Les saillies de Jean-Luc Mélenchon et Alain Bousquet inspirent la presse d’ultra gauche :

Les saillies de Jean-Luc Mélenchon et Alain Bousquet inspirent la presse d’ultra gauche :

Invité de « La matinale » sur Canal Plus, Olivier Besancenot a trouvé le Tweet de Jean-Luc Mélenchon sur l’accident de Marine Le pen « plutôt marrant » ( de la 6′ à la 6’20 sec )
«Les énarques et leurs petits camarades sont au plus bas»
«C’est l’élite la plus minuscule des grands pays»
«Pour paraphraser l’écrivain anglais E.M. Forster, ce sont des gens qui préféreront trahir leur pays que trahir un ami»
«L’élite française n’a pas été formée pour réussir dans le monde, mais pour réussir dans le centre de Paris»
De qui sont ces jugements au vitriol sur les classes dirigeantes françaises? Du Financial Times, la bible de la City, sous la plume de son chroniqueur Simon Kuper. Dans la foulée de l’affaire Cahuzac et du non-joyeux anniversaire de l’élection de François Hollande, le papier, qui accumule les références aux penseurs et analystes critiques de la société française (Pierre Bourdieu, les Pinçon-Charlot, Serge Halimi…), n’a pas de mal à trouver de quoi raconter «ce qui a déraillé».
Mais on pourra s’interroger sur un ou deux arguments politiques qui semblent davantage destiné à frapper l’imagination du lecteur anglo-saxon qu’à faire avancer l’argumentation. Ou encore le constat ouvertement catastrophiste, et peut-être prématuré, qui clôt l’article:
«L’élite n’est pas prête de s’autodissoudre. Néanmoins, une issue bien pire commence à poindre: l’élection en 2017 du premier président véritablement anti-élites, la dirigeante d’extrême-droite Marine Le Pen.»
Communiqué du 30/04/2013
« Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram, 29 ans, profitait d’une journée ensoleillée. Il ne savait pas que des mains criminelles allaient le précipiter dans la Seine et mettre fin à ses jours. Les auteurs venaient de quitter le défilé du Front national.
Dix huit ans plus tard, les discours de stigmatisation, de discrimination et de rejet de l’autre ont fait tache d’huile. L’année dernière, ici même, nous avons été nombreux à exprimer notre espoir d’un changement de politique favorable aux immigré e s et leurs familles. Nous espérions une lutte plus affirmée contre les discriminations, et pour une citoyenneté à part entière. La promesse d’octroyer le droit de vote pour les étrangers, est aujourd’hui
une promesse abandonnée, et la traque des sans papiers continue avec toutes ses conséquences sur des femmes et des hommes de plus en plus fragilisé e s et abandonné es.
L’instrumentalisation des débats sur l’Islam et la laïcité, conduisent à encourager la montée de l’intolérance et de la haine, alors que doit être encouragé le vivre ensemble démocratique.
Nous, citoyens et organisations fidèles aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens.
Il est temps de dire notre refus de cette dérive dangereuse, de faire barrage à la lepénisation des esprits et des politiques. Oui, il faut barrer la route à l’extrême droite et aux populistes de droite, barrer la route aux idées de haine qui ont tué Brahim Bouarram.
C’est pourquoi toutes les organisations signataires, appellent à un rassemblement le 1er mai 2013, à Paris à 11h au Pont du Carrousel. Pour rendre hommage à la mémoire de Brahim Bouarram et à toutes les victimes des crimes racistes.
Pour dénoncer les discours xénophobes qui mettent en danger les étrangers et discriminent les citoyens selon leurs origines ou leurs croyances. Pour appeler à en finir avec tout ce qui, depuis des années, défigure la République. »
Extrait du texte intitulé La Tragédie Algérienne écris par Raymond Aron le 6 mai 1957, inclu dans les Mémoires du philosophe libéral parues en 1983:
» L’Algérie , bien qu’elle n’ait pas la même tradition nationale que les deux ex-protectorat [Tunisie et
Maroc], ne peut pas ne pas prendre la conscience d’elle-même…Elle ne peut plus être partie intégrante de la France. La constitution d’une unité politique algérienne est inévitable…L’intégration, quelque sens que l’on donne à ce mot, n’est plus praticable. Une représentation algérienne à l’Assemblée nationale, proportionelle à la population, est le moyen le plus sûr d’achever la ruine du régime. Le taux de croissance démographique est trop différent des deux côtés de la Méditérannée pour que ces deux peuples, de race et de religion différentes, puissent être fraction d’une même communauté »
(…)
Les êtres humains sont égaux sous le regard de Dieu. Ils ne sont pas égaux en potentiel physique ou intellectuel. Réduire la natalité en Occident, ce n’est pas apporter une contribution à la lutte contre la surpopulation, c’est au contraire aggraver la crise. La baisse de la population en Europe et aux Etats-Unis ne libérerait pas la nourriture pour ceux qui ont faim, en Afrique ou en Asie du Sud. Elle réduirait le nombre des producteurs efficaces, elle risquerait de stéréliser les peuples riches qui sont aussi les innovateurs, les pionniers de la science et de la technique, l’élite qui pour le moment, peut-être par accident, entraîne l’humanité entière et peut atténuer les souffrances des masses déshéritées »
Jeudi 25 avril, Jean-Luc Mélenchon était reçu par David Pujadas sur le plateau de « Des paroles et des actes ». Dans un véritable show dont il connaît bien les rouages, le coprésident du Parti de gauche s’est montré un peu trop familier avec le « monsieur économie » de France 2, François Lenglet.
Interpellant le journaliste avec un « Lenglet ! », l’adepte du « parler dru et cru » s’est vu remettre à sa place par l’intéressé, qui a répliqué : « Pas Lenglet, « Monsieur » Lenglet, s’il vous plaît ».
« Excusez-moi, « monseigneur », si vous voulez ? Vous savez, les gens de gauche sont un peu bruts. Il faut les éduquer ! Je n’ai aucune familiarité avec vous, vous allez voir pourquoi », continue Jean-Luc Mélenchon.
L’interdiction du port du voile en Belgique et l’arrestation de plusieurs membres du réseau Saharia4Belgium ne plaisent pas aux responsables des différents mouvements islamistes à travers le monde. Et ces derniers ne se privent pas de la faire savoir.
C’est le cas de cheikh Omar Bakri Mohammed, chef fondateur du groupe djihadiste Al-Muhajiroun. Dans une interview réalisée pour la chaîne néerlandophone VTM et diffusée mardi, le prédicateur libanais ne cache qu’à demi-mot ses menaces contre la Belgique.

