qu’avant la crise (déclenchée hors d’Europe), l’Union a grandement facilité la croissance et l’emploi. On omet de reconnaître que depuis les crises bancaires, financières puis monétaires, l’Europe a été le seul continent à organiser les secours, trop tardivement, trop douloureusement mais avec des résultats qui commencent à apparaître en Irlande et en Espagne, au Portugal et même en Grèce. […]

Aujourd’hui, l’Europe est entrée dans notre vie quotidienne mais elle a disparu de notre paysage

Libération

Béziers : l’extrême-droite entre au cabinet de Robert Ménard

André-Yves Beck devient directeur de cabinet ; Christophe Pacotte chef de cabinet.



Quatre nomminations ont eu lieu ce vendredi au sein du cabinet de Robert Ménard. André-Yves Beck hérite du poste de directeur; Christophe Pacotte en sera le chef. Deux chargés de mission ont également été nommés : Alain Laugé et Laurent Vassallo.

Le Bloc identitaire

L’information qui circulait dans le journée de vendredi dans le mundillo biterrois a été confirmée par le premier magistrat lui-même. C’est la personnalité des deux premiers qui a ému ses adversaires politiques pour leur appartenance et proximité avec l’extrême-droite et le Bloc identitaire.

Robert Ménard assume

André-Yves Beck a dirigé la communication de Jacques Bompard pendant 19 années. Homme de l’ombre, il était présenté comme la matière grise du maire d’Orange. Entre les deux tours, l’équipe d’Elie Aboud avait envoyé un SMS groupé pour prévenir du « danger » de le voir entrer au sein de la mairie, relatant un articile de Rue89.

Christophe Pacotte, qui a longtemps été aux côtés de Robert Ménard pendant la campagne, a été membre du bureau directeur du Bloc identitaire. Un poste duquel il a démissionné selon Robert Ménard, il figure pourtant toujours à l’organigramme sur le site internet du mouvement. Un recrutement totalement assumé par Robert Ménard : « Ces polémiques n’intéressent que le petit monde des journalistes et des politiques. Moi je me suis entouré de ces personnes parce qu’elles sont extrêmement compétentes. Je sais qu’elles m’aideront à tenir mes engagements. », a expliqué le premier magistrat, rappelant que les deux autres membres de son cabinet ont des sensibilités bien différentes.

Le Midi Libre

Aquilino Morelle : sa femme Laurence Engel dans le viseur à son tour ?

Tandis qu’Aquilino Morelle a été contraint à la démission après des accusations de conflits d’intérêts de Médiapart, sa femme, Laurence Engel, directrice de cabinet d’Aurélie Filippetti, attire elle aussi la curiosité…

Laurence Engel est en effet directrice du cabinet de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Un poste qui pourrait attirer sur elle et sur son couple les soupçons d’un pistonnage caractérisé. Pourtant, Laurence Engel a un parcours brillant qui parle pour elle. Après avoir suivi la voie royale (Normal sup, SciencesPo), elle intègre l’ENA au début des années 1990 où elle fait la connaissance d’Aquilino Morelle (promotion Condorcet). Elle devient ensuite auditeur à la Cour des Comptes. Mais dès 1998, elle se fraie un chemin entre culture et politique : après avoir été secrétaire général adjoint de l’Institut des hautes études sur la Justice, Laurence Engel devient directrice de cabinet du président de la Cinquième, qui va devenir Arte, Jérôme Clément. Le président de la chaîne franco-allemande est alors présenté comme un proche de Laurent Fabius. En 2000, Laurence Engel intègre le cabinet de Catherine Tasca, ministre de la Culture, qu’elle va conseiller sur les questions liées à l’audiovisuel jusqu’en 2002. Pendant la même période, son compagnon Aquilino Morelle gravite autour de Matignon et joue quant à lui le rôle de « plume » d’un certain Lionel Jospin. Dans l’ombre du gouvernement de la « gauche plurielle », le couple gravit alors les échelons, comme main dans la main.

Après le choc du 21 avril 2002, Aquilino Morelle comme Laurence Engel parviennent d’ailleurs tous les deux à se recycler dans les cercles socialistes. Le premier est recruté par Euro RSCG, agence de communication proche de plusieurs grandes personnalités du PS. Un poste de communicant qui l’amènera, selon Médiapart, à travailler de nouveau avec les labos. Il reviendra à la politique dès 2004 en soutenant le « non » au référendum européen aux côtés de Laurent Fabius. Pendant ce temps, sa compagne deviendra, dès 2003, conseillère pour la Culture de Bertrand Delanoë, maire de Paris. A la réélection de celui-ci en 2008 elle sera bombardée directrice des Affaires Culturelles de la capitale. Un poste qu’elle va occuper jusqu’en mai 2012 et l’élection de François Hollande, synonyme, pour elle comme pour son compagnon, de tremplin professionnel.

Mais en quittant la mairie de Paris pour le ministère de la Culture, Laurence Engel s’est offert un « pot de départ » plutôt remarqué. Sur son blog, la CGT des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a dénoncé durant l’été 2012 le « grand moment de privilèges et de connivence » de ce « cocktail » organisé dans une salle du musée Carnavalet, privatisée pour l’occasion. « Buffet garni de Champagne, petits fours et autres douceurs », auraient agrémenté ce pot de départ controversé. Selon la CGT, « une demi douzaine d’agents » ont aussi été mobilisés « sur leur temps de travail » pour vider les salles de leurs œuvres ainsi qu’une « dizaine » d’autres pour assurer « la surveillance et l’accueil des convives ». Une « utilisation à des fins privées des moyens de la Ville de Paris » et une forme de « confiscation de l’espace public » selon le syndicat.

Laurence Engel se serait tout récemment portée candidate à la succession d’Anne Baldassari au poste de directrice du Musée Picasso, à Paris. Une responsabilité certes moins politique, mais très convoitée : le musée pourrait en effet prochainement fusionner avec le Centre Pompidou. D’aucuns pourraient imaginer que la compagne d’Aquilino Morelle bénéficierait ainsi d’une promotion… ou d’une porte de sortie.

Linternaute