Politique étrangère : Ce qu’attend le Maghreb de François Hollande

Abdelmalek Alaoui, «Managing Partner» de la société de veille stratégique Global Intelligence Partners, analyse ce que devrait être la politique de la France sous la présidence de François Hollande envers le Maghreb pour qu’elle garde sa «crédibilité». Il souhaite en particulier que les «principes de tolérance et de respect de l’autre» soient affirmés lors des élections législatives.

C’est là un message attendu de la part des Maghrébins dans leur ensemble, qui ont tous un cousin, un frère ou une tante qui vit et travaille en France, et qui nourrissent des craintes quant à la pérennité de leur séjour.

Premier partenaire économique et commercial pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, l’Hexagone a un rôle important à jouer dans les domaines de la coopération politique, de l’intégration régionale, de la maîtrise des flux migratoires et l’accompagnement de la démocratisation en Afrique du Nord.

À cet égard, les premières positions que prendra François Hollande sur des sujets tels que l’Union Pour la Méditerranée (UpM) seront attendues avec un intérêt non feint par les capitales du Maghreb. Portée — parfois à bout de bras — par son prédécesseur, l’UpM est un projet emblématique de cette volonté de la France de faire de la Méditerranée ce «lac qui rapproche» et non cette «mer qui sépare».[…]

En effet, un an après le «printemps arabe» et les transformations qu’il a enclenché, la question de la nature du partenariat entre la France et le Maghreb mérite d’être posée. Alors que beaucoup ont constaté lors de l‘élection présidentielle française une montée inquiétante des extrémismes et du sentiment anti-maghrébin, les législatives qui s’annoncent doivent être l’occasion d’affirmer avec force les principes de tolérance et de respect de l’autre auxquels François Hollande a dit adhérer tout au long de sa campagne. […]

Le Nouvel Obs

Législatives : Dieudonné candidat à Dreux

L’humoriste Dieudonné sera candidat aux législatives sous les couleurs du Parti antisioniste à Dreux (Eure-et-Loir), là où il s’était présenté contre le Front national en 1997 quand il combattait l’extrême droite, a annoncé aujourd’hui le Parti antisioniste qui sera également présent dans les 8e et 13e circonscriptions du Nord et dans la 14e circonscription du Rhône.

Poursuivi et condamné plusieurs fois par la justice pour propos antisémites, Dieudonné M’Bala M’Bala sera l’un des quatre candidats du Parti antisioniste, précise le mouvement dans un communiqué. Dieudonné a été investi dans la 2e circonscription d’Eure-et-Loir, qui recouvre une partie de Dreux, là où il s’était porté candidat en 1997 contre le FN et sa candidate Marie-France Stirbois.

Enchaînant, depuis, avec les épisodes controversés et les polémiques, l’ancien compagnon de scène d’Elie Semoun s’était rapproché en 2006 du Front national, et notamment de Jean-Marie Le Pen, qu’il a pris pour parrain d’une de ses filles.

Dieudonné s’était déjà présenté sous les couleurs du Parti antisioniste, conduisant sa liste aux européennes de 2009 en Ile-de-France, et obtenant 1,30% au 1er tour.

Le Figaro

Manuel Valls pour un financement public des mosquées (rediff.)

Rediffusion 04/12/2003

Dans une tribune publiée par l’hebdomadaire Marianne, le député-maire socialiste d’Evry, Manuel Valls, estime qu’il faut «faire évoluer la loi de 1905 afin de permettre la construction des lieux de culte à travers un financement transparent, et par conséquent public».

Hebergeur d'image

Une telle évolution permettrait d’empêcher «les financements et les moyens de contrôle de l’étranger». Selon le député PS, la laïcité ne doit pas être une contrainte mais une «valeur partagée». Il ne faut pas, poursuit-il, qu’elle soit «vécue par les musulmans comme un prétexte pour empêcher la pratique de la deuxième religion du pays».

Libération

Paris : Delphine Batho, ministre déléguée à la Justice, va quitter son logement à «loyer encadré»

Delphine Batho, ministre déléguée à la Justice a annoncé hier avoir résilié le bail de son appartement à loyer encadré. «À ceux qui m’interrogent, j’ai résilié le bail il y a plusieurs jours comme indiqué au lendemain de la campagne», a-t-elle déclaré sur son compte Twitter. L’appartement situé dans le XIXème arrondissement de Paris avait un loyer de 1524 euros pour une surface de 108 m2.

Le 9 mai dernier, Delphine Batho avait réagi dans une interview au Monde sur cette polémique: «C’est le fait d’une campagne de déstabilisation liée à mon rôle dans la campagne, dit-elle. On a dit que j’habitais une HLM, c’est faux. On a dit que je gagnais 22 000 euros par mois, c’est faux. Le salaire d’une députée, c’est 5 200 euros et c’est suffisamment confortable pour qu’on ne soit pas obligé d’en rajouter. Mais je ne me suis pas laissée détourner de mon objectif. Maintenant que la campagne est terminée, je vais prendre les dispositions pour protéger la tranquillité de ma famille puisque mon adresse a circulé.»

Le Figaro

Pierre Besnainou : «L’élection de François Hollande n’est pas un coup dur pour la communauté juive»

Pour Pierre Besnainou, Président du Fonds social juif unifié (FSJU), l’élection de François Hollande ne doit pas inquiéter le communauté juive.

Non, les citoyens français, de religion ou de culture juive, ne vont pas devenir des compatriotes de seconde zone, sacrifiés par on ne sait quel calcul électoral au profit de la communauté musulmane.

François Hollande est, depuis le 6 mai 2012, président de la République française. Je tiens à le féliciter et à lui souhaiter la plus large réussite possible dans cette difficile mission qui lui incombe.

Nicolas Sarkozy a œuvré sans compter, affrontant, durant cinq années, une succession de crises sans pareilles. Nous devons saluer son courage, son énergie, sa capacité à mener des réformes ardues, souvent impopulaires.

Ces dernières semaines, au nom de la communauté juive de France, de nombreuses voix ont exprimé, ici ou là, en particulier sur Internet, les inquiétudes les plus graves. […] On aura même agité l’épouvantail d’une islamisation de la société française. Le Fonds social juif unifié, qui fédère en France 300 associations dans tous les champs de la vie juive, ne s’y associe pas.

Soyons clairs. Les institutions représentatives de la communauté juive (consistoire, Crif et Fonds social juif unifié) n’ont pas vocation à se livrer à cet exercice, aucune n’ayant la légitimité pour exprimer une position qui refléterait l’avis politique concerté des juifs de France. […]

Non, l’élection de François Hollande aux plus hautes responsabilités de la République n’est pas un coup dur pour la communauté juive. […] La communauté juive, forte de son enracinement millénaire dans le pays, riche de sa diversité de sensibilités politiques, est profondément attachée aux valeurs fondamentales de la République qu’elle a faites siennes depuis bien longtemps.

Libération