«Les musulmans de Belgique sont des braves gens, mais avec ce genre d’actions et tous ces interdits sur le port des vêtements ou du voile, ils reçoivent un signal: vous menez une véritable lutte contre l’islam!, estime cheikh Omar Bakri Mohammed. Et nous continuons à vous voir comme nos voisins amis? Vous ne pouvez pas jouer avec le feu».
Et ce dernier de préciser que «si on joue avec le feu, on finit par se brûler soi-même». Une forme d’avertissements à laquelle le prédicateur est habitué, l’homme étant connu pour ses mises en garde haineuse.
Pour rappel, en 2005, l’homme avait menacé Londres de représailles après que les autorités britanniques ont renforcé leurs contrôles envers les musulmans du pays. Quatre bombes avaient alors explosé dans les transports en commun dans le courant de l’été. Interdit de séjour en Grande-Bretagne, l’homme vit actuellement à Tripoli.
Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, estime qu’ »aujourd’hui tous les éléments sont réunis pour la montée de l’extrême droite », dans une interview au Parisien Dimanche.
« Qui ne voit pas aujourd’hui que tous les ingrédients sont réunis pour la montée de l’extrême droite », répond le ministre quand on lui demande si « le risque d’un Front national au second tour de la présidentielle est écarté ».
« Ce phénomène est nourri par trois paramètres : la crise européenne, la suspicion vis-à-vis de la classe politique et la peur des immigrés », poursuit Alain Vidalies.
Il explique que, « dans ces moments-là, si les gens n’ont pas confiance dans ceux qui les représentent, ils trouvent des boucs émissaires, institutionnels, comme l’Europe ou l’étranger ». « Hier les juifs, aujourd’hui les musulmans. »[...]