Des «activistes d’extrême-gauche» revendiquent la dégradation de 367 Vélib’

Les pneus de 367 Vélib ont été crevés à Paris et à Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de lundi à mardi. Une action revendiquée sur Internet par un mystérieux groupe qui entend protester contre les partenariats noués entre JCDecaux, le gérant du système de libre-service, et le ministère de la Justice.

La dégradation de Vélib’ comme acte politique. C’est l’action de masse menée dans la nuit de lundi à mardi par un mystérieux groupe d’extrême-gauche qui a crevé les pneus de 367 vélos dans la capitale et en Seine-Saint-Denis. «Dix-sept stations ont été touchées dans les 10e, 11e et 12e arrondissement et à Montreuil ». confirme JCDecaux, l’entreprise qui gère le système de libre-service depuis son lancement en 2007. RTL a révélé l’information jeudi matin.

Les dégradations avaient été revendiquées mardi sur le réseau alternatif Indymedia qui recense sur Internet des actions anti-capitalistes et anti-fascistes «directes» menées en France. Un groupe anonyme y comparait JCDecaux avec des «esclavagistes» en raison des partenariats que la société a noués avec le ministère de la Justice.

Selon une convention signée en 2012, les mineurs responsables d’actes de vandalisme sur les Vélib’ peuvent se voir proposer par le procureur de la République de « réparer les conséquences de leurs actes» pour éviter de passer devant le juge pour enfants. Les ateliers de la filiale de JCDecaux ont ainsi accueilli l’année dernière pendant les vacances scolaires 38 mineurs. Ce mystérieux groupe fait aussi référence dans son communiqué posté sur Internet à l’atelier de réparation installé à la maison d’arrêt de Villepinte où les détenus ont l’occasion de fabriquer des pièces détachées pour Vélib ‘. JCDecaux a annoncé son intention de porter plainte contre X. Le montant des dégâts n’a pas encore été évalué.

Après une décrue en 2010 et 2011, les actes de vandalisme sont repartis à la hausse l’an dernier avec près de 9 000 Vélib’ endommagés ou disparus. Et c’est la collectivité qui paye. Pour chacun vélo dégradé ou volé, la Ville de Paris doit verser à JCDecaux une indemnisation de 450 euros.

Metronews/a

Ivan Rioufol : Le politiquement correct, allié des minorités (vidéo)

Le politiquement correct est inconciliable avec un discours de vérité. La raison en est simple : cette idéologie interdit de désigner les réalités conflictuelles. Au nom de la protection des minorités et de leur non discrimination, la République n’ose plus appliquer ses lois.

Les clandestins défilent dans les rues. Le communautarisme islamique déstabilise l’école. Les Roms multiplient les occupations illégales du domaine public. C’est pourquoi il ne faut pas craindre de briser cette chape de plomb. Au nom de la vérité.

Paris : Ian Brossat (PC) veut «du logement social partout, y compris dans le 16ème arrondissement».

Ian Brossat, adjoint au maire PCF d’Anne Hidalgo en charge du logement, entend s’attaquer aux prix de l’immobilier trop élevés dans la capitale et veut atteindre l’objectif des 30% de logements sociaux dans Paris.

Dans un entretien à l’Humanité mercredi, le compagnon de route communiste d’Anne Hidalgo lors de la campagne des municipales veut révolutionner le calvaire du logement dans la capitale, «premier poste de dépense dans le budget des parisiens».

«Les ghettos de Riches c’est terminé», lance Ian Brossat. À l’attention de ceux à droite, comme Claude Goasguen, qui avaient fait campagne sur ce thème le communiste avertit: «Nous aimerions que les mairies d’arrondissement tenues par la droite soient dans une position constructive. Mais si ce n’est pas le cas, les décisions seront prises souverainement par le conseil de Paris».

«Paris est une ville de locataires, nous l’assumons», explique l’élu de 33 ans. Avant les menaces, Le conseil de paris mise en premier lieu sur l’incitation, avec le dispositif «multiloc» destiné à débloquer des locaux vides, mis à disposition à des loyers abordables.

Pour atteindre l’objectif des 30% de logements sociaux dans Paris qu’exige la loi, l’adjoint au maire de Paris ne mise pas seulement sur la construction des 10.000 logements par an annoncés pendant la campagne. Il souhaite multiplier les préemptions et acquisitions de logements et entend batailler pour mettre la main sur les logements vacants.

Pour soulager la pression de l’immobilier dans une ville où la rareté fait flamber les tarifs, Ian Brossat dévoile sa stratégie: «Notre ambition est de transformer 200.000m2 (de bureaux) en logements (…) Les bureaux obsolètes doivent être transformés en habitats, d’autant qu’ils sont situés dans des arrondissements peu dotés en logements sociaux, au centre et dans l’ouest de la capitale (…) Tout le monde doit s’y mettre».

Le Figaro

«Tolérance, laïcité, vivre ensemble : l’Europe a perdu ses valeurs fondatrices»

À un peu moins d’un mois des élections européennes alors que l’abstention menace, Catherine Jeannin-Naltet, grande Maitresse de la Grande Loge Féminine de France s’inquiète de la montée des « extrémismes religieux» dont les femmes sont les «principales victimes»

Le « vivre ensemble » devrait être la devise des États européens « unis dans la diversité ». Dans ce contexte, seule la laïcité pourrait être le creuset où forger enfin, de façon apaisée et ouverte, l’identité européenne.

De traité en traité, d’élargissement en élargissement, mais aussi de crise en crise, les états membres qui constituent le Conseil européen ont privilégié les critères économiques en s’éloignant des valeurs fondatrices.

Ils ont fait naître chez les citoyens un euroscepticisme croissant qui se mue parfois en une franche hostilité qui les conduit à déserter les urnes, voire à plébisciter à travers les nationalismes, les populismes et les extrémismes, des partis anti-européens.

L’Europe manque de chair et de souffle. C’est un colosse aux pieds d’argile qui ne répond plus aux attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Pire, on assiste à une régression inquiétante, dans des domaines où elle s’était montrée particulièrement progressiste, comme le respect de la vie, de la dignité humaine, du refus de la violence et de la torture, de la liberté absolue de conscience, de l’égalité homme/femme. […]

À cet égard, l’initiative citoyenne européenne « One of Us » qui prône l’arrêt de la recherche sur les cellules souches et le refus de financer la contraception et l’IVG dans les pays en voie de développement, nous paraît particulièrement dangereuse. Nous ne pouvons accepter que des groupes de pression qui ont portes ouvertes dans les institutions européennes, forts de leurs croyances et de leurs dogmes, tentent d’y imposer des conceptions qui risquent d’entraver l’évolution scientifique et le progrès social.

Les droits des femmes seront les premiers à pâtir de cette montée d’un ordre moral que l’on croyait révolu. Les dernières semaines ont ainsi été marquées par le rejet au Parlement européen de textes d’initiatives qui concourraient précisément à garantir, sur tout le territoire de l’Union, le libre choix des femmes à la contraception et à l’IVG. […]

Appelons nos candidats aux élections européennes à :

- condamner toute remise en cause des droits fondamentaux, concernant en particulier, les droits des femmes et leurs droits à la contraception et à l’IVG,
- refuser l’ingérence des lobbies confessionnels dans les débats parlementaires,
- interdire l’affichage de références religieuses dans les locaux des institutions européennes.

Nouvel Obs

Pascal Bruckner : «En France, l’adversaire a toujours le visage du nazi»

Dans «Un bon fils» (Grasset), le romancier et essayiste Pascal Bruckner révèle le passé nazi de son père issu d’une famille de huguenots qui avaient été contraints de quitter la France pour se réfugier en Allemagne. Extraits d’un long interview sur Atlantico.

Je crois que l’Europe de l’Ouest voudrait tranquillement sortir du temps, être simplement engagée dans les joies de l’économie et de la consommation et se poser en exemple pour le monde entier. Mais tout ce qui passe nous prouve qu’on ne peut pas sortir de l’Histoire, sauf à disparaître complètement.

Pour vous, l’antisémitisme est une des formes de la haine de l’autre ?

Le Juif, ce n’est pas l’autre. Ce peut être n’importe qui. C’est le Même dans l’Autre, ou l’Autre dans le Même. On apprend que M. Untel est juif, et tout à coup, on réinterprète toute sa conduite. Un Arabe ou un Africain, on voit tout de suite que c’est l’Autre. Le Juif, c’est « le poison qui corrompt la nation ». Ce n’est pas la même chose. L’antisémitisme s’adresse aux presque semblables, à ceux qui ont tout comme nous sauf le petit détail qui les fait basculer dans une altérité sournoise alors qu’on reconnaît tout de suite les Arabes, les Africains, les Indiens : les jeux sont clairs. La haine du Juif, c’est le bacille qui dévore la nation française. C’est une idée qui date du XIXe siècle. L’antisémitisme est beaucoup plus ancien. […]

Vous dites que le roman familial de la France, c’est la Seconde Guerre mondiale, dont elle n’est pas sortie, qu’aujourd’hui encore, nous «rejouons sans fin l’Occupation»…

Tout le temps, sans cesse… La France s’est arrêtée en 1944, avec la libération de Paris et de l’Alsace-Lorraine. On a l’impression qu’on n’est pas sorti de là.

Il y a vraiment deux mémoires qui s’affrontent en France : la mémoire de la colonisation et la mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Mais on s’aperçoit que la mémoire de la colonisation concerne en fait très peu de monde. Cela concerne évidemment les Algériens, mais eux-mêmes sont peut-être mieux chez nous que chez eux. La France a été un grand pays colonialiste, un Empire, mais un Empire peut-être pas si populaire que cela. […]

La mémoire de la guerre a donc été plus traumatisante que la mémoire de la colonisation ?

Je crois, oui. La France a quand même été occupée trois fois en un siècle : en 1870, tout l’Est et le Nord en 1914 et l’intégralité du pays en 1940. Je pense qu’on a beaucoup de mal à se relever de cela. Tout le monde aujourd’hui parle en terme de résistants, de fascistes, d’occupants… L’adversaire a toujours le visage du nazi. Chacun se drape dans la pose du Résistant. Il y a trois semaines, les manifestants contre le pacte de responsabilité sont passés en dessous de chez moi. Ils ont chanté «Le chant des partisans» et «L’Internationale». Comme si refuser le pacte avec le patronat, c’était finalement de nouveau dresser le pays contre l’abomination nazie. Il y a une folie française.

Et vous, vous avez «joué au Juif»… Alors que vous êtes d’origine protestante, vous n’avez pas démenti quand certains vous ont présenté comme juif. C’était votre «revanche» sur ce père nazi : «J’ai joui, dites-vous, de corrompre le nom de l’intérieur»…

Exactement. Et cela s’est accentué avec les années. Petit à petit, j’ai reçu du courrier de toutes les associations juives. A chaque fois, je répondais : «Mais non, vous savez, je ne suis pas juif». Soit, les gens disaient : «Ce n’est pas grave», soit ils disaient : «On respecte votre choix si vous ne voulez pas le dire». J’étais toujours pris entre deux feux. Finalement, j’ai laissé faire. C’est une ambiguïté qui, finalement, est plutôt plaisante. […]

Le Figaro

BAC contre quartiers sensibles : Un quotidien sous haute tension (Vidéo)

Rencontre avec deux Brigades anti-criminalité, à Lyon et à Sarcelles, pour savoir ce qui se cache vraiment derrière ces hommes et ces femmes qui fascinent autant qu’ils dérangent. Pour la première fois, au-delà de l’action au quotidien, ces flics de rue nous livrent aussi leur intimité et leurs états d’âme. Les femmes qui partagent leur vie témoignent.

Certains de ces policiers sont élevés au rang de héros pour avoir sauvé des vies ou empêché des braquages. Mais d’autres sont qualifiés par certains citoyens de cowboys.

Dans ce documentaire, le réalisateur donne également la parole aux jeunes qui vivent dans des quartiers difficiles. Ils s’estiment harcelés par ces policiers de la BAC et dénoncent des contrôles trop fréquents et musclés.

Alors qui sont vraiment ces policiers ? Protègent-ils réellement la population ? Servent-ils de garde-fou ? Pourquoi le dialogue entre jeunes et policiers de la BAC est-il aussi difficile ?

Partie 1:

Partie 2:

“Malheureusement, je suis métisse. Je ne reçois que très peu de respect de la part des Noirs”

[certains lecteurs trop pressés croient que le premier article de Rue 89 est consacré à Yannick Noah. C'est une erreur. Lisez les liens proposés]

[extrait] Etant métisse, je suis un pur objet sexuel, réceptacle de tous les fantasmes d’intégration. Je ne reçois que très peu de respect de la part des Noirs que je rencontre, ils ne se gênent pas pour me regarder lubriquement.

Si jamais j’essaye de leur expliquer que non, « je ne suis pas blanche et que je me sens noire », je me fais rire au nez. Je ne suis pas assez foncée. Il y aurait donc un degré de noirceur pour être noire ?

Lire Nouvel Observateur – Rue 89

——— Complément vidéo (rediff) :

Yannick Noah : “Moi j’aurais préféré que ces nanas se foutent avec un black, fassent l’amour avec un black et qu’elles aient un gosse avec un black. Parce que là c’est la classe”.

Votez bien, ou ce sera la guerre et le chaos

Un succès des populistes et autres eurosceptiques aux élections européennes de mai menacerait la prospérité de l’Union et pourrait même la mener vers le « chaos et la guerre », ont mis en garde mercredi les leaders des principaux groupes politiques du Parlement européen.

« Je suis convaincu que si l’Europe succombe aux sirènes populistes et eurosceptiques, ce serait un retour vers le chaos et la guerre », a martelé le Français Joseph Daul, chef de file des élus conservateurs.

« L’Europe est vulnérable aux attaques des nationalistes si elle s’en tient à une coopération entre Etats », a renchéri le chef de file des socialistes, l’Autrichien Hannes Swoboda. « Le nationalisme nous coûtera la paix sociale, la prospérité et la confiance internationale »

« Nous voulons laisser derrière nous le populisme et le nationalisme », a dit le président des élus libéraux, le Belge Guy Verhofstadt.

Pour l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, « le nationalisme, c’est l’égoïsme ».

Libre.be  via Daoudal

La France versera 50.000 euros à la famille du gitan tué alors qu’il s’évadait

[extraits] La France a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à dédommager les proches d’un jeune gitan tué par un gendarme en mai 2008 dans le Var.

La Cour de Strasbourg a alloué pour préjudice moral 50.000 euros conjointement à la femme et aux trois enfants de Joseph Guerdner, 10.000 euros à sa mère, 5.000 euros à chacun de ses frères et soeurs et 2.500 euros à sa tante.

Joseph Guerdner, né en 1982, avait été tué par un gendarme alors qu’il tentait de s’évader.

Il avait été interpellé et placé en garde à vue dans des locaux de la gendarmerie de Draguignan, à la suite d’une enquête pour des faits de vol à main armée en bande organisée avec enlèvement et séquestration.

Invoquant l’article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits d’homme, les requérants alléguaient que leur proche avait été tué « de manière injustifiable« .

Les juges européens leur ont donné partiellement raison, en concluant que « d’autres possibilités d’action s’offraient au gendarme pour tenter l’arrestation de Joseph Guerdner, au lieu d’ouvrir le feu ».

(…) Joseph Guerdner, bien que menotté, avait réussi à sauter par une fenêtre à l’extérieur du bâtiment où il était retenu. Un gendarme, Christophe Monchal, avait alors tiré à plusieurs reprises dans sa direction, et il était décédé peu après des suites de ses blessures.

Le Point

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Complément :
[ Rappel : "placé en garde à vue à la suite d'une enquête pour des faits de vol à main armée en bande organisée avec enlèvement et séquestration" ]

Cliquer l’image pour écouter : (extrait : « Il était beau. Il avait une petite vie tranquille. Mon fils, c’était un ange »)

Camus : «En comparaison du changement de peuple et de civilisation, les autres problèmes sont secondaires »

Renaud Camus a été condamné à 4.000 euros d’amende pour « provocation à la haine raciale ».

« Savoir si j’ai raison ou tort, si ce que je dis est la vérité ou pas, dépend du système judiciaire. Or, ce système fait partie intégrante du système général, de ce que j’appelle le pouvoir remplaciste. Il est mon adversaire, je suis le sien. Il me jugera et rejugera comme tel.

(…) Je veux bien être condamné pour avoir dit et pensé que nous sommes colonisés, que les indigènes de France et d’Europe sont les victimes d’un Grand Remplacement, que ce que certains appellent la racaille — et moi les nocents, les voyous, en somme —sont le bras armé de la conquête que nous subissons.

(…) Mon discours tient en trois mots : auprès du changement de peuple et de civilisation, les autres problèmes ne sont pas rien mais ils sont secondaires, car l’histoire qui se continuerait ne serait plus la nôtre. Il faut tout faire pour mettre d’urgence un terme au Grand Remplacement. Ce message est la simplicité même : je ne vois pas en quoi il pourrait être adapté.

Lire l’article intégral sur Boulevard Voltaire